Justinien - Dixième Chapitre - 2éme partie  posté le lundi 03 mars 2008 18:35

 

 

Il existe tellement de mal-être, des moments durs à passer. Moi-même, j’ai toujours le présage au fond de mon cœur que les choses ne se déroulent jamais correctement, qu’une parcelle de bonheur procure un malheur absolu. Une malchance aussi. Marien est né en plein dedans, comme vie pitoyable, on ne fait guère mieux. Et j’en souffre pour lui, pour son histoire, son drame.

Il m’a expliqué que lorsqu’il était tout jeune, nos parents n’avaient pas les moyens financiers de s’occuper de lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ils devaient travailler en permanence pour être sûr de se nourrir et vivre convenablement. Dés sa naissance, Marien a donc été gardé par des nourrices, ou des amis qui avaient du temps libre. Jusqu’à ses six ans, il avait une vieille dame qui aimait beaucoup le prendre avec elle, elle le trouvait calme et adorable, ils s’entendaient très bien ensemble, se tenant compagnie l’un à l’autre. Seulement, cette femme était vraiment très âgée, et hélas, la vie a suivi son cours malgré le désir des gens, un jour tout à fait ordinaire, un jour où l’on se lève le sourire aux lèvres comme à l’accoutumé, elle a rendu l’âme. Laissant Marien seul, sans comprendre ce qu’il venait de se passer, il avait dû admettre qu’elle ne reviendrait plus jamais s’occuper de lui… C’est donc très jeune que mon frère a dû assimiler la vie et la mort dans un même procédé injuste. Elle lui manquait avec douleur.

Suite à cela, mes parents ont dû lui trouver rapidement une nounou pour pouvoir continuer de subvenir à leurs besoins tout en sachant que le leur fils était à l’abri de tout danger. Le choix décisif c’est donc porté sur une jeune femme d’environ trente ans, une femme qui ne trouvait aucun métier mais qui se disait amplement qualifiée pour s’occuper des enfants. Son nom était Regina.
Au départ, Marien n’était pas très agréable avec elle, il n’arrivait pas à supporter le fait que sa vraie nounou, celle qu’il considérait comme sa grand-mère, un bout de sa famille, soit partie. Regina, qui venait de prendre la relève encaisser sans rien dire, les critiques et insultes d’un gosse de six ans. Malheureusement, un jour, elle ne pu s’empêcher de frapper Marien pour une remarque de trop, suite à cela leurs liens se sont gravement détériorés, au début, mon frère menacé de tout répéter à nos parents, mais elle a fini par lui faire affreusement peur. Elle l’empêchait de dire quoi que se soit et lui mentait. Elle lui disait que s’il la dénoncé, ses parents seraient déçus et qu’ils réagiraient de la même manière qu’elle. Pour un enfant de cette âge, une chose pareille pouvait peser lourds dans la balance de sa construction, il se taisait donc chaque jour, et chaque jour, Regina le battait de plus en plus, physiquement et moralement.
Pendant plus de deux ans, il a vécu sous cette tyrannie, nos parents n’y voyaient que du feu. Et pour cause, Regina forçait Marien à jouer la comédie parce que sinon, il risquait d’avoir de gros ennuis.
Il y avait une chose particulière qu’elle lui faisait souvent et qui a déclenché toutes les peurs de mon frère, son vertige particulièrement. Lorsqu’elle ne le jugeait pas suffisamment calme, elle le penchait par la fenêtre, un peu comme ce qu’il m’avait fait une fois. Elle le laissait ainsi jusqu’à ce qu’il s’excuse et cesse de pleurer, elle le secouait même dans le vide parfois en lui disant qu’elle le lâcherait s’il ne lui obéissait pas. C’était une torture violente. Et il tombait de façon abstraite dans un vide absolu.
Elle le frappait avec tout ce qu’elle trouvait, n’importe quoi était utile pour le remettre à sa place. Et devant mes parents, elle racontait que ce n’était que le résultat des folies d’un enfant casse-cou qui tombait souvent par terre et chutait beaucoup, chose que Marien n’osait pas démentir, par crainte de décevoir.

Bien sur, un jour, nos parents, suspectant qu’il se passait de drôles de choses entre Regina et leur enfant ont décidé de rentrer à l’improviste dans la journée et d’épier quelques minutes pour voir ce qu’il se passait lorsqu’ils avaient le dos tournés. Et le spectacle qu’ils surprirent fut vraiment horrifiant, Regina, cette femme supposé de confiance, avait jeté Marien au sol et le battait à coups de serviettes partout où elle pouvait l’atteindre. Il était recroquevillé sur lui-même, pleurant sans oser hurler. Notre père, hors de lui est rentré dans la maison à toute vitesse, s’il avait pu tuer cette monstrueuse personne, il l’aurait fait dans l’immédiat. Mais voir son fils étendu au sol, traumatisé de le voir arriver et effrayé que tout soit de sa faute, il a donc jugé préférable de se précipiter sur lui pour le serrer dans ses bras. Marien se débattait, il croyait qu’il était en colère après lui parce qu’il avait vu ce que Regina lui faisait. Notre mère est ensuite rentrée dans la maison, et, contrairement à son époux, a décoché un coup de poing d’une violence inouïe en pleine tête de Regina. Il paraîtrait que mon père a dû la décoller du sol pour l’empêcher de fracasser Regina alors qu’elle venait d’apprendre que je venais de faire acte de présence dans leur vie. Elle aurait pu me tuer en même temps ce jour là.
La tyrannique femme s’était effondrée comme une perdue. Surprise comme un monstre, elle allait en subir les conséquences.

