Justinien - Quinzième Chapitre (x'D)  posté le lundi 24 mars 2008 15:48

 

Avertissement : Ba... scène spéciale.

 

 

 

Sujet bidon, j’ai encore réussi, comme à l’ordinaire de toute façon. Je suis bien trop fort pour ces crétins survoltés. C’est presque lassant. Et je sors donc de la classe en avance sur les quatre heures estimées, je soupire, ne sachant pas quoi faire. Je pourrais m’enfuir pendant le temps qu’il me reste, après tout, Marien n’est pas là pour vérifier, mais je sais que j’aurais plus ou moins mauvaise conscience, il fait tellement d’efforts avec moi que je n’ai pas le courage de lui désobéir. Tant pis pour moi, je vais aller faire une sieste au foyer, l’endroit est idéal pour les heures de pauses. En plus, à dix heure, il n’y presque jamais personne. Surtout en période d’examen.
J’arrive donc assez rapidement là-bas. En rentrant à l’intérieur, je me souviens enfin des lieux, cela faisait une éternité que je n’étais pas venu. Les murs sont gris et noirs, une grande baie vitrée nous sépare de la minuscule cours du lycée. En regardant vers le bas, on peut observer le CDI, c’est assez inconfortable quand on veut éviter les gens. Mais pour trouver Fredric, ça m’a toujours aidé ! Et dire qu’aujourd’hui, je n’ai plus grand mal à aller vers lui. Comme quoi, un renvoie est positif.
En parlant de renvoie, j’espère bien ne pas croiser quelqu’un de l’administration, je ne suis pas censé être ici. C’est même étonnant qu’ils m’aient demandé d’assister à mon épreuve blanche. Sans doute qu’ils ne peuvent pas se permettre de passer à côté d’un élément tel que moi, ils ont besoin de mon résultat pour remonter la moyenne du lycée. Aucun doute pour cela.

Je sors mon Ipod et me pose dos à la vitre, je balance accessoirement mes jambes sur une table en aluminium, je risque de me faire allumer si l’on me voit, mais cela ne changerait pas de l’ordinaire. Je m’enfonce dans mon inconfortable position et me prépare à somnoler tranquillement.
Malheureusement, je n’ai pas le temps d’écouter trois chansons qu’un intrus vient me taper les jambes et me réveille en sursaut. Je grogne et donne un coup vers la main ennuyante jusqu’à finir par ouvrir les yeux et constater quelque chose qui me rassure dans son ensemble : c’est Fredric.
Décidemment, j’ai le don pour tomber constamment sur lui, c’est agréable ! Il me souri et vient s’assoir à côté de moi. Au loin, je repère sa bande d’amis, ils sont tous assit et en train de nous regarder, ils ricanent et doivent sûrement en raconter de bonnes sur nous. Il n’y a qu’un garçon qui préfère nous jeter un regard sombre, il semble totalement haineux. Je lui souri comme si de rien n’était et il me tourne le dos automatiquement. J’en ris tellement cela me fait pitié.

_ Alors, qu’est-ce que tu fous ici Justinien ? T’es pas du genre à rester au lycée quand il n’y a rien à faire pourtant ? me demande Fredric en me rappelant ma réalité habituelle : je suis un sécheur flemmard.

_ Comment ça « je ne suis pas du genre », tu me connais peut-être ? répondis-je en taquinant mon beau brun.

_ Bien sur que oui, affirme-t-il en me laissant scotché sur place le regard étonné. Mais tu ne réponds pas à ma question.

_ Mon frère vient me chercher dans deux heures, je l’attends donc patiemment.

_ Deux heures tu dis ? me dit-il avec un sourire qui me fait frissonner.

Il a un don pour changer de sujet et me donner envie d’écouter sa nouvelle version des faits. Je ne le connais pas encore beaucoup, mais il a des façons d’agir qui me rappelle étrangement quelqu’un.
Je souris malicieusement en guise de réponses. Je n’ai pas besoin de parler, tout se comprend à travers moi, du moins, ce que je souhaite faire comprendre.

_ Je devais rentrer chez moi, mais si tu veux, on pourrait aller quelque part et… discuter tranquillement, me propose-t-il ouvertement en me faisant rougir maladroitement, il est déstabilisant malgré tout.

_ Et bien, heu… Je dois rester au lycée pour attendre Marien…

_ Qui t’as parlé de quitter le lycée ? Je connais un endroit très discret et agréable.

Il se lève et j’en fais de même, sans réellement m’en rendre compte, je suis un peu comme un automate ou un chien qui suit son maître à travers une foule d’inconscients. Nous partons donc tous les deux par la porte opposée à ses amis, ceux-ci se mettent même à siffler, j’entends Fredric me dire de ne pas m’inquiéter, ils sont justes un peu idiots. Mais moi, cela ne me dérange pas tellement, la seule chose qui me perturbe, c’est le côté « révélation de mon homosexualité ». Sur ce point, il faudra que j’en parle à Fredric. Je crois qu’il ne sait pas que je refuse que les gens soient au courant. J’ai déjà suffisamment de problème dans ma vie, pas besoin que la population de crétins ait conscience de cette situation d’attirance différente.

En quelques minutes, nous arrivons dans une petite pièce soigneusement éloignée des couloirs de passages. Il n’y a personne. Seulement Fredric et moi. Il est tellement touchant, il porte une chemise bleue qui se marie parfaitement bien avec son regard possessif et attirant. Celui-ci semble même essayer de m’obtenir, de faire en sorte que je ne sois qu’à lui. Et comme les deux dernières fois, je n’ai pas le temps de m’habituer à cette bestialité qui semble le rendre plus humain qu’il m’embrasse avec délice. Je vibre.

J’arrive sans trop de difficulté à le toucher maintenant. Au départ, rien que l’idée que se soit Fredric me faisait peur. Je restais paralysé comme s’il me contrôlait jusqu’au cerveau. Je sens ses mains frôler ma colonne vertébrale, elles glissent langoureusement et m’ôte toute difficulté à ne pas oser. Je lui caresse la nuque et remonte mes doigts à travers ses cheveux noirs. Il pose ses mains dans l’immédiat sur mes hanches, comme la veille. Sans que je ne puisse réagir, il me retourne et je me retrouve avec le dos plaqué contre son torse. Sa tête vient se blottir dans le creux de mon cou et il recommence à m’embrasser. Sa salive me laisse un chemin frissonnant partout où sa langue passe. Je tremble et ne peut m’empêcher de caresser ses cheveux et forçant mes mains à passer par-dessus ma tête pour toucher la sienne. Les bras lever, c’est là qu’il décide sans que je puisse faire quoique se soit de me retirer mon T-shirt. Une fois torse nu, sa langue continue de rouler sur ma peau et cette fois-ci elle retrace le chemin de ma colonne vertébrale. C’est tellement bon que je fondrais presque. Et c’est là que je sens une chose à laquelle je ne m’attendais pas vraiment, sans me prévenir, il est parvenu à infiltrer l’une de ses mains dans mon pantalon. La seule peine qu’il s’est donné, c’est de baisser ma braguette. Je tremble de toutes les manières possibles, c’est comme l’autre jour, il me touche et cela me procure un plaisir encore plus redoutable. C’est sans doute le fait que se soit l’homme que j’aime qui me fait tout ce bien.

