Son Nom est triste - Premier Chapitre  posté le vendredi 22 février 2008 00:35

 

 
Je publie cette histoire pour Camella qui se montrait curieuse de savoir qui était l'étrange Tristaniel qui faisait l'adresse du blog
 
Pour cette fiction, je mets un avertissement, il n'y a pas de scènes graphiques, mais l'histoire est violente, et rien que le but de cette fiction est assez gore.
 
Malgré tout, elle n'est pas monstrueusement choquante (bien que ma Johanna m'ait dit que j'étais dérangée si ! tu l'as dit ! quand elle l'a lu).
Je l'ai déjà entièrement écrite il y a plusieurs mois, le style d'écriture est même assez peu encourageant, certaines actions manques de logique.
 
Cette fiction originale comportera en tout cinq chapitres menant à la déchéance mentale d'un homme. Une psychose tout droit sortie d'un esprit dérangé
 
 

 
 
 
Le croiser du regard revient à sentir son cœur exploser en mille morceaux. C'est parfois terriblement douloureux, repenser à une histoire que l'on a partagé avec quelqu'un et la savoir morte aujourd'hui et réduite à l'état de souvenir. Pourquoi est-ce que les moments les plus sensibles et les plus beaux ne sont que des douleurs dans l'avenir ? Pourquoi est-ce que revoir son sourire, ses yeux, ses doigts, son corps est une torture ?

- Pourquoi est-ce que je me pose toutes ces questions, soupira un jeune homme accoudé à un pont, le regard perdu dans l'eau.

Il était jeune, la vingtaine certainement, les cheveux noirs relevés en bataille au dessus de sa tête. Des yeux en amandes marrons claires lui donnant un regard enfantin et innocent. Son nez était fort fin et petit, tout comme sa bouche légèrement rose. Son visage entier était doux et joli, il n'était pas pour autant efféminé, mais une certaine beauté délicate le parcourait tout entier. Il était irrésistiblement craquant, lui, le tendre Tristaniel.

Il sortait d'une rupture assez difficile, rien n'avait été positif dans cette histoire, même s'il y croyait comme on croit en l'espoir. Au final, c'était tout aussi décevant. Ça faisait maintenant un mois qu'il l'avait quitté et abandonné à son triste sort. Cet homme qui l'avait laissé, répondait au nom de Ricky, un nom étrange qui ne s'accordait en rien à Tristaniel, et ce, depuis le début. Il aurait dû le comprendre d'ailleurs, si même leur deux prénoms n'allaient pas ensemble, c'est que leur histoire n'était pas bonne à faire, et pourtant... Au départ, ce n'était qu'une simple amourette, mais plus les mois passaient et plus cela devenait sérieux et solide. Pour le jeune brun en tout cas.

Alors que ses yeux étaient plongés dans le bleu de l'eau, il fut rapidement détourné par ses oreilles, qui elles, avaient entendus quelqu'un parler tout près, un homme précisément. Tristaniel se retourna en sursaut, reconnaissant cette voix, pensant immédiatement que Ricky revenait vers lui, mais la déception fut plus forte, il ne s'agissait que d'un lycéen, un peu perdu et qui venait de lui demander quelque chose.

- Pardon... Je n'ai pas entendu, fit Tristaniel en le détaillant entièrement.

Ce jeune garçon semblait plutôt mal dans sa peau, ses cheveux châtains clairs recouvraient ses yeux qui devaient être d'un bleu océan dévastateur. Ils recouvraient aussi quelques hématomes sur son visage qui gâché ses petites pommettes et son nez minuscule. Sa peau était d'une pâleur à effrayer n'importe quel passant. Il avait l'air très fatigué et fort maigre.

- Je... euh... commençai à dire le jeune garçon, je voulais savoir où... où était la gare...

- La gare ? Oula, balbutia Tristaniel en se grattant la tête, je sais où elle est, mais je ne pourrais pas t'expliquer...

- Ah... Et bien... Merci quand même, coupa l’adolescent, l’air malheureux.

Il fit immédiatement demi-tour, Tristaniel fut perturbé par le fait qu'à aucunes secondes ce jeune ne l'avait regardé dans les yeux. En le voyant avancer, il remarqua qu'il boitait légèrement, il sentit tout de suite que ce garçon avait un énorme problème, alors, sans réellement le vouloir, il le rattrapa.

- Attends, si tu veux, je peux t'y emmener, c'est à environ dix minutes d'ici à pied.

- Et bien, heu... Oui, je veux bien, répondit-il.

Tristaniel lui sourit rapidement et se présenta à lui en tendant sa main droite. Cette sensation de malaise que dégageait ce jeune homme était trop forte pour qu'il reste de marbre. Tristaniel voulait absolument savoir ce qu'il se passait et peut-être aider. S'il savait aider.

- Je... Mon nom est Timmy.

- Et bien, enchanté Timmy.

- Merci, répondit-il la voix un peu hésitante.

Les deux garçons commencèrent à marcher, Tristaniel jetait des regards à Timmy, comme il était un peu plus grand que lui, il parvenait mieux à voir son visage, le bleu qu'il avait vu sur sa joue n'était véritablement pas un rêve. Il était certes petit mais il était là tout de même, semblable à un cerne sous l'oeil. En regardant de plus près, il vit d'autres marques sur le cou du jeune garçon. Il avait été battu, ou il était fou. Tristaniel se posa instantanément des tas de questions, les traces que Timmy avait sur lui, étaient-elles les seules ? Ou bien en avait-il partout sur le corps ? Qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver ? Il fini par briser le silence et ses questions par la même occasion. Il voulait coller les pièces du puzzle et il y arriverait. Ce garçon, il ne le lâcherait plus d'une semelle.

- Tu as quel âge Timmy ?

- J'ai quinze ans...

- T'es drôlement jeune.

- Tu n'as pas l'air tellement plus vieux...

- En effet, répondit Tristaniel en souriant et se frottant la tête, je n'ai que vingt ans.

- Je t'en aurais donné dix-sept...

- Et tu viens d'où ? Apparemment, tu n'es pas du coin comme tu ne semble pas connaître la ville.

- Je viens de loin. Très loin... répondit-il en baissant les yeux vers le sol.

Alors qu'il s'apprêtait à poser une nouvelle question, Tristaniel s'arrêta net lorsque le jeune Timmy se pencha en avant, se tenant le genou comme s'il allait se casser.

- Qu'est-ce que tu as ? Demanda le brun, inquiet.

- Rien... Ah ! Cria Timmy, c'est simplement mon genoux qui déconne...

- Tu es blessé ?

- Non...

Au même instant, Timmy tourna de l'oeil et s'effondra au sol. En voyant le étendu par terre, Tristaniel réussi à garder son sang froid, il allait appeler une ambulance lorsque la main du gamin lui saisi la sienne.