Nos parents, perturbés par cette histoire longue de deux années, ne savaient plus comment s’occuper de Marien. Maintenant que la vérité avait éclaté, il n’arrivait plus à différencier le bien du mal et il pensait sans cesse qu’on allait le battre pour un rien.
Au bout d’un moment, nos parents ont décidé avec sagesse d’envoyer leur fils voir un psychologue, pour qu’il remonte à la surface de ces deux années de cruauté, qu’il apprenne à oublier et qu’il puisse enfin devenir un enfant tout à fait normal et stable.

Malheureusement, un drame n’engendre que très rarement un bonheur, et Marien a dû payer bien pire le résultat de ces deux ans de martyres.
C’est bien là, la partie de l’histoire qui m’a rendu le plus malade, par sa cruauté et son mécanisme sournois. Je n’aurais jamais cru que mon frère avait pu vivre une chose pareille. Et voir ses larmes s’écouler à mesure qu’il prononçait ces paroles m’avaient donné la nausée.
Les séances qu’il passait avec un homme de renom étaient loin de pouvoir le sauver, bien au contraire, à mesure que les semaines s’écouler, Marien allait de plus en plus mal. Son psychologue lui avait donné une définition étrange de l’expression « secret médical », il lui avait expliqué que ce secret ne devait pas se faire que de la part du médecin, mais aussi du patient, et qu’il ne devait en aucun cas révéler les procédés des diverses séances qu’ils passaient ensemble.
A ma grande détresse, c’est sur les sanglots de mon frère et mon exclamation d’écœurement que j’ai su que ce type avait abusé de lui durant près de deux mois. En plus d’avoir été battu par une folle, il avait dû supporter les attouchements d’un homme qui était là pour « son bien ». C’était ainsi qu’il lui faisait croire à la guérison.

Au bout d’un moment, nos parents ont cherché à savoir ce qu’il se passait, encore une fois, Marien avait été manipulé à des fins ignobles. Encore une fois les adultes lui avaient menti et le salissaient avec folie. Oui, mon frère se sentait affreusement sale, mais au début, il ne savait pas pourquoi, il pensait que c’était comme cela que les psychologues s’y prenaient, qu’il agissait pour le sauver et lui donner la perspective d’un avenir meilleur. Un avenir meilleur qui s’écoulerait dans le sang et la honte.

Nos parents sont ressortis plus que détruit de cette affaire, leur fils avait encore une fois vécu des choses affreuses, ils commençaient à désespérer, et le fait de devoir donner naissance à un autre enfant les rendaient plus ou moins malades. Ils avaient peur de ne pas parvenir à me protéger. C’est donc dans des conditions outrageuses que j’ai rejoins la famille, je suis né au milieu du scandale psychologique de mon frère.

Les années avaient beau passer, Marien était toujours meurtri de ce qu’il avait vécu. Et les choses s’empiraient avec rage, il a fini par faire des crises d’angoisses redoutables, à s’en détruire physiquement, puis il a sombré dans un mal-être profond, il n’était plus capable de rien, seul sa partie noire ressortait. Et c’est là qu’il m’a confié que sa seule espérance, c’était de savoir son petit frère en sécurité de ce genre d’horreur. Il a souvent repoussé nos parents pour pouvoir être sur qu’ils veillaient sur moi et m’évitaient les tortures physiques et psychologiques qu’il avait vécu.

Même s’il s’attaquait à moi parfois, il n’en avait pas conscience. Lorsqu’il était prit d’un accès de colère important, il n’était plus lui et sombrait dans une facette ignoble de son âme.

Marien était en fait un Trahi.

Image : Angel Sanctuary

Voila pour l'histoire de Marien, j'espère que vous êtes sous le choc, c'était quelque chose de prévu depuis le début. Niveau personnage torturé, j'en connais une qui va quiffer encore plus Marien X'D

Apo, sérieux, tu lis Iwant ? O_O Chui heureuse é__è <3

Les prochains chapitres seront enfin ciblés sur Justinien et Fredric !
Sur ce, enorme bisou !

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Justinien - Onzième Chapitre  posté le mercredi 05 mars 2008 16:25

*big crise de rires*

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Le lendemain de cette terrifiante journée, je suis resté en compagnie de mon frère, comme je n’avais rien à faire, il m’a emmené à son travail pour que je découvre un peu le journal où il travaillait. Sur le coup, j’avais trouvé les locaux fort étroits et très peu agréables, mais finalement, je les trouve vraiment vaste, nous avons mit au moins une heure pour en faire le tour, cet endroit est intéressant, finalement, mon frère passe son temps d’une manière passionnante. Ce que j’ai le plus aimé, ce sont les salles réservé aux photographes, un véritable refuge intimiste, j’ai quelque peu discuté avec une amie de mon frère, une certaine Johanna, elle m’a proposé de faire un stage ici un jour, si j’en avais envie. Et franchement, j’en serai plus que ravi !
Elle s’occupe d’un équipe de trois personnes qui vont et viennent pour les photos liées au magasine, l’un d’entre eux repère les lieux puis ensuite, ils agissent sur les différents terrains acceptés. Ils font de tout, c’est impressionnant. En plus de cela, j’ai trouvé cette Johanna vraiment charmante – alors que je suis gay, souvenez-vous – et elle jetait des regards assez explicites à mon frère, je me demande s’ils entretiennent une relation, se serait une première pour Marien. Quoique.

