Coeur Sacré - Premier Chapitre  posté le mercredi 11 juin 2008 14:47

 

Voici une nouvelle fiction, elle ne sera pas très longue, quelques chapitres simplement et traîtera exclusivement du personnage de Valéry qui apparaît dans Justinien (vous savez, l'ex petit ami de Fredric).
Vous n'avez pas besoin d'avoir lu Justinien pour comprendre cette histoire.
Et elle ne remettra pas en cause le début de Never-Ending Story (une fois Iwant et Justy terminé, NES commencera que Coeur Sacré soit terminée ou non
{#}).
Cette histoire débute juste quelques jours avant que Justinien n'arrive dans le lycée. Donc 5 mois avant le début de son histoire avec Fredric !

J'me suis seulement lancée le parie de vous faire aimer Valéry et vous attacher à ce personnage ! {#}
Alors, attention les yeux !

 

Coeur Sacré
Premier Chapitre

 

    Je n’en peux plus de ce sentiment amer, cette touche imparfaite qui compose l’être dénigré que je suis. Je suis mal vu et cela me tue. Un fils à papa comme l’on dit si bien, un gosse de riche comme on prononce si mal. Je suis né sans difficultés, avec un biberon parfumé à l’or. D’ailleurs, c’est peut-être ce goût là qui m’a rendu si métallique et détestable. Je suis sans saveur, même pas épicé, simplement froid et écœurant. C’est triste. Et pourtant, je suis quelque chose.

    A ma naissance, mes parents m’ont donné un nom mixte, sans doute la cause de mon avenir non pas hétéroclite, mais très largement homo…gène ? Quoiqu’il en soit, ils ont eu l’idée de m’appeler comme mon arrière-grand-mère, une personne soi-disant admirable, ils m’ont donc nommé Valéry. Valéry François De Luca dans l’ensemble. Un nom à dormir debout, je l’accorde sans problème. Mise à part mon prénom courant, je n’apprécie aucunement le reste. François, pour le côté français de la famille, De, pour ajouter la touche de notre rang social, et Luca, parce que c’est la parcelle d’horreur à perpétrer dans les futurs générations. Excellent. Mais, l’inconvénient, c’est que ce n’est pas avec moi que notre « De Luca » pourra resplendir au travers d’un enfant, non, je n’en n’aurai jamais. Et la cause en est, sans aucune doute, mon homosexualité. Et oui, on peut naître avec de l’or dans la bouche et une queue entre les fesses. Ce n’est pas un soucis. Il suffit simplement de savoir composer avec une famille et accuser le coup de dire, lorsque l’on a cinq ans « je me marierai avec Andrew, parce que je suis amoureux de lui ». C’est le genre de phrase qui est très onéreuse, j‘en ai payé de grandes conséquences. Monsieur et Madame De Luca ne tolèrent pas un comportement sexuel perturbant l’ordre de la nature, en bon catholiques et pratiquants - de surcroît - qu’ils sont. Ridicules.
    Par leur faute, j’ai dû apprendre depuis mon enfance en long, en large et en travers que la déviance sexuelle n’était pas permise. Ce que l’on nomme « gay » en faisant partie. J’ai donc été qualifié, sans qu’ils ne le sachent de « dégénéré », « malade mentale », « pauvre personne perdue » et, avec élégance « un dégoûtant laisser-aller de la société ». Ils m’ont tellement fait pitié. Au départ, je ne comprenais pas lorsque mes parents tenter de m’inculquer quelques règles religieuses et me forcer à confesser mes multiples demandes en mariage pour Andrew, puis, en grandissant, les choses sont devenues un peu plus logiques pour moi. J’ai eu une phase de honte, où l’avis catholiques de mes parents avait une maîtrise totale sur mon être, puis, après avoir compris qu’ils étaient victimes d’une malhonnête manipulation et que j’étais très largement dans la norme, je suis parvenu à adopter mon homosexualité et j’ai rencontré l’amour.
    Et en amour, on peut dire que j’ai fait fort. J’ai couché avec Andrew. Marrant, non ? Ce garçon avec qui je voulais me marier, il se sentait gay depuis sa jeunesse, lui aussi, et il aimait grandement mes demandes en mariage. Il était amoureux de moi. Nous nous sommes donc retrouvés un soir chez moi, et dans une des chambres d’amis, nous avons baisé sans nous aimer. Il n’était qu’une phase de ma vie, un agissement qui me permettait d’assumer totalement la charge de mon homosexualité. Puis, il a disparu de ma vie, sans pour autant habiter loin, il n’était plus là.
    Ensuite les années sont passées et les partenaires aussi. J’ai couché avec un peu tout est n’importe quoi, parfois sobre, parfois très fortement alcoolisé ou même complètement shooté. Le revers de l’argent. Puis un jour, me retrouvant dans les caniveaux suite à une soirée dont je n’ai aucun souvenir, j’ai cessé toutes ces incohérences sentimentale et j’ai découvert mon premier véritable amour. Fredric Buxley. Un joli garçon auquel je n’avais prêté aucune importance. Grossière erreur, il avait les mêmes tendances que moi. Alors, dans le silence et le secret, je me suis précipité sur lui pour l’aimer, le chérir, et me guérir.