Ses doigts se plongent cette fois-ci dans mon boxer, je sursaute. Comment parvient-il à garder son calme dans un moment pareil ? Il se met à m’embrasser un peu partout dans le dos, sa langue passe sur mes bleus, peu à peu, il se retrouve agenouillé devant moi. Et là, je perds tout sens des réalités. Si je n’étais pas encore expérimenté, je serais tombé au sol de plaisir rien qu’au moment où sa bouche s’est posé sur le tissu de mes sous-vêtements. C’est affolant. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai fait que rêver de cette scène. Je ne sais même pas si je gémis ou si je reste de marbre, la seule chose qui me rappelle que je suis toujours vivant, c’est cette façon qu’il a de s’arrêter pour remonter vers mon torse et atterrir dans mon cou. Je me sens plus ou moins frustré, je lui rends donc son attente en posant mes mains sur son entre-jambe et sans agir plus que ça.

_ Tu oses enfin, mon petit Justinien.

_ Tais-toi… lui répondis-je en l’embrassant avec passion.

Je cherche dans l’immédiat à le déshabiller, mais il fait tout pour m’en empêcher, à la fin, il saisi entre ses mains la partie de mon corps qui n’attendait que ça. Plus j’essais de le toucher et plus il accélère. C’est sexuellement douloureux ce petit jeu. Au bout d’un acharnement terrible, je réussi finalement à rentrer l’une de mes mains dans son pantalon, j’aurais bien aimé y mettre les deux, mais le manque de place se fait sentir, je baisse donc la fermeture éclaire de son jean et lui défais sa ceinture. La respiration de mon bel homme me dit de continuer encore plus, et je ne me trompe pas. Je m’apprête donc enfin à descendre mon visage quand Fredric me retient finalement et me pousse violemment dos au mur. Je suis donc bloqué entre lui et cette paroi glaciale qui me fait frissonner.

_ Fredric… s’il te plaît, j’ai envie de toi…

Il me regarde avec ses magnifiques yeux bleus, je me sens transpercé, j’ai envie qu’il me baise ou me fasse l’amour, peu m’importe le mot, mais j’ai besoin de me satisfaire et de le satisfaire en retour.

_ Hors de question, lâche-t-il froidement en se remettant à genoux devant moi.

J’aurais aimé lui répondre que ce n’était qu’un sale chauffeur qui n’allait pas au bout de ses actes. Mais ce qu’il vient de faire me force plutôt à râler de plaisir. Cette fois-ci, il ne se contente pas d’une simple douceur avec la langue, je suis intégralement dans sa bouche et je n’ai jamais ressenti un tel froid mêlé à une chaleur exquise. Il joue avec ma peau comme avec l’air, c’est magique.

Quelques secondes plus tard, j’évacue tout ce qu’il y a à évacuer de moi. Je me libère de toutes les façons possibles, qu’elle soit sexuelle ou sentimentale. Je reviens amoureusement à la vie grâce à lui.
Il se redresse et se remet face à moi, je lui caresse le visage tendrement, je voudrais lui rendre ce plaisir, mais je le trouve tellement beau en cette seconde que je reste ainsi à l’observer. Finalement, il saisi l’une de mes mains et la plaque sur sa bosse très bien placée. Je souri malicieusement et lui donne ce qu’il souhaitait, mon autre main rejoins les lieux et à elles deux, elles sortent son sexe de son caleçon. Alors que je commençais à le toucher et le faire gémir, il se colle totalement à moi et saisi nos deux sexes entre ses mains, il se met alors à nous masturber tout les deux en même temps. J’en oublie encore plus son refus de me faire l’amour immédiatement. Alors qu’il se fait de plus en plus rapide, mes mains viennent se joindre aux siennes et l’accompagne dans le plaisir qu’il nous donne. Sa respiration est encore plus saccadé qu’avant, il gémit et étouffe un cri dans mon cou lorsqu’il parvient enfin à atteindre le plaisir absolu.

Nous restons de longues minutes ainsi, plaqué l’un à l’autre et à moitié nu. Nous n’avons pas fait l’amour, rien de bien spécial dans le fond. Mais si je devais classer ce moment dans l’échelle de mes plaisirs sexuels, je crois bien qu’il dépasse de loin tout ce que j’ai vécu. Je sens son cœur battre à toute vitesse, le mien en fait de même, ça ressemble d’ailleurs à une musique rythmée par la chaleur et le désir de l’autre. Il semble déstabilisé et heureux, en retour, je me sens totalement amoureux.

Notre petit bonheur silencieux ne dure finalement pas très longtemps, peu après, nous entendons des pas précipités descendre les escaliers à côté et la porte s’ouvrir dans un vacarme absolu.

On est mal.

 


Verdict ? {#}

Bon, comme vous le savez, moi et les lemons, on n'a pas encore bien apprit à s'assembler autrement qu'en lecture {#}

'Fin, j'espère que ça pardonne la longue attente pour la suite !

Bisou !

{#}

Image : Death Note...
Death Love?..

lien permanent

Justinien - Seizième Chapitre  posté le vendredi 04 avril 2008 19:53

 

 

Mes yeux s'ouvrent en grand, je suis totalement perturbé par la situation. Je me rhabille le plus vite possible en essayant de me cacher le devant. Une fois que j'ai réussi à remettre en place mon pantalon, je cherche des yeux mon T-Shirt, je ne sais pas où Fredric me l'a balancé. D'ailleurs, lui aussi se sent horriblement mal, prit sur le fait. Nous sommes loin de la partie de plaisir d'il y a encore quelques secondes. Une fois que je repère mon haut, je saute dessus avant que mes bleus ne soient entrevus par nos deux intrus. Ces derniers sont aussi gênés que nous, et pour cause, il s'agit simplement (et malheureusement) de Chase et d'une jeune fille aux cheveux blonds et aux reflets d'or. Une fois suffisamment caché dernière mes habits, je regarde celui qui est censé être mon ami le plus proche droit dans les yeux, il en fait de même, ce qui me surprend. Je ne l'aurais pas cru capable de me regarder ainsi suite à cet incident. Mais visiblement, il se sent encore plus surpris que moi et très largement plus fort, on ne dirait pas que c'est cette découverte sur ma sexualité qui le perturbe, à croire qu'il était au courant depuis le début.

_ Heureux de te voir Chase... ironisais-je pour briser le silence accablant qui englobait toute la salle.

Il ne me répond pas. Comme je suis surpris !

Ce dernier sarcasme tout droit sorti de mon esprit crétin fini par devenir vrai. En effet, je vois Fredric s'avancer droit vers la jeune blonde et lui demander très clairement ce qu'elle fait ici, comme s'il la connaissait parfaitement bien. C'est absurde comme situation. En guise d'esquive de mon amant, elle resserre solidement sa main à celle de Chase. Je comprends enfin pourquoi ils étaient aussi gênés que nous dans cette histoire, ils étaient venus faire à peu près la même chose que Fredric et moi ! Je souris ouvertement à cette pensée, mon ami le remarque, il me dévisage en retour.

Historie de m'enfoncer encore plus profondément dans ma connerie, je demande sur un calme impressionnant :

_ Tu la connais Fredric ?

