
Nouveau chapitre de Son Nom est
triste, le troisième.
Je l'ai copié/collé tel qu'il était sur mon
site, j'ai pas le courage de relire, c'est bourré de fautes
en tout genres 
Dans le salon, Timmy était absorbé par sa série télévisée, si bien qu'il n'entendait pas les bruits dans la pièce derrière lui. L'appartement n'était pourtant pas bien grand et très peu meublé, ce qui rendait les bruits plus fort. Ce qui inquiéta Timmy, c'était le fait de ne pas voir Tristaniel revenir. Ça, c'était bizarre. Il se leva alors d'un bon, délaissant son épisode d'Heroes et partit vers l'entrée. Lorsqu'il regarda, il vit un homme tenir Tristaniel et l'empêcher de bouger tout en le touchant. Ses yeux s'ouvrirent en grand, très grand, il se mit à paniquer et se retrouva paralysé sur place, fixant la scène...
xXxXx
Attachez-le ici... ordonna une voix dans ce qui semblait être
un garage.
Je doute que l'on ait besoin de l'attacher, il est trop faible pour
se débattre de toute façon, répondit une autre
voix.
Attachez-le !
La scène était très flou, seul Timmy
était visible. Le visage amoché, le corps couvert de
blessures, du sang coulait même de son nez. Il était
au sol, complètement anéanti, il ne pleurait
même plus, ni ne hurlait. Il était silencieux, les
entendant débattre sur ce qu'ils allaient encore lui faire.
Il ne les connaissait même pas, et n'avait aucune idée
de qui était ces hommes, ces êtres sans coeurs et
dégoûtants qui le souillés de la tête
à l'âme. L'un d'entre eux s'avança vers lui et
lui ligota les mains, Timmy n'avait pas la force de réagir,
s'il bougeait, ne serait-ce qu'un doigt, ils se mettraient à
le frapper jusqu'à évanouissement.
C'est bon, il est attaché.
Pousse-toi, je commence, répondit sur un ton ferme l'homme
qui devait commander la situation.
Il s'avança vers Timmy et déclara d'une voix dure et
terrifiante tout en se penchant vers lui :
Mémorise bien mon visage, que je te traumatise pour
l'éternité.
Tout ne fut plus qu'hurlements et horreurs suite à ces mots.
Un énième jours de souffrance. Une honte
irremplaçable et une douleur qui donne la nausée.
Rien n'était positif. La vie était peinte en noir et
les yeux de Timmy aussi, eux qui étaient pourtant d'un bleu
si profond à l'ordinaire.
xXxXx
Ricky n'eut pas le temps d'aller plus loin dans ses
démarches agressives envers Tristaniel. Timmy venait de lui
donner un coup d'une grande force dans la tête, qui l'assoma
immédiatement. Le jeune garçon s'écroula au
sol, choqué par ce qu'il venait de se passer. Il venait de
frapper quelqu'un pour la première fois de sa vie,
c'était lui qui frappait et non l'inverse. Il s'approcha en
marchant à quatre pattes vers l'homme à terre.
Lorsqu'il le regarda, c'est dans un hurlement de terreur que son
esprit revint à la surface. Il se releva d'un bond et parti
s'écraser contre l'un des murs du couloir sous le regard
perplexe et terrorisé de Tristaniel. Ce dernier n'avait pas
eut le temps de voir les choses défiler. Ricky venait de
l'agresser et Timmy l'avait défendu. Ce qu'il ne comprenait
pas, c'était cette peur soudaine, la réponse lui vint
distinctement du regard de Timmy. Il venait de se mettre à
pleurer comme si c'était la fin. Les larmes
déferlées sur son visage et sa respiration
était haletante. Tristaniel s'avança doucement vers
le jeune homme en se tenant l'un de ses bras, blessé durant
cette lutte face à Ricky.
C'est lui ! Il m'a retrouvé !! Tristaniel ! C'est lui !!
hurla Timmy en s'effondrant sur le sol et en mettant ses mains sur
son visage afin d'étoufer ses sanglots.
Tristaniel se mit à genoux près de son ami. Il le
saisi par les épaules et le serra dans ses bras le plus fort
possible. Il venait de comprendre. Ricky. Ricky était le
monstre qui avait fait du mal à Timmy. Ricky était un
être répugnant de la société. Il
était celui qui avait battu et violé Timmy il y a un
peu plus d'un mois.