    Aujourd’hui encore, il représente tout ce qui est bien dans ma vie. Il m’a sauvé de cette névrose dans laquelle je m’enfermais. Toutes ces prières me rendant malade. Il est là, dés que j’ai un problème, je peux hurler son prénom est il surgit toujours, rien que pour mes beaux yeux. Malheureusement, mon incompétence intérieur a l’habitude de passer outre ce qu’il est. Bien sûr, je suis amoureux de lui, à en perdre la raison, mais je ne sais pas lui montrer et il souffre énormément de notre liaison. Je ne suis pas ouvert à lui, je suis égoïste, possessif, brutal, égocentrique et par-dessus tout, inattentif. Je ne sais presque rien de sa vie, alors que lui, il me connaît par-cœur.

    _ Valéry ! S’écria soudainement mon père, me faisant sortir de mes rêves faussement éclectiques.

    Brutalement, je me redresse donc sur mon lit, me recoiffant rapidement et jetant un rapide coup d’œil à la glace placé sur mon armoire. Je ne suis pas trop mal en point. Mes cheveux noirs de jais sont en bataille sur ma tête, j’ai négligé le gel ce matin. Mon visage assez pointu, décoré de mes yeux en amendes sombres, de mon fin nez aquilin, et de ma bouche rosée, a un teint suffisamment mate pour convenir à mes géniteurs. Bien qu’il était de coutume que je me prépare avec tact et élégance chaque matin depuis la petite enfance, j’ai dédaigné légèrement mon apparence aujourd’hui, préférant traîner dans un vieux pantalon noir et une chemise blanche qui semblait assez sale à première vue, du moins, suffisamment pour mon père. C’est donc dans cet accoutrement que je débarque devant ma porte de chambre et ouvre à cet homme qui m’était presque inconnu s’il n’avait pas possédé des traits similaires aux miens.

    _ Oui Papa ? Dis-je, sur un ton aimable.

    _ Tu n’es toujours pas près ?! Bon sang Valéry ! Tu vas être en retard à ton cours de chant ! Tu as dix minutes pour te préparer ! Et dépêches-toi ! Me répondit-il dans un énervement palpable avant de repartir comme il était venu, c’est-à-dire sans émotion.

    C’est donc ainsi que je me retrouve obligé de fermer la porte de ma chambre pour aller fouiller dans mon armoire et trouver quelques habits propres. Simplement de quoi lui plaire. Je saisi donc rapidement un jean noir ainsi qu’une chemise repassée de couleur bleu ciel. Cela me va bien au teint à ce qui paraît, et cette couleur me fait penser à Fredric. Il a des yeux aussi profond que les cieux. Bref, en moins de trois minutes je me retrouve enfin vêtu décemment et je décolle pour le salon, au rez-de-chaussée avec un enthousiasme totalement inexistant.
    En arrivant en bas, je retrouve d’ailleurs mon père habillé en costard, il semble se voir avec grandeur et il dégage, malgré mon ironie, un immense respect. C’est un homme assez imposant, quasi effrayant. Je n’ai jamais aimé me confronter à lui, il n’est pas froid, mais il a une attitude tellement impersonnelle que je suis fort éloigné de lui. De plus, il ne m’a jamais réellement parlé ni estimé, tout comme ma mère, j’ai surtout été élevé par ma nourrice, elle m‘a tout apprit. C’est comique d’ailleurs, quand j’y pense, on pourrait me croire sortir tout droit d’une vieille famille de bourgeois ou de nobles. Hélas, je suis bel et bien né un peu avant le XIXème siècle et j’ai bel et bien été éduqué par une autre femme que celle qui m’a donné la vie. Comme quoi, l’abandon indirect des enfants est de toutes les époques.

    _ Te voilà près ! Tu en auras mit du temps Valéry !

    _ Excuses-moi, je n’arrivais pas à me décider sur la tenue que je devais mettre, lui répondis-je en me plaçant à ses côtés devant la glace près de la porte d’entrée pour me recoiffer quelque peu.

    _ Regardes-moi cette façon dont tu te tiens, ce n’est pas chez nous que tu as pu apprendre à être aussi relâché. Tu pourrais au moins plaquer tes cheveux sur ta tête, se serait beaucoup plus seyant !