Bref, peu après cette visite, je suis resté dans le bureau de mon aîné, nous avons parlé plus que nécessaire pour tenter de me remotiver au niveau du lycée. Employer le verbe « parler » avec Marien me fait un choc assez intense, surtout lorsque l’on connaît son taux de communication journalier. En somme, il m’a expliqué tout un tas de choses et, bizarrement, m’a redonné la pêche pour m’en sortir en cours et reprendre un cours à ma vie. Le plus agréable dans cette histoire, ce sont les points communs que nous avons, nous haïssons tout deux le quotidien qui se répète, les gens superficiels, et la politique actuelle. En retour, lorsqu’il a découvert que j’aimais écrire, cela l’a étrangement étonné, lui aussi a souvent recours à cette évasion, j’étais fière de lui tout à coup ! Nous n’en sommes pas encore au point de partager nos récits, mais le fait de savoir qu’il aime cela me rassure beaucoup. J’espère qu’il ne me demandera pas dans quel genre j’écris, se serait comme lui avouer que je suis homosexuel, et je préférerai éviter que les confidences aillent jusque là. Je ne le connais pas encore correctement et pour couronner le tout, il est lunatique.
A la fin de notre immense conversation, nous avons déduit qu’il me fallait de l’aide au lycée, pour rattraper mes longues semaines d’absences et les lacunes que j’ai. Il m’a proposé de trouver un professeur particulier pour tout cela, nous allons donc chercher quelqu’un, de préférence un jeune pour moi, et très peu laxiste pour lui. Comme j’étais étonné.

_ Si tu veux, au lycée, j’pense qu’il doit bien y avoir des terminales pour m’aider à rattraper mon niveau de première.

_ Oui, il faudrait que tu cherches là-bas, quant à moi, je connais peut-être des gens qui pourrait t’aider… me proposa-t-il sérieusement.

_ Avoir un second Marien sur le dos ne me plaît pas trop tu vois, répondis-je avec un grand sourire.

_ Hypocrite, tu profites de moi.

_ Mais bien sûr, affirmais-je en riant.

Il me donna un coup sur le crâne et sorti du bureau, me laissant seul ici. Tout à coup, son téléphone vibra, je le pris dans mes mains pour voir qui pouvait être le perturbateur, et à mon grand étonnement, je lu le nom de « Johanna » dessus, elle était pourtant dans les locaux en ce moment, pourquoi appelait-elle alors ? Mes yeux se plissèrent en même temps que je réfléchissais à cela, puis Marien revînt et m’arracha le téléphone des mains dés qu’il fut rentré ici. J’avais oublié à quel point il était possessif. Il me jeta un regard noir et me demanda de sortir quelques minutes de son bureau.

Quelques heures plus tard, après avoir finalement décidé que je trouverai un étudiant capable de me remonter en cours et que je viendrai travailler un peu ici durant mes vacances, nous sommes rentré à la maison. Une fois là-bas, la soirée fut vraiment agréable, en vingt-quatre heures, Marien et moi avons rattrapé seize ans de distances. Il a commandé deux énormes pizzas que nous avons dévorées devant un film gore. Sympathique. Je ne le savais pas amateur du genre. Dans les environs de trois heures du matin, j’ai commencé à fatiguer dangereusement, je me suis assoupis sur le canapé, c’était la première fois que j’osais fermer les yeux devant mon frère. D’habitude, j’avais tellement peu confiance que je préférais surveiller ses moindres faits et gestes, finalement, cette fois-ci, les choses furent vraiment différentes. C’est ainsi que j’ai appris que je ronflais et remuais horriblement dans mon sommeil.
Je me suis réveillé le lendemain matin vers onze heures toujours dans le canapé, entièrement habillé et simplement recouvert de ma couette que Marien avait dû descendre de ma chambre. Agréable attention de sa part, bien que j’aurais préféré retrouvé la douceur de mon lit, mais il n’a pas osé me réveiller et encore moins soulevé mon poids d’adolescent maigrichon.
Sous les hurlements de mon estomac et ma mortelle envie de café, je me suis levé et dirigé vers la cuisine. En entrant dedans, j’ai découvert un mot sur la table écrit par Marien :

« Je rentrerai dans la soirée, n’en profites pas pour sortir, ce n’est pas parce qu’on vient de passer de bons moments que j’ai oublié ton renvoie du lycée. Un pied dehors, et c’est moi qui jouerai le rôle du prof de rattrapage. »

La menace était lourde en effet, et nettement plus terrifiante que toutes les autres. Pour rien au monde je voudrais avoir mon frère comme prof de soutient. Il est redoutable et ne renonces jamais, travailler ainsi avec lui et nous sommes bons pour perdre le peu de fraternité gagné. Il est ordonné, têtu et intelligent, je suis bordelique, immature et décourageant.
Je repose donc tranquillement le mot sur la table et me prépare mon café avec un sourire du matin aux lèvres, c’est-à-dire, un sourire puant la pizza – je suis réputé pour avoir une haleine ignoble quand je sors du lit – de la veille. Je prends donc rapidement mon petit déjeuné, affamé, je dévore tout ce qui passe, Marien n’a pas laissé grand-chose, mais je parviens tout de même à me rassasié dans mon intégralité.
Quelques minutes plus tard, j’en profite pour prendre une douche bien chaude, l’eau qui coule sur mon corps et une sensation que je ne retrouve nulle part. Je peux y rester de longs moments lorsque l’envie me prend, ma plus grande crainte étant le froid que l’on ressent une fois détourné de cette pomme de douche brûlante.
Finalement, je me décide à sortir et à me débarrasser de mon haleine ignoble du matin. Alors que je m’apprêtais à retrouver ma chambre pour enfin m’habiller, la sonnette de la maison retentie avec force dans ma tête. Elle n’émettait pas le même son que celle que j’avais chez mes parents, j’étais donc souvent surpris lorsqu’elle m’avertissait d’une visite.
C’est donc vêtu d’une simple serviette autour de ma taille et les cheveux dégoulinants que je suis descendu ouvrir. Et malheureusement pour moi, lorsque la personne surgit sous mes yeux, je fus prit de la pire bouffée de chaleur que l’on puisse imaginer.

