Justinien - Vingt-Quatrième Chapitre (Justinien) posté le mercredi 28 mai 2008 23:00

 

Ecoutez : Lily Allen - Smile
*en deuxième partie du chapitre*

La première (ou le premier) qui me traîte de perverse à la fin du chapitre, je lui balance un ours polaire sur le dos ! {#}

 

 

Cela fait déjà une semaine, une belle et presque longue semaine que je file le parfait amour avec mon Fredric. Intense. Nos sentiments se décuplent à mesure que les jours croissent sur notre histoire, je suis, à chaque secondes, plus amoureux encore de mon amant, c’est magique. Entre nos sourires, nos baisers, nos caresses, nos moments volés au lycée et nos miraculeuses parties de sexe, je ne sais plus où donner de la tête. Bon, il est vrai qu’en une semaine, nous n’avons pas eu tellement le temps de nous envoyer en l’air, cela peut se compter sur les doigts d’une seule main, mais, honnêtement, avec Fredric, une seule baise équivaut à mille orgasmes. Je n’ai jamais autant prit mon pied de toute ma vie. Parfois doucement, parfois rapidement ou encore un peu plus violemment, tout est bon à prendre dans nos rapports en corps à corps. C’est jouissif. Je ne savais pas qu’il était aussi ouvert sexuellement, et le mieux d’ailleurs, c’est de me dire que nous ne sommes qu’au début de notre relation, et que, donc, je risque de découvrir de plus en plus de choses possibles à ce propos.

Mais il faut savoir aussi que Fredric, ce n’est pas simplement une bonne partie de cul, c’est aussi un homme au cœur prit et à la gentillesse touchante. Il aime tout de moi, il me le dit sans cesse, que ce soit mentalement ou physiquement, je suis sa moitié parfaite. Et il me promet monts et merveilles, tellement que, j’en viens à croire au prince charmant. Sans compter ses millions de compliments qu’il me fait, le dernier en date, et l’un des plus attendrissant qui soit, ce fut celui qui concernait mes yeux. Il m’a dit que mon regard malicieux le faisait craquer et que c’était à cause de lui qu’il était tombé amoureux de moi. Si je n’avais pas eu cette expression couverte d’une fausse innocence au niveau du visage, il ne serait pas tombé aussi facilement dans mes bras.
Facilement…
C’est vrai que plus j’y pense et plus je me rend compte que notre histoire est allée assez vite. Un jour j’étais amoureux d’une ombre que je suivais dans les couloirs du lycée, et le lendemain, il me tripotait dans un parc public. Impressionnant, non ? Sans oublier notre parcours très peu atypique, nos sortis sans accords de Marien, notre magnifique rencontre avec Valéry, les histoires liées à cette Lucie dont je n’entend plus parler en ce moment ou encore nos préliminaires dans le lycée repérés par Chase. Incroyable histoire.

A propos de Chase, nous nous reparlons enfin. Il nous a fallu quelques jours et la pression de Fredric ainsi que celle de Lénaïg pour que nous discutions comme des gens civilisés à nouveau. Il a presque rampé à mes pieds en s’excusant, il n’avait pas comprit que la blague du cours de maths m’était destinée et pour ce qui était de notre malentendu par rapport à mon bel homme, il n’avait jamais pensé à mal. Une fois qu’il m’a tout expliqué, m’assurant sa sincérité, je lui ai pardonné, mais malgré tout, je n’ai plus beaucoup confiance en lui, je me suis senti douloureusement trahis, et si Fredric ne m’avait pas fait l’amour durant l’après-midi, je me serai amusé à hiberner chaque prochains jeudis à venir et j‘aurais tout fait pour éviter Chase.

En tout cas, quoi qu’il en soit, tout s’arrange bien. Et aujourd’hui, en ce charmant vendredi soir, j’ai réussi à obtenir l’accord méfiant de mon frère pour aller draguer mon Fredric en centre ville. Il paraîtrait que nous retournons dans le bar de la dernière fois, le Nostran, pour y danser jusqu’à pas d’heures et sans doute expérimenter de nouvelles choses sexuellement parlant. Malheureusement pour moi, j’ai une interdiction très poétique de Marien, celle de ne pas toucher à l’alcool. Si jamais je buvais un seul verre, il m’a promit de, je cite : m’arracher les couilles pour s’en faire des protèges oreilles pendant qu’il m’amputerait les jambes, histoire que je ne ressorte jamais de la maison. Sublime. Il est d’un romantisme à en couper le souffle.
Mais bon, ce qui compte, c’est qu’il me laisse bouger jusqu’au bar avec mon mâle. L’alcool, à côté, me paraît bien dérisoire.

_ Justinien, bouge ton cul en bas, tout de suite !! M’hurle soudainement la voix de mon grand frère adoré.

Immédiatement, j’obéis lourdement à Marien et arrive en quelques secondes dans le salon. Mes pieds traînant au sol, je débarque devant mon aîné, je suis vêtu simplement d‘un caleçon gris et une chemise blanche encore ouverte - celle que je dois mettre dés ce soir. Il me regarde furtivement, comme si mon accoutrement de le dérangeait en aucun cas. Debout devant moi, il est en train d’essayer de bouger l’une des bibliothèques qui est contre le mur séparant la cuisine et le salon. Quel dingue, elle est beaucoup trop lourde pour lui.

_ J’ai une amie qui doit venir et je voudrais que tout soit rangé et placé au centimètre près, me dit-il, les bras tirant sur le meuble de toute leur force.

_ Et que vient faire cette pauvre bibliothèque dans l’histoire ?

_ Je voudrais la coller à l’autre pour que cela fasse plus propre.

Il est maniaque et totalement cinglé. C’est bien mon frère, il n’y a aucun doute là-dessus.

_ Et je suppose que tu désires mon aide pour qu’on se déboîte nos épaules respectives en famille ?

Marien me jette un regard noir et me dévisage, l’air blasé et sombre.

_ Oui.

Je lui souris, le visage triomphant, il n’a aucune répartie, c’est magnifique. Par contre, sous la pression de ses yeux glacials, je me dirige vers lui et au bout d’une minute nous parvenons enfin à placer les deux bibliothèques l’une contre l’autre. Il se recule, constate et se sent fière. J’émet un petit ricanement qu’il intercepte dans l’immédiat, mais au lieu de l’entendre me répliquer encore l’une de ses morales habituelles, je me sauve à la vitesse de la lumière dans ma chambre et retourne me préparer pour ma soirée avec mon Fredric.




*    *

*



Celle-ci arrive nettement plus vite que ce que j’aurais pu imaginer.
Il est à peine vingt-deux heures lorsque mon téléphone vibre et que Fredric m’annonce qu’il est devant la maison, en compagnie de Chase et Lénaïg (quelle surprise !). Je descend en bas, tout joyeux, habillé avec élégance pour mon amant, quelques préservatifs glissés dans la poche arrière de mon jean, quand soudainement, je percute avec douleur une personne nettement plus légère que mon violent frère. Je relève les yeux, remué par cette échange et constate avec surprise que l’invité de Marien n’est autre que Johanna, sa collègue. Elle s’est fait vraiment belle pour l’occasion, elle porte une robe noire très sobre, une coiffure parfaite et un maquillage léger. En constatant cela, je fais immédiatement un lien avec le suçon dans le coup de mon frère. J’écarquille les yeux, elle le remarque et me souris, gênée.

_ Bonsoir Justinien, est-ce que ça va ?

_ B-Bonsoir Johanna, ça va très bien et toi ? C’est… surprenant de te voir ici ! M’exclamais-je, comprenant enfin que mon cachotier de Marien a sans doute une petite amie.

_ Et bien, ça v…

_ Justinien, t’es pas encore parti ?!

Tiens, je n’avais pas vu mon frère surgir de derrière moi, sortant de la salle de bain. J’étouffe un cri de surprise en le voyant arriver, il est quasiment aussi bien habillé que moi. A croire qu’il s’agit réellement d’un rencart qu’il a avec Johanna. Je suis choqué. Il me détaille rapidement, remarquant sans doute la classe qui me compose ce soir puis, pendant que je repère sagement l’odeur de son eau de toilette, sa chemise noir à rayures blanches légèrement ouverte sur le haut, dévoilant son torse, son jean noir accompagnant avec beauté le reste de sa tenue fort sombre et élégante, je sens mon téléphone portable vibrer à nouveau dans ma main droite. On dirait que Fredric s’impatiente, j’ai dû - encore - lui manquer. Même si j’aime me faire attendre, j’ai une horrible envie de sauter sur mon amant.