_ C'est ma "petite" soeur, répond-il froidement.

Et merde. Je ne savais pas qu'il avait de la famille ici. La blonde détourne encore le regard puis laisse entendre un murmure auquel Fredric ne réagit pas. Je ne sais pas ce qu'elle a dit, mais au moment où j'allait poser une nouvelle question dénouée d'intérêt Chase ouvre enfin la bouche en me lançant un regard glacial.

_ Viens Léna, on y va, aucun besoin de rester ici, je n'aime pas déranger les gens que je ne connais pas.

Je me cloue sur place. Un frisson glacial m'arrache un sentiment craintif. J'emet un cri de surprise, lui, le seul et unique ami que j'ai dans ce lycée de cinglés vient de dire qu'il ne me connaissait pas ! Je rêve ou il m'en veut d'être... gay !

Quoiqu'il en soit, au moment où ils tentaient de s'en aller tous les deux, Fredric rattrape sa soeur par l'épaule et lui dit quelque chose à l'oreille. Je n'aime pas ça et Chase non plus puisqu'il la tire pour repartir.

Ils quittent alors tout deux les lieux sans me jeter un seul regard. Je suis vexé. Fredric s'adosse contre le mur en face, il n'a pas l'air bien. Je m'avance vers lui et attrape instinctivement ses mains. Il me sourit puis je me blotti dans ses bras. C'est idiot mais à cet instant je me dis que plus rien ne peut m'atteindre, il resserre son étreinte autour de moi, je ferme les yeux et cherche à m'endormir.

Mon cerveau me dit que finalement, ce n'est pas grave si Chase est en colère, après tout, il n'est pas si important que ce garçon que j'aime tellement. S'il veut m'abandonner et partir avec sa copine, qu'il le fasse ! Je n'ai rien perdu de grave. Non. Rien...

A cet instant précis, je me rend compte d'une chose hideuse sur moi, alors que j'essayais de me rassurer intérieurement, je sens mes yeux s'humidifier comme si je m'apprêtais à pleurer. Je me détache de Fredric, il comprend instantanémment ce qu'il se passe. C'est étrange.

_ Cours Justinien.

En fait, Chase est bien plus important que ce que je daignais croire. Il aura fallu qu'il me laisser tomber comme une simple connaissance inintéressante pour que je me rende compte que je tiens beaucoup à lui et sa gentillesse. Je détale immédiatemment comme un fou dans le lycée.

Au bout d'environ trois cent mètres, je le retrouve enfin. Il est avec plusieurs amis, la fameuse Léna est étrangement détachée de lui, comme s'ils n'avaient aucune relation. Je m'avance vers le troupeau de blaireaux lycéens et m'approche de Chase. Une fois qu'il m'a remarqué, il me fait face et croise les bras. J'ai l'impression d'avoir affaire à un Marien furieux, ça me donne la nausée.

_ Qu'est-ce que tu veux Justinien ? me demande-t-il avec dureté.

_ Ton amitié.

Tous les gens autour nous regarde, je deviens aussi rouge qu'une écrevisse. Chase me fait finalement signe d'avancer quelques secondes avec lui, je lui suis dans l'immédiat. Je crois que la crainte de le perdre m'a donné du courage pour ravaler mon côté solitaire.

_ Pourquoi tu me l'as pas dit ?

Sa voix est un peu plus douce que tout à l'heure, je me sens rassurée. Du moins, en partie, il nourri peut-être un dégoût pour tout ce qui se rapproche de l'homosexualité.

_ Je ne l'ai dit à personne.

_ Je ne suis donc personne pour toi ? J'aurais pourtant pensé qu'en cinq mois j'avais réussi à gagner un morceau de ta confiance ?

_ Mais qu'est-ce que tu me reproches en fait, merde. Je suis gay, et je n'ai pas envie que...

_ Je te repproche de ne pas m'avoir prévenu de ça ! Je ne sais vraiment rien de toi et ça me perturbe ! Tu débarques chez moi en faisant peur à mon petit frère, ensuite je m'inquiéte comme un fou, je fais tout pour que t'aider et en retour tu ne me dis même pas les choses les plus basiques qui te concernent. Donc désolé, mais j'ai l'impression de n'être d'un amusement ou un cobaye de sociabilité !

Aie. C'est là où je regrêtte de ne pas avoir foncé dans le tas pour me battre ! Mais me battre pour quoi ? Je suis en tort sur toute la ligne. Chase m'a accordé sa confiance, il s'est souvent inquiété pour moi, il a même déjà menti pour me sauver la peau. Et moi, je ne lui dis même pas sur quel bord je me lâche physiquement. Je suis un crétin, mais ce n'est pas nouveau.

_ Excuses-moi Chase...

Je n'ai trouvé que cela à dire. C'est plat mais c'est sincère. Je pense que la balance des reproches peut pencher avec cela. Il s'arrête et me jete un regard en biais.

_ Très bien sale boulet !

Une fois qu'il a fini sa phrase, je le vois me lancer un sourire. Cette fois-ci, je ne peux pas me retenir et je lui saute dans le dos. Il bascule un peu vers l'avant, je pèse bien mon poids après tout ! Je rigole pour une des rares fois depuis longtemps. Jamais je le lacherai mon Chase ! Je ne sais pas comment c'est possible, mais la peur de perdre son amitié m'a fait réfléchir. Je crois que mes yeux ce sont ouverts là-dessus, moi qui n'est jamais cru en cela, j'ai l'impression que ce brun vient de me prouver qu'il y a des valeurs importantes sur cette planète et que rien n'est perdu pour personne.

Alors que je suis toujours accroché à son dos, il se met à tourner dangereusement sur place pour me faire tomber. Je le tiens fermement et je ris tellement que j'en oublis le monde qui tourbillonne autour de moi grâce à lui.

Au loin, je remarque Fredric, il discute avec sa soeur et nous regarde. Léna semble assez souriante, mais j'ai l'impression que quelque chose tracasse le garçon de mes rêves. Il dessine furtivement un sourire sur son visage à mon égard puis il tourne les talons et prend un autre couloir.

Une fois qu'il disparaît, je tombe comme une enclume de plusieurs tonne sur le sol, Chase s'écrase sur moi, il a perdu équilibre à force de tourner sur lui-même. On est mort de rire sans aucune raison particulière. La seule chose qui compte, c'est l'instant présent.

Qu'il soit beau ou sombre.


{#} Désolé pour l'horrible attente.
J'avais le chapitre depuis quelques jours, mais j'ai vécu une semaine de dingue.
Je n'ai presque pas eu le temps de faire quoi que se soit !

Bon, je suis en vacances demain à midi, je devrais avancer dans l'écriture de cette fiction. Il reste encore une vingtaine de chapitres, je pense.
Sur ce, si j'ai le temps, je publierai un autre chapitre cette nuit ou demain !

Merci à tous !
Merci à ceux qui se montrent, ceux qui se cachent, merci à ceux qui sont là et même à ceux qui ne viennent pas souvent.