Il m'a rattrapé... Il m'a rattrapé... Il m'a...
Non... non... dit calmement Tristaniel en serrant les dents pour ne
pas hurler de douleur et de peine.
J'aurais dû mourir... Au-secour... au-secour... je ne peux
pas... Nan...
Tais-toi Timmy, par pitié, tais-toi...
S'en était trop pour Tristaniel, il explosa en sanglot sur
le dos de Timmy en resserrant son étreinte. L'homme qu'il
aimait venait d'essayer de le violer et il avait sauvagement
brutalisé son ami. C'était... une honte sans merci.
Un calvaire. Il avait aimé un monstre, il avait fait l'amour
avec ce type, il lui avait offert son coeur. Et aujourd'hui, il
découvre à quel point cet être est
ignoble.
Timmy s'accrochait à lui tout en gémissant de
douleur. Leur peur était accompagné par le
générique de leur série
télévisé préférée.
Décidément, les choses qu'ils aimaient le plus
étaient sans cesse dénaturée. C'était
un drame.
En face d'eux Ricky revenait peu à peu à la surface.
Il bougea légèrement. Tristaniel et Timmy le
regardèrent, leurs craintes étant de plus en plus
grandes. Ricky se mit à genoux tout en se tenant la
tête, endoloris par le coup du jeune garçon. Il se
retourna et les aperçut tous les deux, l'un dans les bras de
l'autre. C'était un crime à ses yeux. Voir l'homme
auquel il tenait dans les bras de ce gamin, ce sale gamin qu'il
croyait mort à l'heure qu'il est. Non. C'était
ignoble. En plus, il était avec Tristaniel, chez lui. Quelle
honte et quelle affront à son honneur. Il osait être
chez son petit ami. Lui, ce sale Timmy !
Qu'est-ce qu'il fout là ce môme ?! Demanda sur un ton
très peu aimable Ricky.
Sors de cet appartement immédiatement Ricky ! Cria
Tristaniel avec un courage qu'il ne connaissait pas. Et ne reviens
jamais !
Ricky se releva et s'avança vers eux. Il s'accroupit au sol
et saisi le visage de Tristaniel entre ses mains.
Tu ne parviendra jamais à le protéger, je t'en fais
la promesse.
Pour toutes réponses Tristaniel lui cracha au visage en lui
demandant de s'en aller sur le champ et de ne plus l'approcher, ni
lui, ni Timmy. Ce dernier était effondré dans les
bras de son ami, les souvenirs de ces moments d'horreurs lui
revinrent en mémoire. Ces sensations qu'il avait
vécu, ces cris qu'il avait poussé, les larmes
tranchantes qui l'avaient fatigué. Tout, il se souvenait de
tout. Le visage de ce monstre le traumatisé. Il était
hanté.
Calme toi Timmy... Je t'en supplie... dit Tristaniel en tentant lui
même de se convaincre de ne plus pleurer.
Seuls les sanglots de son jeune ami lui parvenait aux oreilles
ainsi que les pas de Ricky dans les escaliers. Il aurait voulu
serrer encore plus fort Timmy pour lui prouver qu'il n'avait plus
rien à craindre, mais il était tellement
effrayé qu'il aimerait, lui aussi, avoir quelqu'un pour le
protéger.
xXxXx
Cela faisait déjà trois semaines que cet incident
avait eut lieu. Les jours étaient longs et nettement moins
agréables. Le fait de savoir que Ricky était l'ex de
Tristaniel avait rendu Timmy méfiant. Il ne restait que
très peu auprès de son ami et n'osait plus le
regarder dans les yeux. Tristaniel en était parfois malade.
Le fait de le voir ainsi lui faisait aussi mal que le fait de
savoir que Ricky l'avait fait souffrir. C'était si
douloureux. Déjà qu'il avait mis du temps à
refermer les cicatrices de la séparation, les voilà
rouverte et d'une manière terriblement
dégoûtante. Ce n'était plus de l'amour, mais de
la haine, une haine profonde.
Dans le petit salon, Timmy était allongé sur le
canapé, il regardait la chaîne musicale sans
réellement prêter attention à ce qu'il se
passait, pourtant, la musique était d'une grande
beauté, du moins au oreilles de Tristaniel qui se baladaient
dans la cuisine non loin du salon. Une musique des Pink Floyd,
Comfortably Numb, c'était un son si... plaisant que le brun
parvenait à oublier légèrement ses
problèmes et ceux de Timmy. Cette chanson le faisait partir
du monde actuel et le plongé dans un espace temps aux
couleurs et lieux étranges. C'était intense.