_ Et bien, je dois y aller là, répondis-je en montrant mon téléphone allumé d’un appel manqué.

_ Très bien, surtout, euh… prends ton temps, tu peux rentrer à l’heure que tu veux, sans entrer non plus dans l’exagéra…

_ Pas de soucis ! M’écriais-je, dévalant dans l’immédiat les escalier au cas où il reviendrait sur ces paroles.

Quelques secondes plus tard, sans prendre le temps d’enfiler mon gilet, je sors dehors. Mes yeux s’habitue en peu de temps à la pénombre de la rue, chose qui m’aide à trouver tout de suite mon beau Fredric, histoire de le distinguer de la silhouette élancé de Léna qui est entourée des bras de Chase. Toujours collé ces deux là !

J’arrive lentement vers mon bel homme, le regard langoureux et je n’ai pas le temps de finir cette approche sensuelle qu’il m’attrape par la taille et me plaque contre lui, nos deux lèvres s’entre-choquants dés que ce corps à corps amoureux eu lieu. Je sens sa langue s’aventurer tout de suite jusque ma bouche, essayant de venir se coller à la mienne, quand finalement, mon cerveau fait en sorte de me rappeler que nous sommes encore devant chez moi et qu’il serait vraiment dérangeant que mon cher Marien nous remarque.

_ Attention, il y a un dangereux prédateur dans la maison… Je ne voudrais pas le voir débouler dans la rue pour te casser, avec un pacifisme caché, la gueule. 

_ En effet, se serait malheureux… me répond-il, un immense sourire tirant sur son visage aux traits de lumière.

En me détachant de Fredric, je m’avance rapidement vers les deux oubliés de la dernière minute, je pars faire la bise à Léna et serre avec méfiance la main de Chase. Il ressent cette crainte que j’émet avec insistance à son égard (il faut bien qu’il paye de son idiotie) et baisse les yeux au moment où je le perce avec mes yeux verts. Lénaïg, intelligente, comprend ce qu’il se passe et lorsque je me retourne vers mon amant, elle me tape avec hargne le haut de la tête en me traitant de con. Je ne dis rien, sachant qu’elle a en partie raison.

Pour calmer cette dispute naissante, Fredric m’attrapa la main et la soude à la sienne pour le temps de notre marche. Sur le chemin, il ne s’est rien passé de grave, nous avons rit, fait les crétins en pleine rue (du moins pour Lénaïg et moi, elle est toujours partante pour qu’on se prenne des hontes toutes plus grandes les unes que les autres, tandis que Chase et Fredric préfèrent rester discrets) et, à notre étonnement, aidé une grand-mère à traverser la rue ! Etrange. Mais elle nous a offert un paquet de cookies en échange. C’était trop excellent.

Rapidement, nous sommes arrivés jusqu’au Nostran, il semblait plutôt bien remplis pour un vendredi soir. Une fois à l’intérieur, l’ambiance était toujours aussi joviale et chaleureuse. Dés que nos places furent choisies et attitrées, Fredric et moi sommes allés satisfaire nos envies de corps à corps sur la piste de danse. Une jeune femme, sur la scène, égayée les lieux d’une musique pleine de vie, nous donnant envie de nous coller l’un à l’autre. Les bras autour du cou de mon amant, je me trémoussais accroché à lui pendant qu’il remuait contre moi et laisser ses mains se balader le long de mon dos pour descendre vers mes fesses. Le sourire ravageur, je m’amusais à passer une jambe entre les siennes pour frotter au rythme des sons sa bosse déjà bien acquise qui aurait pu se dresser devant moi si elle n‘avait pas été bloqué par les gens autour de nous et ses vêtements. Il portait un jean bleu clair assez serré qui le moulé avec régale, son t-shirt, en haut, était blanc et lui aussi collé à son corps, il avait une très belle chaîne autour du cou que j’aimais beaucoup coincer entre mes dents tout en le fixant sensuellement. Ses cheveux, eux, retombés sur ses yeux bleus océan, il me déposait de nombreux baisers sur le visage, particulièrement au niveau du front avec ses lèvres légèrement rosies par nos échanges multiples de salive.
Je crois bien ne jamais avoir autant aimé danser avec quelqu’un de toute ma vie, surtout avec son déhanché qui m’excitait de plus en plus à chaque mouvement. J’étais à deux doigts de lui ordonner d’aller dans les toilettes publiques ou bien derrière le Nostran pour qu‘on se soulage de cette terrible pressin, mais il semblait particulièrement attentionné à la musique et préférait me donner plus d’envies que d’en satisfaire une seule.

Lorsque mes yeux insistèrent sur mon besoin immédiat de baiser avec lui, il m’a murmuré délicatement à mon oreille, après m’avoir mordillé quelque peu le lobe :

_ On passe à la vitesse supérieur comme des exhibos ?

_ Quoi ?! M’exclamais-je, surpris. Mais tu veux qu’on fasse ça où ?

_ On va danser à l’étage mon amour ?

Il ne me laisse pas le temps de répondre que déjà, il m’entraîne jusqu’au escaliers et nous montons à l’étage supérieur, où l’on peut avoir une vue intégrale sur la piste de danse grâce à une mezzanine. C’est d’ailleurs au côté d’une des barrières nous plongeant vers le bas que nous choisissons de nous stopper. Je m’accoude à ce bout de métal froid, tournant le dos à Fredric, celui-ci se place juste derrière moi tout en me caressant le long des hanches en dansant. C’est même ainsi que je sens, sans étonnement, la boule que forme son sexe dans ses habits, se coller contre mon postérieur. Au moment même où il plonge sans tête dans mon cou, me dévorant la peau comme un animal sauvage, je le sens, sous les yeux de tous ces gens qui ne nous remarquent pas, écraser sa main contre mon entre-jambe et frotter sans délicatesse cette partie bien précise de mon anatomie. Ma réaction ne se fait d’ailleurs pas attendre, seul ma gêne d’être peut-être surpris me met hors de moi. Je me retourne immédiatement sur lui, paniqué par le fait que quelqu’un me voit me faire toucher à cet endroit, quand je le sens défaire sans aucune crainte ma ceinture et ma braguette pour plonger l’une de ses mains dans mon caleçon. Je pousse un cri d’étonnement et lui jette un regard mal à l’aise. Il rigole en retour et je sens ses doigts s’emparer de mon sexe et commencer, sans aucune pitié, à me le caresser pour me le faire grossir de plus en plus.

_ Putain… Fredric… murmurais-je en m’accrochant à son cou pour que personne ne remarque ses gestes.

Il ne me répond pas, intéressé uniquement par sa tâche. Il sort, sans beaucoup de discrétion, l’objet de ses désirs (et involontairement, des miens) et commence à faire des va-et-vient cruels avec sa main. Je gémis de plus en plus à chaque mouvement, il ne le fait pas avec douceur, et cela est parfait. Ma respiration se fait plus haletante, il sent mon cœur s’accélérer sous la rapidité de sa masturbation, puis, au moment où mes yeux s’ouvrent en gros, je le stoppe dans la seconde et lui dit avec empressement :

_ Fred ! Toilette ! Derrière toi ! Baiser !

Je le vois se retourner rapidement puis, tout en constatant cette vérité, il me range mon sexe dans le pantalon et m’entraîne sans délicatesse dans ces chiottes que je regarde comme un présent du Paradis.