{#}

 

lien permanent

Justinien - Dix-Septième Chapitre  posté le mardi 08 avril 2008 13:01

 

 

Il fait nuit dans un monde imparfait. L'aube est tellement lointaine que l'espoir d'un sommeil éternel ne semble pas fou, bien au contraire. Un besoin si intéressant de se recréer, d'inventer une partie de son âme dans un nuage changeant. Une vie de nouveau construite et développée, stopper la logique et l'organisation spécifique des choses. Pour enfin changer et ne pas succomber dans l'ivresse perpétuelle. Je vais me réinventer rien que cette nuit, dans ce sommeil agité et paisible d'une journée bourrée de mouvements à contre-sens. De l'amour à la peur en passant par la confirmation d'un sentiment solide. C'est la première fois en cinq mois que mon coeur se repose sur une douceur colorante. Je suis ravi.

J'en viens à aimer les rêves enfantins, vouloir rencontrer un ange, une fée... Découvrir une légende, la comprendre et en faire une histoire. C'est incroyable ce que les rêves peuvent nous faire grandir dans l'innocence. Bien que cela soit contradictoire, peut-être que seul l'enfant est représentatif de l'humanité. En grandissant, les Hommes s'inventent des disputes. Et le grotesque l'emporte. C'est bien dommage de se gâcher ainsi. La capacité d'intégration est tellement plus vaste que ce barbant dilemme.

Mes yeux sont à moitié clos, je suis dans un semi-sommeil plein de philosophie. C'est assez périodique comme pensée, mais elles sont tellement prenantes. J'arrive à passer toute une existence à la vitesse des mots, une vitesse de lumière sans doute. Mon cerveau est né dans un espace tellement peu visité, ceux qui y apprennent ne se reconnaissent que très rarement. Une grandeur sans limite qui nous empêche de voir si plus haut, il existe encore quelqu'un. Ce n'est même plus de l'égocentrisme ni du narcissisme, s'en devient simplement une réalité physique et morale. Les oiseaux sont si beaux, placés entre les Hommes et les Dieux. C'est une place difficile à assumer, mais j'en accepte toutes les conditions, qu'elles soient assassines ou instructives. Le mérite est une chose qui ne se discute pas.

Et je déclarerai ce que je suis à travers des syntaxes qui deviendront techniques un jour.

Bien sûr, c'est lorsque mon auto-éloge arrive à son point culminant que le soleil décide d'apparaître et par là même, faire sonner mon réveil. Mes yeux s'ouvrent rapidement et me font constater que toute l'assurance emmagasiner durant la nuit s'effondre en un battement de cil. C'est dramatique. Mais j'ai toujours dans l'espoir que mes moments de courages journaliers se manifesteront et m'aideront à vaincre encore l'infériorité glorieuse de ce monde écoeurant et plein de vice.

Et du courage, je vais en avoir besoin. Ce soir, un combat titanesque se présente à moi. Imaginez la rencontre d'un homme froid et sans émotions face à mon plus bel amour. Cela pourrait être paradisiaque, mais à mes yeux, il s'agit d'un très mauvais moment à passer. Marien face à Fredric et le monde s'écroule sous une opposition si forte de caractères. C'est l'apocalypse.

En même temps que mes pensées stressantes, je suis parvenus à m'extraire jusque dans la salle de bain et je crache maintenant avec un bruit explicite mon dentifrice usagé dans l'évier. Une seconde plus tard, le premier combattant fait irruption dans la pièce, une musique guerrière rentre bizarrement dans ma tête. Je suis ridicule. Marien s'avance vers l'évier et me bouscule pour se laver lui aussi les dents.

_ Toi, tu bosses pas, t'as tout ton temps alors laisse moi la place, me lâche-t-il en pleine tête tout en saisissant le dentifrice posé sur l'étagère.

Je me retrouve éloigné de l'évier, la brosse à dent coincée dans ma bouche et le dentifrice me dégoulinant dessus. Quelle vision romantique et excitante de moi. Merci Marien !
Et pour couronner le tout, je ne peux pas prononcer un mot sans me baver dessus, mon merveilleux frère se moque alors de moi.



Un demi-heure plus tard, la sonnette de la porte d'entrée résonne enfin. Le second guerrier est caché derrière et attends sans doute avec ses armes textuelles assassines. J'ai peur.
Mon aîné lui ouvre sans aucune crainte, un véritable héros, tout comme mon homme qui surgit dans le salon comme une bête sauvage qui me donne envie de lui sauter dessus dans l'immédiat. Mais malheureusement, mes ardeurs doivent rester planquer au chaud, je dois lui parler comme à un inconnu et cela ne va pas être marrant. Il faut que je me concentre et que je reste imperturbable.

_ Tu es Fredric je suppose ? demanda Marien.

_ Il semblerait, oui, répond celui-ci sur un ton glacial.

De la Gréce antique, je me propulse aux cowboys américains, ils se fusillent du regard. Mon frère, uniquement pour lui rendre cette agressivité injustifiée et Fredric parce qu'il pense que Marien est un monstrueux sadique sans coeur. J'admets, il a été immonde récemment, mais on a perdu nos parents, c'est peut-être une bonne raison pour cet enfer que nous avions vécu ?

Mon amant passe devant son ennemi et vient me tendre une main, je la lui serre en lui envoyant un sourire horriblement crispé. Marien semble ravi de cette ignorance à son égard, il soupire de rage, il hait déjà mon "professeur particulier".

_ Je voudrais que tu reprennes son progra...

_ Je sais ce que j'ai à faire, on m'a déjà tout expliqué, coupe sèchement Fredric sans regarder Marien.

Quel affront ! Mon beau Fred veut mourir !
Ils sont effrayants, j'ai l'impression d'assister à un débat politique entre deux typer capable de tout, même sacrifier des gens physiquement pour améliorer leur répartie.
J'avale ma salive, Marien me jete un regard froid, du moins, je crois qu'il le lance simplement par habitude et que ce n'est pas vraiment moi qu'il fixe. Mes dents se resserrent dans un sourire forcé.

_ Bon... euh... et bien, je t'emmène dans ma... euh... chambre, oui, c'est ça... une chambre...

Je bafouille comme un abruti perdant son sang froid. Mes deux titans se lancent des attaques mortelles en pensées. J'entraîne mon amant le plus loin possible de mon frère, c'est à dire à environ trois murs de séparation en plus d'un escalier.

Une fois à l'intérieur de ma chambre, je me retourne vivement sur Fredric, il semble tout à coup plus calme et heureux. Et c'est ainsi que je retrouve un esprit sain.

_ T'as fait fort toi ! En moins de cinq minutes tu t'es mis mon frère sur le dos ! Il va tout faire pour te réduire en pâté pour fourmis !

_ Bon, si on commençait, j'ai demandé à l'un de mes profs par quoi est-ce que je devrais débuté et il m'a conseillé les trucs les plus simples, pour que se soit assez sympa et qu'on sombre pas dans l'horreur tout de suite... me répond-il en déversant ses cours sur mon lit.

Ma patience sexuelle est arrivée à ses limites au moment où j'ai fini de lui hurler dessus, et le voilà en élève studieux devant moi. C'est horrifiant comme image.

_ Tu fais quoi là ?

_ Je réalise le souhait de ton amour de grand frère, me dit-il en souriant, j'aime bien l'Histoire, on va commencer par l'Histoire.

_ Mais !

