Justinien - Dix-Neuvième Chapitre (Justinien) posté le samedi 19 avril 2008 21:18


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 Mariah Carey - For The Record
(oui, j'ai le dernier Mariah Carey et elle est redevenue la VRAIE Mariah !)

 

Mais quel merde. C'est quoi ce boulet qui vient d'insulter mon petit ami aussi grossièrement sous mes yeux ébahit. A mieux l'observer, je me rend compte qu'il ressemble grandement à ce mec que j'avais vu l'autre jour au foyer et qui nous jetait des regards glacials pendant que je m'enfuyais avec Fredric au loin pour une petite partie de sexe au lycée. Je ne sais pas qui il est, mais c'est vraiment le plus grand des cons pour me gâcher ce moment d'extrême tendresse entre mon amour et moi.
Une horrible envie de lui casser la gueule se fait sentir, si seulement je pouvais me déplacer d'environ deux mètres en avant et lui foutre mon poing dans la tête avec violence pour me décharger de toute cette pression qui s'emmagasine en moi depuis que j'habite dans cette ville.

_ Qu'est-ce que tu me veux Valéry ?

Valéry ? C'est quoi ce prénom ? Il est né asexué ou quoi ?
Et c'est lui qui ose jurer sur mon beau Fredric. Je lui jette mon regard le plus froid possible, ça s'associe plutôt bien avec mes yeux émeraude, c'est largement plus puissant que n'importe quel coup - et puis, de toute façon, je n'ai jamais su vraiment bien me battre - qu'il aille s'étouffer avec son sandwich qu'il tient en main.

_ Tu sors avec ce gosse ? T'as quoi en tête ? Surtout ce morveux ! crache-t-il en me dévisageant avec un rictus de haine qui déforme son visage aux traits fins.

Il ne m'en faut pas plus pour réagir et lâcher la main de Fredric pour me planter face à Valéry. Il est peut-être beau garçon, mais ce type m'exaspère au plus profond, ces cheveux noirs coupés en brosse me donne envie de lui coller une perruque de Bill sur la tête, ça le ridiculiserait un peu plus au moins.

_ C'est de moi que tu parles pauvre frustré du cul ?!

_ Justinien recules tout de suite, me demande Fredric sur un ton strict qui me rappelle encore la sympathie de Marien. Il est simplement jaloux de toi, alors recules et laisses-le.

_ Jaloux de lui ?! C'est ça ouai, Fredric, remets-toi à l'heure, ça fait longtemps que j'ai zappé ta sale queue de mon existence ! C'est à Lucie que je pense, t'en fais quoi d'elle ?

Lucie ? Qui est cette fille ? Je me retourne sur celui qui est censé être mon petit ami officiel depuis ce soir et lui lance un regard suspicieux. Il m'évite et fronce les sourcils, gêné par la situation. Je commence à trembler d'inquiétude, j'ai peur de m'être fait piéger par le plus beau gay qu'il puisse exister sur cette planète. Toute la joie que je venais de faire grandir en mon coeur commence à me quitter, c'est un peu comme lorsque chaque matin, mon assurance me quitte pour faire de moi le garçon hautain et perdu qui lutte pour chaque geste. Je suis pathétique en cette seconde. Fredric me demande une nouvelle fois de reculer, qu'il me parle ainsi sans me donner d'explications me suffit pour dire, certes calmement mais d'une manière perturbé :

_ Qui est Lucie ?

_ C'est ma, très possessive, soeur aînée.

Les traits de mon visage s'apaise à nouveau. Je me sens moins crispé, il s'agit simplement de sa soeur aînée. Au même moment Léna surgit derrière Valéry et lui demande de nous laisser tranquille. Il lui répond que non et commence à perdre son calme, je ne sais pas ce qu'il se passe mais au bout de quelques secondes de lutte de pouvoir verbal, il hurle sur Fredric :

_ Lucie est censé être ta copine ! T'avais dit que depuis moi, tu n'irais plus jamais avec personne d'autre qu'elle et tu la trompes avec ce gamin même pas en âge de se faire prendre ?

_ C'est quoi cette histoire ? m'énervais-je à mon tour en me retourner avec colère sur Fredric.

_ Lénaïg, emmènes Justinien un peu plus loin, j'ai à parler seul avec Valéry... déclare sans encombre mon brun en fixant droit dans les yeux celui qui semble être son ex petit ami.

Léna m'attrape par le bras en compagnie de Chase qui assiste, impuissant, à la scène depuis tout à l'heure. Je n'ai pas envie de la suivre mais la détermination meurtrière de Fredric me dit de lui faire confiance et de déguerpir des lieux sans mêler mon instable comportement sarcastique et capricieux.

Nous nous éloignions donc d'environ trente mètres et allons nous asseoir sur les bords qui entourent la fontaine. Je fixe avec une haine non dissimuler les deux bruns, je suis sur les nerfs, on croirait que je ne respire même plus tellement je suis sur le point de péter ma rage contre leur connerie. Lénaïg me prend l'une de mes mains et la serre contre son ventre, Chase détourne les yeux, il sent que ce qu'il se passe ne le concerne pas.