Une fois à l’intérieur, nous distinguons quelques gémissements sortir de l’un des WC, à l’écoute des voix, il s’agit d’un homme et d’une femme. Quoiqu’il en soit, Fredric nous choisi directement un compartiment dans lequel nous rentrons rapidement, refermant de l’intérieur. Notre chance c’est que ces toilettes n’ont pas d’ouvertures, ils sont complets du sol au plafond et donc légèrement sécurisés et discrets. Je me sens très vite surpris par le comportement du Nostran, je n’aurais jamais cru que l’on pouvait trouver aussi simplement un lieu pour s’envoyer en l’air !
Au moment même où je pensais au risque juridique que prenait le bar, Fredric s’est jeté sur moi, tirant sur mon pantalon et me le baissant jusqu’au bas des cheville, le caleçon avec, bien entendu. Il reprend rapidement ses mouvements rapide sur mon sexe puis fini par s’agenouiller devant moi et m’engloutir dans sa bouche. Mes yeux se ferment, je n’ai besoin que de cette sensation pour survivre immédiatement. Je constate cependant qu’elle est de courte durée, car, quelques secondes plus tard, il se relève, un préservatif entre les doigts. Il me balance avec puissance, face contre mûr, et malgré l’étroitesse des lieux, il parvient à bouger derrière moi. J’entend sa braguette descendre dans un bruit de zip et il met en peu de temps notre protection sur lui. Je crois bien qu’il a envie de se la jouer sauvage ce soir. Ce n’est pas pour me déplaire. Après tout, nous sommes là pour expérimenter de nouvelles choses.
Je tente de me retourner vers lui, mais il m’arrête en m’embrassant avec passion. Une seconde plus tard, je sens son sexe se blottir contre le dessus de mes fesses. Je me met sur la pointe des pieds, il s’en rend compte, car, pour m’aider dans cette difficile tâche de pénétration, il m’écarte sans douceur les fesses et cherche rapidement à rentrer en moi pour une partie de sexe dont j’avais sous-estimée la puissance. Je le sens tâter le terrain puis commencer à rentrer en moi sans délicatesse. Je pousse d’ailleurs un cri de surprise, cette impression de déchirement est toujours aussi forte malgré toutes nos fois récentes. Bien sûr, le fait que celle-ci soit aussi peu romantique accentue la douleur de la pénétration. Cependant, il ne se comporte pas non plus comme une brute épaisse et attends que mon mal se passe pour remuer enfin en moi.
Je sens très vite sa langue s’aventurer dans mon cou, je gémis de plaisir, l’accompagnant dans sa respiration haletante. C’est vraiment irréel comme situation, je fais l’amour à mon petit ami dans les toilettes, il me prend ainsi, sans hésitations dans des chiottes publiques. Beaucoup de personnes n’aimeraient pas une telle impudeur dans leur couple, mais moi, je trouve cela très excitant. Ouvert à toute opportunité, notre relation n’en est que plus profonde.

Profonde… Un peu comme ce qu’il se passe en moi immédiatement. Il est de plus en plus rapide, m’arrachant des cris de plus en plus soudains. Le dos courbé légèrement en avant, le torse écrasé contre le mûr, je me laisse faire sous le désir de mon Fredric. Mes bras sont en hauteurs, pour que je puisse reposer ma tête dessus, ceux de mon amant les accompagnent à perfection, je le sens me bloquer les mains avec les siennes, m’empêchant de me défaire de son emprise parfaite. Qu’il fasse ce qu’il veut de moi, j’ai décidé de lui appartenir dés notre premier regard. Tout ces plaisirs charnelles sont les miens, c’est un comportement certes un peu masochiste, mais je n’y peux rien, je l’aime et je me sens posséder par son être tout entier à chaque secondes que nous passons ensemble.

Alors qu’il se fait de plus en plus vif, remuant en moi, je le sens gémir de plus en plus. Ses mains se détachent des miennes et viennent se poser sur mon sexe gonflé à la perfection. Il me touche enfin, sans doute avec l’idée que je jouisse en même temps que lui. Sa manière de procéder est d’ailleurs très concluante, à l’instant où il s’est mit à jouer avec moi, j’ai commencé à ressentir l’envie pressante de m’envoler au septième ciel. Quelques secondes plus tard, c’est dans un cri similaire que nous explosons avec délice dans la puissance de l’amour partagé. C’est intense.

Il se détache de moi juste après, essoufflé par cette victoire sur le sexe. Encore une osmose accomplie. Je me retourne sur lui, trempé de sueur, le visage dégoulinant, il pose son front contre le mien, le temps de reprendre ses esprits, puis il m’aide à me rhabiller. Une fois sorti de la cabine, je le prend dans mes bras avec douceur, je suis épuisé et lui le semble aussi. Il m’embrasse avec délicatesse puis, alors que nous nous dirigions vers la porte des toilettes, nous croisons une personne que je n’aurais jamais su reconnaître si elle n’avait pas été accompagnée de Lénaïg et de Chase. Une personne qui fit rapidement redescendre tout le charme de ce moment particulier qui n’appartenait qu’à Fredric et moi.

Image : Angel Sanctuary

 


Pinaise, enfin le chapitre de Justinien !

Si vous saviez comment je suis surchargée ! Mais bon, j'ai bien bossé cette fois. Ce soir, j'ai publié sur Iwant ET sur Justy. Si c'est pas beau ça !

Merci pour tous vos commentaires sur le dernier chapitre ! Je suis heureuse de voir qu'il vous a plu {#} (et merci Caminou pour ta visite tout à l'heure, j'ai rigolé devant tes commentaires et j'ai été très touché aussi ! <3). Pinaise, j'aime de plus en plus écrire Justinien, et vous y êtes sans doute pour quelque chose ! {#}

Brefouille, quelques petites choses à dire.

Tout d'abord, j'ai calculé le nombre de chapitres qu'il me reste avant la fin de Justy, et, en comptant l'épilogue de l'histoire, il y aura 30 chapitres (peut-être 31..). L'épilogue sera aussi le prologue de NES. Bref, quoi qu'il en soit, les prochains chapitres auront une ambiance quelque peu... différente. J'espère que ça ne va pas vous perturber, vu les quelques épisodes de bisounours qui ont précédé. En tout cas, je suis heureuse de partager cette aventure, et j'ai hâte de la faire continuer au travers de NES {#}

Deuxième chose importante ! J'ai coupé mes cheveux {#}
Et je tiens à m'en vanter sur mon blog chou-chou ! En effet, je suis rousse et j'ai la classe avec cette nouvelle coupe !! {#}

Jugez par vous-même :

{#}Alors ?

Bon, Bisous à tous !! <3

P.S : il y aura une surprise dans le blabla à la fin de ma maj d'Iwant
P.P.S : Je vais essayer d'aller plus vite pour les chapitres de Justy.
P.P.P.S : {#} avouez, vous avez quiffé ce lemon ?

 

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Justinien - Vingt-Cinquième Chapitre (Justinien) posté le dimanche 08 juin 2008 13:30

 

Un petit dessin de Justinien que j'ai réalisé en cours {#}

N'oubliez pas de lancer la musique qui sera linké dans le chapitre {#}

 

    Encore une journée de pluie. Cela devient vraiment agaçant, depuis quelques temps, il tombe des cordes et des cordes, et dire qu’on ne peut même pas se pendre avec. C’est d’un sinistre. Quoiqu’il en soit, cela va faire trois jours qu’il s’est produit l’irréparable, tout s’est enchaîné fort vite. D’abord la soirée au Nostran, puis quelques jours plus tard, l’après-midi au lycée que je n’aurais jamais voulu vivre, la vitesse de mon malheur a sonné sans que je ne puisse y faire quelque chose. Comme quoi, le destin nous fait constamment payer le surplus de bonheur que l’on a eu. Personnellement, je ne pensais pas mériter ce que je considère être un drame.

    Après que Fredric et moi aillons très agréablement « forniqués » dans les toilettes publiques du bar. En sortant de notre cabine, une vision abominable nous a surpris. Surtout Fredric, en fait. Moi, je me suis simplement mit en colère dés que j’ai su de qu’il s’agissait. Alors qu’il me tenait la main et que nous étions encore au Paradis de notre amour, Lénaïg et Chase ont surgit en compagnie du Diable, Lucie. C’était donc elle la voleuse, celle qui osait toucher Fredric et qui s’avançait d’un pas rassuré vers lui, me jetant un regard glacial, c’est d’ailleurs sur cette manière de me dénigrer qu’elle me dit :

    _ Lâches-le immédiatement pauvre gosse.