- N'appelles personne... pitié...

- Qu'est-ce que tu as ?

- Rien... rien du tout... répondit le jeune homme en fermant les yeux, signe de son évanouissement.

Tristaniel s'agenouilla près de Timmy, il prit son pouls et constatant que son coeur battait lentement, ou alors, il ne le sentait pas comme il faut. Il prit le jeune garçon dans ses bras et l'emmena jusqu'au parking non loin de là, où se trouvait sa voiture. Timmy n'était vraiment pas lourd, à en juger la facilité dont Tristaniel avait de le porter, il devait à peine faire dans les quarante kilos.

Une fois monté dans sa petite renault verte, le brun démarra la voiture à grande vitesse et se précipita à son appartement, se retournant le plus souvent possible sur Timmy. Celui-ci gémissait et pâlissait à vue d'œil au fur et à mesure que les minutes passaient.

- Tiens le coup gamin, murmura Tristaniel en appuyant sur le champignon.

Il arriva en quelques minutes dans une rue assez tranquille de la ville. Plusieurs immeubles côte à côte faisaient le décor, tous aussi calmes les uns que les autres. Tristaniel gara sa voiture en bas de l'un d'entre eux, il attrapa Timmy qui semblait un peu plus conscient que lorsqu'il s'était effondré.

- Tu peux marcher ?

- Où... où je suis...

- Essai de te tenir à moi et de marcher, je t'emmène dans mon appartement.

- N...non... pitié... murmurait Timmy d'une voix faible.

Il n'avait plus de force, tellement, qu'il se laissa faire. Tristaniel le tira vers chez lui, le regard inquiet et la tête du jeune garçon pressée sur son épaule. La situation difficile et le cœur lourd de plusieurs sparadraps, ils avancèrent dans l'immeuble gris à la recherche d'une nouvelle chance.

- Je devais mourir...
 
Image : Kaname de Vampire Knight
 
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Son Nom est triste - Deuxième Chapitre  posté le dimanche 24 février 2008 18:55

 

 
Fautes non corrigés sur ce chapitre, j'ai laissé tel que c'était y'a quelques mois
On rentre dans le feu de l'action avec celui-la, vous allez voir, ça va virer glauque pour le reste de l'histoire..

 

 
Trois mois plus tard.

Tristaniel était allongé sur son lit, il semblait planer et se laisser aller à ce que bon lui semble. La musique à fond, il se repassait en boucle l'album The Wall des Pink Floyd. Cette musique l'emporté dans un autre monde, lui faisant oublier tout, entièrement tout. Ce n'était pas pour rien que l'on disait que ces grands de la musique étaient complètement shootés lorsqu'ils préparaient leur texte. Tristaniel aussi, par la même occasion en ce moment même. Allongé sur son lit, le joint en main, il ne savait même pas comment il en était arrivé là... Enfin si, ce phénomène était venu en même temps que Timmy... Ou plutôt en même temps que l'accident de Timmy d'il y a un mois.

Tout ce qu'il s'était passé, il n'aurait jamais pus y penser, même dans ses rêves les plus grotesques. Non. Aujourd'hui, Timmy n'était plus là et au fond, il avait été touché par la mort de ce jeune homme. Il l'aimait bien, il voulait l'aider. Mais comme à chaque fois, il avait échoué, massacrant toutes possibilités de se sentir bien un jour. La mort de Timmy avait emporté l'espoir de Tristaniel dans sa course folle. Au final, il se disait que son nom était triste.

Deux mois plus tôt.

Je t'ai déjà dit que ça ne me dérangé pas Timmy, tu as le droit de rester ici, dit Tristaniel légèrement agacé par son ami.

Je... Mais je ne peux pas, ça fait déjà un mois que je suis chez toi et… Et puis, si jamais on me retrouve, je vais avoir des ennuis... Je veux pas avoir d'ennuis...

Tristaniel s'avança vers le jeune homme et posa ses mains sur ses épaules. Il soupira puis plongea ses yeux dans ceux de Timmy.

Premièrement, tu peux rester ici sans aucuns soucis, si je te le dis, c'est que tu peux et deuxièmement, personne ne te retrouvera. Personne, tu m'entends.

J'ai... J'ai tellement peur si tu savais... C'était... C'était il y a un mois et... et je n'y arrive pas moi, je ne peux pas oublier.

Je sais, murmura Tristaniel en prenant Timmy dans ses bras, mais ne t'inquiètes pas, je te protégerai, je te le jure. Il ne t'arrivera rien.

Au même moment, le téléphone de Tristaniel sonna, il lâcha Timmy en lui faisant un petit sourire crispé et prit son portable en main. Son regard s'assombrit lorsqu'il découvrit le nom de la personne inscrite sur l'appel.

Bon... Sang, pourquoi lui...

Qui est-ce ? Demanda alors Timmy inquiet de ce regard qu'il venait de voir dans les yeux de Tristaniel.

Personne... lui répondit le jeune brun en décrochant. Oui ? ... Pourquoi est-ce que tu m'appelles, ça fait des mois que je n'ai pas eut de nouvelle de toi... Comment ça ? Non, je suis désolé, c'est impossible... Ricky, merde... Je ne suis pas un jouet alors oublis mon numéro maintenant !

Sur ces mots Tristaniel raccrocha et soupira en regardant l'écran de son téléphone s'éteindre, il le remit dans sa poche de pantalon quand tout à coup, le portable vibra à nouveau... Le brun leva les yeux au ciel, exaspéré par la nouvelle technologie et reprit son téléphone.

Quoi ?! Dit-il sur un ton mauvais en décrochant. Oh... Cherryl... oui, excuses-moi, je pensais que c'était quelqu'un d'autre... oui, le nom était affiché mais je n'ai pas regardé... mais non, je ne t'oublis pas... oui, je serais là pour ta soirée... mais oui... mais, Cherryl, mais toi sur pause une seconde là, calme-toi... QUOI ?! Mais t'es complètement malade ! T'as osé inviter ce connard ?! C'est bon, tu peux te la garder ta soirée !

Tristaniel raccrocha au nez de Cherryl sans se soucier de quoi que se soit. Inviter Ricky était la première chose à faire s'il on voulait éviter la présence de Tristaniel à une soirée. Son ex était vraiment la personne la plus pathétique au monde pour lui. En cet instant, il avait un regard de braise prêt à incendier toute la ville. Timmy n'aimait pas le voir comme ça et il le savait, donc lorsqu'il avait un moment d'énervement, le jeune garçon s'enfuyait dans une autre pièce ou allumait la télévision à la recherche de quelque chose d'intéressant comme en cet instant. Là, il était tombé sur un épisode d'une série mondialement connus : Heroes. Apparemment il s'agissait d'un moment clé de l'histoire puisque l'action avait engluée l'écran et que les scènes étaient très prenantes. Timmy était assis en tailleur sur le canapé, les yeux dévorant la télévision, Tristaniel, juste derrière, jeta un coup d'œil à son ami, il souri furtivement puis alla s'asseoir près de lui.