_ Ecoutes Justinien, il faut que tu saches quelques petites choses sur Fredric, commence-t-elle à me dire sans que je lui donne une quelconque importance, je suis trop remonté pour le moment. Fredric n'est pas mon frère de sang, ni à Lucie d'ailleurs, mes parents l'ont adopté il y a six ans, je ne peux pas te dire pourquoi, il t'expliquera sans doute un jour, je n'en sais rien, mais cette histoire avec ma soeur est une lamentable connerie. Lucie est psychologiquement atteinte, elle pense que Fredric lui appartient et qu'il n'a pas le droit d'aller voir ailleurs.

Cette fois-ci, je m'intéresse à ce qu'elle me dit et la dévisage avec inquiétude. Je l'incite à continuer avec un regard interrogateur et mal à l'aise.

_ Bon, pour te dire les choses clairement avant que Fredric n'arrive - puisqu'ils sembleraient qu'il est fini de parler avec Valéry - il est obligé de coucher avec ma soeur et faire comme s'il sortait avec elle. Il ne triche pas avec toi, et ça, je peux te le jurer.

Cela ne suffit pas pour me convaincre quelque peu lorsque mon beau brun arrive et se plante devant nous. Je sens ses yeux se poser sur moi avec une petite peine qu'il cherche à dissimuler le mieux possible. Je ne veux pas affronter son océan personnel qui me fait fondre à chaque fois, je veux qu'il sache que je suis vexé.

_ Tu lui as expliqué Léna ? finit-il par demander.

_ Plus ou moins... soupire-t-elle en relâchant ma main.

Et cette fois-ci, il me force à voir son visage face au mien en s'accroupissant devant moi. Il pose son front contre le mien et me caresse les cuisses de ses mains tremblantes. Je voudrais le repousser pour lui prouver encore plus que je suis horriblement outragé par ce qu'il s'est passé mais lorsque je l'entends me murmurer qu'il est désolé avec cette voix tendre qui me fait vibrer dés qu'elle atteint mon cerveau amoureux. Je ne peux qu'écraser ma tête dans son cou et entourer son corps de mes bras. Nous nous relevons ensemble et il m'entraîne un peu plus loin, je me décolle un peu de lui, je dois avoir un regard vraiment triste puisqu'il me dit avec douceur en posant ses deux mains sur mes joues :

_ Hey, mon Justy... Je m'en veux que la soirée se soit dégradée ainsi...

_ Il va le dire à tout le monde pour nous deux ? demandais-je, inquiet.

_ Très honnêtement... J'en suis persuadé. Quand tu reviendras au lycée, tout le monde sera au courant pour nous deux.

_ J'voulais pas qu'on sâche que je suis gay...

_ Je serai avec toi pour que tout se passe bien.

_ Ah oui ? Tu seras là peut-être durant mes heures de cours quand ils vont tous me harceler ? Tu seras là à chaque fois qu'un prof me fera une remarque déplacer parce qu'ils ne peuvent pas me voir en peinture ? Tu seras là lorsqu'on viendra me persécuter alors que je t'attendrais sagement dans les couloirs ? Ouai, c'est ça, tu ne seras pas là ! m'écriais-je ouvertement. On me harcèle déjà parce que je suis un connard de petit nouveau beaucoup trop doué pour eux, alors si en plus, ils savent que je suis homosexuel, génial !

Je n'allais pas tarder à exploser de rage contre Fredric, lui foutre, au plus agréable, une baffe s'il me répliquait qu'il serait là et que rien ne m'arriverait. Mais sa réponse me foudroya et me paralysa dans son ensemble dans l'immédiat : Il m'embrassa avec fougue sans que je n'ai le temps d'achever ma colère. Mes yeux restèrent même ouvert de surprise quelques secondes avant de se fermer sous la pression agréable de ses lèvres contre les miennes. Puis, tout en me relâchant, il employa d'une voix tendre et sensuelle :

_ Je t'aime Justinien.

Image : Digimon version yaoi
*n'a jamais regardé les rivals des Pokémons*
{#}


{#}

Mignon ce petit chapitre n'est-ce pas ?
Fredric l'avoue enfin à Justinien !
*fière fière*
Au bout de presque 20 chapitres, il serait peut-être temps {#}
J'espère que vous avez aimé ! Mais bon, comme dans toutes histoires dignes de Morty, il y a toujours un hic ! Mais lequel !
A votre avis, comment va réagir Justinien ?

Brefouile, tout ça pour vous remercier encore et vous demander s'il n'y aurait pas eu des bugs sur le précédent chapitres, apparemment, quand on laissait un commentaire, ça ne marchait pas O_O

Sur ce, à bientôt et gros bisou (et merci surtout {#}).

