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Linkin Park - Numb
- Bonjour mon frère, comment vas-tu ?
déclarais-je en arrivant devant lui.
- Attends ! Tu as vu un peu le bordel que tu m'as fait dans le salon ! Tu vas me ranger ça tout de suite Justinien ! J'ai horreur qu'on laisse son chantier en plan ! cria-t-il en désignant la table basse devant la télévision...
- Okay... dis-je en me dirigeant vers l'endroit indiqué.
L'avantage c'est que je n'en ai que pour deux, peut-être trois minutes. Il n'y a que quelques miettes, un paquet de cookies que j'ai englouti et la télécommande mal rangée. Ce n'est donc pas enorme, mais Marien est maniaque, vraiment maniaque. Il me regarde faire, ma parole, il a peur que je casse quelque chose ou que je me sauve en laissant tout comme ça, il est assez effrayant lorsqu'il réagit ainsi. Je ne me suis jamais entendu avec lui, même lorsque j'étais petit, il était sage et distant, quant à moi, j'étais perturbant et j'avais sans cesse besoin de l'affection de mes parents. Nous sommes vraiment opposé l'un à l'autre... Il n'a pas toujours été ainsi, un jour, papa m'avait expliqué qu'il lui était arrivé quelque chose de grave avant que je naisse, quelque chose de très grave. C'est peut-être cela qui explique la méfiance et la dureté de Marien.
J'ai fini de nettoyer, il a fini de m'observer. Une envie terrifiante de boire un café me saisi, je fonce donc dans la cuisine à la recherche d'une tasse de ce liquide que j'aime tant. J'arrive devant la cafetière et lorsque je m'apprête à préparer mon café, je constate avec amertume qu'il n'y en a plus...
Il n'y a plus de café... J'ecarquille les yeux, ça me fait mal.
- Attends ! Tu as vu un peu le bordel que tu m'as fait dans le salon ! Tu vas me ranger ça tout de suite Justinien ! J'ai horreur qu'on laisse son chantier en plan ! cria-t-il en désignant la table basse devant la télévision...
- Okay... dis-je en me dirigeant vers l'endroit indiqué.
L'avantage c'est que je n'en ai que pour deux, peut-être trois minutes. Il n'y a que quelques miettes, un paquet de cookies que j'ai englouti et la télécommande mal rangée. Ce n'est donc pas enorme, mais Marien est maniaque, vraiment maniaque. Il me regarde faire, ma parole, il a peur que je casse quelque chose ou que je me sauve en laissant tout comme ça, il est assez effrayant lorsqu'il réagit ainsi. Je ne me suis jamais entendu avec lui, même lorsque j'étais petit, il était sage et distant, quant à moi, j'étais perturbant et j'avais sans cesse besoin de l'affection de mes parents. Nous sommes vraiment opposé l'un à l'autre... Il n'a pas toujours été ainsi, un jour, papa m'avait expliqué qu'il lui était arrivé quelque chose de grave avant que je naisse, quelque chose de très grave. C'est peut-être cela qui explique la méfiance et la dureté de Marien.
J'ai fini de nettoyer, il a fini de m'observer. Une envie terrifiante de boire un café me saisi, je fonce donc dans la cuisine à la recherche d'une tasse de ce liquide que j'aime tant. J'arrive devant la cafetière et lorsque je m'apprête à préparer mon café, je constate avec amertume qu'il n'y en a plus...
Il n'y a plus de café... J'ecarquille les yeux, ça me fait mal.
*
- MAMAN !! hurlais-je en entrant avec rage
dans le salon de mon ancienne maison.
- Qu'est-ce qui t'arrive encore Justinien ? demanda-t-elle de sa voix posée.
Je la revois comme si c'était hier. Elle est si belle avec ses longs cheveux auburns qui lui tombent dans le dos et son regard marron qui me frôle comme une caresse protectrice... Elle me manque.
- On a plus de café ! C'est horrible ! J'vais en crever !! continuais-je d'hurler.
- Vraiment ? Je crois que c'est ton père qui a bu la dernière tasse tout à l'heure.
Je me retourne vivement vers lui. Le regard noir et en colère. Il est assis sur le canapé et regarde un documentaire sur les oiseaux. Je me demande si ce n'était pas un avertissement parce qu'il allait bientôt rejoindre le ciel... J'ai mal au coeur.
