Idem que pour
le précédent chapitre, ni revu, ni corrigé
!
Pour ce qui est de ce chapitre, c'est la conclusion finale de
l'histoire de Tristaniel.
Je n'y ajoute pas d'image, la haine n'en a jamais besoin pour se
faire comprendre.
Une négation douloureuse
résonnait dans sa tête. Pourquoi. Mais pourquoi ?!
Timmy, il n'était plus là, seul son cadavre
décoré la vue de Tristaniel. C'était si
terrifiant. Là, devant lui, le corps d'un petit adolescent
était écrasé... Écrasé sur les
rails d'une voie ferrée. Il aurait voulu l'en
empêcher, mais non. Il était encore arrivé trop
tard. Il y a deux mois, c'était déjà trop
tard. Il n'était déjà pas intervenu le jour de
son viol, lorsque Ricky l'avait appelé et supplié de
venir avant qu'il ne fasse une énorme erreur. Et cette
fois-ci, c'était la même chose, à la
différence qu'il s'était précipité vers
lui pour le sauver. Mais au fond, à quoi bon. Timmy n'aimait
pas la vie, il avait toujours souffert, peut-être avait-il
eut raison... Non non... Pour Tristaniel, c'était
inconcevable, ce soir, le destin lui retirait son petit
protégé, son ami, son frère. Ce soir, il ne
pourrait pas lui parler, le réconforter si besoin est. Non,
ce soir, il va devoir se coucher avec un décès et un
meurtre sur la conscience. Oui, c'est cela. Avec un meurtre.
Les sirènes titillaient l'oreille de Tristaniel, la police
et tout ce qui fait justice en ce bas monde arrivaient. L'accident
avait été signalé, sans doute, après
tout, un conducteur de train se rend compte lorsqu'il écrase
un petit être. Les ambulances n'étaient pas encore
arrivées que Tristaniel s'en alla discrètement des
lieux, le regard vide de tout et les vêtements recouvert du
sang de Timmy... Il partit, partit près à tout comme
il n'avait désormais plus rien.
A l'autre bout de la gare, Ricky se tenait au mur, une cigarette en
main et il pleurait de douleur en voyant les secours arriver. Il
trouvait cela si terrifiant mais à la fois si soulageant,
Timmy, ce gosse qu'il avait martyrisé était enfin
mort. Mais pourtant, ce n'était pas lui qui devait mourir,
non, il voulait simplement tuer Tristaniel et se tuer juste
après, c'était cela qu'il avait prévu. Vivre
dans l'éternel en compagnie de son amour. A en croire les
événements, le destin n'était pas du tout
d'accord avec ses envies. Alors que son coeur entier devenait fou
tout en hurlant la joie de voir enfin Timmy mort, une silhouette
apparut devant les yeux de Ricky. Tristaniel était
là.
Le Tristaniel de cet instant était dans un état dont
personne n'avait pu être témoin. Le visage
inondé de larmes, il fixait Ricky. Sa respiration
était très forte, l'assassin qu'était Ricky
l'entendait de là où il se tenait.
Monstre ! Lâcha enfin Tristaniel à
l'égard de son ex amant.
Trist... Tristaniel, je... enfin... Tristaniel ! Tu es
enfin libre ! Il n'est plus là !
Tu l'as tué ! Tu as osé tuer Timmy ! Tu n'es qu'un
monstre ! Hurlait Tristaniel les larmes s'effondrant par
litres sur ses joues.
Mais Tristaniel... commença Ricky,
Timmy n'était qu'un être faible et
lâche. Tu... tu devrais être heureux de t'en être
enfin débarrassé. Il... Il ne sera plus entre nous
deux, entre notre amour... Timmy est enfin mort ! Tristaniel !
C'est fantastique ! Nous pouvons vivre notre amour ! Enfin
!
Tristaniel pencha la tête sur le côté à
l'entente de ces paroles dégoûtantes. Il prit une
profonde inspiration en fermant les yeux. Il fit signe à son
ennemi de se taire. Un sourire se dessina sur son visage puis il
s'approcha de Ricky. Celui-ci, légèrement abassourdi
par le changement de comportement si soudain de Tristaniel, le
regarda avec des yeux interrogateurs, croyant peut-être que
Tristaniel lui pardonnait son acte et qu'il voulait lui aussi lui
prouver son amour sans limites.
Ricky... commença Tristaniel sans laisser
émettre un seule sanglot, jamais, tu entends, jamais
je ne t'aimerais. Tu es sale. Et tu es la chose la plus grotesque
qui puisse exister. Tu es si pathétique, un piètre
criminel et une déchet de l'humanité. Ce soir, je
parlerai d'ailleurs au nom de cette humanité. Ce soir, je
vais te montrer ce qu'est une personne sans conscience. Car ce
soir, grâce à ton idiotie, je n'ai plus
d'âme.