Edit 20.04 : les commentaires buguent vraiment..
On vient d'essayer avec Cam', les petits commentaires marchent (apparemment) et les grands ne veulent pas fonctionner T_T
Ca me donne limite envie de changer de plate-forme là T_T

Si certains n'arrivent pas à mettre de commentaire, prévenez-moi sur Iwant que je puisse voir l'étendue du problème T_T ... *enverra un mail à JV*
Fuck

 

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Justinien - Vingtième Chapitre (Justinien) posté le mercredi 23 avril 2008 16:55

 

 

Mon coeur s'enflamme.
Je fixe avec un air ébahit Fredric, il cligne des yeux et commence à s'inquiéter. Il me dit quelque chose, je crois que c'est une forme de "ça va ?" mais je ne suis pas certain de mes sens, ils ont déraillé au moment où il m'a dit qu'il m'aimait. Je le regarde sans bouger, puis là, la vue de Fredric devient floue, je ne le vois plus très bien, il est à moins d'un mètre de moi, mais je n'arrive plus à le détailler. Et pour cause, comme une délivrance, mes larmes sont sorties de mes yeux amoureux. Elles s'éparpillent sur mon visage et m'empêche d'admirer clairement le garçon que j'aime le plus au monde. Et elles ne sont pas peu, mes mains viennent ressuyer mes joues et m'affirment vraiment que je pleure à en remplir un océan. En voyant cela, Fredric m'attrape et me serre dans ses bras, je ne sais pas à quoi il s'attendait en me disant une chose aussi puissante, mais je ne suis pas le genre de personne qui reste de marbre à ces mots, et encore moins lorsqu'ils viennent de l'homme que j'aime. Ils ont la mélodie d'une promesse, la douceur d'une caresse et la sensualité d'un moment d'amour. Je ne peux pas ressortir de cette écoute indemne. Et au moment où il m'a blotti dans ses bras, j'ai doublé mes pleurs, il se met à me bercer, je nous sens bouger sans rien faire. Il est tendre. Il est parfait. Peut-être un peu trop pour que je reviennes à la réalité.

Au loin, j'entends Chase demander avec inquiétude ce qu'il se passe. Il ne doit pas se douter que Fredric vient de me dire qu'il m'aimait... Qu'il m'aimait. Mon bel homme lui dit de ne pas se ronger les sang, tout va bien. Tout va trop bien. Je me recule légèrement de Fredric, il me regarde avec une tendresse qui me passionne et là, je lui avoue à mon tour :

_ Je t'aime aussi Fredric, je t'aime plus que tu ne l'imagines.

_ J'ai cru voir ça... me dit-il avec un sourire en coin tout en passant ses mains sur mon visage pour effacer mes larmes qui cessent enfin, peu à peu.

Nous nous embrassons alors, chose qui doit rassurer mon meilleur ami qui commençait à nous faire une crise d'anxiété. Je sens la langue de Fredric se blottir parfaitement dans ma bouche, la mienne lui tient compagnie dans une danse humide et sensuelle. Mes yeux sont clos, et mon beau brun me caresse les cheveux pour accentuer notre échange qui me rend fou à chaque seconde qui passe nous visiter l'âme. Ses doigts s'écoulent finalement dans mon dos comme une cascade, il me donne envie de lui et je crois bien que la réciproque est juste. Mais il cesse son jeu d'amour et me dépose un baiser sur le bout du nez. Il me reprend par la main et m'entraîne vers nos deux amis lâchement abandonner pour nos promesses respectives.

Chase me jette un regard en biais alors qu'il est caché derrière sa Léna et la tient par la taille, sa tête posé dans le creux de son cou. A les voir ainsi, je me rend compte qu'ils sont magnifiques ensemble.

_ Alors, que fait-on, je doute qu'il soit encore l'heure de rentrer en salle, tous les films ont du commencer, dit-il l'air déçu.

_ Je vais sûrement rentrer tout de suite, soupira Lénaïg, je dois surveiller les réactions de Lucie, j'ai peur que Valéry l'ait déjà prévenu...

Je sens la main de Fredric se crisper dans la mienne. Ce qu'elle vient de dire le replonge dans une réalité qu'il n'aime vraiment pas. Pour lui prouver que j'ai confiance en lui désormais, je me serre contre son bras, il remarque mon attention et passe finalement sa main qui tenait la mienne par dessus mes épaules tandis que j'entoure sa taille de mes deux bras tout en posant ma tête sur son torse.

_ Laisse tomber Léna, on verra bien ça tout à l'heure en rentrant... Pour l'instant, j'ai envie d'aller boire un verre dans un bar, se sera nettement plus plaisant que de s'angoisser à propos de Lucie.

Je regarde sa soeur en coin, elle acquiesce Fredric même si cela ne semble pas la râvir. La situation a l'air bien plus difficile que ce que l'on pense, que peut bien faire cette fille pour bloquer à ce point mon petit ami. Il n'est pourtant pas le genre de garçon qui se sent mal face à l'adversité, au contraire, il a tenu tête pour moi à Arnold, il a repoussé ce Valéry que je n'aime vraiment pas et le voilà remettre à plus tard le moment de revoir sa soeur aînée. Peut-être qu'il le fait pour rester un peu plus avec moi, si c'est le cas, j'en suis ravi, mais inquiet, j'espère qu'il ne pense pas me quitter alors qu'il m'a enfin dit qu'il m'aimait. Cet aveux qui assure mon attachement à lui pour toujours. Il est devenu mon premier et unique amour. Alors, qu'il ne joue pas avec moi, mes sentiments sont beaucoup trop développés pour que je parvienne à supporter une quelconque douleur qui soit liée à lui. Maintenant qu'il m'a avoué cette forme de promesse, je ne me vois pas revenir en arrière et passer à autre chose. Je lui appartiens, et ce, pour l'éternité à venir. Je lui ai promis sa réciproque, qu'il ne joue pas avec une antithèse.

