
Nous sommes restés une bonne partie du
reste de la matinée à discuter assis dans la pelouse.
Il n’avait pas cours ce matin, les profs de sciences
s’étaient absentés, il était donc venu
dans ce parc puis m’avait repéré de loin avec
mon ordinateur portable. Ensuite, les événements qui
se sont produit… je les trouve à peine croyables et
pourtant, il avait fini par me faire comprendre que
c’était la réalité, à
l’entente de mes gémissements, je m’en suis
rendu compte. Une légère complicité
c’était installée suite à cela,
seulement, il ne me parlait pas de ce geste qu’il avait eu
envers moi, ce qui m’énervait beaucoup. Un baiser et
une… cela méritait tout de même une petite
discussion ! J’avais peur que ce ne soit vraiment qu’un
remerciement de sa part et qu’il se fiche totalement de moi
en réalité. Si c’était le cas, je
trouverai son comportement décevant, il aurait joué
avec mes émotions et mes sentiments. Après tout, je
l’aimais bien plus qu’il n’y paraît et me
satisfaire de la sorte était une déclaration à
mes yeux.
_ Tu regrette Fredric ? demandais-je alors qu’il allait se lever pour rentrer chez lui se préparer.
_ Et toi Justinien, regrettes-tu ce qu’il s’est passé ?
_ Non, bien entendu ! m’écriais-je, alarmé par la question.
Comme si je pouvais cracher sur ce moment d’intimité que nous venions de vivre comme des exhibitionnistes… (Qu’est-ce que c’est paradoxal, tout de même).
Je le vois me sourire, je trouve cela vraiment affectueux, il est comme dans mes songes, une personne admirable.
_ Dans ce cas, je ne regrette pas non plus, me dit-il.
Je voudrais tellement poser ma tête sur son épaule et me blottir dans ses bras. Bercé au creux d’un univers qui deviendrait le miens. Il pourrait effacer mes chimères, me rendre plus sain d’esprit et arrêter toutes ces peines qui me dévorent de l’intérieur et qui font de moi un garçon sous tension. Il deviendrait encore plus fabuleux que maintenant, mon beau Fredric. C’est un conte à demi réaliste que je vis en ce moment.
Il se lève, je grimace, j’aurais voulu qu’il reste encore un peu. J’ai peur qu’il ne m’adresse plus la parole, qu’il m’écarte de lui au lycée. J’ai envie de m’accrocher à sa jambe pour l’empêcher de faire un pas loin de moi. Mais ma convenance me retient de le faire. Et puis, si Marien découvrait de l’herbe dû au frottement de mon corps sur la pelouse parce que je me serais laissé traîner comme un môme par Fredric, il piquerait une crise pour ne plus passer pour la boniche de la maison. Je resiste donc à la tentation de lui mordre un mollet.
_ Désolé de t’abandonner, mais grâce à toi, je ne suis pas renvoyé, donc il faut que je suive le cursus scolaire jusqu’au bout.
_ Quelle agréable perspective pour le reste de la journée.
_ Tu l’as dit, mais il faut bien que j’me dévoue pour m’imaginer un avenir.
_ Imaginer seulement ?
Il ne me répond pas et se contente simplement de me dévisager, on dirait que l’avenir lui fait peur autant qu’à moi. Les questions « du que vais-je devenir » le tracasse lui aussi apparemment. Nous sommes vraiment une génération de paumés qui ne supportent plus le train-train quotidien imposé par les élus. On désire tous notre part de liberté qui ne viendra sans doute jamais, du moins, si nous restons les bras croiser devant l’esclavagisme naissant.
Je vais laisser mes idéaux politiques où ils sont, dans le cul du patron supérieur, et me concentrer sur la mine dépitée que Fredric me fait.
_ On… on se reverra ? demandais-je avec une peur de la réponse.
_ En principe, je ne masturbe pas les mecs pour les ignorer à la suite, surtout lorsqu’ils sont dans le même lycée que moi, donc, oui, on se reverra, et oui, je te parlerai.
Il a le don pour me rassurer sur toutes mes inquiétudes, c’est assez surprenant, ou alors a-t-il eu tellement d’expérience dans ce domaine qu’il sait comment réagissent les gamins comme moi. Une chose est sûre, c’est qu’il ne faut pas que je m’angoisse, il n’a pas l’air d’être le sale type qui me lâchera après m’avoir touché.