_ Fredric ?! m’écriais-je tout en m’agrippant à ma serviette.

_ J’espère que je ne te dérange pas, j’ai pris ton adresse à la vie scolaire, tu… commença-t-il à me dire avant de constater que j’étais à moitié nu devant lui, tu es bien habillé comme ça !

 

Image de YAMATO NASE
Regardez bien le dessin, elle m'a valu dix minutes de fous rires
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Tatoux, t'es obligée de voir ce qu'il y a ! (ne me déçois pas !)

 

Je voudrais que tout le monde hurle un Joyeux Anniversaire à ma Tatoux, elle a vieilli hier, il faut l'encourager et la soutenir dans cette rude épreuve !!

{#} Que Galinou pense à toi pour toujours et qu'il vienne te chercher assis sur la queue de son cheval !!!

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Au fait, lemon ou pas lemon pour le prochain chapitre ?

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*esquive les attaques ennemies*

 

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Justinien - Douzième Chapitre  posté le jeudi 06 mars 2008 22:01

 

 

Je suis là, les mains soudées à ma serviette de bain que je ne désire en aucun cas lâcher, je ne voudrais pas qu’elle tombe et dévoile à Fredric quelque chose que je ne veux pas qu’il revoit, non pas que sa taille actuelle me complexe – ça m’arrive de ne pas être motivé – mais la situation est gênante. J’ai une forte envie de m’enfuir en courant, avoir le garçon de mes rêves en face de moi pour la seconde fois en quelques temps me fait affreusement peur. Et dire qu’il y a encore une semaine, s’il on m’avait dit que j’aurais Fredric dans mon salon avec moi, j’aurais bien rigolé. Comme quoi, des choses bizarres peuvent nous surprendre parfois. Et le pire, c’est qu’il est affreusement attirant, mon cœur entre dans une course folle rien qu’en le regardant. Son ombre à elle seule me refait de l’effet.
Je le fixe longuement. Il a laissé ses mains dans ses poches, une chose que j’ai remarqué chez lui dés que je l’ai vu, il les laisse souvent caché et ne les utilise que par obligation. Un peu comme immédiatement où je le vois pousser la porte pour rentrer dans la maison et la refermer, nous enfermant tout deux dans le salon. Je tremblote comme un débutant.

_ Justinien, je n’ai pas beaucoup de temps devant moi, personne ne sait que je suis ici, me dit-il tout en posant ses mains sur mes hanches (je frissonne à ce contact). Je suis venu pour répondre à l’annonce matinale de ton frère, il a appelé le lycée dans l’espoir de trouver un terminal S qui pourrait rattraper ton niveau.

_ Co… comment as-tu su que c’était moi ? disais-je, surpris par cette histoire et la rapidité de Marien.

_ Les profs en ont parlé à ma classe, et lorsqu’ils ont nommé un certain Justinien qui était renvoyé, je me suis dit qu’il n’y en avait pas trente-six dans tout l’établissement. Je suis donc allé à la vie scolaire pour… voler ton adresse sur l’ordinateur abandonné dans le bureau…

_ En effet…

_ Bon, et bien, tu as comprit les raisons de ma visite, je voudrais voir ton frère pour devenir ton… prof particulier, me dit-il en me lançant un regard malicieux pour ensuite se rapprocher de moi et reserrer ses mains sur ma taille.

_ Ma…Marien n’est…. Pas… là, il… il rentrera dans la… la soirée…

Je bégaie, mais c’est de sa faute, cette manière qu’il a de déplacer ses mains pour les mettre sur les miennes, toujours serrées sur ma serviette, j’en ai des sursauts d’envies.

_ Tu es donc tout seul… déduit-il en se collant à moi sans réserve.