_ Avant que tu ne me dises quoi que se soit, saches que j'ai deux raisons qui m'ont motivé à accepter ce rôle, d'une part, je voulais te protéger, pour ne plus jamais revoir ce que j'ai vu sur toi l'autre jour et d'autre part, au début, c'est la paye qui m'intéressait. Alors, ne t'attends pas à baiser avec moi, je suis peut-être cinglé de m'être comporté comme cela avec ton majestueux frangin, mais je ne suis pas encore assez fou pour perdre l'opportunité financière qui s'offre à moi en étant ton pseudo prof de rattrapage.

Je reste bouche bée devant sa tirade. C'est joyeux.
J'attire les sosies de Marien. Je suis maudit. Ils sont tous ainsi. Déjà mon ex était comme ça, à toujours me surprendre et se montrer plus fort que moi physiquement et moralement. C'est glorieux.
Je m'assois lourdement sur mon bureau, je le regarde, l'air blasé.

_ O.K.

_ Faisons un deal mon cher Justinien, m'annonce Fredric tout en se mettant face à moi et posant ses mains sur mes hanches, si tu obtiens les résultats que ton frère veut que tu obtiennes, et bien, on fera tout ce que tu voudras pendant toute une après-midi.

Son sourire est franc et étrangement pervers. Mes yeux s'illuminent en guise de réponse, je me précipite sur ses lèvres pour l'embrasser avec calme. Le pauvre doit être dans un état lamentable lui aussi, enfermé dans la même pièce et soumis à la chasteté à cause de Marien. C'est triste.

_ On attends quoi pour commencer, lui répondis-je en le repoussant et m'écrasant sur la chaise juste à côté.

 

Image : Angel Sanctuary ^^

 


 

Chui allée plus vite {#}
Je suis totalement crevée, j'ai du mal à faire ce que j'ai à faire. Le chapitre 18 ne devrait pas tarder non plus. Je dois reprendre mon rythme avec Justy è_é
Là, j'ai autant de maj sur Iwant que de chapitres ici !
{#}

D'ailleurs, il faut que j'aille finir d'écrire ma maj ! {#}

Mais avant tout :

Je voudrais vous conseiller de lire un super bouquin (ou une super saga plutôt x'D) que j'aime de trop ! Je l'ai découvert il y a peu de temps et je peux vous jurer qu'elle en vaut le détour ! (moi qui ne lis jamais... je suis à fond dedans !)
Il s'agit de Bobby Pendragon !
C'est totalement encré dans le fantastique (même fantasy !) et les personnages sont incroyablement attanchants ! Et l'écriture est tout simplement magique !
Le thème du voyage est vraiment bien choisi !
Bobby est une sorte de nouvel Harry Potter mais totalement différent (disons qu'il a le même succès dans mon coeur {#}).

J'en reparlerai un peu plus à la fin de ma maj d'Iwant. Là, c'est juste histoire de commencer ma propagande
{#}

Je vous laisse avec cette couverture, qui j'espère, vous donnera envie de lire cette saga !

Bisous ! {#}

Ofé => Encore quelqu'un qui connaît Bobby {#} *contente*
C'est vrai que c'est long d'attendre un an pour un livre (bon, comme je viens de découvrir, ça va quand même x'D Surtout que je ne suis pas réputée pour manger des livres, au contraire {#}). En plus, l'attente pour les livres de Bobby, ça doit pas être évident, c'est pas comme Harry Potter qui a été hyper médiatisé avec les films et donc, justement, on avait les films pour patienter avant le livre ! {#}
Humm... Le livre dont tu me parles a l'air plutôt bien ! J'ai lu un résumé, et apparemment, c'est une fille comme personnage principal, moi, je préfère les garçons ({#}) mais j'pourrais quand même accrocher ! J'irais voir de plus près dans une librairie. Avec tout les livres qu'on me conseille depuis avant-hier, ça va être folklo, j'vais me transformer en rat de bibliothèque {#} (on va plus me reconnaître, les seules choses que je lis, ce sont les mangas, mais j'ai abandonné... {#} à part Vampire Knight, je ne lis plus trop de mangas ! {#} Alors, me voir avec des livres ! o_o).
Bon, je stoppe mon pavé incompréhensible là ! Merci pour ton commentaire en tout cas !! {#}

 

lien permanent

Justinien - Dix-Huitième Chapitre  posté le samedi 12 avril 2008 12:58


Nouveau Chapitre de Justy que je me permet d'illustrer de ce sublime témoignage que je conseille à tous.

 

 

_ T'es dégueulasse Justinien... soupira Marien, assis sur le canapé à côté de moi, une part de pizza dans les mains.

_ Ba quoi, c'est naturel de roter, ça veut dire que la pizza est bonne, me défendis-je.

_ Peut-être, mais c'est dégueulasse.

Il y a encore quelques temps, jamais je n'aurais osé agir de cette manière. Bon, je m'étais senti obligé de le faire, la boisson gazeuse s'était bloquée dans mon estomac, j'avais donc horriblement besoin de faire sortir cette énorme bulle d'air qui me tirait les entrailles. Malheureusement pour moi, elle avait explosé près des oreilles de Marien et il avait horreur de ça, d'où le fait qu'il s'était mit à ronchonner comme un vieux grand-père s'imaginant que c'était un affront violent.
Je commençais à me moquer de lui en m'esclaffant de le voir aussi énervé pour une simple broutille quand mon téléphone portable vibra. En décrochant ma surprise me fit presque recracher mon morceau de pizza à peine ingurgité.

_ Comment t'as eu mon numéro toi ? demandais-je en me levant et m'isolant dans la cuisine pour que Marien n'entende pas notre conversation.

C'était Fredric, mon Fredric. Comment pouvait-il avoir mon numéro de téléphone. Le fou, il voulait que je m'étrangle avec du jambon ou quoi ?!

_ A ton avis Justinien ? De la même manière que j'ai eu ton adresse, au lycée.

_ Ils ont mon numéro de portable ? m'étonnais-je.

_ Il semblerait, oui...

_ Pour quoi m'appelles-tu ? demandais-je pour cesser de ressembler à un imbécile.

_ Pour savoir si tu étais libre ce soir pour aller au cinéma avec ma soeur et accessoirement ton meilleur ami qu'elle a pour... chose, dit-il avant de repousser une exclamation sortie d'une personne proche de lui.

_ Tu sais très bien que j'peux pas sortir, sinon, mon frère va m'arracher les yeux et me les faire bouffer, pire encore, il pourrait m'arracher un truc bien plus précieux ! m'exclamais-je, alarmé.

_ Arrêtes de faire le con, tu dis simplement que j't'emmene à la bibliothèque pour bosser encore un peu. Et tu prétexte le fait qu'on s'est bien entendu et que c'est un service que je te rend gratuitement.

_ Oh non Justinien, je ne baiserai pas avec toi, je suis là pour satisfaire ton f... commençais-je à imiter avec une voix aiguë pour l'agacer un peu.

_ Crétin ! Je t'attends devant le cinéma à 20h et magne ton cul, sinon, même pas en rêve que j'te plote encore une fois un jour.