Alors comme ça, tu ne vas pas à cette soirée ? Demanda le plus jeune tout en fixant l'écran de la télé.

Non, trop d'abrutis vont là-bas, ça ne me plaît pas.

Qui est Ricky ? Tu prononces souvent ce prénom et tu ne m'as jamais vraiment parlé de lui...

Tristaniel soupira et tourna la tête vers son ami. Il lui lança un regard assez malheureux, signe que le sujet était délicat. Timmy se détourna de la série et aperçut les yeux de Tristaniel.

Si c'est un suj... commença Timmy.

Ricky est mon ex petit ami... coupa Tristaniel après avoir prit son souffle.

Ah... Tu...

Je suis, ce que l'on pourrait appeler, un gay, oui.

Non, ce n'est pas ça... Tu dois être triste.

Le brun accentua son regard sur Timmy. Il était perturbé de voir que son interlocuteur ne semblait pas choqué de le savoir homosexuel, le monde serait-il dans une ère nouvelle où les regards dégoûtants ne se poseraient plus sur leur état de vie comme s'ils étaient malsains ? Après tout, pourquoi pas. Mais ce n'était peut-être qu'une simple chance. De toute façon, Tristaniel avait déjà eu la preuve que Timmy était hétérosexuel. Combien de fois l'avait-il surpris en train d'observer certaines filles dans la rue. Et puis, en quoi cela le regardait-il finalement, Timmy était ce qu'il voulait être.

Oui, j'ai eu du mal à m'en remettre, c'est le genre de plaies intenses qui ne se guérissent pas rapidement.

Je comprends... C'était il y a combien de temps ? Demanda Timmy. Tu n'es pas obligé de me répondre, je suis trop curieux... Excuses-moi.

C'était il y a deux mois.

Il y a deux mois... soupira Timmy, le regard se tournant vers le sol.

Oui...

C'est encore très récent... Désolé de t'avoir parlé de ça... Je n'aurais pas du.

C'est de l'histoire ancienne, je me fiche de lui maintenant et en parler ne me fait pas plus de mal qu'à l'ordinaire. Si tu veux tout savoir, il m'a trompé et a ensuite eut des réactions étranges qui m'ont encore plus repoussé de lui... Alors que je l'aimais. C'est triste.

Sans dire un mot, Timmy s'allongea, la tête sur les genoux de Tristaniel et il encercla ses bras autour de la taille de son ami. Le brun ouvrit les yeux en grand, c'était la première fois que Timmy avait un geste aussi affectueux à son égard, en principe il n'utilisait que des mots. Pour lui montrer que cela le touchait, il le serra dans ses bras en posa sa tête sur celle du jeune garçon.

Je ferais en sorte que tu ne sois plus jamais triste, comme toi tu fais en sorte que mes démons me quittent.

Merci Timmy... merci beaucoup... murmura Tristaniel tout en laissant quelques larmes couler sur son visage.

Il n'aurait jamais cru en pleurer encore deux mois après, surtout en haïssant aussi profondément cet homme. Mais finalement si, la gentillesse de Timmy lui a arraché son cœur brisé et touché là où cela faisait encore mal. C'était donc logique de sentir les larmes glisser sur son visage. Le plus jeune des deux les aperçut, il ferma les yeux et se blotti encore plus dans les bras de son ami. Il espérait l'avoir quelques peu soulagé, qui sait.

Les jours passèrent assez calmement, Tristaniel n'était finalement pas sortit voir son amie, sans doute trop énervé de savoir qu'il y aurait cet individu à la soirée. Timmy et lui était donc resté plusieurs jours de suite dans l'appartement à regarder des films ou alors jouer à des jeux vidéos. Quelques petits jours sympathiques aux yeux de Timmy et la preuve de son insociabilité à Tristaniel. Ne pas sortir n'était plus dans ses habitudes, il faisait tellement d'effort depuis son adolescence pour mettre les pieds dehors et faire des rencontres, que constater qu'il ne bougeait plus lui donnait l'impression d'être reparti dans le passé et de retomber derrière ce mur qu'il avait, il le croyait, chassé. Bien sur, Timmy était là, lui ce petit jeune qu'il avait ramené et auquel il tenait beaucoup. Il en était très heureux d'ailleurs, plus aucuns signes de faiblesses n'apparaissaient sur son visage, il souriait même des fois. Chose qui remonté le moral de Tristaniel. Finalement, il se sentait important pour au moins une personne. Et utile.

Ce film, c'est de la bombe, je l'ai déjà vu une fois, j'ai toujours rêvé de le revoir, dit Timmy en se servant dans le paquet de chips que Tristaniel avait dans les mains.

J'avoue, je l'ai déjà vu aussi, et je l'ai trop aimé.

Aller ! Met le s'il te plaît, j'ai trop envie de le voir.

Tristaniel se tourna vers la pendule accrochée au mur derrière lui.

Pas maintenant, tout de suite, c'est... commença-t-il.

Heroes ! Finit par dire Timmy. Vite, la télécommande ! On n’est pas sur la bonne chaîne !

Ils se jetèrent sur celle-ci et Timmy monta le son à fond. Pas suffisamment pour cacher le bruit de la sonnette. En effet, quelqu'un venait d'arriver chez Tristaniel. Ce dernier tira une tête d'enterrement lorsqu'il dû se lever et quitter sa série préférée.

Je te raconterai Tristaniel, vas ouvrir, s'esclaffa Timmy.

Oui... Oui...

La sonnette retentit à nouveau et de manière prolongeait. Tristaniel cria un « deux minutes » puis partit ouvrir la porte. Lorsque la personne qui s'acharnait sur le bouton apparut, Tristaniel failli s'évanouir.

Non... Pas toi...

Tristaniel... Il fallait que je te vois.

Ricky vas t'e...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que son ex petit ami lui sauta dessus en l'embrassant avec rage. Tristaniel essaya de le pousser, mais sans succès, il s'acharnait sur ses lèvres lui bloquant les mains en arrière.