Je n’ai même pas le temps de répondre que ses yeux bleus me transpercent, j’ai l’impression qu’il regarde en mon intérieur. Son regard est puissant, ce garçon est complet et cela se ressent terriblement. Je suis mis à nu sous sa présence. Cette fixation qu’il exécute sur mon visage et mon âme me semble si profonde que je trouve cela délicieux.
Mais je ne peux même pas me concentrer sur ce détail aux douceurs de l’océan qu’il m’embrasse soudainement avec passion. C’est la deuxième fois en deux jours que nous nous mettons à partager cette proximité. Ses mains se détachent des miennes et viennent s’attarder dans mon dos, il suit la trace de ma colonne vertébrale comme une caresse, c’est assez excitant je dois dire. Mon instinct d’homme réagit immédiatement, caché derrière ma serviette. Il le sent. Sa langue quitte alors ma bouche pour aller déguster mon cou, je gémis sans réellement en avoir conscience. Le simple fait de savoir que c’est Fredric l’auteur de tout ce bien me rend totalement fou.
Je pose immédiatement mes mains sur lui, chose que je n’avais encore pas osé faire. Je lui caresse la nuque, c’est une partie du corps que j’aime particulièrement, j’insiste fort pour qu’il approfondisse ses baisers. Il commence à être de plus en plus insistant, il s’arrange pour faire tomber ma serviette au sol, je m’en fiche désormais. J’aime tellement la présence de son corps contre le mien que cela ne me dérange plus d’être nu devant lui. Mon seul problème arrive tout de même très vite. Fredric vient de poser ses mains dans le bas de mon dos, et j’émets un cri de douleur instantané, j’avais totalement oublié la présence de mes bleus qui me font toujours affreusement mal. Je me sens comme un idiot.
Mon bel amant se détache alors de moi, le regard suspect, il m’attrape par le bras et me force à me mettre de côté pour regarder la raison de ma réaction blessante. Il ouvre subitement la bouche, il semble à la fois surpris et énervé par ce qu’il découvre.

_ Justinien, d’où viennent ces bleus ? Qui t’as fait une chose pareille ? me questionne-t-il sur un ton trop sérieux à mon goût.

_ Je… ce n’est rien… répondis-je, mal à l’aise.

_ Justinien ! insiste-t-il en me remettant face et lui et me tenant par les épaules. C’est… c’est ton frère qui t’as fait ça ?!

_ Ce n’est pas important ! criais-je, rouge de honte.

_ Il… Il te bat Justinien ! Mais c’est ignoble !

_ Non, tu te trompes, je t’assure, on a eu des différents mais tout s’est arrangé en peu de temps, rétorquais-je tout en remettant la serviette autour de ma taille.

_ C’est ça ouai ! T’as vu dans l’état que t’es Justinien ?!

Je n’aime pas cette manière qu’il a de répéter sans cesse mon nom. Aurait-il peur de l’oublier un jour ? Cela me gêne horriblement, je le trouve soudainement trop curieux. Oui, j’ai des bleus, oui, mon frère m’a frappé, mais les choses se sont arrangées ? Non ? De toute manière, Fredric n’est qu’un inconnu, il n’a pas à se mêler de cela.

_ Tu n’es pas dans ma vie, tu n’as aucune idée de ce qu’il s’y passe ! m’écriais-je en voulant me détacher de lui.

Il me rattrape brutalement par le bras et me replace face à lui. Il pose ses deux sur mes joues et me force à le fixer droit dans les yeux. Son regard bleu semble choqué et consterné.

_ J’appellerai ici ce soir, je vais prendre cette place de prof de soutient, et je te protégerai, jamais je ne laisserai qui que se soit te faire du mal Justinien. J’ai horreur que l’on fasse du mal de cette manière à quelqu’un. Tu m’as aidé l’autre jour, c’est à mon tour désormais.

Il semble tellement sérieux et sincère que j’en rougis avec douleur. Au moins, cela fait contraste entre ses yeux devenus sombres et mes bleus qui ne veulent pas disparaître.
Je me demande si j’ai réellement besoin de cette protection, mais de toute manière, mon cœur m’exige de garder Fredric auprès de moi, je tiens déjà tellement à lui. Je me demande si notre relation deviendra sérieuse. Il me jette un regard malheureux puis décide de quitter les lieux ainsi, il a peut-être peur que je lui demande de ne pas appeler et de laisser quelqu’un d’autre prendre sa place. Je ne sais pas. Il semble tellement compliqué.
Je me retrouve donc seul avec moi-même, les bras croisé au milieu du salon, je me sens mal de savoir que quelqu’un a découvert mes blessures physiques. Après tout, elles sont si personnelles, cela veut dire que Fredric est rentré dans ma vie et pour un petit bout de temps sans doute. Est-ce qu’il me faut réellement une protection face à Marien ? Est-ce que Fredric a fait cela par compassion ou par sentiment ?

Seul l’avenir me le dira, et justement, l’avenir est une chose si incertaine que j’en ai peur.

Image : à votre avis ? {#}

 

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 edit : Y'a des incohérences dans le chapitre, et vous ne me le dites même pas XD
J'en ai repéré sur Iwant aussi (c'est ça d'aller trop vite XDD)

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Justinien - Treizième Chapitre  posté le jeudi 13 mars 2008 22:15

 

 

Une allée douce, une odeur faible mais dérangeante, un quartier prétentieux et bourgeois, c’était là que vivait Fredric. Il se sentait mal à l’aise, suite à cette découverte des plus déplaisantes, il avait dû rentrer chez lui le cœur lourd, il venait de rencontrer le garçon le plus étrange au monde, mais aussi un garçon meurtri qui semblait bien plus froid en intérieur qu’il ne s’extériorisait. Et dire qu’il a failli le manquer avec toutes ces histoires, mais finalement, le petit Justinien était bien plus courageux qu’il ne semblait, il avait fini par lui parler. Quant ont pense que Fredric attendait cela depuis de longues, très longues semaines, il n’avait pas hésité à répondre à l’adolescent, accélérant même la relation à développer. Mais Fredric était ainsi, il aimait la précipitation, c’était d’ailleurs avec ce besoin qu’il s’était enfuie du lycée au lieu de rentrer chez lui.