Et c'est sur ces mots qu'il a raccroché, me laissant pour unique choix de mentir à mon frère. Je doute que la technique employer par Fredric ne marche mais sait-on jamais. J'allais retourner dans le salon pour demander l'accord de Marien, quand lui aussi se retrouva au téléphone. Je n'arrivais pas très bien à entendre ce qu'il disait, il avait dû aller s'isoler du côté des escaliers, tout comme je l'avais fait précédemment dans la cuisine. Mais je parvins à comprendre le mot "bibliothèque" et là, la panique s'empara de moi. Je surgis comme si de rien n'était dans la pièce, et partit me poser tranquillement sur le canapé. Marien a rapidement raccroché et s'est avancé vers moi comme s'il allait me bouffer les entrailles en guise de dessert. J'étais à la limite de lui proposer de la chantilly, quand tout à coup, il ouvrit la bouche et me dit calmement :

_ Ton pote là, l'agréable Fredric m'a demandé que tu viennes le rejoindre à la bibliothèque pour finir ce que vous aviez commencé.

_ Vraiment ! dis-je de la manière la plus surprise possible.

_ Oui, et tu sais quoi, j'ai l'impression que ce n'est pas la bibliothèque qui est prévu.

_ Oh !

Je suis trop crédible, c'est à en couper le souffle. Je m'étonne presque de moi-même ! Je vais finir acteur dans un village de dix âmes si je continue dans cette voie là !

_ Mais malgré tout, ma gentillesse a eu pitié de lui et lui a dit que oui, tu pouvais sortir. Je ne sais pas lequel de vous à manigancer ce truc depuis le début, mais j'ai l'impression que j'me suis fait avoir depuis le jour où j'ai demandé à ce qu'un terminal vienne te filer un coup de main...

Je me relève, tout souriant de frustration et j'évite soigneusement le regard glacial de Marien. Je sentais qu'il avait envie de me déchiqueter la viande pour la mettre au congélateur et en faire sa réserve de bouffes pour les prochains mois.
Mais bon, je trouve son accord tellement touchant que je me contente de lui sourire furtivement avant de disparaître me changer rapidement. Après tout, je vais rejoindre ce que l'on nomme un amant, et c'est le mien, alors, autant ne pas paraître négligé, n'est-ce pas ?

Dix minutes plus tard, je descend vêtu d'une chemise rayée à laquelle j'ai relevé le col, on m'a toujours dit que cette tenue m'allait bien. J'ai aussi enfilé mon jean le plus large, allez savoir pourquoi (bien que j'ai une petite idée de cette vaste intuition qui m'a obligé à mettre ce pantalon). Marien me regarde de haut en bas, j'ai l'impression qu'il ne m'a jamais vu aussi beau de toute sa vie c'est pourquoi il me dit, sans doute intrigué :

_ Il y a une fille dans l'histoire ou quoi ?

J'ai une horrible envie de rire. S'il savait le pauvre, que non, il n'y a pas de fille mais un garçon. Un garçon qui me plaît et pour qui je m'enflammerais toute la nuit si c'était possible. D'ailleurs, je sens mes joues se colorer à cette pensée, rien que d'imaginer Fredric nu devant moi, j'ai des petits sursauts d'impatience. Marien remarque mon malaise et mon rougissement. Je me giflerai de ma discrétion qui est aux abonnés absents depuis ma naissance. C'est crétin.

_ J'ai rien dit Justinien, fais ce que tu veux, enfin, fais tout sauf le con, que j'te retrouve pas à la gendarmerie ou dans un sale état, est-ce que c'est clair ? me dit-il l'air sérieux avant de me bondir dessus pour fouiller mes poches.

_ Hey ! T'es dingue ?!

Je me remercie intérieurement de ne pas avoir prit de capotes, sinon, je suppose que Marien l'aurait vraiment mal prit et m'aurait attaché à mon lit pour toute ma vie.

_ Dégages morveux, t'as rien de suspect sur toi à part ton troisième bras.

J'étais à deux doigts de lui sauter dessus en riant avant de me souvenir que ce n'était pas Chase mais mon frère. Et bizarrement, un tel comportement ne se fait pas entre nous. On plaisante, on se charrie, mais on ne se touche presque jamais, et le prendre dans mes bras aurait paru un peu trop expressif pour lui, après tout, c'est le roi des émotions glaciales. Je lui souri malgré tout et sort enfin dehors pour partir à la recherche de mon bel amour.

La nuit commence un peu à tomber, mais il fait toujours assez clair pour se balader sans danger. De plus, je n'habite pas tellement de loin du centre ville, chose qui facilite la tâche (et qui pardonne mon temps passé dans la salle de bain). C'est donc en moins d'un quart d'heure que je me retrouve devant le cinéma. Il n'y a pas beaucoup de monde, c'est plutôt agréable, ça change des soirées en week-end ou durant les vacances où il y a toujours toute la population de la ville qui se retrouve plein de sueurs en ces lieux nauséabonds quand on est sensible de l'odorat. Je regarde rapidement autour de moi au cas où il y aurait quelqu'un que je connais quand tout à coup, je sens une chose s'écraser dans mon dos en me faisant vaciller en avant : Chase se venge de l'autre fois apparemment !

_ Alors comme ça, t'as réussi à te sauver ? me demande-t-il en descendant de mon pauvre dos endoloris.

_ Quelqu'un m'a filé un coup de main pour sortir légalement de la maison, répondis-je tout en voyant Fredric et sa soeur arriver vers moi.

Je ne connais pas encore son nom, mais je dois avouer qu'elle ne ressemble vraiment pas à mon Fredric. C'est assez perturbant. Elle me souri puis me fait la bise, plutôt sympa, Chase a dû lui dire de bonnes choses sur moi, bien qu'il n'y ait qu'une personne qui ait le droit de me trouver bon. D'ailleurs, quand on parle du loup, mon beau brun est face à moi, je suis ravi. Mon coeur me pousserait à lui sauter dessus si nous n'étions pas en lieu public, mais ma peur d'être découvert me pousse à rester terre à terre jusqu'à ce que lui...
A mon grand étonnement, il m'embrasse ouvertement devant le cinéma. Et je ne parle pas des petits bisous que se font certains discrètement, non, il n'y va pas de... de langue morte ! Et dire que j'ai des mains pour le repousser, mais non, elles restent paralysées le long de mon corps pendant que le garçon de mes rêves fait de nous le sujet de toutes les attentions. J'entends rapidement Chase toussoter, je doute qu'il soit habituer à ce genre de spectacle. Puis tout s'arrête, Fredric se détache de moi et pose ses deux bras sur mes épaules en me faisant face, l'une de ses mains me masse la nuque. Je suis dans un rêve surréaliste. Il est horriblement attirant.
A côté, mon meilleur ami a prit sa petit amie dans ses bras, lui non plus ne fait pas semblant avec elle. Ils sont plutôt mignons ensemble, et je ne doute pas une seule seconde que leur relation durera longtemps. Chase est tout à fait le genre de garçon sincère et qui ne se lasse pas de celle qu'il choisi. Tout en les observant, je colle mon front au menton de Fredric, chose qui me rappelle que je suis plus petit que lui. Malheur !

_ Au fait, on va voir quoi ? demandais-je, histoire de faire un peu de discussion entre nous.

_ Léna avait opté pour un film gore, mais en tant que....