    _ Je préfère garder mes cheveux lisse, dis-je, me fixant toujours avec importance avant de conclure froidement : sous du gel, ils sont étouffés.

    _ Vraiment. Et tu tiens cela de qui ? De Brigitte peut-être ?

    _ Au moins, elle, elle a de la considération pour moi et m’apprend des choses ! Fis-je sur un ton de reproche.

    _ Voyons Valéry, ce n’est qu’une nourrice, les choses que tu dois retenir de ce monde ce sont celles qui te sont enseignés ! Et non pas les idées farfelue d’une femme qui n’a plus tellement l’âge de réfléchir !

    _ Pourquoi, tu m’as enseigné quelque chose, toi ?

    _ Cela suffit Valéry ! S’exaspéra-t-il. Va immédiatement rejoindre la voiture ! Et dis au chauffeur de m’attendre avant de te conduire au conservatoire, j‘ai un rendez-vous d‘une extrême importance.

    _ Très bien, dis-je, sans prolonger cette conversation qui serait devenue désastreuse avec un peu plus d’échange.

    Je quitte donc la maison sur ces mots, descendant avec classe les escaliers pour traverser ensuite la petite cours et arriver devant la Mercedes de l’un de nos chauffeurs. Celui que j’apprécie le moins, comme par hasard. Il a un comportement étrange et un regard si pénétrant qu’il me ferait vomir, s’il me touchait avec ses mains.

    _ Bonjour, annonçais-je en montant à l’arrière de la voiture, l’évitant du mieux possible.

    _ Bonjour Valéry.

    _ Mon père m’a dit qu’il fallait que vous l’attendiez avant de m’emmener au conservatoire, il a un rendez-vous important, paraît-il.

    _ Très bien, répondit-il, me fixant à travers le rétroviseur de la voiture.

    Au lieu de commencer une quelconque discussion avec cet homme que je trouve inintéressant, j’aperçois mon père sortir de la maison et se diriger vers nous tout en saluant de loin le jardinier qui remettait à neuf les buissons. Un fois la portière avant ouverte, je l’entends indiquer nos destinations respectives avant de reprendre, une fois assis sur son siège, avec une voix irréprochable notre conversation délaissée.

    _ Oublions nos mots d’il y a un instant Valéry, d’accord ? Je ne tiens pas à me disputer avec toi alors que la raison te perd. Je risquerais de m’emporter et cela se finirait obligatoirement mal. Alors, bon.

    _ Dans ce cas, pourquoi reviens-tu dessus ? Répliquais-je sur un ton acerbe, les yeux plantés dans le décors à travers la fenêtre qui commençait à défiler sous mes yeux.

    _ Pour que les choses rentrent enfin dans ta tête. C’est le rôle d’un père d’indiquer la marche à suivre à son fils, non ?

    _ J’appellerai plutôt cela du harcèlement moral… Papa.

    _ Valéry ! Comment oses-tu me dire cela ?! S’écria-t-il, déjà haineux.

    _ On dirait que la vérité te dérange, ripostais-je. Tu as l’air toucher que je cite ton comportement étroit et totalement égoïste.

    _ Tu as gagné Valéry ! S’emporta-t-il soudainement, avant de s’adresser au conducteur : Faites demi-tour immédiatement ! Il y a des choses qui n’attendent pas dans l’éducation des enfants.

    _ Mais Monsieur, vous allez être en retard à votre rendez-vous et il est d’une grande importance il me semble, intervint soudainement le chauffeur, émettant un avis devant mon père.

    _ Peut-être, mais son comportement aussi est d’une grande importance, et je ne tolère pas une telle désinvolture de sa part.

    _ Oui, mais c’est un adolescent Monsieur, et vous savez comment ils sont, c’est l’âge bête, il veut simplement se faire remarquer, acheva-t-il pour convaincre mon géniteur de ne pas s’énerver pour une simple broutille.

    Je le vis, alors, respirer profondément, réfléchissant sans doute à ce que lui disait le chauffeur, soupirant de frustration pour finir par me dire, avec une voix menaçante :

    _ Tu ne perds rien pour attendre Valéry, je te le promets !