Le jeune homme vivait d’une situation assez complexe, cela faisait six ans qu’il habitait dans une famille d’accueil qui était loin d’être parfaite. Il s’agissait de gens riches, intelligents, modèles de leur société et surtout, soucieux de réussite. Or, Fredric était tout sauf une réussite, des fois, il se demandait même si ces personnes n’avaient pas envie de se débarrasser de lui. Quoiqu’il en soit, il n’était plus en âge d’être distribuer chez d’autres familles, il avait dix-neuf ans, ils patienteraient tous donc en attendant son départ. Et lui aussi, par la même occasion. Il n’aimait pas cet endroit, cette maison et surtout, cette odeur qui accompagnait les lieux avec peu de délicatesse : l’odeur de la tricherie.

En six années, il n’avait pas vécu tellement de belles choses, bien au contraire, tout s’avérait souvent écœurant et déstabilisant. Il faut dire aussi que Fredric n’était pas un exemple d’élégance et qu’il avait vécu des choses assez violentes dans sa vie. Entre sa mère qui était dans un institut psychologique depuis sa naissance et qui avait fini par tomber en prison, et son père qui avait lui aussi rejoint les murs froids aux grilles destructrices, la joie était aux abonnés absents.
Bien sur, il aimait malgré tout ses parents, du moins son père, c’était l’homme le plus courageux qu’il eut connu. En effet, pour son fils, il s’était battu, certes de façons illégales, mais il s’était battu tout de même, pour être sûr de lui offrir suffisamment de nourriture chaque jour et parfois quelques sourires achetés. Malheureusement, lorsque Fredric eut atteint ses treize ans, son père fut arrêté pour détention et trafique de drogue. Une poisse mortelle pour un homme qui pensait bien faire.
Immédiatement après cela, Fredric se retrouva chez les Buxley, une famille unie et aimante, sans aucun défaut, mais aussi les meilleurs représentants de l’imparfait.

Il se retrouvait donc du jour au lendemain avec deux parents et deux sœurs. Celles-ci pouvaient s’avérer être de véritables plaies. La plus grande s’appelait Lucie, elle avait vingt et un an, et la plus jeune se nommait Lénaïg et avait seize ans. Celle-ci était plus agréable que l’autre, son caractère n’était pas moins tempéré mais au moins, elle savait être positive face à lui. Par contre, elle ressemblait en tout point à sa sœur aînée, de longs cheveux dorés et ondulés. Une peau dans les tons mates, et une silhouette élancée. Quant à son visage, il était doux et fins. C’était une très jolie fille, et Lucie l’était encore plus, son âge l’aidant beaucoup pour cela, elle était nettement plus adulte et avait un regard assez calculateur. D’ailleurs, ce n’était même pas que ses yeux qui l’étaient, c’était elle tout entière, une jeune femme assez troublante. Fredric ne l’aimait en rien, et pour cause…

Il rentra donc dans sa chambre en escaladant la façade de la maison décorée par diverses lianes très solides. Il ne voulait pas croiser ces gens qui passaient leur temps à fouiller ses poches, par crainte qu’il ait caché quelques drogues quelconque pour les revendre, comme son père. Des préjugés, des crétins !

Lorsqu’il posa enfin ses pieds sur la moquette grise de sa chambre, il dû faire face à quelque chose de bien plus terrible que ses « parents » suspicieux, Lucie se tenait devant lui, le regard plein de colère. Elle était hargneuse. Comment Fredric pouvait-il être sorti alors qu’il était sa possession, son objet, sa chose, il n’avait pas le droit de faire quoi que se soit sans sa permission. Le pauvre malchanceux aurait voulu l’éviter aujourd’hui, elle et elle seulement. Mais finalement, elle l’avait surpris en flagrant délit. Un délit, oui, même si cela n’en avait pas l’allure.

_ Où étais-tu Fredric ? demanda-t-elle sur un ton sec.

_ Quelque part.

Il n’avait pas envie de lui répondre, à quoi bon se fatiguer, elle tirerait seule des conclusions idiotes.

_ J’espère que tu n’étais pas allé voir une autre fille ! Je te l’ais déjà dit que je ne voulais pas que tu fréquentes d’autres personnes ! Tes amis à la rigueur, mais aucunes petites putes ! cria-t-elle en s’avançant vers lui rapidement pour le dévisager.

_ Avec qui voudrais-tu que je sois Lucie, tu sais très bien que je suis sous tes... recommandations, mentit-il en lui rendant son regard.

_ J’espère bien, parce que sinon, tu sais très bien ce que j’ai à dire aux parents, et hop, adieu la vie de luxe, tu te retrouveras dans la rue et tu seras la risée de tout ton lycée, toi, le grand Fredric, amateur de volley ball et fantasme interdit de toutes les greluches du coin. Tu es à moi.

_ Je sais, c’est bon, soupira-t-il en posant son sac sur son bureau pour s’éloigner un peu d’elle.

_ T’as intérêt, répondit-elle tout en l’attrapant par le bras pour le retourner face à elle.

Pour l’aider à croire à son illusion, et pour s’assurer qu’elle ne resterait que cette sale fourbe manipulatrice, il se jeta sur elle pour l’embrasser. C’était la seule chose qu’elle attendait. Elle le voulait lui, elle aimait tout ce qui était inaccessible, et quoi de plus inaccessible qu’un faux frère. Cela faisait deux ans qu’elle l’avait sous ses ordres. Du moins, c’est ce qu’elle pensait, Fredric n’était pas du genre à se laisser avoir, il faisait cela pour se simplifier à la tâche, il se satisfaisait avec une femme sexuellement mais ne se privait pas de vivre pleinement son homosexualité lorsqu’elle était loin. Au moins, il s’assurait ce fameux luxe qu’elle menaçait de lui arracher. Même s’il n’y croyait pas, à ces menaces, après tout, elle était amoureuse, et une femme amoureuse est toujours simple de piège. Ils étaient chacun le jouet de l’autre et pensaient être les meilleurs joueurs de l’insensibilité et de l’amour triché.