_ En tant que son chieur de petit copain trouillard, on est obligé de trouver autre chose en quelques minutes, acheva Fredric.

J'explose de rire sans savoir pourquoi, ils me dévisagent tous. Ils sont trop parfaits pour moi. Je n'ai pas eu d'amis depuis tellement longtemps, et des aussi agréables, je trouve cela trop beau pour l'orphelin maudit que je suis. Chase me souri, je crois qu'il a comprit ce que je pensais, la fameuse Léna me dévisage avec incompréhension, quand à Fredric ses yeux bleus se plongent dans les miens au moment où je tourne mon visage vers lui. Par bonheur, je m'empresse de me reserrer dans ses bras. Et là, on se comporte comme n'importe quel couple libre de mouvement, libre de penser, libre d'exister, on se berce sans le savoir tout en se tenant les mains, j'ai mon nez qui respire son cou et lui qui absorbe l'odeur de mes cheveux. Je nous envie à moi tout seul. Chase et Léna se comportent de la même manière à côté de nous, si j'avais eu assez de courage pour aller au bout de mes émotions, j'aurais pleuré de bonheur instantanément.

Je n'ai jamais resenti ça, même mon ex ne m'a jamais autant apporté d'amour et de sincérité. Je ne me suis jamais envolé aussi haut en restant sur terre. Je crois que nous n'avons aucune idée de ce qu'est l'amour tant que nous ne nous comportons pas comme n'importe quels morceaux de moitié réunis ensemble pour la première fois sous les regards envieux de ceux qui cherchent encore. J'ai envie de leur hurler que je les aime, j'ai envie de fondre en larmes dans les bras de Fredric, que rien ne puisse arrêter ce moment. Rien. Je veux finir mon éternité en corps à corps avec lui.

Nous sommes un peu comme cette photo de Doisneau. Amoureux simples, le monde peut bien tourner, nous, et bien, nous sommes deux et il n'existe plus rien qui puisse nous forcer à bouger et quitter ce bonheur qui veut se multiplier à l'infini. Se multiplier jusqu'à plus d'âme encore.

_ Beaucoup plus d'âme, mon amour, murmurais-je le plus faiblement possible.

_ Tu dis Justy ?

_ Justy ? C'est quoi ce délire ? demandais-je, amusé d'entendre un surnom pareil.

_ Hey, vous venez, on va chercher nos places de cinéma ?! cria Chase à quelques mètres de nous avant de continuer son chemin avec Léna jusqu'à l'entrée de complex.

_ Tu viens, me dit Fredric tout en m'attrapant par la main pour rejoindre nos deux amis.

Il me tient la main. C'est si peu par rapport à ce que nous avions déjà fait, mais tellement poignant lorsque l'on est amoureux. Et puis, ces gens, si peu choqués de nous voir en couple, ouvertement dans la rue. Ceux qui sont un peu remués par cela détournent simplement les yeux et préfèrent retourner vagabonder à leurs occupations. C'est tellement fort. Notre image se reflète dans la porte qui fait l'effet d'un miroir. Je nous trouve beaux, ainsi, nous tenant par la main à travers une foule de personne, comme si nous étions à milles lieux de tout. Comme si une bulle nous protégé de toute invasion ennemies.

Alors que nous nous apprêtions à rejoindre Chase et Léna, quelqu'un se stoppe droit devant nous, je n'ai pas le temps de voir de qui il s'agit que cette personne déclare directement à Fredric :

_ Alors c'était vrai ? Espèce de sale enflure !

 

Photographie de Doisneau, pour bien
comprendre ce que ressentait Justinien.


Voilà ! Chapitre 18 terminé !
Je sais, je sais, je suis sadique de finir ainsi ! {#}
A votre avis, qui est-ce ?
{#}
Vous ne devinerez jamais !

Brefouille, je vous ai mit une video bande-annonce du film Un Jour sur Terre, je l'ai regardé hier matin, et très franchement, c'est une merveille !
Et honnêtement, on a facilement les larmes aux yeux ! (bon, je suis ultra sensible aussi, ça explique mon cas {#}).
Et puis, il y a une leçon très importante à retenir en le regarder.
Bref, il faut que vous le regardiez au moins une fois !

{#}

Sur ce, je pars écrire la suite de Justy-chou !

 

lien permanent

Justinien - Dix-Neuvième Chapitre  posté le samedi 19 avril 2008 21:18


Votre plugin flash n�cessite une maj !cliquez ici

 

 Mariah Carey - For The Record
(oui, j'ai le dernier Mariah Carey et elle est redevenue la VRAIE Mariah !)

 

Mais quel merde. C'est quoi ce boulet qui vient d'insulter mon petit ami aussi grossièrement sous mes yeux ébahit. A mieux l'observer, je me rend compte qu'il ressemble grandement à ce mec que j'avais vu l'autre jour au foyer et qui nous jetait des regards glacials pendant que je m'enfuyais avec Fredric au loin pour une petite partie de sexe au lycée. Je ne sais pas qui il est, mais c'est vraiment le plus grand des cons pour me gâcher ce moment d'extrême tendresse entre mon amour et moi.
Une horrible envie de lui casser la gueule se fait sentir, si seulement je pouvais me déplacer d'environ deux mètres en avant et lui foutre mon poing dans la tête avec violence pour me décharger de toute cette pression qui s'emmagasine en moi depuis que j'habite dans cette ville.

_ Qu'est-ce que tu me veux Valéry ?

Valéry ? C'est quoi ce prénom ? Il est né asexué ou quoi ?
Et c'est lui qui ose jurer sur mon beau Fredric. Je lui jette mon regard le plus froid possible, ça s'associe plutôt bien avec mes yeux émeraude, c'est largement plus puissant que n'importe quel coup - et puis, de toute façon, je n'ai jamais su vraiment bien me battre - qu'il aille s'étouffer avec son sandwich qu'il tient en main.

_ Tu sors avec ce gosse ? T'as quoi en tête ? Surtout ce morveux ! crache-t-il en me dévisageant avec un rictus de haine qui déforme son visage aux traits fins.

Il ne m'en faut pas plus pour réagir et lâcher la main de Fredric pour me planter face à Valéry. Il est peut-être beau garçon, mais ce type m'exaspère au plus profond, ces cheveux noirs coupés en brosse me donne envie de lui coller une perruque de Bill sur la tête, ça le ridiculiserait un peu plus au moins.

_ C'est de moi que tu parles pauvre frustré du cul ?!

_ Justinien recules tout de suite, me demande Fredric sur un ton strict qui me rappelle encore la sympathie de Marien. Il est simplement jaloux de toi, alors recules et laisses-le.

_ Jaloux de lui ?! C'est ça ouai, Fredric, remets-toi à l'heure, ça fait longtemps que j'ai zappé ta sale queue de mon existence ! C'est à Lucie que je pense, t'en fais quoi d'elle ?