Image : Zero de Vampire Knight
 
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Son Nom est triste - Troisième Chapitre  posté le lundi 03 mars 2008 19:14

 

 

Nouveau chapitre de Son Nom est triste, le troisième.
Je l'ai copié/collé tel qu'il était sur mon site, j'ai pas le courage de relire, c'est bourré de fautes en tout genres {#}

 


Dans le salon, Timmy était absorbé par sa série télévisée, si bien qu'il n'entendait pas les bruits dans la pièce derrière lui. L'appartement n'était pourtant pas bien grand et très peu meublé, ce qui rendait les bruits plus fort. Ce qui inquiéta Timmy, c'était le fait de ne pas voir Tristaniel revenir. Ça, c'était bizarre. Il se leva alors d'un bon, délaissant son épisode d'Heroes et partit vers l'entrée. Lorsqu'il regarda, il vit un homme tenir Tristaniel et l'empêcher de bouger tout en le touchant. Ses yeux s'ouvrirent en grand, très grand, il se mit à paniquer et se retrouva paralysé sur place, fixant la scène...


xXxXx


Attachez-le ici... ordonna une voix dans ce qui semblait être un garage.

Je doute que l'on ait besoin de l'attacher, il est trop faible pour se débattre de toute façon, répondit une autre voix.

Attachez-le !

La scène était très flou, seul Timmy était visible. Le visage amoché, le corps couvert de blessures, du sang coulait même de son nez. Il était au sol, complètement anéanti, il ne pleurait même plus, ni ne hurlait. Il était silencieux, les entendant débattre sur ce qu'ils allaient encore lui faire. Il ne les connaissait même pas, et n'avait aucune idée de qui était ces hommes, ces êtres sans coeurs et dégoûtants qui le souillés de la tête à l'âme. L'un d'entre eux s'avança vers lui et lui ligota les mains, Timmy n'avait pas la force de réagir, s'il bougeait, ne serait-ce qu'un doigt, ils se mettraient à le frapper jusqu'à évanouissement.

C'est bon, il est attaché.

Pousse-toi, je commence, répondit sur un ton ferme l'homme qui devait commander la situation.

Il s'avança vers Timmy et déclara d'une voix dure et terrifiante tout en se penchant vers lui :

Mémorise bien mon visage, que je te traumatise pour l'éternité.

Tout ne fut plus qu'hurlements et horreurs suite à ces mots. Un énième jours de souffrance. Une honte irremplaçable et une douleur qui donne la nausée. Rien n'était positif. La vie était peinte en noir et les yeux de Timmy aussi, eux qui étaient pourtant d'un bleu si profond à l'ordinaire.


xXxXx


Ricky n'eut pas le temps d'aller plus loin dans ses démarches agressives envers Tristaniel. Timmy venait de lui donner un coup d'une grande force dans la tête, qui l'assoma immédiatement. Le jeune garçon s'écroula au sol, choqué par ce qu'il venait de se passer. Il venait de frapper quelqu'un pour la première fois de sa vie, c'était lui qui frappait et non l'inverse. Il s'approcha en marchant à quatre pattes vers l'homme à terre. Lorsqu'il le regarda, c'est dans un hurlement de terreur que son esprit revint à la surface. Il se releva d'un bond et parti s'écraser contre l'un des murs du couloir sous le regard perplexe et terrorisé de Tristaniel. Ce dernier n'avait pas eut le temps de voir les choses défiler. Ricky venait de l'agresser et Timmy l'avait défendu. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était cette peur soudaine, la réponse lui vint distinctement du regard de Timmy. Il venait de se mettre à pleurer comme si c'était la fin. Les larmes déferlées sur son visage et sa respiration était haletante. Tristaniel s'avança doucement vers le jeune homme en se tenant l'un de ses bras, blessé durant cette lutte face à Ricky.

C'est lui ! Il m'a retrouvé !! Tristaniel ! C'est lui !! hurla Timmy en s'effondrant sur le sol et en mettant ses mains sur son visage afin d'étoufer ses sanglots.

Tristaniel se mit à genoux près de son ami. Il le saisi par les épaules et le serra dans ses bras le plus fort possible. Il venait de comprendre. Ricky. Ricky était le monstre qui avait fait du mal à Timmy. Ricky était un être répugnant de la société. Il était celui qui avait battu et violé Timmy il y a un peu plus d'un mois.

Il m'a rattrapé... Il m'a rattrapé... Il m'a...

Non... non... dit calmement Tristaniel en serrant les dents pour ne pas hurler de douleur et de peine.

J'aurais dû mourir... Au-secour... au-secour... je ne peux pas... Nan...

Tais-toi Timmy, par pitié, tais-toi...

S'en était trop pour Tristaniel, il explosa en sanglot sur le dos de Timmy en resserrant son étreinte. L'homme qu'il aimait venait d'essayer de le violer et il avait sauvagement brutalisé son ami. C'était... une honte sans merci. Un calvaire. Il avait aimé un monstre, il avait fait l'amour avec ce type, il lui avait offert son coeur. Et aujourd'hui, il découvre à quel point cet être est ignoble.

Timmy s'accrochait à lui tout en gémissant de douleur. Leur peur était accompagné par le générique de leur série télévisé préférée. Décidément, les choses qu'ils aimaient le plus étaient sans cesse dénaturée. C'était un drame.

En face d'eux Ricky revenait peu à peu à la surface. Il bougea légèrement. Tristaniel et Timmy le regardèrent, leurs craintes étant de plus en plus grandes. Ricky se mit à genoux tout en se tenant la tête, endoloris par le coup du jeune garçon. Il se retourna et les aperçut tous les deux, l'un dans les bras de l'autre. C'était un crime à ses yeux. Voir l'homme auquel il tenait dans les bras de ce gamin, ce sale gamin qu'il croyait mort à l'heure qu'il est. Non. C'était ignoble. En plus, il était avec Tristaniel, chez lui. Quelle honte et quelle affront à son honneur. Il osait être chez son petit ami. Lui, ce sale Timmy !

Qu'est-ce qu'il fout là ce môme ?! Demanda sur un ton très peu aimable Ricky.

Sors de cet appartement immédiatement Ricky ! Cria Tristaniel avec un courage qu'il ne connaissait pas. Et ne reviens jamais !

Ricky se releva et s'avança vers eux. Il s'accroupit au sol et saisi le visage de Tristaniel entre ses mains.

Tu ne parviendra jamais à le protéger, je t'en fais la promesse.

Pour toutes réponses Tristaniel lui cracha au visage en lui demandant de s'en aller sur le champ et de ne plus l'approcher, ni lui, ni Timmy. Ce dernier était effondré dans les bras de son ami, les souvenirs de ces moments d'horreurs lui revinrent en mémoire. Ces sensations qu'il avait vécu, ces cris qu'il avait poussé, les larmes tranchantes qui l'avaient fatigué. Tout, il se souvenait de tout. Le visage de ce monstre le traumatisé. Il était hanté.

Calme toi Timmy... Je t'en supplie... dit Tristaniel en tentant lui même de se convaincre de ne plus pleurer.