Sur ces mots, Tristaniel saisi Ricky par le cou et jeta le pistolet
qu'il venait de sortir de sa poche. Le même pistolet qui
avait transpercé l'épaule de Timmy et qui
était la cause de sa chute. Il lui souri et leva sa main en
l'air, deux de ses doigts en avant. Il ria, il ria si fort que
Ricky commençait enfin à s'inquièter de son
sort et a comprendre que jamais Tristaniel ne l'aimerait à
nouveau, jamais. Ce rire était si terrorisant, un rire
rempli d'une haine sans pitié prête à tout et
qui pouvait tétaniser n'importe qui. Pour Ricky, ce
n'était pas Tristaniel, c'était une autre personne.
Un être qu'il ne connaissait pas.
Alors comme ça, tu vas me tuer Tristaniel ? Tu ne
peux pas... supplia Ricky en sanglotant devant la rage de
son éternel amour, je t'aime tellement... Tristaniel
!
Regarde bien mon visage, c'est la dernière chose que
tu verra de ta vie, répondit le brun en
souriant.
Pourquoi es-tu si triste...
Sur ces paroles, Tristaniel planta avec une puissance sans
égal ses deux doigts dans les yeux de Ricky, celui-ci poussa
un hurlement dément et s'écroula sur le sol. Le sang
dégringolant de ses orbites désormais
écrasés. Tristaniel s'accroupit près de lui,
tout en essuyant sa main couverte d'hémoglobines sur son
pantalon.
L'enfer serait un cadeau pour une chose aussi pitoyable que
toi et je ne suis pas encore un assassin. Juste... Un être
vide de toutes émotions. Je te détruirais un autre
jour, pour l'heure, je veux te voir souffrir.
Il se redressa et quitta les lieux avec une vision
différente des choses. Plus jamais il ne pleurerait, plus
jamais. Il n'aurait plus aucunes émotions non plus. Il ne
serait plus jamais le Tristaniel d'il y encore quelques heures,
celui qui luttait pour la survie des autres. Maintenant, il est
devenu une bête. Le genre de bête capable des pires
atrocités. D'ailleurs, cela lui procurait un désir
redoutablement bon. Perdre son âme était donc aussi
doux ?
La course à l'apocalypse avait commencé. Le ciel
entièrement dégagé accueillé une
nouvelle étoile ce soir. Une étoile qui avait
emmené avec elle, le coeur d'une autre personne. Tristaniel
aura tout offert à Timmy. En espérant qu'il ne le
regardera plus à partir de maintenant.
Tu es vengé. Laisse moi vivre avec mon nom et soit
heureux.
Le regard noir, le sourire au visage. Tristaniel marchait sur le
trottoir qui le ramènerait sur le pont où tout avait
commencé. Là où il bannirait à jamais
les émotions de son coeur, là où il
commencerait a accomplir sa tâche d'assassin. Là
où il deviendrait un monstre triste.
Un mois plus tard
Tristaniel se redressa, le joint en main. L'album des Pink Floyd
tournant toujours aussi fort dans la pièce. Il regarda
autour de lui et se releva. Son regard noir se posa
immédiatement sur la télévision, il esquissa
un sourire et monta le son afin d'entendre les dernières
nouvelles.
« En effet, très tôt ce matin, un nouveau
cadavre a été retrouvé sur les rails d'un
train, il semblerait qu'il ait été torturé
avant de se faire coupé par un wagon. Il s'agit belle et
bien de la quatrième victimes de ce serial-killeur qui
tourne dans notre ville. D'après les services de polices,
cet homme n'assassinerait que des violeurs, ce qui nous amene
à conclure que... »
Le son se rabaissa immédiatement. Tristaniel explosa de rire
dans sa petite chambre miteuse. Il se tourna vers son placard,
celui-ci était décoré de multiples coupures de
journaux ou d'écritures grosses et amalgamées. Il
s'avança et ouvrit doucement la porte, à
l'intérieur un homme était suspendu par les bras,
sans doute inconscient, ses yeux étaient crevés.
L'homme réagit en entendant la porte s'ouvrir.
Qui que vous soyez, pitié, laissez moi sortir d'ici.
Je vous en supplies. Je... demanda la victime avec une
voix terrorisée et faible.
Arrêtes ! Cria Tristaniel sombrement.
Tu es le prochain sur la liste, sale
monstre.
Il saisi le couteau de cuisine qui était posé sur le
sol du placard. La porte se referma en un claquement glacial et
brutal. Des hurlements surgirent de cette petite pièce,
indiquant l'oeuvre d'un tueur en série à la recherche
de la haine éternelle et crevant tout ce qui pouvait lui
rappeler son frère de coeur.
Tristaniel, il n'était même plus triste, seul son nom
était parvenu à garder ce statut. Aujourd'hui, il
n'était qu'un homme sans âme. Un défunt
acteur dans ce monde de traîtres.
Fin
holalal mais purée je n'arrete pas epleurer depuis toute a leure !
















trés belle histoire et super le coté gore!!