Du moins, c’était ainsi qu’ils s’imaginaient les choses. Mais le destin cruel est toujours aux aguets, quoiqu’il puisse se passer dans une vie. D’ailleurs, celle-ci est aussi droite d’un cercle vicieux, et seuls les grotesques en avaient conscience.


Voila pour le chapitre 13. Je sais, ça fait longtemps que je n'ai pas mit de chapitre, mais j'ai eu quelques soucis et puis j'ai majé I want to save you à la place {#}

Sinon, ma petite Lena, je t'offre enfin le rôle ! J'ai longtemps hésité, parce que t'es partie pour être en sims dans l'histoire qui suivra I want, tu seras donc le personnage qui devait se nommer Abigaëlle ! Je retires donc *par chercher le document qu'elle a déjà lu à Cam'* toutes responsabilités quant à la maltraitance de Lénaïg {#} (et j'en profite aussi pour le personnage de Johanna {#}).

Pour Lucie, c'est Marion (qui est dans ma classe) qui a choisi le nom. En plein cours d'anglais, elle m'a donné celui-la, cash. Je l'ai donc mit avec plaisir ! (même si elle ne lira jamais un seul article de ce blog, je la remercie {#} et je l'adore beaucoup !).

Sur ce, je vais essayer d'avancer au plus vite pour le chapitre 14, je me rend compte ques les drames approchent à grands pas (et les lemons aussi {#} *estompe les drames avec ce mot*).

Merci à mes petites lectrices que j'aime {#}

 Image : de Yuu Watase 

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Justinien - Quatorzième Chapitre  posté le dimanche 16 mars 2008 23:38

 

Mince.
Je viens de me souvenir qu’il fallait que je fasse acte de présence demain au lycée, renvoyé ou pas renvoyé ! Chase vient de m’appeler pour m’annoncer que nous passions un bac blanc en français. Quelle poisse. Je ne sais pas comment je vais faire. En positivant, je me dis que de toute manière, prévenu ou non, je n’aurais pas révisé, mais la surprise modifie tout de même le comportement. J’ai vraiment la poisse en ce moment. Je vais faire avec, il me semble que le thème ne devrait pas être trop difficile, si c’est de l’argumentation, je devrais y arriver sans problème, il me suffira simplement de cogiter quelques minutes devant la feuille puis de foutre la pâtée à tout les crétins de ma classe. Ils vont me haïr encore plus, si moi, le type le plus absent et le plus renvoyé de la classe, je réussi mes examens haut la main sans aucune préparation, ils vont souhaiter ma mort. En plus, Chase me servira de témoin pour dire que je n’étais pas au courant !

D’ailleurs, mon pauvre Chase s’est drôlement inquiété depuis qu’Ange lui a expliqué mon arrivée troublante devant chez lui. Il n’arrivait plus à me joindre et se demandait s’il ne fallait pas qu’il passe ici pour savoir et m’aider. Je l’ai rassuré, ça m’a touché qu’il s’angoisse pour moi. J’ai l’impression que c’est un ami vraiment attendrissant. En tout cas, il est le seul en aussi peu de temps à m’avoir facilement apprivoisé – s’il on oublie mon beau Fredric, bien sûr – en principe, les gens ont du mal à comprendre et finissent souvent par baisser les bras. Justinien, le scandaleux a une psychologie bien trop difficile pour eux ! Ils sont tellement bas.

Bref, quoi qu’il en soit, demain, j’y retourne. La situation est tellement drôle que j’en pleurerai presque. Quand Marien va apprendre ça, il va être ravi. Rien qu’en pensant à lui, j’ai des images opposées qui se bousculent dans ma tête. D’un côté, je vois mon frère violent et de l’autre, le garçon anéanti et perdu qu’il m’avait montré de lui. En quelques jours, il avait chamboulé ma conscience à son propos.

En quelques jours, j’étais chamboulé à moi tout seul.

Après l’appel de Chase, j’ai décidé de monter un peu dans ma chambre, d’une part pour m’habiller (et dire que Fredric m’a vu ainsi) et d’autre part pour jeter un coup d’œil sur mon ordinateur (et non pas réviser). Aucun message depuis ce matin, c’est bien dommage, pour une fois que j’avais envie de raconter mes malheurs, l’heureux élu ne s’est pas manifesté. Ce n’est pas grave, il aura à me supporter tôt ou tard.

La journée se déroula comme à son ordinaire, j’ai passé mon temps à écrire, j’ai regardé quelques épisodes d’une série télévisée que j’aime beaucoup, j’ai envoyé un e-mail à Chase pour le remercier à défaut de le faire par voie oral et pour finir, j’ai fantasmé sur Fredric. Et chez moi, le fantasme n’est pas comme chez tous les branleurs de mecs, j’ai d’autres moyens que ça, je…
La porte de la maison s’ouvrit sans grande délicatesse, il semblerait que Marien soit enfin rentré. Chouette, je vais pouvoir manger quelques choses de bons, parce que les petits plats réchauffés, ça va bien cinq minutes. Je l’entends râler d’en bas, ce n’est pas rassurant mais je fais avec, après tout, c’est Marien, qui a-t-il d’étonnant là-dedans ?
Je fini tout de même par descendre, mon ventre criant famine et m’hurlant de savoir comment allait mon frère. En arrivant dans le salon, je le découvre au téléphone, il semble parlé sur un ton doux et calme, contrairement à ce que j’avais cru entendre. Il raccroche rapidement en remarquant ma présence et là, je comprends :

_ Un garçon de ton lycée vient d’appeler pour ton rattrapage, me dit-il en souriant.