    En réponse, j’adopte un sourire narquois et la regarde de haut en bas, la détaillant dans son horreur. Elle porte de grandes bottes qui montent jusqu’au dessous de ses genoux, une mini-jupe vient couper ses cuisses, la serrant fortement à sa taille. Un haut très étroit vient marquer ses hanches, dévoilant une partie de chair. Ses longs cheveux blonds sont rattachés en une queue haute, elle a un maquillage très accentué sur ses traits. Cela lui donne un air supérieur. Mais c’est sans compter sur moi :

    _ Et toi, rhabilles-toi, ça fait putain ta tenue.

    _ Justinien ! S’écria Lénaïg, choquée.

    Et pour cause, sa sœur venait de me gifler avec puissance, manquant de peu ma chute jusqu’au sol. Je me masse la joue, encore plus énervé que l’ordinaire et je m’avance encore plus vers elle, le regard brûlant de haine. Je pensais être rapidement suivi de Fredric, mais il reste là, ses immenses yeux bleus plantés dans ceux de Lucie. Cela me rend malade, aucun d’entre eux ne me prêtent attention. C’est ridicule.

    _ Lucie, vas-t-en s’il te plaît, finit-il par dire, toujours fixé sur elle.

    _ Tu es stupide Fredric, tu sais très bien que ce n’est pas avec un abruti pareil que tu seras heureux, je te combles bien plus que lui, ça s’est entendu à ta façon de jouir dans les toilettes d’ailleurs.

    Je saute sur cette phrase pour répliquer sèchement à cette perturbatrice :

    _ C’est parce qu’il doit simuler avec toi.

    Elle se tourne avec une rage non dissimulée vers moi, pendant l’espace d’un instant, je cru qu’elle allait de nouveau me gifler avec hargne, mais finalement, elle ne fait que se planter devant moi, les bras croisés pour finir par s’adresser à mon petit ami :

    _ Fredric, quittes-le, immédiatement, je ne tolèrerai pas que cet individu te fréquentes. Je n’ai rien dit pour Valéry parce qu’il me respectait, mais ce gosse là, je le hais déjà.

    Je jette un rapide coup d’œil à Fredric, il semble totalement déstabilisé, je n’aime pas le voir ainsi. En principe, si quelque chose le trouble, c’est qu’il y a danger à déterrer. Je m’apprêtais à faire fermer son clapet une bonne fois pour toute à cette Lucie, quand, finalement, Fredric s’avance vers elle et moi. En face à face avec ma colère, il fini par me glacer le sang avec son regard bleu avant de me dire, en un seul mot immonde, ses yeux se pressant contre les miens :

    _ Désolé.

     Une horrible envie de vomir s’empare de moi, et je dois dire que s’il n’avait pas continué sa phrase, j’aurais sauté du haut de la mezzanine immédiatement. Préférant crever que de devoir affronter la réalité de son choix.

    _ Désolé Lucie, je ne quitterai pas Justinien, alors maintenant, casses-toi d’ici.

    Un soupire de soulagement sort de ma bouche. Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en lui, mais cette fille est si déstabilisante qu’on ne sait pas si la partie est remportée d’avance. Mais apparemment, il semblerait que j’ai gagné cette bataille avec brio. Splendide. Lucie se retourne sur nous, je tiens le bras de Fredric, un sourire supérieur me déformant le visage, d’une manière de dire « t’as vu ça grognasse, il est à moi ».

    _ Je suis déçu, mais ce n’est pas grave, tout à l’heure, je prouverai que tu ne simules pas lorsque nous baisons ensemble.

    _ Ce n’est même pas la peine d’en rêver, je ne te toucherai pas.

    _ Tu sais très bien ce que tu risques si tu ne fais pas ce que je t’ordonne de faire !

    _ Je m’en fou, je suis amoureux de Justinien, rit-il soudainement, me déstabilisant aussi.

    _ C’est-ce que nous verrons Fredric, achève-t-elle de dire, le visage inexpressif avant de quitter une bonne fois pour toute les toilettes dans lesquels nous nous trouvons depuis trop longtemps déjà.

    Une fois débarrassé de cette pute, c’est là que je remarque Chase, collé au mûr, comme s’il n’était pas intéressé par ce qu’il s’est passé. Tout près de lui se trouve Lénaïg, elle semble énormément gênée, je crois bien que c’est en parti de ma faute. Après tout, j’ai insulté et vaincu sa sœur aînée. Mais bon, je n’arrive pas à me concentrer sur ce qu’ils ressentent tous les deux tant ma joie d’avoir anéanti Lucie me donne envie de sautiller comme un malade mental un peu partout. Il m’a prouvé, sous mes yeux effrayés, qu’il ne l’aimait pas et qu’il ne serait plus avec Lucie. C’est sublime. Grandiose, même ! Je l’aime.
    Suite à ma rapide analyse des états d’âme de chacun, mais surtout du miens, je me retourne sur mon bel homme, il n’a pas l’air en forme, et je doute que se soit à cause de notre épuisement physique mutuel. Je lui souri, pour le remercier de ce qu’il a fait, cette manière de m’avoir montré qu’il m’aimait me touchant tellement.

    _ Arrête de sourire Justinien, ce n’est vraiment pas génial ce qu’il s’est passé, me dit-il, froidement.

    Ma bouche revient rapidement à la normal et mon regard se noirci instantanément.

    _ Tu n’es pas fière de m’aimer ou quoi ?

    _ Le monde ne tourne pas autour de toi ! Tu n’as aucune idée de ce que je risque désormais !

    Wahou. Il a fait fort cette fois-ci. Je le regarde de haut en bas, cherchant peut-être une réponse sur son corps, mais finalement, c’est de ma bouche qu’elle tente de sortir :

    _ Expliques-moi alors Fredric… lui dis-je, en passant au dessus de sa première remarque.

    Il secoue la tête de gauche à droite, exaspéré. Je ne suis pas sûre que se soit une négation, mais en tout cas, ce n’est rien d’agréable. Il soupire, sans doute las de toute cette histoire, puis se rapproche de moi, m’attrapant par la taille pour que je m’écrase contre lui. Ma tête reposant dans le creux de cou.

    _ Je le ferai bientôt, mais c’est… compliqué. J’ai tellement peur de te perdre Justinien, si tu savais…

    Je resserre mon étreinte dans son dos, manquant de peu de lui casser des côtes. Sait-on jamais, je tiens à Fredric, au point de vouloir me fondre entièrement en lui, ne faire qu’un avec, perdre mon corps dans le sien et lui appartenir pour toujours. Et être le seul et l’unique à cela. Qu’il n’ait aucun maître non plus, aucune instance supérieur pouvant nous gouverner, nous diriger et nous perdre l’un et l’autre. Je veux être sa chose, son homme, son camarade, son amant, son unique source d’apaisement et de bonheur. Le seul pour qui il vit, tout comme moi, je n’existe que par ses beaux yeux qui me regardent. Je suis à lui et il est moi, rien d’autre n’est plus vrai que cette abstraite vision de nos sentiments.


    Mais quoi qu’il en soit, quelques jours plus tard, au lycée, il pleuvait des cordes et des cordes. J’avais froid et un réel besoin de me réchauffer dans les bras de mon amant, mon Fredric. Depuis cette dernière scène sexuelle que nous avons vécus dans les toilettes du Nostran, il ne s’est plus rien passer. Nous ne nous sommes pas vus assez souvent pour cela, bien que nos baisers, à chaque interclasses nous disaient le contraire. Mais peu importe, aujourd’hui, un joli jour de pluie, nous allions pouvoir réitérer nos fantasmes amoureux. Il suffisait simplement que l’on se retrouve dans la cours après le dernier cours de notre journée et nous serions partis dans la fameuse salle du lycée, l’une des caves qui se transformait si souvent en baisodrôme. Tout aurait été parfait, si cela s’était passé ainsi.