Finalement, après de longs moments de réflexions, nous décollons tous les quatre vers l'un des bars les plus agréables du coin, le Nostran. Je suis incapable de dire ce qu'il signifie, le nom est franchement étrange pour moi, mais on ne m'en a dit que du bien. La musique y est bonne, les boissons sont servies rapidement, les clients ne sont pas bourrés au point d'en casser chaque meuble, et l'ambiance est assez chaleureuse.

Je confirme d'ailleurs toutes ses bonnes phrases lorsque nous y arrivons après quelques minutes de marches. C'est un endroit assez intimiste, les mûrs sont peints dans des tons colorés de rouge et d'orange, le décor est imprégné d'une atmosphère placide qui donne envie d'y rester. Seule la musique est en contraste avec les lieux, elle remue vraiment, le genre de musique que l'on entends en boîte pour se déchaîner, alcool dans le sang et sexe dans la vue. Malgré tout, elle ne retire rien au charme de ce bar.

Ecoutez : Justin Timberlake - Summer Love (je sais, c'est pas mon genre musical en principe, mais ça colle trop avec l'ambiance, alors bon x'D)

Après avoir trouvé nos places - des canapés moelleux placés au fond du bar - notre inquiétude vis à vis de ce qu'il s'est passé s'estompe au bout de quelques verres. Ce lieu est vraiment magique. Fredric retrouve enfin son sourire qui me manquait comme pas permis, celui qui me donne envie de m'asseoir immédiatement sur lui, à califourchon sur ses cuisses. Je pense que c'est ma non-habitude à ingurgiter des boissons fortes qui me pousse à faire ça. Quoiqu'il en soit, je divague légèrement, perdu sur lui. Je ne remarque même plus Chase et Lénaïg qui doivent s'être lever pour accompagner une musique d'une danse sensuelle. D'ailleurs, cette même musique me fait faire une chose assez chaude sur Fredric. Comme si j'étais une femme qui faisait l'amour à son homme dans une position très proche de la pornographie, je me frotte contre le bas de son ventre et je sens, sans difficulté, une chose particulière, grossir dans son pantalon.

_ Qu'est-ce que tu fais Justinien ? me demande-t-il, les joues rougies par ce qu'il se passe.

Je me penche sur lui, lui donnant un nouveau coup bien placé avec mon corps et lui répond, sur une voix pleine d'assurance :

_ Je crois que je te chauffe.

Il tire mon visage vers le siens, me forçant à l'embrasser avec vivacité. Je crois bien que je me dévergonde. Sans doute que sa déclaration m'a donné suffisamment de force pour admettre que je suis bel et bien en couple avec le garçon que j'observe depuis un peu trop longtemps.
Pendant que nous nous embrassons avec passion, moi, penché sur un Fredric qui s'enfonce dans le canapé à mesure que nos pressions montent à tout les deux, je commence à déplacer ma main sur son corps pour qu'elle vienne vers sa braguette, juste là où une bosse attirante se fait sentir. Je commence ainsi un léger massage qui le fait respirer rapidement. Je suis à deux doigts d'aller chercher ce qui se cache sous ses vêtements quand quelqu'un vient me tapoter sur l'épaule et m'empêcher de finir mes travaux exclusivement sexuels.

_ Euh... Justy, fais gaffe, on est en lieu public, des gens vous observe et ils ne semblent pas trop aimer votre démonstration d'amour, me dit Chase avec un visage perturbé comme s'il avait été choqué par quelque chose.

_ On fait rien Chase... riais-je en m'écrasant contre Fredric, posant ma tête dans le creux de son cou et laissant ma main vagabonder vers la déformation de son pantalon.

_ Peut-être, mais de loin, c'est vraiment... comment dire, chaud. Et n'oubliez pas non plus que vous êtes de mecs, ils n'ont pas l'air très habitué à ça dans ce bar... rétorque-t-il en laissant tomber ses yeux vers l'agitement de ma main là où est situé le sexe de Fredric.

Je lui tire la langue avant de vouloir me replonger correctement dans l'exploration du corps de Fredric, quand finalement, c'est lui qui me stoppe et me force à m'asseoir convenablement à côté de lui. C'est injuste. Chase semble soulager et son visage se fait plus tendre. Au loin, je remarque que Léna est toujours en train de danser avec quelques autres personnes. Elle profite pleinement du moment, contrairement à mon meilleur ami qui vient de me frustré sexuellement pour la deuxième fois en peu de temps. Mais bon, je parviens tout de même à rester impassible à ce moment, je crois que j'ai bu suffisamment pour être bien joyeux. Je ne me soucis plus de rien, même cette histoire avec Lucie ne me traumatise plus comme elle devrait. D'ailleurs, au moment où je pense à elle, je m'écroule tête la première sur Fredric, écrasant mon visage contre le haut de ses cuisses, sentant encore sa réaction sexuelle. Suite à cela, ses mains se posent sur mon front, je crois qu'il est en train de prendre ma température. Je suis chaud, je le sais, j'ai une mortelle envie de m'envoyer en l'air avec lui. Il commence alors à parler avec Chase :

_ Il a bien bu notre Justinien, je ne sais pas comment on va faire pour le ramener chez lui...

_ M'en parle pas... émet avec pessimisme mon meilleur ami.