- Papa !
- Oui mon grand, excuse-moi de t'avoir volé ton café... commence-t-il avant d'entendre ma fureur s'ecraser dans ses tympans, mais ne t'en fais pas, on va aller en chercher tout de suite avec ta mère !
- Sérieux ?
- J'avais envie de sortir un peu, tu es juste mon excuse pour pouvoir le faire, dit-il en se levant et me souriant.
- C'est super sympa ! répondis-je avce joie.
- Toi, tu reste à la maison, nous reviendrons d'ici dix ou quinze minutes.
Et là, je le revois enfiler sa veste et partir avec ma mère. Il quitte les lieux, c'est affreusement douloureux de les voirs partir ainsi. Et dire que c'est ainsi que je les ai vu pour la dernière fois, avec mon comportement de gamin minable. Mon coeur se brise sur l'image d'eux, en train de fermer la porte d'entrée.
- Qu'est-ce qui t'arrive encore Justinien ? demanda-t-elle de sa voix posée.
Je la revois comme si c'était hier. Elle est si belle avec ses longs cheveux auburns qui lui tombent dans le dos et son regard marron qui me frôle comme une caresse protectrice... Elle me manque.
- On a plus de café ! C'est horrible ! J'vais en crever !! continuais-je d'hurler.
- Vraiment ? Je crois que c'est ton père qui a bu la dernière tasse tout à l'heure.
Je me retourne vivement vers lui. Le regard noir et en colère. Il est assis sur le canapé et regarde un documentaire sur les oiseaux. Je me demande si ce n'était pas un avertissement parce qu'il allait bientôt rejoindre le ciel... J'ai mal au coeur.
- Papa !
- Oui mon grand, excuse-moi de t'avoir volé ton café... commence-t-il avant d'entendre ma fureur s'ecraser dans ses tympans, mais ne t'en fais pas, on va aller en chercher tout de suite avec ta mère !
- Sérieux ?
- J'avais envie de sortir un peu, tu es juste mon excuse pour pouvoir le faire, dit-il en se levant et me souriant.
- C'est super sympa ! répondis-je avce joie.
- Toi, tu reste à la maison, nous reviendrons d'ici dix ou quinze minutes.
Et là, je le revois enfiler sa veste et partir avec ma mère. Il quitte les lieux, c'est affreusement douloureux de les voirs partir ainsi. Et dire que c'est ainsi que je les ai vu pour la dernière fois, avec mon comportement de gamin minable. Mon coeur se brise sur l'image d'eux, en train de fermer la porte d'entrée.
*
Je suis accoudé au comptoir de la
cuisine, la tête dans les mains, ce souvenir me donne envie
d'hurler et de m'effondrer au sol. Mais je ne le ferai pas, Marien
s'enerverait sûrement...
Je me redresse, mes yeux me piquent, cette fois-ci, je vais me passer de café...
Je remonte vivement dans ma chambre. Demain, je ne retournerai pas au lycée, Marien n'en saura rien, comme d'habitude. Aujourd'hui était une absence justifiée, il me fait le mot, je transforme les dates et c'est bon, j'ai mon excuse pour les deux, peut-être trois semaines d'absences parfois. C'est tout con comme technique, mais c'est la seule que j'ai trouvé pour ne plus fréquenter ces imbéciles ! Même si je dois me passer de la vision de Fredric...
Si Marien apprennait que je seche, il me tuerait je crois ! Pour lui, c'est la pire atrocité, il faudrait limite envoyer en prison les gens qui ne prennent pas leur responsabilité. Mais comme dirait si bien une personne que je connais, j'ai le droit de foutre ma vie en l'air si je le désire, c'est ma vie. Et ce n'est pas Marien qui pourra avoir des droits sur elle !
La soirée s'écoule lentement, je me presse de visionner quelques bons films avant de devoir descendre manger et entendre les répliques de mon frère. Il me signe enfin mon mot, uniquement pour aujourd'hui.. Il ne sait pas que ça fait deux semaines que je ne suis pas allé en cours, mais ce n'est pas grave, je vais changer les dates et je n'y retournerai sans doute que lundi prochain.