    J’échappais belle au conflit cette fois-ci. Finalement, ce chauffeur était vraiment sympathique. Il venait de me sauver d’un très mauvais pas. J’aurais pu y perdre beaucoup cette fois-ci. Je ne tiens même pas à imaginer ce que mon père aurait pu faire, il aurait sans doute commencé par une très sérieuse engueulade et ensuite, on ne jamais ce qu’il se passe derrière les murs de notre maison. Mais ça n’aurait pas été joli à vivre.
    Sur le reste du trajet, je préférais rester neutre et ne pas adresser de nouveau la parole à mon père. Je savais pertinemment que le moindre mot plus haut que l’autre lui donnerait une envie non dissimulée de me remettre à ma place. C’est-à-dire au statut d’un fils larbin et toujours en accord avec ses idéaux. Quelque part, quand je vois son comportement et sa manière de vouloir m‘apprendre la vie, je suis rassuré par le fait de ne pas avoir d’enfants plus tard, j’aurais sans doute répété la même existence terne et laide sur eux, les bloquant intellectuellement à ce que j’aurais voulu qu’ils sachent, les empêchant d’exprimer leur opinion et en leur collant des coups physiques et mentaux jusqu’à ce qu’ils décident de me dire que je suis un monstre et qu’ils feront, à leur tour, du mal à leurs gosses pour se venger d’une éducation odieuse et sans affection que je leur aurais apporté.
   
    La seule chance que j’ai eu dans ma vie, c’est Brigitte, ma nourrice. Elle m’a apprit à avoir un avis, à supporter mon homosexualité dont elle a eu très rapidement conscience, comme une mère, et elle m’a aidé à évacuer mes larmes lorsque j‘en avais besoin. Et cela, dans notre famille, ce n’est pas apprécié. Quand j’étais petit, mon père me hurlait dessus dés que je me mettais à pleurer. Il ne supportait pas de voir son fils sangloter, c’était indigne et lâche d’après lui. Au début, je m’en empêchais du mieux possible, fournissant un effort courageux, et ne voulant pas courir le risque de voir mon père se mettre en colère, puis, avec le temps, Brigitte m’a informé que ce comportement était tout à fait normal et qu’il fallait, parfois, laisser ses larmes glisser le long de ses joues pour pouvoir retrouver très rapidement le sourire. Tout comme elle m’a apprit à concilier la religion de mes parents avec mon homosexualité, me disant que j’étais libre de mes choix, même celui de ne pas croire en Dieu, chose que j’ai décidé sans équivoque mais que je n’ai jamais osé avouer à mes parents. Et les raisons de cette idéologie athée sont très simple : je ne voulais pas croire en un Dieu qui ait pu me faire naître auprès d’une famille si frigide et étrangère à elle-même. Si c’était cela qu’être la Bonté même, et bien, ce n’était pas tellement glorieux. Sans compter sur toutes les discordes violentes du monde entier et la duplication intense de croyances que je trouvais toutes aussi stupides les unes que les autres.

    _ Nous sommes arrivés au conservatoire, annonça le chauffeur tout en s’arrêtant devant l’immense bâtiment qui se dressait devant nous.

    _ Et bien Valéry, presses-toi un peu, descends de la voiture, je vais être en retard à mon rendez-vous !

    _ Oui… répondis-je sur une voix suffisamment doucereuse pour plaire à mon père. Merci de m’y avoir conduit et à tout à l’heure.

    Le chauffeur acquiesça avec un sourire agréable - au lieu d’être effrayant - avant de redémarrer la Mercedes et décoller vers l’un des établissements du commerce international où mon père était président. Après avoir vu la voiture tourner au bout de la rue pour enfin disparaître, je sortis très rapidement mon téléphone portable pour composer un numéro que je connaissais désormais par-cœur. Une fois la voix de mon interlocuteur me transperçant les tympans, je lui dis, avec calme :

    _ Allo… Fredric ? C’est moi. Je suis arrivé au conservatoire, tu viens me voir ? Je t’attends dans la rue adjacente, comme d’habitude.

 

Image : Kira de Death Note
(et je suppose que c'est un fanart {#})

 


Et bien voilà pour le premier chapitre de Coeur Sacré !
Cette histoire ne devrait vraiment pas être longue. Elle va simplement retracer l'histoire de Justinien sous un autre point de vu. Disons que, ceux qui n'auront pas envie de lire Justinien pourront toujours lire Coeur Sacré ! {#}

Par contre, je suis désolée, ça va faire bizarre de voir que Valéry est avec Fredric alors qu'il sort avec Justinien dans ... Justinien ! Mais sachez que cette histoire se déroule tout juste au moment où Justy arrive dans leur lycée et que donc, Fredric et Valéry ne sont pas encore séparés. {#}

En tout cas, j'espère que ça vous plaira et que le personnage de Valéry sera aimé {#}
Je quiffe faire des persos détestables pour voir comment les gens peuvent les aimer par la suite *a fait le coup avec Marien* {#}

Bisous !!