Fredric quitte les lieux quelques secondes plus tard en me passant une main dans les cheveux. Cette caresse d’un au-revoir me donne envie de lui bondir dessus. Il est affamant, même si je ne suis pas certain que cette expression existe.
Je m’apprête à rentrer chez moi quelques minutes plus tard, je tiens à rédiger au propre ce qu’il s’est passé avant de me lever de cette pelouse qui me semble érotique. Cela ne dure pas longtemps, et j’ai encore du mal à noter les mots pour expliquer ce que j’ai vécu. Je suis toujours aussi remué par cette histoire. Et dire qu’une petite voix dans ma tête me disait que j’aurais un mal de chien à l’avoir, mon Fredric. La situation est assez surprenante, je dois dire.
Il m’a embrassé, il m’a touché sans crainte alors qu’il ne me connaissait pas et j’ai prit mon pied dans un parc alors que je suis pudique. Une ouverture sexuelle comme je l’attendais, mon bel homme est parfait !
Une fois de retour chez moi, il est bientôt midi, Marien n’est pas encore rentré normalement, il vaudrait mieux d’ailleurs. Il m’a fortement déconseillé de sortir pendant mes journées d’exclusions. Il est pire qu’un parent sévère. Je passe la porte et j’ai le bonheur de la trouver vide, heureusement. Je soupire de soulagement et monte dans ma chambre déposer mes affaires. En ouvrant la porte, ma gaieté chute à une vitesse phénoménale. J’ai tout faux sur la ligne depuis que j’ai passé l’entrée de la maison, Marien est déjà ici et il m’attend là, assis sur ma chaise de bureau.
Il se lève dés qu’il me voit arriver, je me paralyse et me dit que c’est logique, j’ai été trop heureux pendant quelques heures pour qu’aucunes crasses ne me tombent sur la tête.
_ Justinien, dis-moi, hier, tu étais sourds ou tu as fait exprès de ne pas entendre ce que je t’ai dit ?
J’avale ma salive, il est (encore) sur les nerfs, c’est incroyablement étonnant.
_ Justinien ! me cri-t-il dessus.
_ Il est possible que j’ai omit de t’écouter dans la soirée… Et que je sois sorti à l’insu de mon plein gré faire un petit tour strictement professionnel.
Ma répartie est agaçante, je le sais parfaitement, mais c’est plus fort que moi. Je parle toujours ainsi face à mes ennemis, je tente par tous les moyens de leur prouver ma supériorité verbale. Avec Marien, c’est peine perdue malheureusement, il est largement plus doué que moi à ce niveau là. Il me dévisage, mes mots ne lui plaisent pas, c’est dommage, je les aime bien malgré tout.
_ Strictement professionnel… murmure-t-il d’une manière blasé, il descend soudainement son regard vers ma sacoche où se cache mon pc, Justinien, donnes-moi ton ordinateur.
_ QUOI ?!
Il emploie la mauvaise menace avec moi. Mon ordinateur… mon petit ordinateur, le dernier cadeau en date de mes parents, il est tombé sur la tête, jamais il ne s’approchera de ma pomme du jardin d’Eden ! Je préfèrerai crever plutôt qu’il me le prenne !
_ Donnes-le moi immédiatement !!
_ NON ! hurlais-je comme s’il s’attaquait à ma propre vie.
_ JUSTINIEN !!
Il s’approche de moi et tente de s’en emparer, je recule pour qu’il ne le touche pas. La colère s’empare de moi, je ne veux pas qu’il s’approche de mon ordinateur, c’est la seule chose qui m’aide à exister hormis Fredric. S’il pose un doigt sur cette sacoche, je risquerai de…
Il m’attrape par le bras et essai de me le prendre, je me débats. Il est fort, et pourtant, je le sens affreusement épuisé, mais sa façon de tirer sur la sacoche pour me la prendre me met hors de moi, j’explose :
_ VA TE FAIRE FOUTRE !!
Mon hurlement est violent, aussi violent que le coup de pied que je lui envoie dans le genou. Je sais qu’il est fragile à cet endroit là, il se l’est éclaté lorsqu’il était adolescent pendant une course de vélo avec mon père. Il s’effondre au sol de douleur, j’y suis allé un peu fort, mais c’était à ma vie qu’il s’attaquait cette fois-ci.