Chez moi... C'est tellement loin chez moi que je n'y pensais même plus. De toute façon, il n'est pas tellement tard, je ne vois pas ce qu'il pourrait m'arriver de grave. Je lève rapidement les yeux vers Chase, son visage est crispé, je suis à la limite de lui dire "pète un coup, ça ira mieux", quand tout à coup, par je ne sais quelle prouesse, je ne dis rien et me redresse, l'air dramatique à mon tour et déclare avec une angoisse désarmante :

_ Marien va me tuer !

Puis c'est ainsi que je retombe sur Fredric, complètement mort. Finalement, entre le temps où nous nous sommes installé à table et celui-ci où je me suis mit à faire bander mon copain sans crainte devant beaucoup de monde, j'ai du boire bien plus que de raison. Sauf que, je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup. Je sens que je vais le payer.

Image : Angel Sanctuary {#}

 


A suivre, Chapitre 21 !
Que va-t-il se passer ? Quand je dis qu'il y a toujours un hic avec moi. Voilà que notre Justy nationale se bourre la gueule sans faire gaffe {#}

Brefouille, les commentaires sont revenus à la normale paraît-il. Espèrons !

Sur ce, je m'en vais bosser mon DM très long à faire mais que je rendrais à moitié. Tant pis si j'ai une autre mauvaise note en gestion, depuis le début de l'année, j'ai pas en-dessous de 10, c'est pas deux 4/20 qui auront ma peau {#}

Bisous et merci pour tout !

{#}

 

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Justinien - Vingt-et-unième Chapitre (Justinien) posté le jeudi 08 mai 2008 19:30


Justinien, acte 21 ou...
le chapitre qui se faisait attendre... x'D

 

J'ai vraiment une poisse impressionnante. Le meilleur des boulets, c'est moi. Je ne me souviens presque pas de ce qu'il s'est passé hier soir, dans ce bar, avec Fredric, Chase et Léna. Je ne sais pas ce que j'ai fait, ni ce que j'ai bu, je me rappelle simplement des trois premiers verres d'alcools que j'ai prit, le reste est horriblement floue et sans doute inattendu. Comme à l'ordinaire. On m'a souvent fait des remarques assez spéciales les lendemains de mes cuites d'alcoolo en herbe. Il paraît que je suis très extraverti une fois que j'ai ingurgité des boissons fortes et que ma capacité à faire tout un tas de choses très peu jolies et politiquement correctes se multiplies à une vitesse affolante. Et pour couronner le tout, en ce moment, j'ai un mal de crâne si puissant qu'on pourrait m'enfoncer un marteau piqueur dans la tête, je ne sentirais rien. Quoique, à y réfléchir, je crois bien que je souffrirai comme un dingue, rien que l'idée me traumatise déjà l'esprit, alors le bruit en lui-même. Je ne tiens même pas à imaginer.

J'ouvre les yeux calmement, j'ai peur de découvrir l'endroit où je suis. Je ne sais même pas si je suis rentré chez moi, si c'est le cas, Marien va me couper en rondelle et me mettre dans des boîtes de conserves pour les jeter à la mer sans traces de mon assassinat une fois que je me serai réveillé officiellement... Du moins, je pense que les choses se seraient passé ainsi, si, en ouvrant les paupières, je n'avais pas reconnu la chambre de Chase. Celle où je suis déjà venu plusieurs fois, avec son immense plafond blanc décoré de quelques étoiles phosphorescentes accrochées dessus et ses posters de divers groupes de rock éparpillés un peu partout sur les mûrs et les meubles. Je souri d'ailleurs en voyant une grande photo de Muse installée dans un cadre sur la table de chevet de mon ami, j'avais complètement oublié qu'il avait une dédicaces de ce grand trio musical. Quelle chance.

Alors que mes yeux, à peine entrouverts, tentent de détailler les lieux un peu plus clairement, la moitié d'une petite tête apparaît tout près de la mienne. De grands yeux bleus écarquillés m'observent tout en restant cachés derrière la housse de couette que j'aplatis légèrement pour essayer de voir si ce n'est pas mon imagination qui me joue des tours. Finalement, alors que mon cerveau fait un effort surhumain pour reconnaître mon observateur, celui-ci fini par ouvrir la bouche avec une toute petite voix qui m'aide enfin à le reconnaître :

_ Pourquoi t'as vomi hier ?

Deux informations viennent de m'être transmises à travers cette question posée sur un ton très bas : d'une part, il semblerait que j'ai été encore plus malade que ce que je pensais hier, et d'autre part, cette petite tête brune aux yeux bleus n'est autre que le dernier petit frère de Chase, Mickey. Le plus timide et craquant de ses frères. Un amour de gosse qui passe son temps accroché à ses parents.
Je lui souri du mieux que je peux en essayant de guider ma main jusqu'à sa tête pour lui caresser tendrement les cheveux. Alors que Mickey ouvrait ses yeux en grands en me regardant comme si j'étais surprenant, Chase entra dans sa chambre avec une fausse tentative de discrétion.

_ Mickey, qu'est-ce que tu fais ici ?! Je t'ai dit de ne pas tourner comme ça autour de Justinien, laisse-le se reposer et vas voir ailleurs ! cri-t-il sur son petit frère sans pour autant parler trop fort pour ne pas accentuer mon mal de crâne.