{#}

P.S : le chapitre de Justinien arrivera sans doute d'ici demain ou après-demain. Vive les vacances de révisions pour le BAC \o/

Sasa => ton commentaire m'a beaucoup intéressé. J'espère que ça ne te déplaît pas trop que je montre la religion sous cet angle {#} je me suis basée sur un reportage que j'avais vu où des gens pratiquants une religion critiquaient avec haine l'homosexualité... Après c'est vrai qu'il y a peut-être des exceptions, il n'y a peut-être que les prataquants qui ont cette vue, sans doute que certains prêtres, comme tu le dis, ont une vision différente et nettement plus sage...
En tout cas, sache que lorsque je parle de religion c'est assez abstrait, je suis athée, ma mère aussi, ainsi qu'une grande partie de la famille... je ne suis même pas baptisée... Donc pour ce qui est de la religion catholique ou non, je ne sais pas de quoi je parle véritablement. D'ailleurs, si tu repasses par là et que j'ai publié quelques chapitres, si jamais tu voyais des incohérences immondes, je serai toujours heureuse d'avoir ton avis {#} (mais d'un point de vu neutre, je risque de ne pas faire beaucoup de références à la religion... que ce soit péjoratif ou mélioratif, après tout, le net est aussi un endroit laïque et respectueux de tout choix x3)
Sur ce, tes compliments m'ont beaucoup touché ! {#} Merci !

 

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Coeur Sacré - Deuxième Chapitre  posté le vendredi 04 juillet 2008 20:12

Un petit chapitre en direct de Paris où je passe de très belles journées ! {#}
Peut-être que je pourrais écrire mon chapitre de Justinien avant mon départ, pour vous, mais quoi qu'il en soit, j'me donnerai à fond dés la semaine prochaine (sauf si je décide de geekiser en regardant des films jusqu'à 7h du mat').

Brefouille, Valéry a l'honneur ce soir.
Chapitre pas très intéressant, mais ça va venir. Je met en place les relations {#}

 

 

Coeur Sacré

Chapitre Deux

 

    C’est littéralement morne et sans soleil de devoir attendre dans une ruelle sombre l’élu de son cœur. Glacialement en attente, je reste debout, le dos écrasé contre le mur avec l’espoir réalisable de voir Fredric Buxley débarquer et m’embrasser avec une passion peut-être dévorante, ou peut-être d’une façon aussi fade que le décor gris qui compose les lieux. Triste. Quoiqu’il en soit, je reste ainsi, les mains derrières le dos, soupirant et manquant le début de mon cours de chant. Mais ce n’est pas très important, j’ai déjà averti le professeur que je serai en retard, et vu mon niveau, cela ne le dérange pas. Après tout, je suis sans aucun doute l’un des plus doués, si ce n’est le plus doué de la ville. Voir même de la région. J’ai, pour ainsi dire, gagner trois concours régional ces trois dernières et je tente, d’ici quelques jours, un concours international. Je ne m’angoisse pas tellement, je sais parfaitement que mes concurrents ne disposeront pas de ma voix ni de mon talent. Je leur suis, d’emblée, supérieur. Ingénieux de nature et de toute manière, suffisamment riche pour obtenir tous cours supplémentaires, je sais pertinemment que je gagnerai sans avoir à pousser très loin la chansonnette. Une chansonnette qui sera en intégralité dédiée à l’amour de ma vie. A mon Fredric que j’aperçois enfin, au loin, pointer le bout de son nez. Ou d’autre chose.

    Il arrive vers moi avec précipitation, comme ravi. A l’inverse, bien que mon cœur se soit mit à palpiter lorsqu’il s’est montré, j’avance vers lui d’un pas froid et un regard très peu engageant. Comme si sa présence était d’une moindre importance. Me touchant du bout des doigts, il vient caresser tendrement ma joue avant de se pencher vers moi et m’embrasser avec délicatesse. Il est vraiment touchant comme garçon. Physiquement, j’ai sept centimètres de moins que lui, c’est-à-dire que je fais un mètre quatre-vingt un. Ce n’est pas pour me déplaire, bien que, j’aurais aimé être plus grand que mon partenaire, d’un point de vue narcissique, mon égo en aurait été flatté. Mais visiblement, entre Fredric et moi, je ne souhaite pas faire un concours de beauté, je sais que je perdrai très facilement. Il est tellement séduisant, l’icône parfaite du beau garçon. Quant à moi, mon côté bourgeois et hautain bloque une grande partie de ma sensualité. Je suis plus apte à porter des vêtements chics et coûteux plutôt que des tenues à la mode et sophistiquées. Du moins, j’ai été habitué à être ainsi. Je ne me plains pas non plus de cette aperçu de mon physique, mais malgré tout, je me sens souvent en retrait par rapport aux autres. Et c’est sans compter sur mon comportement et mes manières sourcilleuses qui en rajoutent beaucoup. Je suis assez détestable auprès des gens communs. C’est assez effarant lorsque j’y pense. Mais peu m’importe actuellement, Fredric est là, le monde peut donc bien crier famine, je ne l’entendrais pas.