A la fin du morceau, le jeune Timmy se releva et se dirigea vers
Tristaniel. Il ne chercha pas tellement à l'approcher.
Effrayé, il s'avança vers le bar de la cuisine et se
mit face audit ami.
Tristaniel, je... je m'en vais... commença le jeune homme en
sortant de son monde le brun, qui écarquilla les yeux en
grand, je voulais te le dire pour que tu ne sois pas surpris de me
voir quitter ton appartement.
Qu... quoi ? C'est pas vrai ? Timmy... Tu ne vas pas partir...
demanda sur une voix tremblante Tristaniel.
Si... Et se sera mieux pour nous deux...
Non, Timmy... Je t'en supplie... C'est à cause de lui ?
C'est ça ? C'est parce que Ricky était...
était...
Durant le premier jour, se mit à raconter Timmy, les yeux
fermé et remplis de peur, où j'étais
séquestré dans ce garage... Ce type que tu appelles
« Ricky »... Il avait appelé à l'aide son
« ex petit ami »... Et celui-ci n'avait rien voulu
savoir... Il lui avait raccroché au nez, alors qu'il lui
demandait clairement de venir avant de faire une terrible erreur..
Pendant ce temps, j'étais paralysé sur une chaise et
je ne souhaitais qu'une chose... Que cet homme au bout du
combiné vienne et me sauve de cet enfer... Alors, quand bien
même tu désire absolument m'aider à l'heure
actuelle, s'en est déjà fini, le fait que tu sois cet
homme là, au bout du fil, me prouve que j'étais fini
d'avance... Je suis désolé Tristaniel...
Désolé que tu sois en partie responsable de cela...
Je t'aime énormément, mais je souffre de te voir...
Désolé... vraiment.
Sur ces mots, le jeune garçon quitta l'appartement laissant
Tristaniel, les bras tendu sur le bar et les yeux vide et
malheureux. Cette histoire de téléphone... Maintenant
qu'il y pensait... C'était vrai. Ricky l'avait appelé
en aide, il l'avait appelé. Et lui, comme un idiot n'avait
pas comprit. Mais comment comprendre de toute manière ?
Comment comprendre que l'homme qu'on aimait, pouvait faire une
chose aussi... atroce. Un acte inhumain, alors qu'on le croyait
stable. Non. Ce n'était pas possible.
Tristaniel se laissa glisser le long du comptoir, le coeur en
miette et l'âme faisant de même. Timmy venait de partir
en lui expliquant qu'il était aussi fautif que Ricky dans
l'histoire. Voir plus. Avant même de vouloir le sauver, il
l'avait déjà trahi sans le savoir. C'était une
honte et un calvaire pour sa conscience.
xXxXx
Dans la rue avec tout cet assemblage d'immeubles où vivait
Tristaniel, Timmy avançait le regard fixe vers le sol. Perdu
et anéanti, il voulait, enfin, trouver cette gare. Il le
fallait, c'était mieux pour lui, il fallait qu'il parte
d'ici, sans plus attendre.
Un peu plus loin, un homme dérangé et
complètement devenu fou... fou d'un amour à sens
unique, avança en direction du bâtiment de Tristaniel.
Il marchait sur le trottoir d'en face, le visage dur et les mains
sur sa bouche. Lorsqu'il tourna la tête pour traverser, il
aperçut Timmy, seul, avec un sac sur le dos, allant vers
l'allée centrale du quartier, non loin de là. L'homme
se stoppa et regarda à tour de rôle l'immeuble et
Timmy. Un choix. Il allait faire un choix. Choisir le pardon ou la
vengeance. Il ne savait pas encore. Mais à force de voir
Timmy avancer, il se décida. Lui, Ricky, l'homme sans
humanité venait de choisir ce qu'il allait faire. Et quitte
à tout perdre, il choisirait la colère. C'est donc
d'un pas décisif qu'il partit vers Timmy, la haine lui
échappant des mains. Les yeux malins et vicieux
tournés vers sa proie.
Tu es fini Timmy.
Image : Zero de Vampire
Knight 















*jsuis un gros boulet mais j'assumes. *