En voyant ma connerie, je détale en courant loin de lui. Loin de la maison. J’ai trop peur de sa réaction désormais. Je viens de le blesser d’une manière vicieuse étant donné que je connaissais sa faiblesse. Il va me tuer si je reste ici. Je l’entends hurler mon prénom, j’ai l’impression qu’il se sent retourner par la situation, qu’il est malade. Tant pis pour lui, il n’avait qu’à pas vouloir s’approcher de mon ordinateur, ma petite âme transportable.
Je fuis donc dans une colère noire.
_ Tu regrette Fredric ? demandais-je alors qu’il allait se lever pour rentrer chez lui se préparer.
_ Et toi Justinien, regrettes-tu ce qu’il s’est passé ?
_ Non, bien entendu ! m’écriais-je, alarmé par la question.
Comme si je pouvais cracher sur ce moment d’intimité que nous venions de vivre comme des exhibitionnistes… (Qu’est-ce que c’est paradoxal, tout de même).
Je le vois me sourire, je trouve cela vraiment affectueux, il est comme dans mes songes, une personne admirable.
_ Dans ce cas, je ne regrette pas non plus, me dit-il.
Je voudrais tellement poser ma tête sur son épaule et me blottir dans ses bras. Bercé au creux d’un univers qui deviendrait le miens. Il pourrait effacer mes chimères, me rendre plus sain d’esprit et arrêter toutes ces peines qui me dévorent de l’intérieur et qui font de moi un garçon sous tension. Il deviendrait encore plus fabuleux que maintenant, mon beau Fredric. C’est un conte à demi réaliste que je vis en ce moment.
Il se lève, je grimace, j’aurais voulu qu’il reste encore un peu. J’ai peur qu’il ne m’adresse plus la parole, qu’il m’écarte de lui au lycée. J’ai envie de m’accrocher à sa jambe pour l’empêcher de faire un pas loin de moi. Mais ma convenance me retient de le faire. Et puis, si Marien découvrait de l’herbe dû au frottement de mon corps sur la pelouse parce que je me serais laissé traîner comme un môme par Fredric, il piquerait une crise pour ne plus passer pour la boniche de la maison. Je resiste donc à la tentation de lui mordre un mollet.
_ Désolé de t’abandonner, mais grâce à toi, je ne suis pas renvoyé, donc il faut que je suive le cursus scolaire jusqu’au bout.
_ Quelle agréable perspective pour le reste de la journée.
_ Tu l’as dit, mais il faut bien que j’me dévoue pour m’imaginer un avenir.
_ Imaginer seulement ?
Il ne me répond pas et se contente simplement de me dévisager, on dirait que l’avenir lui fait peur autant qu’à moi. Les questions « du que vais-je devenir » le tracasse lui aussi apparemment. Nous sommes vraiment une génération de paumés qui ne supportent plus le train-train quotidien imposé par les élus. On désire tous notre part de liberté qui ne viendra sans doute jamais, du moins, si nous restons les bras croiser devant l’esclavagisme naissant.
Je vais laisser mes idéaux politiques où ils sont, dans le cul du patron supérieur, et me concentrer sur la mine dépitée que Fredric me fait.
_ On… on se reverra ? demandais-je avec une peur de la réponse.
_ En principe, je ne masturbe pas les mecs pour les ignorer à la suite, surtout lorsqu’ils sont dans le même lycée que moi, donc, oui, on se reverra, et oui, je te parlerai.
Il a le don pour me rassurer sur toutes mes inquiétudes, c’est assez surprenant, ou alors a-t-il eu tellement d’expérience dans ce domaine qu’il sait comment réagissent les gamins comme moi. Une chose est sûre, c’est qu’il ne faut pas que je m’angoisse, il n’a pas l’air d’être le sale type qui me lâchera après m’avoir touché.
Fredric quitte les lieux quelques secondes plus tard en me passant une main dans les cheveux. Cette caresse d’un au-revoir me donne envie de lui bondir dessus. Il est affamant, même si je ne suis pas certain que cette expression existe.
Je m’apprête à rentrer chez moi quelques minutes plus tard, je tiens à rédiger au propre ce qu’il s’est passé avant de me lever de cette pelouse qui me semble érotique. Cela ne dure pas longtemps, et j’ai encore du mal à noter les mots pour expliquer ce que j’ai vécu. Je suis toujours aussi remué par cette histoire. Et dire qu’une petite voix dans ma tête me disait que j’aurais un mal de chien à l’avoir, mon Fredric. La situation est assez surprenante, je dois dire.
