
Je suis là, les mains
soudées à ma serviette de bain que je ne
désire en aucun cas lâcher, je ne voudrais pas
qu’elle tombe et dévoile à Fredric quelque
chose que je ne veux pas qu’il revoit, non pas que sa taille
actuelle me complexe – ça m’arrive de ne pas
être motivé – mais la situation est
gênante. J’ai une forte envie de m’enfuir en
courant, avoir le garçon de mes rêves en face de moi
pour la seconde fois en quelques temps me fait affreusement peur.
Et dire qu’il y a encore une semaine, s’il on
m’avait dit que j’aurais Fredric dans mon salon avec
moi, j’aurais bien rigolé. Comme quoi, des choses
bizarres peuvent nous surprendre parfois. Et le pire, c’est
qu’il est affreusement attirant, mon cœur entre dans
une course folle rien qu’en le regardant. Son ombre à
elle seule me refait de l’effet.
Je le fixe longuement. Il a laissé ses mains dans ses
poches, une chose que j’ai remarqué chez lui
dés que je l’ai vu, il les laisse souvent caché
et ne les utilise que par obligation. Un peu comme
immédiatement où je le vois pousser la porte pour
rentrer dans la maison et la refermer, nous enfermant tout deux
dans le salon. Je tremblote comme un débutant.
_ Justinien, je n’ai pas beaucoup de temps devant moi,
personne ne sait que je suis ici, me dit-il tout en posant ses
mains sur mes hanches (je frissonne à ce contact). Je suis
venu pour répondre à l’annonce matinale de ton
frère, il a appelé le lycée dans
l’espoir de trouver un terminal S qui pourrait rattraper ton
niveau.
_ Co… comment as-tu su que c’était moi ?
disais-je, surpris par cette histoire et la rapidité de
Marien.
_ Les profs en ont parlé à ma classe, et
lorsqu’ils ont nommé un certain Justinien qui
était renvoyé, je me suis dit qu’il n’y
en avait pas trente-six dans tout l’établissement. Je
suis donc allé à la vie scolaire pour… voler
ton adresse sur l’ordinateur abandonné dans le
bureau…
_ En effet…
_ Bon, et bien, tu as comprit les raisons de ma visite, je voudrais
voir ton frère pour devenir ton… prof particulier, me
dit-il en me lançant un regard malicieux pour ensuite se
rapprocher de moi et reserrer ses mains sur ma taille.
_ Ma…Marien n’est…. Pas… là,
il… il rentrera dans la… la
soirée…
Je bégaie, mais c’est de sa faute, cette
manière qu’il a de déplacer ses mains pour les
mettre sur les miennes, toujours serrées sur ma serviette,
j’en ai des sursauts d’envies.
_ Tu es donc tout seul… déduit-il en se collant
à moi sans réserve.
Je n’ai même pas le temps de répondre que ses
yeux bleus me transpercent, j’ai l’impression
qu’il regarde en mon intérieur. Son regard est
puissant, ce garçon est complet et cela se ressent
terriblement. Je suis mis à nu sous sa présence.
Cette fixation qu’il exécute sur mon visage et mon
âme me semble si profonde que je trouve cela
délicieux.
Mais je ne peux même pas me concentrer sur ce détail
aux douceurs de l’océan qu’il m’embrasse
soudainement avec passion. C’est la deuxième fois en
deux jours que nous nous mettons à partager cette
proximité. Ses mains se détachent des miennes et
viennent s’attarder dans mon dos, il suit la trace de ma
colonne vertébrale comme une caresse, c’est assez
excitant je dois dire. Mon instinct d’homme réagit
immédiatement, caché derrière ma serviette. Il
le sent. Sa langue quitte alors ma bouche pour aller
déguster mon cou, je gémis sans réellement en
avoir conscience. Le simple fait de savoir que c’est Fredric
l’auteur de tout ce bien me rend totalement fou.
Je pose immédiatement mes mains sur lui, chose que je
n’avais encore pas osé faire. Je lui caresse la nuque,
c’est une partie du corps que j’aime
particulièrement, j’insiste fort pour qu’il
approfondisse ses baisers. Il commence à être de plus
en plus insistant, il s’arrange pour faire tomber ma
serviette au sol, je m’en fiche désormais.