    _ Alors Valéry, comme ça, tu loupes tes cours de chants rien que pour moi, me dit-il tout en m’enlaçant, saisissant ma taille entre ses mains.

    _ Je peux me le permettre, je suis doué.

    Il me souri bêtement. Il a fini par s’habituer à mon côté dédaigneux. Je ne l’exaspère plus comme je peux exaspérer la moitié des idiots qui fréquentes l’établissement. Bien que, vu la maîtrise de mon langage, ils n’ont jamais osé par deux fois se méprendre sur mon caractère et ma colère.

    _ Lucie est venue avec toi ? Demandais-je sur un ton plutôt agréable.

    _ Oui… me soupire-t-il en guise de réponse.

    Lucie est la sœur aînée de Fredric. Elle a des tendances psychologiques assez contraignantes. A ses yeux, son frère lui appartient et il doit respecter la moindre de ses envies, qu’elles soient dans le domaine du caprice ou de l’ordre sexuel. Fredric doit toujours s’exécuter devant elle. Surprenant, mais moi, je l’aime bien. Elle m’a plutôt bien accepter, me laissant profiter de mon petit ami de temps en temps et s’imaginant qu’il serait incapable d’aimer quelqu’un d’autre qu’elle. A ses yeux, la conception de l’amour homosexuel est impossible. Je suis un passe-temps. Et elle est à mille lieux de la vérité.
    En fait, elle est carrément à l’extrémité de la vérité. C’est elle le joujou de Fredric, du moins, elle est celle pour qui il n’aura jamais de sentiments. Et il ne lui obéis que par contrainte et parce qu’il risquerait gros s’il n’était pas à ses pieds constamment. Etant un enfant plus ou moins adopté par les Buxley, il est dans une famille ou son passé sert d’argument pour le menacer de choses et d’autres. Il n’est pas très heureux. Du moins, toutes ses frasques sont le peu de choses que j’ai daigné retenir de sa vie. Le reste, ses sentiments, ses émotions par rapport à cela, je ne les ai pas soudé à ma mémoire. C’est déjà suffisant à mes yeux de savoir comment les événements se passent - en surface - chez lui.

    _ Elle s’est arrêtée à la boulangerie, elle voulait absolument un croissant, et elle m’a laissé avancer sur la route pour te retrouver, je suppose qu’elle…

    _ Valéry ! S’écria une voix que je reconnaissais parfaitement bien.

    Lucie était arrivée. Cette petite blonde à la peau bronzée s’avançait vers moi, un immense sourire aux lèvres et un croissant dans l’une de ses mains. Son écharpe et son bonnet lui cachait quelque peu sa flagrante beauté, mais après tout, en cette période qui se rafraîchissait de plus en plus, il était normal de voir les premières jeune femme sortir avec de nouveaux accessoires qui les suivraient une grande partie de l’hivers qui s‘annonçait redoutable.

    _ Bonjour, comment vas-tu ? Lui demandais-je en lui faisant la bise, abandonnant les bras chaleureux de mon amant.

    _ Merveilleusement bien, Fredric m’emmène faire les boutiques dés que tu seras à ton cours de chant !

    _ Je croyais que vous resteriez pour voir mon entraînement pour le concours de samedi ?

    _ Oh ! Ca m’était totalement sorti de l’esprit Val ! Je suis désolée ! S’excusa maladroitement Lucie.

    Je tournais donc le regard vers Fredric qui semblait quelque peu gêné. A en voir sa réaction, Lucie ne voulait pas rester en ma compagnie aujourd’hui et avait sans doute prévu une activité plus… ludique, sans doute, pour mon petit ami. Formidable. Au moins, la prochaine fois que se sera à moi de faire de nos occupations un jeu de rôle, il me fera découvrir un autre Paradis.

    _ De toute manière, nous viendrons samedi soir, intervînt Fredric, le regard froid.

    _ Heureusement ! Si l’inverse devait arrivé, je crois que la rupture serait évidente.

    _ Pour qu’il y ait une rupture, il faut d’abord une liaison stable, or, toi et Fredric, vous êtes simplement des amants passagers ? Ce n’est pas ce que tu me disais encore hier Valéry ? Soupçonna Lucie, le regard diablement angélique.

    _ Oui, en effet, tu as raison. Excuses-moi.

    Je sentis très rapidement le regard noir de Fredric me transpercer comme une coup de poignard dans le dos. Je savais pertinemment que le fait de ne pas prendre la défense de notre relation amoureuse le dérangeait à un point grotesque. Il avait raison, je le concevais sans ignorance. Après tout, à ses yeux, je devais négliger notre relation, notre histoire et son amour pour moi. Et pourtant, je l’aimais vraiment avec insistance, je le montrais mal, certes, mais mon cœur ne battait que pour lui. Et puis sa gentillesse l’empêchait de me faire du mal. Alors de toute façon, je pouvais jouer avec cela, il ne me dirait jamais rien.