Je monte dans ma chambre et m'eclate sur mon lit, j'attrape un stylo et modifie le temps de mon absence... D'une journée, elle va s'étendre sur trois semaines quasiment ! Je n'ai plus le courage d'y aller, ces gens me dégoûtent de trop, et puis là-bas, ils ne se soucient pas de leurs élèves, et pour preuve : jamais ils n'apellent à la maison pour demander une raison de mes absences. Tant mieux, au moins, c'est un point positif pour moi.
Et dire que demain il va falloir que je me lève à sept heures pour faire comme si j'allais au lycée... Je vais surtout emballer mon ordinateur portable et l'embarquer avec moi, ensuite, je me poserai tranquillement dans un parc, au soleil, et j'écrirai un peu. Je dois l'avouer, je m'ennuie en n'allant pas au lycée, mais ce n'est pas un problème, je préfére passer mon temps à écrire plutôt qu'à travailler sur des choses qui ne me plaisent plus. De toute façon, depuis Fredric, je n'arrive plus à me concentrer sur mes cours, le fait qu'il soit dans une salle environnante me donne envie de courir partout, de lui sauter dessus et de lui faire sauvagement l'amour. Si seulement c'était possible...
La nuit est extrêmement noir, il est 2h du matin lorsque je me décide à me coucher, j'ai publié tout ce que j'avais à publier sur le net, je verrais bien demain soir comment les choses avancent. Il n'y a pas un bruit dans la maison, Marien dort depuis longtemps. Il ne sait pas que je reste sur mon ordinateur jusqu'à des heures aussi terrifiantes ! S'il le savait, il me collerait encore une enorme baffe. C'est devenu sa signature avec moi... C'est lassant.
Le matin est vite arrivé, je me dépêche de me préparer, je fais vite fait mon faux sac de cours. Je descend en bas, Marien m'a préparé mon petit déjeuner, je le mange à la vitesse de l'éclair et je glisse quelques biscuits dans la poche de ma veste. Il me souhaite une bonne journée, chose que je lui renvois dans l'immédiat, puis je quitte les lieux et par vagabonder ailleurs.
Il n'est jamais là de la journée, c'est pour ça que c'est aussi simple pour moi de faire comme si j'allais au lycée. Lorsqu'il rentre, je suis censé être déjà de retour, alors bon, je peux revenir à la maison à n'importe quelle heure... Cela dit, j'ai arrêté depuis le jour où il m'avait fait la tête et qu'il s'était apperçu que je sechais, il était rentré en avance et m'avait choppé en train de glander dans ma chambre au lieu d'être au bahut.
Je me redresse, mes yeux me piquent, cette fois-ci, je vais me passer de café...
Je remonte vivement dans ma chambre. Demain, je ne retournerai pas au lycée, Marien n'en saura rien, comme d'habitude. Aujourd'hui était une absence justifiée, il me fait le mot, je transforme les dates et c'est bon, j'ai mon excuse pour les deux, peut-être trois semaines d'absences parfois. C'est tout con comme technique, mais c'est la seule que j'ai trouvé pour ne plus fréquenter ces imbéciles ! Même si je dois me passer de la vision de Fredric...
Si Marien apprennait que je seche, il me tuerait je crois ! Pour lui, c'est la pire atrocité, il faudrait limite envoyer en prison les gens qui ne prennent pas leur responsabilité. Mais comme dirait si bien une personne que je connais, j'ai le droit de foutre ma vie en l'air si je le désire, c'est ma vie. Et ce n'est pas Marien qui pourra avoir des droits sur elle !
La soirée s'écoule lentement, je me presse de visionner quelques bons films avant de devoir descendre manger et entendre les répliques de mon frère. Il me signe enfin mon mot, uniquement pour aujourd'hui.. Il ne sait pas que ça fait deux semaines que je ne suis pas allé en cours, mais ce n'est pas grave, je vais changer les dates et je n'y retournerai sans doute que lundi prochain.
Je monte dans ma chambre et m'eclate sur mon lit, j'attrape un stylo et modifie le temps de mon absence... D'une journée, elle va s'étendre sur trois semaines quasiment ! Je n'ai plus le courage d'y aller, ces gens me dégoûtent de trop, et puis là-bas, ils ne se soucient pas de leurs élèves, et pour preuve : jamais ils n'apellent à la maison pour demander une raison de mes absences. Tant mieux, au moins, c'est un point positif pour moi.