Seuls les sanglots de son jeune ami lui parvenait aux oreilles ainsi que les pas de Ricky dans les escaliers. Il aurait voulu serrer encore plus fort Timmy pour lui prouver qu'il n'avait plus rien à craindre, mais il était tellement effrayé qu'il aimerait, lui aussi, avoir quelqu'un pour le protéger.


xXxXx


Cela faisait déjà trois semaines que cet incident avait eut lieu. Les jours étaient longs et nettement moins agréables. Le fait de savoir que Ricky était l'ex de Tristaniel avait rendu Timmy méfiant. Il ne restait que très peu auprès de son ami et n'osait plus le regarder dans les yeux. Tristaniel en était parfois malade. Le fait de le voir ainsi lui faisait aussi mal que le fait de savoir que Ricky l'avait fait souffrir. C'était si douloureux. Déjà qu'il avait mis du temps à refermer les cicatrices de la séparation, les voilà rouverte et d'une manière terriblement dégoûtante. Ce n'était plus de l'amour, mais de la haine, une haine profonde.

Dans le petit salon, Timmy était allongé sur le canapé, il regardait la chaîne musicale sans réellement prêter attention à ce qu'il se passait, pourtant, la musique était d'une grande beauté, du moins au oreilles de Tristaniel qui se baladaient dans la cuisine non loin du salon. Une musique des Pink Floyd, Comfortably Numb, c'était un son si... plaisant que le brun parvenait à oublier légèrement ses problèmes et ceux de Timmy. Cette chanson le faisait partir du monde actuel et le plongé dans un espace temps aux couleurs et lieux étranges. C'était intense.

A la fin du morceau, le jeune Timmy se releva et se dirigea vers Tristaniel. Il ne chercha pas tellement à l'approcher. Effrayé, il s'avança vers le bar de la cuisine et se mit face audit ami.

Tristaniel, je... je m'en vais... commença le jeune homme en sortant de son monde le brun, qui écarquilla les yeux en grand, je voulais te le dire pour que tu ne sois pas surpris de me voir quitter ton appartement.

Qu... quoi ? C'est pas vrai ? Timmy... Tu ne vas pas partir... demanda sur une voix tremblante Tristaniel.

Si... Et se sera mieux pour nous deux...

Non, Timmy... Je t'en supplie... C'est à cause de lui ? C'est ça ? C'est parce que Ricky était... était...

Durant le premier jour, se mit à raconter Timmy, les yeux fermé et remplis de peur, où j'étais séquestré dans ce garage... Ce type que tu appelles « Ricky »... Il avait appelé à l'aide son « ex petit ami »... Et celui-ci n'avait rien voulu savoir... Il lui avait raccroché au nez, alors qu'il lui demandait clairement de venir avant de faire une terrible erreur.. Pendant ce temps, j'étais paralysé sur une chaise et je ne souhaitais qu'une chose... Que cet homme au bout du combiné vienne et me sauve de cet enfer... Alors, quand bien même tu désire absolument m'aider à l'heure actuelle, s'en est déjà fini, le fait que tu sois cet homme là, au bout du fil, me prouve que j'étais fini d'avance... Je suis désolé Tristaniel... Désolé que tu sois en partie responsable de cela... Je t'aime énormément, mais je souffre de te voir... Désolé... vraiment.

Sur ces mots, le jeune garçon quitta l'appartement laissant Tristaniel, les bras tendu sur le bar et les yeux vide et malheureux. Cette histoire de téléphone... Maintenant qu'il y pensait... C'était vrai. Ricky l'avait appelé en aide, il l'avait appelé. Et lui, comme un idiot n'avait pas comprit. Mais comment comprendre de toute manière ? Comment comprendre que l'homme qu'on aimait, pouvait faire une chose aussi... atroce. Un acte inhumain, alors qu'on le croyait stable. Non. Ce n'était pas possible.

Tristaniel se laissa glisser le long du comptoir, le coeur en miette et l'âme faisant de même. Timmy venait de partir en lui expliquant qu'il était aussi fautif que Ricky dans l'histoire. Voir plus. Avant même de vouloir le sauver, il l'avait déjà trahi sans le savoir. C'était une honte et un calvaire pour sa conscience.


xXxXx


Dans la rue avec tout cet assemblage d'immeubles où vivait Tristaniel, Timmy avançait le regard fixe vers le sol. Perdu et anéanti, il voulait, enfin, trouver cette gare. Il le fallait, c'était mieux pour lui, il fallait qu'il parte d'ici, sans plus attendre.

Un peu plus loin, un homme dérangé et complètement devenu fou... fou d'un amour à sens unique, avança en direction du bâtiment de Tristaniel. Il marchait sur le trottoir d'en face, le visage dur et les mains sur sa bouche. Lorsqu'il tourna la tête pour traverser, il aperçut Timmy, seul, avec un sac sur le dos, allant vers l'allée centrale du quartier, non loin de là. L'homme se stoppa et regarda à tour de rôle l'immeuble et Timmy. Un choix. Il allait faire un choix. Choisir le pardon ou la vengeance. Il ne savait pas encore. Mais à force de voir Timmy avancer, il se décida. Lui, Ricky, l'homme sans humanité venait de choisir ce qu'il allait faire. Et quitte à tout perdre, il choisirait la colère. C'est donc d'un pas décisif qu'il partit vers Timmy, la haine lui échappant des mains. Les yeux malins et vicieux tournés vers sa proie.

Tu es fini Timmy.

 

Image : Zero de Vampire Knight {#}

 

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Son Nom est triste - Quatrième Chapitre  posté le lundi 17 mars 2008 20:44

Comme pour le précédent chapitre, je n'ai même pas le courage de relire tellement j'ai honte de mes fautes en tout genre.

{#}

Chapitre de sadique en vue !
A écouter en même temps : Stairway To Heaven - Led Zeppelin

 


 

Que devient-on lorsque l'on brise tout espoir d'une vie saine et honorable ? Que devient la vie, la pensée, le bon sens et l'humanité ? Est-ce que l'on meurt de l'intérieur ? Ou est-ce plutôt notre véritable apparence qui se révèle enfin ? Ce côté sale et vicieux, cette perception douteuse sur le monde autour de soi. Devient-on un animal ? Seul notre conscience peut deviner cela. C'est si absurde quand on y pense, n'être qu'une chose dégoûtante qui ne mérite même pas l'enfer, mais la disparition complète de l'âme. Tout cela, c'est ce que Tristaniel se demandait, il mettait ces pensées en répétitions, oubliant tout, absolument tout. C'était tellement horrible. Il se haïssait, se maudissait... Il était le traître de Timmy, celui qui l'avait abandonné au moment où il avait besoin d'aide. Il avait brisé les espoirs de son ami avant même de le rencontrer. Absurde. C'est totalement absurde et illogique, mais alors, pourquoi ? Pourquoi est-ce un comble si violent, si brutal, si choquant ? Voilà, la voilà cette question qui pose problème, celle qui n'a aucune réponses. Celle que Tristaniel déteste et maudit autant que lui.