Le petit détalle à la vitesse de la lumière, sans doute effrayé par les réprimandes de son frère. Je trouve cette scène vraiment amusante à voir, les yeux calmes et doux de Chase me prouvent qu'il tient énormément à Mickey, c'est attendrissant.

_ Bon, heu... Écoutes Justinien, ma mère a appelé ton frère hier soir quand nous sommes rentrés, il a dit qu'il viendrait te chercher dans la matinée, donc, je suppose qu'il ne devrait plus trop tarder...

_ Oh Mon Dieu... soupirais-je en me remettant sur le dos, étalé comme un gros glandeur perturbé.

Quand Marien va débarquer, je vais me faire massacrer ouvertement devant la famille de mon meilleur ami. Malgré mon mal de tête, je parviens tout de même à m'inquiéter dangereusement. Je sais qu'il n'est plus aussi violent qu'avant, mais ses gestes, encore récents, me font douter de ses intentions. Je l'aime, oui, c'est mon frère, le seul problème, ce sont les coups qu'il m'a donné après que nos parents soient morts. Bien sûr, il était traumatisé par leur disparition, mais, je crois que dans le fond, je n'arrive pas à lui pardonner de m'avoir battu quelques fois. Et le fait d'avoir été saoul hier et de lui avoir menti me donne envie de me cacher loin de lui. Marien est trop colérique et j'en ai affreusement peur.

_ Tu crois que tu es capable de te lever ? Ma mère nous attends en bas, je crois qu'elle a une aspirine pour toi, histoire de cacher un peu ce que tu as bu hier soir...

_ Ta mère doit être choqué ! m'exclamais-je perturbé de savoir que j'ai été bourré devant elle.

_ Disons qu'elle est un peu... remuée par des découvertes diverses et variées sur toi...

_ Quels genres de découvertes ? m'inquiètais-je.

_ Et bien, comment t'expliquer, on va dire que tu n'arrêtais pas de tripoter Fredric et que, c'est lui qui a dû te porter jusque dans mon lit après que tu ais vomi dans les escaliers. Et pour finir, tu as réclamé qu'il te déshabille. Sans parler de...

_ Tais-toi ! Pitié, m'écriais-je avec des yeux arrondis.

Je suis terrifiant, j'ai honte de moi. Les parents de Chase ne vont plus jamais me regarder de la même manière. Comme si ce n'était pas suffisant que la plupart des gens soient désormais au courant de mon homosexualité, voilà que maintenant, j'ai fait un spectacle exclusive chez les Blake. Je suis un crétin. Chase semble s'en rendre compte, il m'aide à me lever de son lit, j'ai encore un peu de mal à tenir debout, mon cerveau désoriente mes gestes, c'est stupide.
En tournant ma tête vers la chaise de bureau, je constate que Fredric m'a replié mes vêtements agréablement, je m'empresse de les reprendre et m'habille le plus vite possible. En peu de temps, je suis de nouveau déguisé comme hier.

_ On descend ? me demande Chase avec un sourire réconfortant.

_ On a le choix ?

_ Je doute.

Deux minutes plus tard, nous arrivons dans son salon à l'ambiance confortable. Cette pièce reflète avec beauté le cocon familial que ce sont fait les Blake, ils sont soudés, ça se voit rien qu'en observant la décoration. Tout est dans les tons marrons et orangés, les meubles sont propres sans pour autant être dénués de poussière comme chez Marien. La télévision centrale et entourée d'un tas de DVDs empilés un peu partout.
Au moment où je me concentre quelques peu sur le programme diffusé à l'écran, la mère de Chase, Sandra Blake, apparaît, le petit Mickey accroché à son tablier. Une image assez clichée de la famille parfaite. Elle s'approche de moi, amicalement, ses longs cheveux clairs flottant dans son dos et ses grands yeux verts me détaillant. Elle me souri et vient poser ses mains sur mon visage, elle me rappelle ma mère.

_ Alors Justinien, ça va mieux ?

_ Je... Je suis désolé, je ne pensais pas que... commençais-je à bégayer.

_ Ne t'en fais pas mon grand, c'est oublié ! Sauf pour toi Chase, finit-elle en se retournant, le visage un peu plus sérieux que pour moi, sur son fils aîné.

Je vois mon meilleur ami soupirer et se détourner du regard de sa mère. Puis, dans un fracas horriblement traumatisant pour ma tête, Ange, le premier petit frère de Chase, débarque en courant dans le salon et totalement essoufflé. Mickey s'avance vers mon ami pour se cacher dans son dos, il semble vouloir disparaître du regard d'Ange.

_ Maman ! Maman ! Mickey a encore été fouillé dans ma chambre ! se met-il à crier avant de remarquer la présence de son petit frère âgé de six ans qui reste accroché à la chemise de Chase.

Ange ouvre en grand la bouche, une colère non dissimulée dans le regard. Il s'élance immédiatement vers le petit Mickey qui s'enfuit en courant loin de nous. A eux deux, ils font encore plus de bruit qu'une alarme incendie, leur mère hurle pour qu'ils se calment, mais rien à faire, au bout de quelques secondes, Mickey pousse un cri suite à une sorte de chaotique bruit de chute dans les escaliers. Madame Blake part en direction des pleurs de son fils avant de l'entendre se disputer avec Ange qui semble s'être planqué dans sa chambre. Bizarrement, je me dis que ça doit être vraiment difficile d'avoir trois garçons. A chaque fois que je suis venu ici, il s'est toujours produit une dispute entre les deux derniers, Ange et Mickey ne semblent pas se supporter. Ils sont trop mignons.
J'entends Chase soupirer, je ne sais pas quelle est sa position dans ces aventures, mais quoi qu'il en soit, il doit avoir une vie fortement animée avec les deux zigotos de frères qu'il a. Une minute plus tard, Sandra revient dans le salon, un verre en main.