    Je quittais de mon cours d’Histoire, après m’être assuré une très bonne note grâce aux multiples aides intellectuelles de mon Fredric. J’avançais donc, avec une joie non dissimuler vers l’extérieur du lycée, mon Ipod branché, les écouteurs dans les oreilles, L’Hymne à l’amour d’Edith Piaf résonnait dans mon cerveau me transportant encore plus haut et plus loin qu’à l’ordinaire. C’était un héritage de ma mère, j’avais récupéré tous les albums qu’elle avait laissé et, depuis quelques jours, je ne pouvais m’empêcher de les passer en boucle. Pensant si tôt à elle, pensant aussi à mon père, mais pensant surtout à Fredric. En tout cas, c’était sur cette magnifique chanson que j’arrivais dans la cours du lycée. La pluie était moins violente que depuis le début de la journée, la plupart des élèves étaient sortis dehors, tout en retirant l’un de mes écouteurs, je les entendais soudainement rire en me voyant arriver. Comme à l’ordinaire.

    Comme à l’ordinaire me disais-je, j’avançais donc, très peu rassuré par ces rires incessants qui me dégoûtaient de plus en plus. Puis la chanson, montant à son paroxysme, me donnant envie de pleurer, me fit voir l‘antithèse de ses mots. Admirant l’irrespectueux, les élèves du lycée se reculaient au fur et à mesure sur mon chemin, comme si j’étais un roi ou un prince pour lequel on dégageait le passage sous une révérence qui était leurs rires à cette seconde même, et pour cause. Mes yeux se figeant sur la scène de l‘horreur, je marchais, simplement, devant ce spectacle immonde et sale : Fredric. D’une simplicité alarmante, il embrassait avec amour, comme il m’embrassait si souvent, Lucie. Les yeux clos, leurs corps collés l’un à l’autre, il répondait à son baiser comme on répond à l’amour, et elle, elle lui était soudé. Comme un si joli couple assassin. Une promesse s’envolant loin de mon âme, loin de mon cœur. Il venait de trahir ses mots.

    J’arrivais donc à quelques mètres d’eux, sentant mes larmes couler de plus en plus. La musique me transperçant l’ouïe, puisque tu m’aimes, disait-elle. Puis, tout en me mordant la main pour ne pas hurler, pour empêcher cette respiration alarmante de douleur de continuer, j’avançais vers eux. Soudainement, ils se détachèrent l’un de l’autre, Fredric souriant quelque peu et Lucie lui caressant la joue amoureusement, et c’est là qu’ils me remarquèrent. Lorsque ses yeux bleus, surpris puis paniqués se tournèrent vers moi, je recula de quelques pas, ne pouvant pas supporter encore une seconde de plus ce mensonge.

    _ Justinien ! Cria-t-il, se détachant de Lucie qui me souriait, un air triomphant sur le visage.

    Je secouais alors la tête, ne voulant pas qu’il m’approche, puis, sous les rires, les exclamations des gens, je me suis propulsé à toute vitesse en courant loin d’ici. L’image de mon unique, de mon seul, de ma perfection se mêlant à celui du Diable. La pluie retombant de nouveau sur moi, se mêlant à mes larmes qui auraient préféré sécher au vent. Et c’est en dix minutes de courses acharnées que je suis rentré chez moi, essoufflé et malheureux. Le cœur lourd d’une amer névrose. Le nom de la trahison se percutant sur les parois de mon âme : Fredric.


    Une fois rentré dans la maison, trempé de toute part, mes cheveux collant sur mes joues et mon front, quasiment raides comme jamais. J’étais ainsi, pitoyable et laid à voir. Rapidement, je franchis la porte de la cuisine pour aller dans le salon. Je voulais simplement monter dans ma chambre pour rejoindre mon lit, m’effondrer dessus et hurler à travers mes coussins cette immonde salissure intérieur. Il m’avait promis.
   
    Et c’est ce moment là que choisi Marien pour apparaître devant moi, se relevant du canapé et visiblement inquiet de me voir trempé et tremblotant, et il s‘approchait. Or je ne voulais pas qu’il me touche. Parce que oui, la peine engendre sans cesse la colère chez moi, et par un hasard douloureux, c’était Marien que je croisais en premier, lui qui ne savait rien, lui à qui je ne pouvais rien dire. Je m’apprêtais à m’enfuir dans ma chambre quand il m’attrapa par le bras, je n’avais pas répondu à sa question et je n’avais pas envie de le faire.

    _ Justinien, qu’est-ce que tu as ? Tu es très pâle.

    Je me retournais sur lui, les yeux plein de haine et lui répondit sur le ton froid qu’il savait employer avec brio :

    _ Qu’est-ce que ça peu te foutre ce que j’ai ?

    _ Hey ! Ne me parles pas comme ça, petit con.

    _ Lâches-moi ! Répondis-je en dégageant mon bras violemment d’entre sa main, lui donnant un coup volontaire à travers ce geste.

    _ T’es malade ?! Cria-t-il tout en se massant l’avant-bras, là où j’avais frappé.

    _ Va te faire foutre ! M’énervais-je à mon tour tout en m’apprêtant à monter enfin les escaliers.

    Mais c’était sans compter sur Marien qui me choppa une nouvelle fois par le bras, me tirant brutalement jusqu’à lui faire face, un main tendu dans l’air. Je le reconnaissais enfin.

    _ Qu’est-ce que tu vas me faire Marien, me frapper ? Comme je suis étonné par ce geste, c’est incroyable ! Tu choisi toujours la méthode la plus…

    Je n’eus même pas le temps de finir ma phrase qu’il me gifla à pleine puissance, me faisant crier de surprise. Le visage fixe vers le sol comme il venait de le placer avec violence, je sentais encore son autre main qui me serrer avec force le bras, rentrant ses doigts dans ma chair, j’étais enfin parvenu à l’énerver. Comme un idiot. Et c’est d’ailleurs sur cette connexion de colère que je me redressa vers lui pour lui donner un violent coup de poing dans la mâchoire, chose qui le fit basculer et lâcher sa prise sur mon bras sans l’empêcher pour autant de me rattraper à la vitesse de la lumière pour me gifler à nouveau. Je lui répondis en le bousculant avec haine et mépris, puis, avec étonnement, il parvint à me bloquer les deux bras, me retourner pour que je lui fasse dos et il croisa mes bras devant mon torse, m’empêchant de bouger. J’étais donc emprisonné ainsi, me débattant, le dos collé à Marien et ses mains me nouant les bras. Je n’avais donc plus qu’une solution. Je m’effondrais, en pleure, ma tête penchée en avant, voyant mes larmes tomber sur les avant-bras de Marien, qui, sentant que je relâchais ma haine sous forme de sanglots, desserra sa pression sur moi. J’en profitais d’ailleurs pour me retourner sur lui, et m’accrocher un peu à sa présence. Mon frère me prit maladroitement dans ses bras, posant son menton sur le haut de ma tête, soupirant de tristesse pour moi, il caressait mes cheveux, comme notre mère le faisait, jadis, avant de mourir.

    _ Que s’est-il passé Justinien ? Me demanda-t-il avec une douceur encore plus gênante que son geste d’amour.

    _ C’est rien… répondis-je, coupé par mes sanglot, ma voix s’évanouissant dans le tissu de sa chemise mouillée par mes larmes.

    _ Qui t’a fait du mal ?

    Je me détachais soudainement de lui, ne pouvant pas rester une seconde de plus dans ses bras. C’était impossible de lui expliquer cela, de plus, je ne voulais pas qu’il soit au courant de quoi que se soit. Pleurer devant lui était déjà suffisant. Et pleurer sur lui était si gênant.

    _ Ne cherches pas à savoir, lui dis-je sans croiser son regard tout en partant en courant vers les escaliers pour enfin rentrer dans ma chambre.

    Lorsque la porte de celle-ci s’ouvrit enfin, je partis m’effondrer douloureusement sur ma couette, attrapant nerveusement le cadre photo de mes parents pour le blottir contre mon torse. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas pleurer. Sale bonheur éphémère.

    Et depuis ce jour, il pleut dans la rue, et j’ai froid dans mon cœur et sur ma peau.


