Avertissement : Ba... scène spéciale.

Sujet bidon, j’ai encore
réussi, comme à l’ordinaire de toute
façon. Je suis bien trop fort pour ces crétins
survoltés. C’est presque lassant. Et je sors donc de
la classe en avance sur les quatre heures estimées, je
soupire, ne sachant pas quoi faire. Je pourrais m’enfuir
pendant le temps qu’il me reste, après tout, Marien
n’est pas là pour vérifier, mais je sais que
j’aurais plus ou moins mauvaise conscience, il fait tellement
d’efforts avec moi que je n’ai pas le courage de lui
désobéir. Tant pis pour moi, je vais aller faire une
sieste au foyer, l’endroit est idéal pour les heures
de pauses. En plus, à dix heure, il n’y presque jamais
personne. Surtout en période d’examen.
J’arrive donc assez rapidement là-bas. En rentrant
à l’intérieur, je me souviens enfin des lieux,
cela faisait une éternité que je n’étais
pas venu. Les murs sont gris et noirs, une grande baie
vitrée nous sépare de la minuscule cours du
lycée. En regardant vers le bas, on peut observer le CDI,
c’est assez inconfortable quand on veut éviter les
gens. Mais pour trouver Fredric, ça m’a toujours
aidé ! Et dire qu’aujourd’hui, je n’ai
plus grand mal à aller vers lui. Comme quoi, un renvoie est
positif.
En parlant de renvoie, j’espère bien ne pas croiser
quelqu’un de l’administration, je ne suis pas
censé être ici. C’est même étonnant
qu’ils m’aient demandé d’assister à
mon épreuve blanche. Sans doute qu’ils ne peuvent pas
se permettre de passer à côté d’un
élément tel que moi, ils ont besoin de mon
résultat pour remonter la moyenne du lycée. Aucun
doute pour cela.
Je sors mon Ipod et me pose dos à la vitre, je balance
accessoirement mes jambes sur une table en aluminium, je risque de
me faire allumer si l’on me voit, mais cela ne changerait pas
de l’ordinaire. Je m’enfonce dans mon inconfortable
position et me prépare à somnoler
tranquillement.
Malheureusement, je n’ai pas le temps d’écouter
trois chansons qu’un intrus vient me taper les jambes et me
réveille en sursaut. Je grogne et donne un coup vers la main
ennuyante jusqu’à finir par ouvrir les yeux et
constater quelque chose qui me rassure dans son ensemble :
c’est Fredric.
Décidemment, j’ai le don pour tomber constamment sur
lui, c’est agréable ! Il me souri et vient
s’assoir à côté de moi. Au loin, je
repère sa bande d’amis, ils sont tous assit et en
train de nous regarder, ils ricanent et doivent sûrement en
raconter de bonnes sur nous. Il n’y a qu’un
garçon qui préfère nous jeter un regard
sombre, il semble totalement haineux. Je lui souri comme si de rien
n’était et il me tourne le dos automatiquement.
J’en ris tellement cela me fait pitié.
_ Alors, qu’est-ce que tu fous ici Justinien ? T’es pas
du genre à rester au lycée quand il n’y a rien
à faire pourtant ? me demande Fredric en me rappelant ma
réalité habituelle : je suis un sécheur
flemmard.
_ Comment ça « je ne suis pas du genre », tu me
connais peut-être ? répondis-je en taquinant mon beau
brun.
_ Bien sur que oui, affirme-t-il en me laissant scotché sur
place le regard étonné. Mais tu ne réponds pas
à ma question.
_ Mon frère vient me chercher dans deux heures, je
l’attends donc patiemment.
_ Deux heures tu dis ? me dit-il avec un sourire qui me fait
frissonner.
Il a un don pour changer de sujet et me donner envie
d’écouter sa nouvelle version des faits. Je ne le
connais pas encore beaucoup, mais il a des façons
d’agir qui me rappelle étrangement
quelqu’un.
Je souris malicieusement en guise de réponses. Je n’ai
pas besoin de parler, tout se comprend à travers moi, du
moins, ce que je souhaite faire comprendre.
_ Je devais rentrer chez moi, mais si tu veux, on pourrait aller
quelque part et… discuter tranquillement, me propose-t-il
ouvertement en me faisant rougir maladroitement, il est
déstabilisant malgré tout.