_ Ah bon ? faisais-je sur un ton faussement surpris, il me dévisage en retour, quel est son nom ?

_ Fredric… Fredric Buxley, il a l’air sympathique.

J’acquiesce en me retournant vers la cuisine, mon frère décide tout de même de me rattraper avant mon envole de l’estomac.

_ Est-ce que tu le connais ? Si c’est un de tes potes, ce n’est même pas la peine d’y…

_ Non, du tout, affirmais-je en lui coupant la parole, le plus crédible possible.

_ Très bien, je te fais confiance.

_ Tu peux Marien, je t’assure.

J’espère bien ne pas en faire trop, si jamais il se doute de la situation, au-revoir à mes probables réalisation de fantasme avec Fredric. J’en frissonne.

Le lendemain, j’arrive au lycée en voiture, Marien et moi somment peut-être devenus de bons amis, cela ne l’empêche pas de ne pas m’offrir totalement sa confiance. Il ne veut surtout pas que je sèche mon épreuve blanche. Dommage, je l’aurais bien esquivé, moi.

Arrivé au troisième étage, un couloir orange vif s’offre à moi dans une tentative de dégoût. Il faut que j’avance jusqu’à la salle 3M, c’est là que se déroulera l’examen. Une fois placé contre le mur dans l’attente d’un événement, je remarque enfin la présence de certains boulets de ma classe, dont Arnold, ce sale blond qui me donne la nausée à chaque fois que son regard se tourne vers moi. Il s’avance jusqu’à ma hauteur et me dévisage comme si je n’étais que de la vermine. Pauvre idiot, s’il savait ce qu’il représente à mes yeux.

_ Qu’est-ce que tu fous là toi ? me demande-t-il sur un ton supérieur.

_ J’admire la vue, du moins, je le faisais, mais ton image vient de gâcher le paysage nettement plus attrayant que j’avais sur la porte.

_ T’as dit quoi, petit crétin ! s’énerve-t-il tout seul en se resserrant vers moi.

_ « Petit crétin » ? Depuis quand je ressemble à un miroir ? répondis-je sur un ton sarcastique.

Il ne prend pas la peine de me répondre et me saisi par le col, il me déteste, et j’adore ça. J’ai envie de l’écraser, je le domine de toutes les situations possibles. Ce n’est qu’une larve, un déchet qui m’est infiniment inférieur ! Je rigole en le voyant si nerveux, capable de me fracasser et de s’enfoncer encore plus dans ses problèmes.
Soudainement, une main lui saisi l’épaule et le force à se retourner. Et là, mes yeux s’arrondissent et je me sens totalement aux anges. C’est Fredric.

_ T’as un problème avec Justinien toi ? dit-il en toisant Arnold.

_ Non, claque-t-il tout en se détachant de mon bel homme pour retrouver ses potes aussi intelligents que lui un peu plus loin.

Fredric s’avance vers moi et me jette un regard froid. Il semble différent des deux dernières fois où nous nous sommes vus, c’est vraiment gênant. J’ai l’impression qu’il m’en veut.

_ J’ai dit que je te protégerai, mais n’en profites pas pour te créer des ennuis ! Je t’ai entendu lui parler et ce ton exaspère dangereusement les idiots comme Arnold. Alors fais-toi petit Justinien.

_ Jamais ! m’écriais-je, sur la défensive.

Il soupire et me lance des éclairs avec les yeux. Il me ferait presque peur dans cette situation là. Je préfère finalement ravaler ma supériorité, je ne voudrais pas le faire fuir. Je crois qu’il le comprend puisqu’il m’envoie malgré tout un furtif sourire. Je me sens apaisé.

_ Va passer ton épreuve, se serait con d’être en retard alors que tu es devant la salle.

Je ris avec douceur et me dirige vers la classe. En effet, le temps que j’ai mit pour observer mon Fredric m’a fait oublié la sonnerie qui venait de retentir. Je trouve malgré tout rapidement une place au fond de la salle, près des fenêtres. Chase est juste devant, cela me rassure aussi. Il m’a manqué je crois. Avant que notre professeur ne referme la salle, j’aperçois Fredric me sourire de loin, il semble amusé par quelque chose, je ne sais pas quoi. Peut-être est-ce simplement le fait qu’il commence à m’aimer un peu ?

De toute manière, je m’attends étrangement à tout avec lui. Mais une chose est sûre, je le veux tout entier et rien que pour moi. Je le volerai à quiconque osera le posséder !


Voila pour le chapitre 14 !! Je n'ai pas encore mit d'image parce qu'il va être minuit et que je commence de bonne heure demain et il semblerait que...

J'ai l'épreuve blanche de français à l'écrit {#}

Je ne le savais pas - ou du moins, je ne m'en souvenais plus - j'ai constaté ça en ouvrant mon agenda il y a une heure. Et bizarrement, ça m'a donné une idée pour la suite de Justinien !

Donc bon, bisou et à bientôt pour la suite !

{#}

 

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