Enfin le nouvau chapitre de Justinien. Je sais qu'il en aura mit du temps, mais bon, j'avais mes difficultés. De plus, séparer quelque peu Fredric et Justinien, c'est vraiment difficile, surtout si la raison est aussi puérile et ridicule XD mais Justy réagit TOUJOURS au quart de tours {#}
En plus de ça, la mise à jour d'Iwant a été tellement longue que j'ai dû mettre de côté mon Justy d'amour, aussi, je n'ai pas envie d'écrire les derniers chapitres, ça me fout les boules {#} Je l'aime cette fiction.
Mais bon, voilà un nouveau chapitre, il ne reste que les : 26, 27, 28, 29 et l'épilogue.
Le 26 sera à la troisième personne du singulier (sur la première partie du chapitre), on va se balader un peu avec Marien. Et les autres... vous verrez bien {#}

Brefouille, bisous et désolé pour le retard *a dû perdre 70% des lecteurs* {#}

P.S : ma livebox est une pute qui saute sans arrêt {#}

 

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A la Culotte de ma vie (Blablatage) posté le mercredi 11 juin 2008 10:18


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Cat Stevens - Wild World

Juste en réponse à ton article que tu viens de faire il y a quelques minutes et parce que j'ai oublié, depuis la création de ton blog, d'en parler ici, et bien, je me rattrape vite fait, bien fait pour te dire que tu es une merveilleuse Culotte.

Une part de réalité sur le web que je peux voir chaque jour (quand tu n'as pas le BAC ou qu'on est pas dans nos lycées respectifs {#}). Ca me fait bizarre de te savoir sur JV, comme ça, lâché dans la nature {#}

Bref, quoi qu'il en soit, parce que, même si c'est inutile de le faire (tu t'es bien débrouillée toute seule {#}), et bien, je le fais quand même :

VAMPIRE HEAVEN

Ou l'histoire écrite par une fille aux idées... effrayantes ! Elle est tordue mais excellente. Je n'ai pas encore lu son blog ({#} pas de critiques !), mais elle m'en a parlé... plusieurs fois ! (ça sont compte sur les doigts de combien de mains, le nombre de fois où tu m'en a parlé ? {#} Du RPG à la fiction ?).

Bisous ma Culotte, ma Caro, ma In Real Life.

Et pour mon petit Mathieu qui écrit une
 fiction yaoï depuis quelques temps déjà.
 Un joli coup de pub pour
 toi aussi, qui a un grand talent.
 Mes amis sont des artistes {#}
Love to Death
 La fic yaoï écrite par un mâle {#}

 

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Coeur Sacré - Premier Chapitre (Coeur Sacré) posté le mercredi 11 juin 2008 14:47

 

Voici une nouvelle fiction, elle ne sera pas très longue, quelques chapitres simplement et traîtera exclusivement du personnage de Valéry qui apparaît dans Justinien (vous savez, l'ex petit ami de Fredric).
Vous n'avez pas besoin d'avoir lu Justinien pour comprendre cette histoire.
Et elle ne remettra pas en cause le début de Never-Ending Story (une fois Iwant et Justy terminé, NES commencera que Coeur Sacré soit terminée ou non
{#}).
Cette histoire débute juste quelques jours avant que Justinien n'arrive dans le lycée. Donc 5 mois avant le début de son histoire avec Fredric !

J'me suis seulement lancée le parie de vous faire aimer Valéry et vous attacher à ce personnage ! {#}
Alors, attention les yeux !

 

Coeur Sacré
Premier Chapitre

 

    Je n’en peux plus de ce sentiment amer, cette touche imparfaite qui compose l’être dénigré que je suis. Je suis mal vu et cela me tue. Un fils à papa comme l’on dit si bien, un gosse de riche comme on prononce si mal. Je suis né sans difficultés, avec un biberon parfumé à l’or. D’ailleurs, c’est peut-être ce goût là qui m’a rendu si métallique et détestable. Je suis sans saveur, même pas épicé, simplement froid et écœurant. C’est triste. Et pourtant, je suis quelque chose.

    A ma naissance, mes parents m’ont donné un nom mixte, sans doute la cause de mon avenir non pas hétéroclite, mais très largement homo…gène ? Quoiqu’il en soit, ils ont eu l’idée de m’appeler comme mon arrière-grand-mère, une personne soi-disant admirable, ils m’ont donc nommé Valéry. Valéry François De Luca dans l’ensemble. Un nom à dormir debout, je l’accorde sans problème. Mise à part mon prénom courant, je n’apprécie aucunement le reste. François, pour le côté français de la famille, De, pour ajouter la touche de notre rang social, et Luca, parce que c’est la parcelle d’horreur à perpétrer dans les futurs générations. Excellent. Mais, l’inconvénient, c’est que ce n’est pas avec moi que notre « De Luca » pourra resplendir au travers d’un enfant, non, je n’en n’aurai jamais. Et la cause en est, sans aucune doute, mon homosexualité. Et oui, on peut naître avec de l’or dans la bouche et une queue entre les fesses. Ce n’est pas un soucis. Il suffit simplement de savoir composer avec une famille et accuser le coup de dire, lorsque l’on a cinq ans « je me marierai avec Andrew, parce que je suis amoureux de lui ». C’est le genre de phrase qui est très onéreuse, j‘en ai payé de grandes conséquences. Monsieur et Madame De Luca ne tolèrent pas un comportement sexuel perturbant l’ordre de la nature, en bon catholiques et pratiquants - de surcroît - qu’ils sont. Ridicules.
    Par leur faute, j’ai dû apprendre depuis mon enfance en long, en large et en travers que la déviance sexuelle n’était pas permise. Ce que l’on nomme « gay » en faisant partie. J’ai donc été qualifié, sans qu’ils ne le sachent de « dégénéré », « malade mentale », « pauvre personne perdue » et, avec élégance « un dégoûtant laisser-aller de la société ». Ils m’ont tellement fait pitié. Au départ, je ne comprenais pas lorsque mes parents tenter de m’inculquer quelques règles religieuses et me forcer à confesser mes multiples demandes en mariage pour Andrew, puis, en grandissant, les choses sont devenues un peu plus logiques pour moi. J’ai eu une phase de honte, où l’avis catholiques de mes parents avait une maîtrise totale sur mon être, puis, après avoir compris qu’ils étaient victimes d’une malhonnête manipulation et que j’étais très largement dans la norme, je suis parvenu à adopter mon homosexualité et j’ai rencontré l’amour.
    Et en amour, on peut dire que j’ai fait fort. J’ai couché avec Andrew. Marrant, non ? Ce garçon avec qui je voulais me marier, il se sentait gay depuis sa jeunesse, lui aussi, et il aimait grandement mes demandes en mariage. Il était amoureux de moi. Nous nous sommes donc retrouvés un soir chez moi, et dans une des chambres d’amis, nous avons baisé sans nous aimer. Il n’était qu’une phase de ma vie, un agissement qui me permettait d’assumer totalement la charge de mon homosexualité. Puis, il a disparu de ma vie, sans pour autant habiter loin, il n’était plus là.
    Ensuite les années sont passées et les partenaires aussi. J’ai couché avec un peu tout est n’importe quoi, parfois sobre, parfois très fortement alcoolisé ou même complètement shooté. Le revers de l’argent. Puis un jour, me retrouvant dans les caniveaux suite à une soirée dont je n’ai aucun souvenir, j’ai cessé toutes ces incohérences sentimentale et j’ai découvert mon premier véritable amour. Fredric Buxley. Un joli garçon auquel je n’avais prêté aucune importance. Grossière erreur, il avait les mêmes tendances que moi. Alors, dans le silence et le secret, je me suis précipité sur lui pour l’aimer, le chérir, et me guérir.

    Aujourd’hui encore, il représente tout ce qui est bien dans ma vie. Il m’a sauvé de cette névrose dans laquelle je m’enfermais. Toutes ces prières me rendant malade. Il est là, dés que j’ai un problème, je peux hurler son prénom est il surgit toujours, rien que pour mes beaux yeux. Malheureusement, mon incompétence intérieur a l’habitude de passer outre ce qu’il est. Bien sûr, je suis amoureux de lui, à en perdre la raison, mais je ne sais pas lui montrer et il souffre énormément de notre liaison. Je ne suis pas ouvert à lui, je suis égoïste, possessif, brutal, égocentrique et par-dessus tout, inattentif. Je ne sais presque rien de sa vie, alors que lui, il me connaît par-cœur.