    _ Donc je suppose que vous n’allez pas rester longtemps avec moi ? Continuais-je, faisant mine d’être attristé alors que, depuis que Lucie avait dénigré mon entraînement, je n’avais qu’une envie : rentrer dans la salle de cours et me casser la voix.

    _ Oui, juste quelques minutes, après on ira, répondit-elle, le regard fière.

    Elle est mignonne, c’est vrai, il n’y a pas à dire, du haut de ses vingt et un an, Lucie est vraiment jolie et semble quelque peu enfantine. Une poupée en quelque sorte. Mais il y a des mots chez elle et des comportements qui me font sortir les yeux de la tête. Elle est vraiment égoïste et tricheuse. Deux manières que je ne supporte pas. Je préfère de loin l’égocentrisme à l’égoïsme et l’impolitesse à la tricherie. Après tout, ces critères sont un peu plus sincères que les autres.
    Quoiqu’il en soit, une fois que je serai dans la salle afin de libérer ma voix, je suppose que le temps sera nettement plus agréable. Pour le moment, j’ai cette sensation sombre et vaine qui parcours mon corps et mon plonge dans une sorte de chaos mental. Intriguant lorsque l’on me connaît légèrement.
    Je jette un rapide coup d’œil à mon bel homme, il a l’air nerveux et ne semble pas avoir envie de croiser mon regard. Pourtant, moi j’aimerais bien pouvoir me rassurer dans ses yeux et comprendre enfin que cette très éphémère anxiété partira dés ce moment. Intérieurement je croise donc les doigts pour qu’il me fixe, mais en fait, il ne semble pas en avoir envie et préfère détailler le sol plutôt que mon âme. Dommage. Et c’est bien sûr à ce moment que je percute le blanc qui nous plonge dans un passage d’ange le temps de quelques secondes. Rapidement, je sens Lucie profiter de cela et détruire sur un ton hautain ce silence gênant qui nous oppressait dans les lieux.

    _ Bon, et bien je suppose que nous allons te laisser Valéry. N’est-ce pas Fred ?

    _ En effet oui… répondis-je sur un ton accusateur fixant mon petit ami froidement.

    Il me renvoie d’ailleurs ce regard, cherchant sans doute à me culpabiliser. Après tout, il doit avoir raison, ce n’est pas à moi d’être en colère, c’est lui qui doit supporter sa sœur durant toute l’après-midi pour réaliser ses souhaits. Donc, ma colère n’a pas sa place dans ma gestuelle et mes paroles. Lucie est une véritable petite princesse malsaine et presque incestueuse. Si Fredric avait été son frère de sang, je crois que leurs rapports auraient été infectes à vivre.

    _ Lucie, il faudra que je passe au… commença mon brun, le visage toujours tourné vers le sol, sans vouloir m‘observer.

    _ On verra, coupa-t-elle, me souriant avec mépris.

    Parfois, elle me donne envie de la haïr profondément, cette manière qu’elle a de me rabaisser, je ne le supporte pas. Je ne suis pas un homme que l’on dédaigne, bien au contraire, je suis en totale antithèse avec ce comportement. Les gens doivent avoir peur, s’écraser devant ma personne et cesser de parler lorsque je l’ordonne. En fait, à bien y réfléchir, ce n’est pas à Lucie que revient ce comportement immonde mais à moi, et devoir accepter de voir sans cesse sa fierté, cela me rend complètement dingue. Si je n’étais pas, d’emblée, plus fort qu’elle, je me sentirais haineux. C’est d’ailleurs pour cela que je l’apprécie malgré tout, je sais parfaitement que je vaux plus qu’elle, sur tous les points de vues - particulièrement sur l’amour avec Fredric.
    En parlant de Fredric, je le sens frustrer, je crois qu’il ne nous supporte plus, ni elle, ni moi - pour le moment. C’est un peu idiot de sa part. Nous ne sommes pas mauvais, nous sommes des conquérants, et lui, ce n’est qu’un soldat, et de bas rang, en plus. Quoiqu’il en soit, je décide de m’avancer vers lui pour agacer un peu Lucie. Elle prend toujours très mal le fait que je puisse avoir des gestes d’affections à l’égard de son frère. Mais c’est sans remord que je l’attrape par la nuque et le force à m’embrasser à pleine bouche, sous les yeux accusateurs de la jeune fille. Cet échange ne dure malheureusement pas très longtemps, Fredric met rapidement fin à cette rencontre amoureuse et décide par lui-même de m’abandonner pour que j’aille chanter.