Les minutes passèrent de cette façon, Tristaniel n'était plus tellement lui, il n'était qu'un amas de questions sordides sans réponses. Il se torturait tout seul, ne trouvant plus aucunes solutions. Au moment où il s'apprêtait à abandonner son espoir, une musique résonna dans son appartement, là, la chaîne musicale que Timmy avait laissé allumé avant de disparaître... Elle envoya toute une onde sonore aux oreilles de Tristaniel... Stairway To Heaven... Oui, c'était cela... Pourquoi n'avait-il pas réagit plus tôt ? Bien sur que c'était cela.

C'est ainsi que soudainement, Tristaniel se releva de sa perte d'espoir et fixa la télévision. Il comprenait enfin. Cette fois-ci, il serait celui qui réagit et qui sauve. Oui, il serait le sauveur de Timmy, il le fallait, c'était impératif. Il saisi alors rapidement un gilet et s'enfuya en courant à la recherche de son ami, en espérant qu'il n'était pas trop loin et qu'il allait bien. Il fallait qu'il le retrouve. Et qu'il lui dise que jamais, au non, jamais il ne l'abandonnerait de nouveau. Il ferait tout pour le protéger. Sinon, son coeur et son âme en dépendraient.



xXxXx



Non loin de la gare, Timmy était parvenue a arriver indemne là-bas. D'un pas décidé, il s'apprêtait a rentrer à l'intérieur, quand une main se posa sur son épaule. Immédiatement, il songea à Tristaniel, il priait, au fond de lui, pour que Tristaniel vienne et ne fasse pas l'erreur de le perdre à nouveau. Il se retourna alors vivement et avec espoir sur celui qui le tenait fermement. A peine Timmy avait-il posait son regard sur la personne, qu'il se sentit paralysé sur place. Incapable de bouger. Complément anéanti, et brisé de toutes envies, il n'avait, finalement pas, son tendre ami devant lui, mais bel et bien, la bête aux milles douleurs, celle qu'il haïssait par dessus tout. Ricky, il était là, le sourire large et le coeur vide. Il lui jeta un regard brutal et prit la parole en premier :

Bonjour Timmy, je suis ravi de te revoir. Alors que t'est-il arrivé depuis la dernière fois ? ricanna-t-il.

Mon Dieu... Nan... gémit Timmy, paniqué.

Cela ne sert à rien de prier, tu es fichu, mais ça, tu devrais déjà le savoir.

Sur ces mots, il le tira vivement par le bras et l'entraîna derrière la gare. Timmy ne savait pas quoi faire, il était... non, il n'était plus rien. Il suivait donc, sans grand espoir de quoi que se soit. De toute façon, personne ne voyait la scène. Personne n'entendait ses hurlements intérieurs, sa rage et sa peine qui le rongeait entièrement. Non, personne. Comme d'habitude. Arrivé à destination, Ricky se retourna sur lui et lui donna un violent coup au visage.

Tu fais moins le malin comme ça, sale petite enflure ?!
Cria le démon extérieur de Timmy.

Celui-ci n'avait même pas le courage de répondre. S'il voulait l'achever, qu'il l'acheve immédiatement, il n'en pouvait plus de souffrir et de pleurer continuellement. C'était une atroce douleur. Vite, pitié. Maintenant. Comme s'il avait entendu, Ricky se mit à le frapper avec de la rage et de la haine, lui crachant des insultes à la figure et lui démolissant tout. Timmy hurlait de douleur, à chaque coup, c'était une partie de lui qui s'en allée et se cassée en morceaux. Mais puisqu'il fallait passer par là, il le ferait.

Sale petit con ! Tu as osé approcher Tristaniel ?! Toi, un gamin pitoyable et complétement paumé ! Tu as brisé mon histoire entre lui et moi ! Tu as détruit notre amour !!

A ces paroles, Ricky saisit Timmy par le bras et lui déboîta sans ménagement son épaule. Le jeune garçon hurla de toutes ses forces, il hurla à briser les tympans de n'importe qui, sauf ceux de Ricky, visiblement. Il était tellement plongé dans cette colère noire qu'il n'était plus apte à sentir une seule douleur. Timmy le regarda dans les yeux un instant. Ce n'était même plus ceux d'un homme, mais ceux d'un animal. D'un terrible animal. Au même instant, Ricky sortit un revolver de son manteau et le pointa vers Timmy qui s'effondra, genoux au sol. Prêt à vivre la fin de tout. La fin de sa crainte.

Tu vois, cette arme, elle était prévu pour Tristaniel et moi. Je devais nous tuer pour que l'on vivent éternellement ensemble. Mais toi, quand je t'es vu sortir de chez lui, j'ai jugé que ce flingue serait plus utile pour la haine.



xXxXx



Tristaniel marchait depuis plusieurs minutes maintenant. Toujours à la recherche de son ami. Il avait déjà bien avancé, tellement qu'il se trouvait au pont où il avait rencontré le petit Timmy. Il s'accouda à celui-ci. Fermant les yeux, il revu peu à peu sa rencontre avec le jeune homme. Son visage meurtri, sa peine, son malaise. Il revu et réécouta intégralement la scène. C'était d'ailleurs un plaisir très grand. Ce souvenir était celui de leur début. Celui où il avait rencontré un ami incroyable et un petit frère au coeur brisé qu'il voulait absolument guérir. Soudainement, Tristaniel réagit et ouvrit les yeux en grand. Son souvenir venait de lui apporter la réponse qu'il attendait.

La gare ! S'il y a un seul endroit où il peut être, c'est à la gare. Que suis-je bête ! J'aurais dû m'en souvenir immédiatement ! Dit-il en se tapant la tête avec sa paume de main.

Sur ces mots, il partit en courant le plus vite possible vers la gare. Cette gare qui se trouvait à une quinzaine de minutes, il fallait qu'il y arrive, et rapidement, cela dépendait de son espoir, et de tout en quelque sorte. Timmy, il ne pensait qu'à Timmy.



xXxXx



Dans un record absolu, il arriva à la gare en moins de dix minutes, complétement épuisé et bourré d'un espoir de retrouver Timmy ici. Il regarda partout autour de lui, sans rien voir. Rien du tout. Et puis, à défaut de ses yeux, Tristaniel su où se trouvait Timmy. Un terrible hurlement venait de retentir. Complètement déboussolé, il accouru vers le cri, ayant reconnu la voix vide et dénouée de toutes envies, de Timmy. Et en effet, c'est dans une crainte sans mercie qu'il l'aperçut, lui, le jeune garçon, à terre, face à un Ricky devenu fou avec une arme à feu braqué sur lui.