    _ Valéry ! S’écria soudainement mon père, me faisant sortir de mes rêves faussement éclectiques.

    Brutalement, je me redresse donc sur mon lit, me recoiffant rapidement et jetant un rapide coup d’œil à la glace placé sur mon armoire. Je ne suis pas trop mal en point. Mes cheveux noirs de jais sont en bataille sur ma tête, j’ai négligé le gel ce matin. Mon visage assez pointu, décoré de mes yeux en amendes sombres, de mon fin nez aquilin, et de ma bouche rosée, a un teint suffisamment mate pour convenir à mes géniteurs. Bien qu’il était de coutume que je me prépare avec tact et élégance chaque matin depuis la petite enfance, j’ai dédaigné légèrement mon apparence aujourd’hui, préférant traîner dans un vieux pantalon noir et une chemise blanche qui semblait assez sale à première vue, du moins, suffisamment pour mon père. C’est donc dans cet accoutrement que je débarque devant ma porte de chambre et ouvre à cet homme qui m’était presque inconnu s’il n’avait pas possédé des traits similaires aux miens.

    _ Oui Papa ? Dis-je, sur un ton aimable.

    _ Tu n’es toujours pas près ?! Bon sang Valéry ! Tu vas être en retard à ton cours de chant ! Tu as dix minutes pour te préparer ! Et dépêches-toi ! Me répondit-il dans un énervement palpable avant de repartir comme il était venu, c’est-à-dire sans émotion.

    C’est donc ainsi que je me retrouve obligé de fermer la porte de ma chambre pour aller fouiller dans mon armoire et trouver quelques habits propres. Simplement de quoi lui plaire. Je saisi donc rapidement un jean noir ainsi qu’une chemise repassée de couleur bleu ciel. Cela me va bien au teint à ce qui paraît, et cette couleur me fait penser à Fredric. Il a des yeux aussi profond que les cieux. Bref, en moins de trois minutes je me retrouve enfin vêtu décemment et je décolle pour le salon, au rez-de-chaussée avec un enthousiasme totalement inexistant.
    En arrivant en bas, je retrouve d’ailleurs mon père habillé en costard, il semble se voir avec grandeur et il dégage, malgré mon ironie, un immense respect. C’est un homme assez imposant, quasi effrayant. Je n’ai jamais aimé me confronter à lui, il n’est pas froid, mais il a une attitude tellement impersonnelle que je suis fort éloigné de lui. De plus, il ne m’a jamais réellement parlé ni estimé, tout comme ma mère, j’ai surtout été élevé par ma nourrice, elle m‘a tout apprit. C’est comique d’ailleurs, quand j’y pense, on pourrait me croire sortir tout droit d’une vieille famille de bourgeois ou de nobles. Hélas, je suis bel et bien né un peu avant le XIXème siècle et j’ai bel et bien été éduqué par une autre femme que celle qui m’a donné la vie. Comme quoi, l’abandon indirect des enfants est de toutes les époques.

    _ Te voilà près ! Tu en auras mit du temps Valéry !

    _ Excuses-moi, je n’arrivais pas à me décider sur la tenue que je devais mettre, lui répondis-je en me plaçant à ses côtés devant la glace près de la porte d’entrée pour me recoiffer quelque peu.

    _ Regardes-moi cette façon dont tu te tiens, ce n’est pas chez nous que tu as pu apprendre à être aussi relâché. Tu pourrais au moins plaquer tes cheveux sur ta tête, se serait beaucoup plus seyant !

    _ Je préfère garder mes cheveux lisse, dis-je, me fixant toujours avec importance avant de conclure froidement : sous du gel, ils sont étouffés.

    _ Vraiment. Et tu tiens cela de qui ? De Brigitte peut-être ?

    _ Au moins, elle, elle a de la considération pour moi et m’apprend des choses ! Fis-je sur un ton de reproche.

    _ Voyons Valéry, ce n’est qu’une nourrice, les choses que tu dois retenir de ce monde ce sont celles qui te sont enseignés ! Et non pas les idées farfelue d’une femme qui n’a plus tellement l’âge de réfléchir !

    _ Pourquoi, tu m’as enseigné quelque chose, toi ?

    _ Cela suffit Valéry ! S’exaspéra-t-il. Va immédiatement rejoindre la voiture ! Et dis au chauffeur de m’attendre avant de te conduire au conservatoire, j‘ai un rendez-vous d‘une extrême importance.

    _ Très bien, dis-je, sans prolonger cette conversation qui serait devenue désastreuse avec un peu plus d’échange.

    Je quitte donc la maison sur ces mots, descendant avec classe les escaliers pour traverser ensuite la petite cours et arriver devant la Mercedes de l’un de nos chauffeurs. Celui que j’apprécie le moins, comme par hasard. Il a un comportement étrange et un regard si pénétrant qu’il me ferait vomir, s’il me touchait avec ses mains.

    _ Bonjour, annonçais-je en montant à l’arrière de la voiture, l’évitant du mieux possible.

    _ Bonjour Valéry.

    _ Mon père m’a dit qu’il fallait que vous l’attendiez avant de m’emmener au conservatoire, il a un rendez-vous important, paraît-il.

    _ Très bien, répondit-il, me fixant à travers le rétroviseur de la voiture.

    Au lieu de commencer une quelconque discussion avec cet homme que je trouve inintéressant, j’aperçois mon père sortir de la maison et se diriger vers nous tout en saluant de loin le jardinier qui remettait à neuf les buissons. Un fois la portière avant ouverte, je l’entends indiquer nos destinations respectives avant de reprendre, une fois assis sur son siège, avec une voix irréprochable notre conversation délaissée.

    _ Oublions nos mots d’il y a un instant Valéry, d’accord ? Je ne tiens pas à me disputer avec toi alors que la raison te perd. Je risquerais de m’emporter et cela se finirait obligatoirement mal. Alors, bon.

    _ Dans ce cas, pourquoi reviens-tu dessus ? Répliquais-je sur un ton acerbe, les yeux plantés dans le décors à travers la fenêtre qui commençait à défiler sous mes yeux.

    _ Pour que les choses rentrent enfin dans ta tête. C’est le rôle d’un père d’indiquer la marche à suivre à son fils, non ?

    _ J’appellerai plutôt cela du harcèlement moral… Papa.

    _ Valéry ! Comment oses-tu me dire cela ?! S’écria-t-il, déjà haineux.

    _ On dirait que la vérité te dérange, ripostais-je. Tu as l’air toucher que je cite ton comportement étroit et totalement égoïste.

    _ Tu as gagné Valéry ! S’emporta-t-il soudainement, avant de s’adresser au conducteur : Faites demi-tour immédiatement ! Il y a des choses qui n’attendent pas dans l’éducation des enfants.

    _ Mais Monsieur, vous allez être en retard à votre rendez-vous et il est d’une grande importance il me semble, intervint soudainement le chauffeur, émettant un avis devant mon père.

    _ Peut-être, mais son comportement aussi est d’une grande importance, et je ne tolère pas une telle désinvolture de sa part.

    _ Oui, mais c’est un adolescent Monsieur, et vous savez comment ils sont, c’est l’âge bête, il veut simplement se faire remarquer, acheva-t-il pour convaincre mon géniteur de ne pas s’énerver pour une simple broutille.

    Je le vis, alors, respirer profondément, réfléchissant sans doute à ce que lui disait le chauffeur, soupirant de frustration pour finir par me dire, avec une voix menaçante :

    _ Tu ne perds rien pour attendre Valéry, je te le promets !