_ J'en ai profité pour te rapporter une aspirine Justinien.

J'attrape la "potion magique", petit liquide à tromperie pour Marien, quand, comme par hasard, la sonnette de la maison retenti dans un bruit me perçant le cerveau avec finesse. Mon inquiétude doit être communicative car Chase semble soudainement anxieux, quant à sa mère, elle m'arrache le verre d'aspirine des mains et le cache derrière une livre dans la bibliothèque. Je ris intérieurement, ils sont géniaux.

_ Une question avant que je n'ouvre à ton frère Justinien : Est-ce qu'il est au courant de ton homosexualité ?

_ Non ! m'exclamais-je, effrayé par la perspective de voir mon frère apprendre la nouvelle.

_ Très bien, je ne dirais rien dans ce cas.

Quelques secondes après notre faux arrangement, Sandra ouvre la porte à mon frère. A peine a-t-il franchi les lieux que ses yeux vert de glaces se posent sur moi, me détaillant froidement de la tête aux pieds. Je lui souri maladroitement, il détourne le regard pour dire bonjour aux Blake. Puis, il s'avance vers moi et je crois bien que c'est le moment pour moi de pisser dans mon froc. J'avale ma salive, une impression de déjà vu me montant au cerveau, mais il ne bouge pas, me fixe puis me souri d'une manière à faire frissonner n'importe quel Justinien de la planète. Enfin, il ouvre la bouche :

_ Mon amour de petit frère, comme je suis heureux de te retrouver ! ironisa-t-il, me faisant méchamment bader. Avant de rentrer à la maison pour guérir ta gueule de bois, nous irons nous promener, il faut absolument que je te parle.

_ Gueu... Gueule de bois ?! s'exclame maladroitement Chase, Marien, tu sais, Justinien va très bien, hier, au ciném...

_ Encore un mot et j'arrache la langue mensongère de mon frère pour te la faire manger Chase.

_ Désolé Justy... murmure-t-il pour toute réponse, le visage tout rouge de honte.

Je lève mon pouce avec un sourire encore plus frustrant que n'importe quel émotion d'angoisse.

_ Bon, et bien, Sandra, je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je vous remercie d'avoir essayer de couvrir mon frère, mais il semblerait que vous, les Blake, vous ne soyez pas comme lui, vous êtes incapable de mentir sans vous dévoiler.

Par pure distraction gênante, j'observe mes ongles. C'est assez louche, je me rend compte que j'ai arraché la peau à certains endroits. Je dois être quelqu'un de terriblement angoissé. Alors que je tentais une douce analyse de ma psychologie, mon adorable grand frère me rappelle sa présence dans les environs, j'abaisse donc mes mains et l'écoute, attentif à toutes représailles violentes.

_ Toi ! dit-il en claquant les doigts et dirigeant son index vers la porte, dans la voiture, tout de suite.

J'ouvre la bouche, dans l'espoir de rétorquer quelque chose, mais je parviens seulement à dire un rapide "au-revoir" à Chase et sa mère. Je suis ridicule. Alors que nous allions bientôt quitter les lieux, une petit boule de nerf brune nous cours dans les pattes et s'explose sur le parquet du salon. Mikey, gracieux, vient de dévaler les escaliers et de s'écraser aux pieds de Marien, qui surprit, a étouffé un cri d'étonnement.

Et là, une chose inattendue se produit, je vois mon frère attraper Mickey par les aisselles pour le relever. Puis, il s'accroupit devant lui et le regarde avec un air attendrissant.

_ Hey, tu ne t'es pas fait trop mal ?

_ Non, ça va... répond le petit brun, les larmes lui piquant ses jolis yeux bleus.

Il s'enfuit vite vers sa mère et l'entoure de ses bras. Marien se relève ensuite, un petit sourire destiné à Mickey et sa mère. Pour Chase, il lui jette un regard désapprobateur, sans doute en rapport avec notre soirée, le pauvre, j'ai l'impression qu'il souffre de cet air glacial qu'a prit mon frère pour lui. Maintenant, il sait ce que ça fait de voir Marien en colère. Il se retourne ensuite vers moi et me pousse légèrement vers la voiture.

_ C'est parti pour notre promenade mon petit Justinien ! dit-il tout haut avant que la porte de la maison des Blake ne se referme, puis, il ajoute : tu vas me le payer.

Image : Angel Sanctuary.


Et voilà ! Enfin le chapitre 21 !
Il en aura mit du temps à venir ! Mais j'ai été très très occupé à partir de mon anniversaire ! J'ai pas mal bougé, bossé, et dormi ! En deux semaines, ça a été un boulversement complet {#}

'Fin bon, si ça se trouve, tout ceux qui me lisent vont disparaitre car j'ai été trop longue cette fois-ci. Déjà que vous n'êtes pas nombreux {#}
C'pas grave, de toute façon, j'aime tellement Justinien que même s'il n'y avait qu'une personne, je continuerai à l'écrire =3
En tout cas, je remercie (avec retard), les nouveaux lecteurs qui se sont mangé 20 chapitres ! Ca me fait plaisir  de vous voir débarquer ! (en espèrant que vous suivrez la suite sur Never-Ending Story).