NON !! Ricky ! Je t'interdis de faire ça !!! Tu es devenu complètement fou ! Hurla avec une puissance encore jamais considérée Tristaniel.

Les deux concernés par le malheur se retournèrent sur lui. Ricky baissa son arme et fixa Tristaniel, les yeux perdu parmi ceux de son éternel amour. Il rangea son pistolet dans sa poche sans en prendre conscience. Tristaniel, paniqué s'avança d'un pas rapide vers Timmy. Au moment où il l'attrapa par le bras pour l'aider à se relever, Ricky lui donna un violent coup au visage. Lui mettant le nez en sang.

N'approches pas ce sale môme ! Tristaniel... dit-il en marquant une pause dans ses paroles, je t'aime ! Je t'en supplie, laisse-moi achever ce chien.

Tu es totalement fou ! Jamais je ne te laisserai faire du mal à Timmy. Ricky...
commença le brun avant d'être interrompu.

Laisse-moi abattre cet animal qui nous sépare, Tristaniel, par pitié, je suis dingue de toi... Dingue d'un amour sans limite... murmura Ricky en s'effondrant sur le sol, genoux à terre, les yeux suppliant celui qui l'avait tant aimé.

Moi pas. Répondit Tristaniel sur un ton ferme en vomissant sur les mots, pourtant sincère, d'un homme rendu fou.

Ricky n'eut pas le temps de dire quoi que se soit en plus, Tristaniel était parvenu à soulever Timmy et a courir avec lui. Le plus loin possible, s'enfonçant sur les côtés de la gare, laissant Ricky et la ville derrière eux. Timmy, malgré sa douleur parvenait à aller plus vite que Tristaniel. La crainte et la panique lui procurant une force redoutable. Et puis là. Il se rendit compte de tout... Tout ce qui faisait que la situation était invraisemblable. Il repensa à ce qu'il avait vécu avec le jeune homme, leurs moments magiques qui faisaient qu'il oubliait son passé, mais aussi le moment où Tristaniel avait pleuré avec lui, lorsqu'il avait découvert que Ricky n'était qu'un être infâme et sans humanité.


xXxXx



Ricky était resté là, planté comme un fou, les regardant s'éloigner. Il avait tout perdu, tout. L'amour de Tristaniel, son espoir de le revoir à ses côtés. Et cela pour quoi ? Voir ce sale gamin s'enfuir avec l'homme de sa vie. Il ressortit alors l'arme de sa poche, il voulait tirer, tirer pour oublier, mais aussi pour en finir tout de suite avec cet être hideux et mettre une croix sur son passé amoureux vécu avec Tristaniel. Mais l'amour qu'il lui portait était tellement fort qu'il n'y arrivait pas. Non, il n'y arrivait pas. Jusqu'au moment où, finalement, ses doigts appuyèrent sur la détente. Il tomba alors par terre, en larmes et complètement abasourdi par le coup de feu qui résonna à ses oreilles.

La balle. Volante. Eguisante. Elle faisait siffler l'air dans un bruit sourd. Elle fuyait, elle fuyait vers ses deux proies. Elle les rattrapa en quelques secondes et passa à côté de Tristaniel qui sentit une éraflure sur son bras. Dans sa course folle, elle alla immédiatement se perdre dans l'épaule déjà amochée de Timmy. Celui-ci poussa un hurlement terrorisant, il s'interrompit en pleine vitesse. Assommé par cette balle puissante. Il s'écroula, le coeur cassé. Tristaniel avait fait de son mieux, mais lui, il tomba par terre. C'était ainsi que cela devait se finir.

Malheureusement, alors que l'attaque n'était pas mortel, le lieu, lui, il le fut. A cet instant précis où Timmy s'effondra sur le côté des rails. Un train passa. Et tout ne fut plus qu'un bruit sourd. Stairway to heaven... Voila la solution.

 

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Son Nom est triste - Cinquième Chapitre  posté le lundi 17 mars 2008 20:51

Idem que pour le précédent chapitre, ni revu, ni corrigé !
Pour ce qui est de ce chapitre, c'est la conclusion finale de l'histoire de Tristaniel.
Je n'y ajoute pas d'image, la haine n'en a jamais besoin pour se faire comprendre.

 


 

Une négation douloureuse résonnait dans sa tête. Pourquoi. Mais pourquoi ?! Timmy, il n'était plus là, seul son cadavre décoré la vue de Tristaniel. C'était si terrifiant. Là, devant lui, le corps d'un petit adolescent était écrasé... Écrasé sur les rails d'une voie ferrée. Il aurait voulu l'en empêcher, mais non. Il était encore arrivé trop tard. Il y a deux mois, c'était déjà trop tard. Il n'était déjà pas intervenu le jour de son viol, lorsque Ricky l'avait appelé et supplié de venir avant qu'il ne fasse une énorme erreur. Et cette fois-ci, c'était la même chose, à la différence qu'il s'était précipité vers lui pour le sauver. Mais au fond, à quoi bon. Timmy n'aimait pas la vie, il avait toujours souffert, peut-être avait-il eut raison... Non non... Pour Tristaniel, c'était inconcevable, ce soir, le destin lui retirait son petit protégé, son ami, son frère. Ce soir, il ne pourrait pas lui parler, le réconforter si besoin est. Non, ce soir, il va devoir se coucher avec un décès et un meurtre sur la conscience. Oui, c'est cela. Avec un meurtre.

Les sirènes titillaient l'oreille de Tristaniel, la police et tout ce qui fait justice en ce bas monde arrivaient. L'accident avait été signalé, sans doute, après tout, un conducteur de train se rend compte lorsqu'il écrase un petit être. Les ambulances n'étaient pas encore arrivées que Tristaniel s'en alla discrètement des lieux, le regard vide de tout et les vêtements recouvert du sang de Timmy... Il partit, partit près à tout comme il n'avait désormais plus rien.

A l'autre bout de la gare, Ricky se tenait au mur, une cigarette en main et il pleurait de douleur en voyant les secours arriver. Il trouvait cela si terrifiant mais à la fois si soulageant, Timmy, ce gosse qu'il avait martyrisé était enfin mort. Mais pourtant, ce n'était pas lui qui devait mourir, non, il voulait simplement tuer Tristaniel et se tuer juste après, c'était cela qu'il avait prévu. Vivre dans l'éternel en compagnie de son amour. A en croire les événements, le destin n'était pas du tout d'accord avec ses envies. Alors que son coeur entier devenait fou tout en hurlant la joie de voir enfin Timmy mort, une silhouette apparut devant les yeux de Ricky. Tristaniel était là.