_ Et bien, heu… Je dois rester au lycée pour attendre
Marien…
_ Qui t’as parlé de quitter le lycée ? Je
connais un endroit très discret et agréable.
Il se lève et j’en fais de même, sans
réellement m’en rendre compte, je suis un peu comme un
automate ou un chien qui suit son maître à travers une
foule d’inconscients. Nous partons donc tous les deux par la
porte opposée à ses amis, ceux-ci se mettent
même à siffler, j’entends Fredric me dire de ne
pas m’inquiéter, ils sont justes un peu idiots. Mais
moi, cela ne me dérange pas tellement, la seule chose qui me
perturbe, c’est le côté «
révélation de mon homosexualité ». Sur
ce point, il faudra que j’en parle à Fredric. Je crois
qu’il ne sait pas que je refuse que les gens soient au
courant. J’ai déjà suffisamment de
problème dans ma vie, pas besoin que la population de
crétins ait conscience de cette situation d’attirance
différente.
En quelques minutes, nous arrivons dans une petite pièce
soigneusement éloignée des couloirs de passages. Il
n’y a personne. Seulement Fredric et moi. Il est tellement
touchant, il porte une chemise bleue qui se marie parfaitement bien
avec son regard possessif et attirant. Celui-ci semble même
essayer de m’obtenir, de faire en sorte que je ne sois
qu’à lui. Et comme les deux dernières fois, je
n’ai pas le temps de m’habituer à cette
bestialité qui semble le rendre plus humain qu’il
m’embrasse avec délice. Je vibre.
J’arrive sans trop de difficulté à le toucher
maintenant. Au départ, rien que l’idée que se
soit Fredric me faisait peur. Je restais paralysé comme
s’il me contrôlait jusqu’au cerveau. Je sens ses
mains frôler ma colonne vertébrale, elles glissent
langoureusement et m’ôte toute difficulté
à ne pas oser. Je lui caresse la nuque et remonte mes doigts
à travers ses cheveux noirs. Il pose ses mains dans
l’immédiat sur mes hanches, comme la veille. Sans que
je ne puisse réagir, il me retourne et je me retrouve avec
le dos plaqué contre son torse. Sa tête vient se
blottir dans le creux de mon cou et il recommence à
m’embrasser. Sa salive me laisse un chemin frissonnant
partout où sa langue passe. Je tremble et ne peut
m’empêcher de caresser ses cheveux et forçant
mes mains à passer par-dessus ma tête pour toucher la
sienne. Les bras lever, c’est là qu’il
décide sans que je puisse faire quoique se soit de me
retirer mon T-shirt. Une fois torse nu, sa langue continue de
rouler sur ma peau et cette fois-ci elle retrace le chemin de ma
colonne vertébrale. C’est tellement bon que je
fondrais presque. Et c’est là que je sens une chose
à laquelle je ne m’attendais pas vraiment, sans me
prévenir, il est parvenu à infiltrer l’une de
ses mains dans mon pantalon. La seule peine qu’il s’est
donné, c’est de baisser ma braguette. Je tremble de
toutes les manières possibles, c’est comme
l’autre jour, il me touche et cela me procure un plaisir
encore plus redoutable. C’est sans doute le fait que se soit
l’homme que j’aime qui me fait tout ce bien.
Ses doigts se plongent cette fois-ci dans mon boxer, je sursaute.
Comment parvient-il à garder son calme dans un moment pareil
? Il se met à m’embrasser un peu partout dans le dos,
sa langue passe sur mes bleus, peu à peu, il se retrouve
agenouillé devant moi. Et là, je perds tout sens des
réalités. Si je n’étais pas encore
expérimenté, je serais tombé au sol de plaisir
rien qu’au moment où sa bouche s’est posé
sur le tissu de mes sous-vêtements. C’est affolant.
Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai fait que
rêver de cette scène. Je ne sais même pas si je
gémis ou si je reste de marbre, la seule chose qui me
rappelle que je suis toujours vivant, c’est cette
façon qu’il a de s’arrêter pour remonter
vers mon torse et atterrir dans mon cou. Je me sens plus ou moins
frustré, je lui rends donc son attente en posant mes mains
sur son entre-jambe et sans agir plus que ça.
_ Tu oses enfin, mon petit Justinien.
_ Tais-toi… lui répondis-je en l’embrassant
avec passion.