Et dire que demain il va falloir que je me lève à sept heures pour faire comme si j'allais au lycée... Je vais surtout emballer mon ordinateur portable et l'embarquer avec moi, ensuite, je me poserai tranquillement dans un parc, au soleil, et j'écrirai un peu. Je dois l'avouer, je m'ennuie en n'allant pas au lycée, mais ce n'est pas un problème, je préfére passer mon temps à écrire plutôt qu'à travailler sur des choses qui ne me plaisent plus. De toute façon, depuis Fredric, je n'arrive plus à me concentrer sur mes cours, le fait qu'il soit dans une salle environnante me donne envie de courir partout, de lui sauter dessus et de lui faire sauvagement l'amour. Si seulement c'était possible...
La nuit est extrêmement noir, il est 2h du matin lorsque je me décide à me coucher, j'ai publié tout ce que j'avais à publier sur le net, je verrais bien demain soir comment les choses avancent. Il n'y a pas un bruit dans la maison, Marien dort depuis longtemps. Il ne sait pas que je reste sur mon ordinateur jusqu'à des heures aussi terrifiantes ! S'il le savait, il me collerait encore une enorme baffe. C'est devenu sa signature avec moi... C'est lassant.
Le matin est vite arrivé, je me dépêche de me préparer, je fais vite fait mon faux sac de cours. Je descend en bas, Marien m'a préparé mon petit déjeuner, je le mange à la vitesse de l'éclair et je glisse quelques biscuits dans la poche de ma veste. Il me souhaite une bonne journée, chose que je lui renvois dans l'immédiat, puis je quitte les lieux et par vagabonder ailleurs.
Il n'est jamais là de la journée, c'est pour ça que c'est aussi simple pour moi de faire comme si j'allais au lycée. Lorsqu'il rentre, je suis censé être déjà de retour, alors bon, je peux revenir à la maison à n'importe quelle heure... Cela dit, j'ai arrêté depuis le jour où il m'avait fait la tête et qu'il s'était apperçu que je sechais, il était rentré en avance et m'avait choppé en train de glander dans ma chambre au lieu d'être au bahut.
*
Il était environ quinze heure de
l'après-midi, Marien était à son travail,
tranquillement assis à son bureau en train de rédiger
un article pour le journal où il travaillait. Ses lunettes
reflettait l'ecran de l'ordinateur, l'affaire dont il devait
parler, il ne l'aimait pas. Il s'agissait d'un affaire de viol, une
jeune fille de quinze avait été retrouvé
éventrer dans les bois, elle avait subi de multiples
horreurs. Marien en avait mal de taper sur le clavier des mots tel
que "retrouvé morte", "battue", "violée"...
Quelques minutes plus tard, il fut interrompu par l'un de ses collègues :
- Marien, téléphone pour toi sur la deux, dit l'homme en ouvrant rapidement la porte du bureau.
- D'accord, merci Vincent, répondit-il en s'emparant du combinné.
A mesure qu'il discutait à travers cette objet ses yeux s'ecarquillaient avec une fureur naissante. Comment avait-il osé ?! Comment Justinien pouvait-il faire une chose pareille. Lorsque Marien reposa le téléphone, les mots de la secrétaire du lycée résonnait encore dans sa tête.
Non, je vous assure, il n'est pas venu depuis plus de deux semaines M.Hooper.
- Quel sale petit con ! s'énerva Marien en claquant avec force son bureau. Je vais le massacrer !
Il se leva et attrapa sa veste, il quitta plus tôt que prévu et rentra chez lui, son coeur battant à tout rompre. Jamais il n'avait été aussi furieux après son frère, jamais il n'avait pensé devoir faire ça ! Justinien allait payer le prix fort cette fois-ci, il allait s'en assurer. Et plus jamais il ne secherait les cours, non, plus jamais !
Quelques minutes plus tard, il fut interrompu par l'un de ses collègues :
- Marien, téléphone pour toi sur la deux, dit l'homme en ouvrant rapidement la porte du bureau.
- D'accord, merci Vincent, répondit-il en s'emparant du combinné.
A mesure qu'il discutait à travers cette objet ses yeux s'ecarquillaient avec une fureur naissante. Comment avait-il osé ?! Comment Justinien pouvait-il faire une chose pareille. Lorsque Marien reposa le téléphone, les mots de la secrétaire du lycée résonnait encore dans sa tête.
Non, je vous assure, il n'est pas venu depuis plus de deux semaines M.Hooper.