Le Tristaniel de cet instant était dans un état dont personne n'avait pu être témoin. Le visage inondé de larmes, il fixait Ricky. Sa respiration était très forte, l'assassin qu'était Ricky l'entendait de là où il se tenait.

Monstre ! Lâcha enfin Tristaniel à l'égard de son ex amant.

Trist... Tristaniel, je... enfin... Tristaniel ! Tu es enfin libre ! Il n'est plus là !

Tu l'as tué ! Tu as osé tuer Timmy ! Tu n'es qu'un monstre !
Hurlait Tristaniel les larmes s'effondrant par litres sur ses joues.

Mais Tristaniel... commença Ricky, Timmy n'était qu'un être faible et lâche. Tu... tu devrais être heureux de t'en être enfin débarrassé. Il... Il ne sera plus entre nous deux, entre notre amour... Timmy est enfin mort ! Tristaniel ! C'est fantastique ! Nous pouvons vivre notre amour ! Enfin !

Tristaniel pencha la tête sur le côté à l'entente de ces paroles dégoûtantes. Il prit une profonde inspiration en fermant les yeux. Il fit signe à son ennemi de se taire. Un sourire se dessina sur son visage puis il s'approcha de Ricky. Celui-ci, légèrement abassourdi par le changement de comportement si soudain de Tristaniel, le regarda avec des yeux interrogateurs, croyant peut-être que Tristaniel lui pardonnait son acte et qu'il voulait lui aussi lui prouver son amour sans limites.

Ricky... commença Tristaniel sans laisser émettre un seule sanglot, jamais, tu entends, jamais je ne t'aimerais. Tu es sale. Et tu es la chose la plus grotesque qui puisse exister. Tu es si pathétique, un piètre criminel et une déchet de l'humanité. Ce soir, je parlerai d'ailleurs au nom de cette humanité. Ce soir, je vais te montrer ce qu'est une personne sans conscience. Car ce soir, grâce à ton idiotie, je n'ai plus d'âme.

Sur ces mots, Tristaniel saisi Ricky par le cou et jeta le pistolet qu'il venait de sortir de sa poche. Le même pistolet qui avait transpercé l'épaule de Timmy et qui était la cause de sa chute. Il lui souri et leva sa main en l'air, deux de ses doigts en avant. Il ria, il ria si fort que Ricky commençait enfin à s'inquièter de son sort et a comprendre que jamais Tristaniel ne l'aimerait à nouveau, jamais. Ce rire était si terrorisant, un rire rempli d'une haine sans pitié prête à tout et qui pouvait tétaniser n'importe qui. Pour Ricky, ce n'était pas Tristaniel, c'était une autre personne. Un être qu'il ne connaissait pas.

Alors comme ça, tu vas me tuer Tristaniel ? Tu ne peux pas... supplia Ricky en sanglotant devant la rage de son éternel amour, je t'aime tellement... Tristaniel !

Regarde bien mon visage, c'est la dernière chose que tu verra de ta vie, répondit le brun en souriant.

Pourquoi es-tu si triste...

Sur ces paroles, Tristaniel planta avec une puissance sans égal ses deux doigts dans les yeux de Ricky, celui-ci poussa un hurlement dément et s'écroula sur le sol. Le sang dégringolant de ses orbites désormais écrasés. Tristaniel s'accroupit près de lui, tout en essuyant sa main couverte d'hémoglobines sur son pantalon.

L'enfer serait un cadeau pour une chose aussi pitoyable que toi et je ne suis pas encore un assassin. Juste... Un être vide de toutes émotions. Je te détruirais un autre jour, pour l'heure, je veux te voir souffrir.

Il se redressa et quitta les lieux avec une vision différente des choses. Plus jamais il ne pleurerait, plus jamais. Il n'aurait plus aucunes émotions non plus. Il ne serait plus jamais le Tristaniel d'il y encore quelques heures, celui qui luttait pour la survie des autres. Maintenant, il est devenu une bête. Le genre de bête capable des pires atrocités. D'ailleurs, cela lui procurait un désir redoutablement bon. Perdre son âme était donc aussi doux ?

La course à l'apocalypse avait commencé. Le ciel entièrement dégagé accueillé une nouvelle étoile ce soir. Une étoile qui avait emmené avec elle, le coeur d'une autre personne. Tristaniel aura tout offert à Timmy. En espérant qu'il ne le regardera plus à partir de maintenant.

Tu es vengé. Laisse moi vivre avec mon nom et soit heureux.

Le regard noir, le sourire au visage. Tristaniel marchait sur le trottoir qui le ramènerait sur le pont où tout avait commencé. Là où il bannirait à jamais les émotions de son coeur, là où il commencerait a accomplir sa tâche d'assassin. Là où il deviendrait un monstre triste.



Un mois plus tard



Tristaniel se redressa, le joint en main. L'album des Pink Floyd tournant toujours aussi fort dans la pièce. Il regarda autour de lui et se releva. Son regard noir se posa immédiatement sur la télévision, il esquissa un sourire et monta le son afin d'entendre les dernières nouvelles.

« En effet, très tôt ce matin, un nouveau cadavre a été retrouvé sur les rails d'un train, il semblerait qu'il ait été torturé avant de se faire coupé par un wagon. Il s'agit belle et bien de la quatrième victimes de ce serial-killeur qui tourne dans notre ville. D'après les services de polices, cet homme n'assassinerait que des violeurs, ce qui nous amene à conclure que... »

Le son se rabaissa immédiatement. Tristaniel explosa de rire dans sa petite chambre miteuse. Il se tourna vers son placard, celui-ci était décoré de multiples coupures de journaux ou d'écritures grosses et amalgamées. Il s'avança et ouvrit doucement la porte, à l'intérieur un homme était suspendu par les bras, sans doute inconscient, ses yeux étaient crevés. L'homme réagit en entendant la porte s'ouvrir.

Qui que vous soyez, pitié, laissez moi sortir d'ici. Je vous en supplies. Je... demanda la victime avec une voix terrorisée et faible.

Arrêtes ! Cria Tristaniel sombrement. Tu es le prochain sur la liste, sale monstre.

Il saisi le couteau de cuisine qui était posé sur le sol du placard. La porte se referma en un claquement glacial et brutal. Des hurlements surgirent de cette petite pièce, indiquant l'oeuvre d'un tueur en série à la recherche de la haine éternelle et crevant tout ce qui pouvait lui rappeler son frère de coeur.

Tristaniel, il n'était même plus triste, seul son nom était parvenu à garder ce statut. Aujourd'hui, il n'était qu'un homme sans âme. Un défunt acteur dans ce monde de traîtres.



Fin

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