Il m’a embrassé, il m’a touché sans crainte alors qu’il ne me connaissait pas et j’ai prit mon pied dans un parc alors que je suis pudique. Une ouverture sexuelle comme je l’attendais, mon bel homme est parfait !
Une fois de retour chez moi, il est bientôt midi, Marien n’est pas encore rentré normalement, il vaudrait mieux d’ailleurs. Il m’a fortement déconseillé de sortir pendant mes journées d’exclusions. Il est pire qu’un parent sévère. Je passe la porte et j’ai le bonheur de la trouver vide, heureusement. Je soupire de soulagement et monte dans ma chambre déposer mes affaires. En ouvrant la porte, ma gaieté chute à une vitesse phénoménale. J’ai tout faux sur la ligne depuis que j’ai passé l’entrée de la maison, Marien est déjà ici et il m’attend là, assis sur ma chaise de bureau.
Il se lève dés qu’il me voit arriver, je me paralyse et me dit que c’est logique, j’ai été trop heureux pendant quelques heures pour qu’aucunes crasses ne me tombent sur la tête.
_ Justinien, dis-moi, hier, tu étais sourds ou tu as fait exprès de ne pas entendre ce que je t’ai dit ?
J’avale ma salive, il est (encore) sur les nerfs, c’est incroyablement étonnant.
_ Justinien ! me cri-t-il dessus.
_ Il est possible que j’ai omit de t’écouter dans la soirée… Et que je sois sorti à l’insu de mon plein gré faire un petit tour strictement professionnel.
Ma répartie est agaçante, je le sais parfaitement, mais c’est plus fort que moi. Je parle toujours ainsi face à mes ennemis, je tente par tous les moyens de leur prouver ma supériorité verbale. Avec Marien, c’est peine perdue malheureusement, il est largement plus doué que moi à ce niveau là. Il me dévisage, mes mots ne lui plaisent pas, c’est dommage, je les aime bien malgré tout.
_ Strictement professionnel… murmure-t-il d’une manière blasé, il descend soudainement son regard vers ma sacoche où se cache mon pc, Justinien, donnes-moi ton ordinateur.
_ QUOI ?!
Il emploie la mauvaise menace avec moi. Mon ordinateur… mon petit ordinateur, le dernier cadeau en date de mes parents, il est tombé sur la tête, jamais il ne s’approchera de ma pomme du jardin d’Eden ! Je préfèrerai crever plutôt qu’il me le prenne !
_ Donnes-le moi immédiatement !!
_ NON ! hurlais-je comme s’il s’attaquait à ma propre vie.
_ JUSTINIEN !!
Il s’approche de moi et tente de s’en emparer, je recule pour qu’il ne le touche pas. La colère s’empare de moi, je ne veux pas qu’il s’approche de mon ordinateur, c’est la seule chose qui m’aide à exister hormis Fredric. S’il pose un doigt sur cette sacoche, je risquerai de…
Il m’attrape par le bras et essai de me le prendre, je me débats. Il est fort, et pourtant, je le sens affreusement épuisé, mais sa façon de tirer sur la sacoche pour me la prendre me met hors de moi, j’explose :
_ VA TE FAIRE FOUTRE !!
Mon hurlement est violent, aussi violent que le coup de pied que je lui envoie dans le genou. Je sais qu’il est fragile à cet endroit là, il se l’est éclaté lorsqu’il était adolescent pendant une course de vélo avec mon père. Il s’effondre au sol de douleur, j’y suis allé un peu fort, mais c’était à ma vie qu’il s’attaquait cette fois-ci.
En voyant ma connerie, je détale en courant loin de lui. Loin de la maison. J’ai trop peur de sa réaction désormais. Je viens de le blesser d’une manière vicieuse étant donné que je connaissais sa faiblesse. Il va me tuer si je reste ici. Je l’entends hurler mon prénom, j’ai l’impression qu’il se sent retourner par la situation, qu’il est malade. Tant pis pour lui, il n’avait qu’à pas vouloir s’approcher de mon ordinateur, ma petite âme transportable.
Je fuis donc dans une colère noire.
Image : Angel Sanctuary (nan
sérieux?
vous allez finir par savoir que j'aime les mangas de Kaori Yuki).
vous allez finir par savoir que j'aime les mangas de Kaori Yuki).
Que va-t-il se passer
pour Justinien ?
La suite au prochain épisode.
La suite au prochain épisode.

hier swar j'ai lue 2 page (AHAHAH)