Lucie ? Qui est cette fille ? Je me retourne sur celui qui est censé être mon petit ami officiel depuis ce soir et lui lance un regard suspicieux. Il m'évite et fronce les sourcils, gêné par la situation. Je commence à trembler d'inquiétude, j'ai peur de m'être fait piéger par le plus beau gay qu'il puisse exister sur cette planète. Toute la joie que je venais de faire grandir en mon coeur commence à me quitter, c'est un peu comme lorsque chaque matin, mon assurance me quitte pour faire de moi le garçon hautain et perdu qui lutte pour chaque geste. Je suis pathétique en cette seconde. Fredric me demande une nouvelle fois de reculer, qu'il me parle ainsi sans me donner d'explications me suffit pour dire, certes calmement mais d'une manière perturbé :

_ Qui est Lucie ?

_ C'est ma, très possessive, soeur aînée.

Les traits de mon visage s'apaise à nouveau. Je me sens moins crispé, il s'agit simplement de sa soeur aînée. Au même moment Léna surgit derrière Valéry et lui demande de nous laisser tranquille. Il lui répond que non et commence à perdre son calme, je ne sais pas ce qu'il se passe mais au bout de quelques secondes de lutte de pouvoir verbal, il hurle sur Fredric :

_ Lucie est censé être ta copine ! T'avais dit que depuis moi, tu n'irais plus jamais avec personne d'autre qu'elle et tu la trompes avec ce gamin même pas en âge de se faire prendre ?

_ C'est quoi cette histoire ? m'énervais-je à mon tour en me retourner avec colère sur Fredric.

_ Lénaïg, emmènes Justinien un peu plus loin, j'ai à parler seul avec Valéry... déclare sans encombre mon brun en fixant droit dans les yeux celui qui semble être son ex petit ami.

Léna m'attrape par le bras en compagnie de Chase qui assiste, impuissant, à la scène depuis tout à l'heure. Je n'ai pas envie de la suivre mais la détermination meurtrière de Fredric me dit de lui faire confiance et de déguerpir des lieux sans mêler mon instable comportement sarcastique et capricieux.

Nous nous éloignions donc d'environ trente mètres et allons nous asseoir sur les bords qui entourent la fontaine. Je fixe avec une haine non dissimuler les deux bruns, je suis sur les nerfs, on croirait que je ne respire même plus tellement je suis sur le point de péter ma rage contre leur connerie. Lénaïg me prend l'une de mes mains et la serre contre son ventre, Chase détourne les yeux, il sent que ce qu'il se passe ne le concerne pas.

_ Ecoutes Justinien, il faut que tu saches quelques petites choses sur Fredric, commence-t-elle à me dire sans que je lui donne une quelconque importance, je suis trop remonté pour le moment. Fredric n'est pas mon frère de sang, ni à Lucie d'ailleurs, mes parents l'ont adopté il y a six ans, je ne peux pas te dire pourquoi, il t'expliquera sans doute un jour, je n'en sais rien, mais cette histoire avec ma soeur est une lamentable connerie. Lucie est psychologiquement atteinte, elle pense que Fredric lui appartient et qu'il n'a pas le droit d'aller voir ailleurs.

Cette fois-ci, je m'intéresse à ce qu'elle me dit et la dévisage avec inquiétude. Je l'incite à continuer avec un regard interrogateur et mal à l'aise.

_ Bon, pour te dire les choses clairement avant que Fredric n'arrive - puisqu'ils sembleraient qu'il est fini de parler avec Valéry - il est obligé de coucher avec ma soeur et faire comme s'il sortait avec elle. Il ne triche pas avec toi, et ça, je peux te le jurer.

Cela ne suffit pas pour me convaincre quelque peu lorsque mon beau brun arrive et se plante devant nous. Je sens ses yeux se poser sur moi avec une petite peine qu'il cherche à dissimuler le mieux possible. Je ne veux pas affronter son océan personnel qui me fait fondre à chaque fois, je veux qu'il sache que je suis vexé.

_ Tu lui as expliqué Léna ? finit-il par demander.

_ Plus ou moins... soupire-t-elle en relâchant ma main.

Et cette fois-ci, il me force à voir son visage face au mien en s'accroupissant devant moi. Il pose son front contre le mien et me caresse les cuisses de ses mains tremblantes. Je voudrais le repousser pour lui prouver encore plus que je suis horriblement outragé par ce qu'il s'est passé mais lorsque je l'entends me murmurer qu'il est désolé avec cette voix tendre qui me fait vibrer dés qu'elle atteint mon cerveau amoureux. Je ne peux qu'écraser ma tête dans son cou et entourer son corps de mes bras. Nous nous relevons ensemble et il m'entraîne un peu plus loin, je me décolle un peu de lui, je dois avoir un regard vraiment triste puisqu'il me dit avec douceur en posant ses deux mains sur mes joues :

_ Hey, mon Justy... Je m'en veux que la soirée se soit dégradée ainsi...

_ Il va le dire à tout le monde pour nous deux ? demandais-je, inquiet.

_ Très honnêtement... J'en suis persuadé. Quand tu reviendras au lycée, tout le monde sera au courant pour nous deux.

_ J'voulais pas qu'on sâche que je suis gay...

_ Je serai avec toi pour que tout se passe bien.

_ Ah oui ? Tu seras là peut-être durant mes heures de cours quand ils vont tous me harceler ? Tu seras là à chaque fois qu'un prof me fera une remarque déplacer parce qu'ils ne peuvent pas me voir en peinture ? Tu seras là lorsqu'on viendra me persécuter alors que je t'attendrais sagement dans les couloirs ? Ouai, c'est ça, tu ne seras pas là ! m'écriais-je ouvertement. On me harcèle déjà parce que je suis un connard de petit nouveau beaucoup trop doué pour eux, alors si en plus, ils savent que je suis homosexuel, génial !

Je n'allais pas tarder à exploser de rage contre Fredric, lui foutre, au plus agréable, une baffe s'il me répliquait qu'il serait là et que rien ne m'arriverait. Mais sa réponse me foudroya et me paralysa dans son ensemble dans l'immédiat : Il m'embrassa avec fougue sans que je n'ai le temps d'achever ma colère. Mes yeux restèrent même ouvert de surprise quelques secondes avant de se fermer sous la pression agréable de ses lèvres contre les miennes. Puis, tout en me relâchant, il employa d'une voix tendre et sensuelle :

_ Je t'aime Justinien.

Image : Digimon version yaoi
*n'a jamais regardé les rivals des Pokémons*
{#}


{#}

Mignon ce petit chapitre n'est-ce pas ?
Fredric l'avoue enfin à Justinien !
*fière fière*
Au bout de presque 20 chapitres, il serait peut-être temps {#}
J'espère que vous avez aimé ! Mais bon, comme dans toutes histoires dignes de Morty, il y a toujours un hic ! Mais lequel !
A votre avis, comment va réagir Justinien ?

Brefouile, tout ça pour vous remercier encore et vous demander s'il n'y aurait pas eu des bugs sur le précédent chapitres, apparemment, quand on laissait un commentaire, ça ne marchait pas O_O

Sur ce, à bientôt et gros bisou (et merci surtout {#}).

Edit 20.04 : les commentaires buguent vraiment..
On vient d'essayer avec Cam', les petits commentaires marchent (apparemment) et les grands ne veulent pas fonctionner T_T
Ca me donne limite envie de changer de plate-forme là T_T

Si certains n'arrivent pas à mettre de commentaire, prévenez-moi sur Iwant que je puisse voir l'étendue du problème T_T ... *enverra un mail à JV*
Fuck

 

lien permanent