    J’échappais belle au conflit cette fois-ci. Finalement, ce chauffeur était vraiment sympathique. Il venait de me sauver d’un très mauvais pas. J’aurais pu y perdre beaucoup cette fois-ci. Je ne tiens même pas à imaginer ce que mon père aurait pu faire, il aurait sans doute commencé par une très sérieuse engueulade et ensuite, on ne jamais ce qu’il se passe derrière les murs de notre maison. Mais ça n’aurait pas été joli à vivre.
    Sur le reste du trajet, je préférais rester neutre et ne pas adresser de nouveau la parole à mon père. Je savais pertinemment que le moindre mot plus haut que l’autre lui donnerait une envie non dissimulée de me remettre à ma place. C’est-à-dire au statut d’un fils larbin et toujours en accord avec ses idéaux. Quelque part, quand je vois son comportement et sa manière de vouloir m‘apprendre la vie, je suis rassuré par le fait de ne pas avoir d’enfants plus tard, j’aurais sans doute répété la même existence terne et laide sur eux, les bloquant intellectuellement à ce que j’aurais voulu qu’ils sachent, les empêchant d’exprimer leur opinion et en leur collant des coups physiques et mentaux jusqu’à ce qu’ils décident de me dire que je suis un monstre et qu’ils feront, à leur tour, du mal à leurs gosses pour se venger d’une éducation odieuse et sans affection que je leur aurais apporté.
   
    La seule chance que j’ai eu dans ma vie, c’est Brigitte, ma nourrice. Elle m’a apprit à avoir un avis, à supporter mon homosexualité dont elle a eu très rapidement conscience, comme une mère, et elle m’a aidé à évacuer mes larmes lorsque j‘en avais besoin. Et cela, dans notre famille, ce n’est pas apprécié. Quand j’étais petit, mon père me hurlait dessus dés que je me mettais à pleurer. Il ne supportait pas de voir son fils sangloter, c’était indigne et lâche d’après lui. Au début, je m’en empêchais du mieux possible, fournissant un effort courageux, et ne voulant pas courir le risque de voir mon père se mettre en colère, puis, avec le temps, Brigitte m’a informé que ce comportement était tout à fait normal et qu’il fallait, parfois, laisser ses larmes glisser le long de ses joues pour pouvoir retrouver très rapidement le sourire. Tout comme elle m’a apprit à concilier la religion de mes parents avec mon homosexualité, me disant que j’étais libre de mes choix, même celui de ne pas croire en Dieu, chose que j’ai décidé sans équivoque mais que je n’ai jamais osé avouer à mes parents. Et les raisons de cette idéologie athée sont très simple : je ne voulais pas croire en un Dieu qui ait pu me faire naître auprès d’une famille si frigide et étrangère à elle-même. Si c’était cela qu’être la Bonté même, et bien, ce n’était pas tellement glorieux. Sans compter sur toutes les discordes violentes du monde entier et la duplication intense de croyances que je trouvais toutes aussi stupides les unes que les autres.

    _ Nous sommes arrivés au conservatoire, annonça le chauffeur tout en s’arrêtant devant l’immense bâtiment qui se dressait devant nous.

    _ Et bien Valéry, presses-toi un peu, descends de la voiture, je vais être en retard à mon rendez-vous !

    _ Oui… répondis-je sur une voix suffisamment doucereuse pour plaire à mon père. Merci de m’y avoir conduit et à tout à l’heure.

    Le chauffeur acquiesça avec un sourire agréable - au lieu d’être effrayant - avant de redémarrer la Mercedes et décoller vers l’un des établissements du commerce international où mon père était président. Après avoir vu la voiture tourner au bout de la rue pour enfin disparaître, je sortis très rapidement mon téléphone portable pour composer un numéro que je connaissais désormais par-cœur. Une fois la voix de mon interlocuteur me transperçant les tympans, je lui dis, avec calme :

    _ Allo… Fredric ? C’est moi. Je suis arrivé au conservatoire, tu viens me voir ? Je t’attends dans la rue adjacente, comme d’habitude.

 

Image : Kira de Death Note
(et je suppose que c'est un fanart {#})

 


Et bien voilà pour le premier chapitre de Coeur Sacré !
Cette histoire ne devrait vraiment pas être longue. Elle va simplement retracer l'histoire de Justinien sous un autre point de vu. Disons que, ceux qui n'auront pas envie de lire Justinien pourront toujours lire Coeur Sacré ! {#}

Par contre, je suis désolée, ça va faire bizarre de voir que Valéry est avec Fredric alors qu'il sort avec Justinien dans ... Justinien ! Mais sachez que cette histoire se déroule tout juste au moment où Justy arrive dans leur lycée et que donc, Fredric et Valéry ne sont pas encore séparés. {#}

En tout cas, j'espère que ça vous plaira et que le personnage de Valéry sera aimé {#}
Je quiffe faire des persos détestables pour voir comment les gens peuvent les aimer par la suite *a fait le coup avec Marien* {#}

Bisous !!

{#}

P.S : le chapitre de Justinien arrivera sans doute d'ici demain ou après-demain. Vive les vacances de révisions pour le BAC \o/

Sasa => ton commentaire m'a beaucoup intéressé. J'espère que ça ne te déplaît pas trop que je montre la religion sous cet angle {#} je me suis basée sur un reportage que j'avais vu où des gens pratiquants une religion critiquaient avec haine l'homosexualité... Après c'est vrai qu'il y a peut-être des exceptions, il n'y a peut-être que les prataquants qui ont cette vue, sans doute que certains prêtres, comme tu le dis, ont une vision différente et nettement plus sage...
En tout cas, sache que lorsque je parle de religion c'est assez abstrait, je suis athée, ma mère aussi, ainsi qu'une grande partie de la famille... je ne suis même pas baptisée... Donc pour ce qui est de la religion catholique ou non, je ne sais pas de quoi je parle véritablement. D'ailleurs, si tu repasses par là et que j'ai publié quelques chapitres, si jamais tu voyais des incohérences immondes, je serai toujours heureuse d'avoir ton avis {#} (mais d'un point de vu neutre, je risque de ne pas faire beaucoup de références à la religion... que ce soit péjoratif ou mélioratif, après tout, le net est aussi un endroit laïque et respectueux de tout choix x3)
Sur ce, tes compliments m'ont beaucoup touché ! {#} Merci !

 

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Fredric & Valéry version sims x'3 (Blablatage) posté le samedi 14 juin 2008 15:36


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The Shins - Spilt Needless

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Bonjour ! Comme le titre l'indique j'ai un petit quelque chose à vous montrer, rien de bien exceptionnel, je gâche juste la surprise de leur apparition dans Never-Ending Story d'ici quelques semaines (c'est d'ailleurs pour cela que je vous les dévoile malgré tout). J'ai donc eu envie de vous présenter les sims de Fredric et Valéry !

Comme ils auront un rôle plutôt important dans NES, je me permet de les mettre dés maintenant. Par contre, ils n'apparaissent pas dés le début dans NES.

Tout d'abord, voici le personnage de Valéry :

Je trouve qu'il colle très bien à l'image que j'ai de Valéry. Il a une allure assez hautaine mais malgré tout sympathique. 'Fin, je pense l'avoir réussi ! Vous me direz ce que vous en pensez !

Ensuite, je vous présente le merveilleux Fredric :

Ca se voit tout de suite au style du sims qu'il n'est pas de moi, hein ? {#}
Et pour cause, c'est Camille qui me l'a TRES bien fait !! {#} Le seul truc qui est dommage, c'est que je n'ai pas la coupe d'origine, du coup, je ne sais pas laquelle lui mettre ! {#} Mais avouez que Caminou m'a fait un mâle de renom ! {#}
Merci beaucoup pour cette bestiole que tu défends corps et âmes pour NES !

Et pour finir, une image qui symbolise très bien ce qu'il se passera dans Never-Ending Story :

C'est à vous de deviner comment les choses se dérouleront pour Justinien. Je ne vous en dit pas trop, je ne tiens pas à casser les derniers chapitres de la fiction !

 

J'espère que cet article vous aura fait plaisir. Maintenant, j'aimerais vous parler d'un plagiat (si vous n'avez pas vu mon article sur Iwant). Quelqu'un m'a prit Justinien pour le mettre sur son blog sans mettre ni le nom de l'auteur, ni de lien, ni quoi que se soit d'autres. Un joli vol en gros et ça se passe
> ici <
.

Sur ce, je retourne tourner ma mise à jour d'Iwant et j'essairai de faire un chapitre de Justinien dans la soirée. Et en faire un de Coeur Sacré aussi. (et je dois lire les blogs où l'on m'attends... Culotte ? {#}).

P.S : merci pour vos impressions sur Coeur Sacré ! {#}

 

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