- Quel sale petit con ! s'énerva Marien en claquant avec force son bureau. Je vais le massacrer !
Il se leva et attrapa sa veste, il quitta plus tôt que prévu et rentra chez lui, son coeur battant à tout rompre. Jamais il n'avait été aussi furieux après son frère, jamais il n'avait pensé devoir faire ça ! Justinien allait payer le prix fort cette fois-ci, il allait s'en assurer. Et plus jamais il ne secherait les cours, non, plus jamais !
*
La soirée était arrivée
un peu trop vite à mon goût, je fus obligé de
quitter rapidement le parc pour rentrer chez moi. Les gens de mon
lycée venait de sortir, ils étaient libres pour le
reste de la journée, tout comme moi. Je me pressa donc de
rentrer pour faire mine que je suis allé en cours,on verra
bien si Marien est là ou non.
Et par manque de chance, lorsque j'ouvris la porte derrière la maison, celle de la cuisine, il était là, en train de faire la vaisselle. Je ne sais pas pourquoi, mais il avait l'air vraiment nerveux, je ne l'ai encore jamais vu dans cet été là en cinq mois, je prie donc qu'il ne me tombe pas dessus, je n'ai pas envie de me disputer avec lui ce soir.
- Bonsoir Justinien, alors cette journée au lycée, c'était bien ?
- Comme une journée de lycée... répondis-je avec innocence.
- Qu'avez-vous fait aujourd'hui ? demanda-t-il sur un ton faussement doux.
- Pas grand chose.
Pourquoi toutes ces questions, je vais finir par angoisser. Ma parole, il a envie de défouler ses nerfs sur moi, je n'ai vraiment pas de chance. Il me fatigue parfois.
- Vraiment ?
- Oui Marien, vraiment, assurais-je.
- Je te demande tout ça, parce que j'ai eu un appel à mon travail, à ton avis, qui aurait bien pu m'appeller au travail dans la journée Justinien ?
Mon sang ne fit qu'un tour, il se glaça immédiatement après, je n'ai même pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il se met à me hurler dessus, Le lycée l'a appelé, mon lycée, cet endroit qui se fiche des élèves... Il a appelé mon frère, ce frère qui commence à s'avancer vers moi dangereusement. Il me saisi par le col de ma chemise et me traîne quelque part, dans le salon, je crois, je sens la porte me taper la tête au moment où il se sert de moi pour l'ouvrir.
Je n'ai pas réellement conscience de ce qui m'arrive, tout ce que je sais, c'est qu'il me traîne dans le salon, et qu'on se stoppe. Et là, j'ai soudainement mal, une douleur atroce s'empare de moi, je ne sais absolument pas ce qui m'arrive. Mais je cri de douleur. Je crois, qu'il me frappe, je n'en suis pas encore sûr, l'annonce de la nouvelle m'a totalement assomé, mais je crois bien qu'il me frappe et que cela me fait horriblement souffrir...
Au bout d'un certain temps qui me paru durer une éternité, je le sens se reculer de moi, il me hurle dessus, des choses que je n'arrine pas à identifier tellement la douleur me brûle. Tout ce que je sais, c'est que je suis là, écraser contre le dossier du canapé, mes bras pendants vers les coussins moelleux. Je me rend aussi compte que je pleure, je vois des larmes tomber de mes yeux et s'ecraser sur mes avants-bras, c'est bizarre. Et là, Marien apparaît face à moi, cette fois-ci, j'en ai la certitude, il m'a réellement frappé, je le vois. Il est furieux. Je l'entend qui m'ordonne de partir dans ma chambre. Il me fait peur.
Mes muscles ont du mal à s'activer, mais je parviens tout de même à me redresser, mes yeux rouges laissant encore les larmes couler. Je renifle peniblement, j'ai toujours mal. Et Marien me fait encore plus peur. Il m'a battu, moi, son petit frère, je le sais maintenant, je me suis prit des coups de ceintures, sauf que je ne savais pas ce que c'était quand il a agit. Il aura fallu attendre cinq mois avant qu'il ne se lâche totalement sur moi, il aura aussi fallu attendre la mort de mes parents pour que je connaisse cette affreuse douleur... Jamais ils ne m'auraient fait ça... eux.