J’aime tellement la présence de son corps contre le
mien que cela ne me dérange plus d’être nu
devant lui. Mon seul problème arrive tout de même
très vite. Fredric vient de poser ses mains dans le bas de
mon dos, et j’émets un cri de douleur
instantané, j’avais totalement oublié la
présence de mes bleus qui me font toujours affreusement mal.
Je me sens comme un idiot.
Mon bel amant se détache alors de moi, le regard suspect, il
m’attrape par le bras et me force à me mettre de
côté pour regarder la raison de ma réaction
blessante. Il ouvre subitement la bouche, il semble à la
fois surpris et énervé par ce qu’il
découvre.
_ Justinien, d’où viennent ces bleus ? Qui t’as
fait une chose pareille ? me questionne-t-il sur un ton trop
sérieux à mon goût.
_ Je… ce n’est rien… répondis-je, mal
à l’aise.
_ Justinien ! insiste-t-il en me remettant face et lui et me tenant
par les épaules. C’est… c’est ton
frère qui t’as fait ça ?!
_ Ce n’est pas important ! criais-je, rouge de honte.
_ Il… Il te bat Justinien ! Mais c’est ignoble !
_ Non, tu te trompes, je t’assure, on a eu des
différents mais tout s’est arrangé en peu de
temps, rétorquais-je tout en remettant la serviette autour
de ma taille.
_ C’est ça ouai ! T’as vu dans
l’état que t’es Justinien ?!
Je n’aime pas cette manière qu’il a de
répéter sans cesse mon nom. Aurait-il peur de
l’oublier un jour ? Cela me gêne horriblement, je le
trouve soudainement trop curieux. Oui, j’ai des bleus, oui,
mon frère m’a frappé, mais les choses se sont
arrangées ? Non ? De toute manière, Fredric
n’est qu’un inconnu, il n’a pas à se
mêler de cela.
_ Tu n’es pas dans ma vie, tu n’as aucune idée
de ce qu’il s’y passe ! m’écriais-je en
voulant me détacher de lui.
Il me rattrape brutalement par le bras et me replace face à
lui. Il pose ses deux sur mes joues et me force à le fixer
droit dans les yeux. Son regard bleu semble choqué et
consterné.
_ J’appellerai ici ce soir, je vais prendre cette place de
prof de soutient, et je te protégerai, jamais je ne
laisserai qui que se soit te faire du mal Justinien. J’ai
horreur que l’on fasse du mal de cette manière
à quelqu’un. Tu m’as aidé l’autre
jour, c’est à mon tour désormais.
Il semble tellement sérieux et sincère que j’en
rougis avec douleur. Au moins, cela fait contraste entre ses yeux
devenus sombres et mes bleus qui ne veulent pas
disparaître.
Je me demande si j’ai réellement besoin de cette
protection, mais de toute manière, mon cœur
m’exige de garder Fredric auprès de moi, je tiens
déjà tellement à lui. Je me demande si notre
relation deviendra sérieuse. Il me jette un regard
malheureux puis décide de quitter les lieux ainsi, il a
peut-être peur que je lui demande de ne pas appeler et de
laisser quelqu’un d’autre prendre sa place. Je ne sais
pas. Il semble tellement compliqué.
Je me retrouve donc seul avec moi-même, les bras
croisé au milieu du salon, je me sens mal de savoir que
quelqu’un a découvert mes blessures physiques.
Après tout, elles sont si personnelles, cela veut dire que
Fredric est rentré dans ma vie et pour un petit bout de
temps sans doute. Est-ce qu’il me faut réellement une
protection face à Marien ? Est-ce que Fredric a fait cela
par compassion ou par sentiment ?
Seul l’avenir me le dira, et justement, l’avenir est
une chose si incertaine que j’en ai peur.
Image : à votre avis
? 

edit :
Y'a des incohérences dans le chapitre, et vous ne me le
dites même pas XD
J'en ai repéré sur Iwant aussi
(c'est ça d'aller trop vite XDD)















Bref, j'ai beaucoup aimé hnhn.. J'attends le 13 pour ce soir, sinon je te tue. Voilà.. xD