Je cherche dans l’immédiat à le
déshabiller, mais il fait tout pour m’en
empêcher, à la fin, il saisi entre ses mains la partie
de mon corps qui n’attendait que ça. Plus
j’essais de le toucher et plus il accélère.
C’est sexuellement douloureux ce petit jeu. Au bout
d’un acharnement terrible, je réussi finalement
à rentrer l’une de mes mains dans son pantalon,
j’aurais bien aimé y mettre les deux, mais le manque
de place se fait sentir, je baisse donc la fermeture éclaire
de son jean et lui défais sa ceinture. La respiration de mon
bel homme me dit de continuer encore plus, et je ne me trompe pas.
Je m’apprête donc enfin à descendre mon visage
quand Fredric me retient finalement et me pousse violemment dos au
mur. Je suis donc bloqué entre lui et cette paroi glaciale
qui me fait frissonner.
_ Fredric… s’il te plaît, j’ai envie de
toi…
Il me regarde avec ses magnifiques yeux bleus, je me sens
transpercé, j’ai envie qu’il me baise ou me
fasse l’amour, peu m’importe le mot, mais j’ai
besoin de me satisfaire et de le satisfaire en retour.
_ Hors de question, lâche-t-il froidement en se remettant
à genoux devant moi.
J’aurais aimé lui répondre que ce
n’était qu’un sale chauffeur qui n’allait
pas au bout de ses actes. Mais ce qu’il vient de faire me
force plutôt à râler de plaisir. Cette fois-ci,
il ne se contente pas d’une simple douceur avec la langue, je
suis intégralement dans sa bouche et je n’ai jamais
ressenti un tel froid mêlé à une chaleur
exquise. Il joue avec ma peau comme avec l’air, c’est
magique.
Quelques secondes plus tard, j’évacue tout ce
qu’il y a à évacuer de moi. Je me libère
de toutes les façons possibles, qu’elle soit sexuelle
ou sentimentale. Je reviens amoureusement à la vie
grâce à lui.
Il se redresse et se remet face à moi, je lui caresse le
visage tendrement, je voudrais lui rendre ce plaisir, mais je le
trouve tellement beau en cette seconde que je reste ainsi à
l’observer. Finalement, il saisi l’une de mes mains et
la plaque sur sa bosse très bien placée. Je souri
malicieusement et lui donne ce qu’il souhaitait, mon autre
main rejoins les lieux et à elles deux, elles sortent son
sexe de son caleçon. Alors que je commençais à
le toucher et le faire gémir, il se colle totalement
à moi et saisi nos deux sexes entre ses mains, il se met
alors à nous masturber tout les deux en même temps.
J’en oublie encore plus son refus de me faire l’amour
immédiatement. Alors qu’il se fait de plus en plus
rapide, mes mains viennent se joindre aux siennes et
l’accompagne dans le plaisir qu’il nous donne. Sa
respiration est encore plus saccadé qu’avant, il
gémit et étouffe un cri dans mon cou lorsqu’il
parvient enfin à atteindre le plaisir absolu.
Nous restons de longues minutes ainsi, plaqué l’un
à l’autre et à moitié nu. Nous
n’avons pas fait l’amour, rien de bien spécial
dans le fond. Mais si je devais classer ce moment dans
l’échelle de mes plaisirs sexuels, je crois bien
qu’il dépasse de loin tout ce que j’ai
vécu. Je sens son cœur battre à toute vitesse,
le mien en fait de même, ça ressemble d’ailleurs
à une musique rythmée par la chaleur et le
désir de l’autre. Il semble déstabilisé
et heureux, en retour, je me sens totalement amoureux.
Notre petit bonheur silencieux ne dure finalement pas très
longtemps, peu après, nous entendons des pas
précipités descendre les escaliers à
côté et la porte s’ouvrir dans un vacarme
absolu.
On est mal.
Verdict ?

Bon, comme
vous le savez, moi et les lemons, on n'a pas encore bien apprit
à s'assembler autrement qu'en lecture 
'Fin, j'espère que ça pardonne la longue attente pour la suite !
Bisou !

Image : Death Note...
Death Love?..















Je me demande bien qui les a vu !! C'est trop sadique de couper là !! Franchement c'est pas cool !!
A très vite j'espère