Je me dirige vers ma chambre, les escaliers m'ont semblé être pire qu'une montagne à gravir tellement j'avais du mal à me déplacer.
Et par manque de chance, lorsque j'ouvris la porte derrière la maison, celle de la cuisine, il était là, en train de faire la vaisselle. Je ne sais pas pourquoi, mais il avait l'air vraiment nerveux, je ne l'ai encore jamais vu dans cet été là en cinq mois, je prie donc qu'il ne me tombe pas dessus, je n'ai pas envie de me disputer avec lui ce soir.
- Bonsoir Justinien, alors cette journée au lycée, c'était bien ?
- Comme une journée de lycée... répondis-je avec innocence.
- Qu'avez-vous fait aujourd'hui ? demanda-t-il sur un ton faussement doux.
- Pas grand chose.
Pourquoi toutes ces questions, je vais finir par angoisser. Ma parole, il a envie de défouler ses nerfs sur moi, je n'ai vraiment pas de chance. Il me fatigue parfois.
- Vraiment ?
- Oui Marien, vraiment, assurais-je.
- Je te demande tout ça, parce que j'ai eu un appel à mon travail, à ton avis, qui aurait bien pu m'appeller au travail dans la journée Justinien ?
Mon sang ne fit qu'un tour, il se glaça immédiatement après, je n'ai même pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il se met à me hurler dessus, Le lycée l'a appelé, mon lycée, cet endroit qui se fiche des élèves... Il a appelé mon frère, ce frère qui commence à s'avancer vers moi dangereusement. Il me saisi par le col de ma chemise et me traîne quelque part, dans le salon, je crois, je sens la porte me taper la tête au moment où il se sert de moi pour l'ouvrir.
Je n'ai pas réellement conscience de ce qui m'arrive, tout ce que je sais, c'est qu'il me traîne dans le salon, et qu'on se stoppe. Et là, j'ai soudainement mal, une douleur atroce s'empare de moi, je ne sais absolument pas ce qui m'arrive. Mais je cri de douleur. Je crois, qu'il me frappe, je n'en suis pas encore sûr, l'annonce de la nouvelle m'a totalement assomé, mais je crois bien qu'il me frappe et que cela me fait horriblement souffrir...
Au bout d'un certain temps qui me paru durer une éternité, je le sens se reculer de moi, il me hurle dessus, des choses que je n'arrine pas à identifier tellement la douleur me brûle. Tout ce que je sais, c'est que je suis là, écraser contre le dossier du canapé, mes bras pendants vers les coussins moelleux. Je me rend aussi compte que je pleure, je vois des larmes tomber de mes yeux et s'ecraser sur mes avants-bras, c'est bizarre. Et là, Marien apparaît face à moi, cette fois-ci, j'en ai la certitude, il m'a réellement frappé, je le vois. Il est furieux. Je l'entend qui m'ordonne de partir dans ma chambre. Il me fait peur.
Mes muscles ont du mal à s'activer, mais je parviens tout de même à me redresser, mes yeux rouges laissant encore les larmes couler. Je renifle peniblement, j'ai toujours mal. Et Marien me fait encore plus peur. Il m'a battu, moi, son petit frère, je le sais maintenant, je me suis prit des coups de ceintures, sauf que je ne savais pas ce que c'était quand il a agit. Il aura fallu attendre cinq mois avant qu'il ne se lâche totalement sur moi, il aura aussi fallu attendre la mort de mes parents pour que je connaisse cette affreuse douleur... Jamais ils ne m'auraient fait ça... eux.
Je me dirige vers ma chambre, les escaliers m'ont semblé être pire qu'une montagne à gravir tellement j'avais du mal à me déplacer.
Une fois arriver dans mon petit chez moi, je
me jette à plat ventre sur le lit et je deverse toutes les
larmes qu'il me restait à faire sortir. En tournant la
tête vers ma table de nuit, je constate qu'il y a un cadre
photo où mes parents me sourient, je l'ai vivement
attrapé et serré contre ma poitrine.
J'éttouffe un cri dans mon oreiller, un cri de douleur
intérieur. J'ai horriblement mal, mais je ne sais pas
exactement si ce sont les coups qui m'ont à ce point
blessé. Marien me fait peur. Mes parents me manquent. Je
suis effondré. Mon coeur palpite. Je sanglotte.
Image : Angel Sanctuary.