    Chanter quoi ? Chanter ce qu’il ne pourra jamais supporter que je chante pour lui. Parce qu’il prend mon âme plus que quiconque et que j’en ressors souvent le cœur lourd. Il ne lui consacre pas suffisamment de temps. De l’amour oui, mais pas de temps. C’est peut-être l’une des raisons qui fait que je ne me montre jamais ouvert à ses yeux. Qui sait ?
    Et c’est donc sans surprise que deux minutes plus tard je me retrouve seul à contempler l’espace vide où se trouvait, il y a encore peu de temps, mon petit ami qui s’éloigne de moi de plus en plus. Malheureusement. Je me demande ce qu’il en sera le soir du concours ?



*    *

*



    Samedi soir, vingt heure trente, la nuit commence déjà à tomber, laissant les lumières se dévoiler aux yeux de tous et se frayer un chemin dans la salle intimiste où m’attends un public qui m’exaspère déjà. Il est sans doute composé des bonnes familles de la ville. Mon père doit trôner au centre du premier rang, fier d’avoir un fils comme moi, un artiste qui fera sans doute une grande carrière dans la musique. Il doit sans doute y avoir aussi ma mère, indifférente de se trouver ici ou ailleurs. Juste à côté, je devinerai presque les associés commerciaux de mon père et leurs familles de mensonges. Formidable. Mais parmi cette masse, je me sens rassurer par la présence d’au moins une personne. Je sais que, à la différence des grands bourgeois de ce monde, il y a Fredric, capable de me comprendre et de ne pas voir en moi qu’un bout de viande que l’on expose et dont on se fiche de l’amour qu’il donne au travers de sa voix. Lui, il comprendra que les paroles lui sont dédiées, à lui et à lui seul. Qu’il prend mon âme pour un meilleur plaisir, un meilleur délice et que j‘attends ma mort en le contempler, la lumière dans les yeux. Il comprendra peut-être que je ne suis pas le petit enfoiré qui se trémousse devant sa sœur pour attirer ses bonnes faveurs. Peut-être que s’il écoute les paroles… Qui sait ? Nos deux âmes seront en parfait accord le temps de quatre minutes et quatre secondes. 

 

Ecouter : Thierry Amiel - Prendre mon âme
(la voix que j'offre à Valéry {#})

 

Image : Le parfum de Kaori Yuki {#}
*l'a acheté à la JE aujourd'hui XD*

 


Z'avez vu, un petit chapitre alors que je suis sur Paris chez Camille et qu'on est vraiment épuisées !!
Je n'ai pas trop envie de développer le sujet de mes fictions ce soir, tellement de choses à dire sur ces quelques jours que je passe !!

Premier soir de la Japan Expo passé aujourd'hui ! Mais un peu avant, on a visité plein de musées ( {#} j'ai tué Camille XD). On est allées deux fois au musée du Quai Branly (le crâne de cristal {#} merveilleux !), on est allées au musée de l'Homme (on a pas trop aimé =X), et puis, on a visité Le Louvre ! Et là, je peux vous dire que c'était d'une extrême beauté ! J'étais émerveillée devant tout ! Tellement que j'y retourne avec ma maman le mois prochain ! Il faut qu'elle puisse admirer ça ! C'est elle qui m'a donné un sens artistique, je ne peux pas ne pas l'emmener ! {#}

Quelques petites photos pour vous ? Pas trop trop, juste deux trois (sur plus de 400 depuis le début de la semaine {#}). J'vais surtout en mettre une de notre rencontre à Camille et moi avec Elfira ! {#} (que j'embrasse très fort imméditament et que j'ai hâte de revoir !! {#}).

Dans l'ordre : Elfi - moi - Caminou
On allait bientôt au Louvre sur cette photo ! {#}

La Venus de Milo {#}
J'étais émerveillée devant ! C'est impressionnant à voir ! o_o

La Joconde... *sans voix*
Difficile de l'approcher ! Mais elle est vraiment intense à regarder ! Il y avait du monde, mais c'était tellement fantastique à voir que la foule ne me perturbait plus ! Pourtant, j'ai des tendances agoraphobes..

Quoiqu'il en soit, c'était une expérience assez fulgurante de voir autant d'oeuvres différentes et toutes plus éblouissantes les unes que les autres.
Le jeu des couleurs, la grandeur, l'âge, l'histoire, l'interprêtation, tout était ... infatiguable !

Voilà, c'était le petit moment photos de nos rencontres !
Il y en a beaucoup, mais je ferai un article ou je ne sais quoi bientôt là-dessus.

Bisous et à bientôt pour le prochain chapitre de Justinien ! {#}

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