Brefouille, j'arrête de baver ! Je vais finir ma soirée et sans doute faire un nouveau chapitre d'ici ce week-end *va se rattraper*

Que va faire Marien à votre avis ? (Camille, tais-toi {#}).
Et comment avez-vous trouver votre rencontre avec les futurs héros de NES ?
Mignon le petit Mickey, hein ?

(je pense que d'ici mon prochain blabla d'après-article, vous aurez une surprise !).

Bisous ! {#}

 

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Justinien - Vingt-Deuxième Chapitre (Justinien) posté le lundi 12 mai 2008 16:57

 

 

    Je reconnais avoir fait le con, c’est vrai, mais ce regard que me lance Marien, il est tellement effrayant que je suis à deux doigts de m’enfuir en hurlant et pleurant. Je sais, je cri peut-être au loup en disant ça, et Marien n’est peut-être pas si énervé qu‘il ne le paraît, mais je suis conscient de l’avoir déçu, donc, son jugement est douloureux pour moi. D’un côté, je me sens rassuré, il a plutôt bien réagit en me voyant, la dernière fois que j’ai fait une connerie, il m’a frappé devant le principal du lycée, or là, il s’est comporté d’une manière civilisé. Cela change de l’ordinaire.
   
    En arrivant près de la voiture, il me force à monter du côté passager, il avait bien vu mon avancement vers les sièges arrières, loin de lui (au cas où il voudrait nous faire percuter un mûr). Je me retrouve donc illico à ses côtés. Bonheur. Une fois installé convenablement, je l’entends soupirer, chaque mouvement qu’il fait, je le calcule, le surveille. Je ne sais pas s’il s’en rend compte, mais je me sens comme tétanisé devant lui. Peut-être est-ce encore quelques effets de l’alcool, je n’en sais rien, mais pour une énième fois dans ma vie, je suis angoissé à l’idée d’être près de mon aîné. Son regard - très froid - se pose sur moi, j’avale ma salive le plus discrètement possible, je sais qu’il va dire quelque chose, il dit toujours quelque chose avant que la sentence ne s’écrase lourdement sur moi.

    - T’es vraiment qu’un gros boulet Justinien !
   
    Au moins, cela a le mérite d’être clair et tendre. Je suis un boulet, mais un boulet en quoi ? En boîte pour animal domestique ? En compote de viande fraîche ? Ou en repas d’Hannibal Lecter ?

    - Excuses-moi, parvins-je à dire, mal à l’aise.

    Dans certaines famille, les gens se considèrent comme des inconnus et ne vivent ensemble que parce leur sang les forces à le faire. Je ne sais pas si c’est mon cas, mais une chose est sûre, je n’arrive pas à prédire les réactions de Marien, et je trouve cela bien dommage, c’est comme si on me forçait à réaliser que je ne connais pas suffisamment bien cet homme.
    Soudainement, histoire de m’assurer que je suis incapable de savoir à l’avance ce qu’il va faire, je l’entend exploser de rire. Non pas un rire ironique, mais un véritable rire. Histoire de ne pas faire tâche, je ricane avec lui, comme un imbécile, avant de lui demander, une touche d’anxiété dans la voix :

    - Qu’est-ce qui t’arrives ?

    - T’es vraiment nul ! Me répond-il en s’essuyant les yeux. D’une part, t’as peur de moi comme si j’allais t’arracher la tête et d’autre pas, tu me demande si je t’excuses de ce que tu as fait !

    - Euh… Il semblerait, en effet, dis-je, sans trop savoir où il voulait en venir.

    - Et bien, mon pauvre Justinien, je te pardonnerais une fois que j’t’aurais fait payer de m’avoir fait passer pour un crétin incapable de surveiller son frère pendant une soirée, lâcha-t-il plus sérieusement, me terrifiant un peu plus.

    Aïe. Il est angoissant. D’un seul coup il se met à rire, me rassurant indirectement et me confortant dans le fait que mon frère est moins sadique qu’il ne paraît, et finalement, il m’achève dangereusement en me menaçant d’une façon vraiment étrange. C’est surtout son regard qui est effrayant, il se plonge en moi en me retirant la moindre touche d’espoir pour la journée à venir.

    - Bien, allons-y, que j’me venge de toi… mais avant, donne moi le casque de ton Ipod s’il te plaît.

    - Quoi ? Mais qu’est-ce que tu veux en faire ?

    - Rien, rassures-toi, je te le rendrais quand on sera à la maison, me dit-il, un sourire frustrant lui étirant les traits de son visage.

    - Okay… soupirais-je en lui tendant mon lecteur entier.

    - Merci !

    Puis il démarra la voiture sur ses mots. J’ai du mal à le reconnaître, il a un comportement plus qu’étrange depuis que nous avons quitté la maison des Blake. Je ne sais pas si c’est le fait de s’être montré bienveillant avec le petit Mickey ou bien si Sandra lui a dit quelque chose hier soir au téléphone, mais je le trouve d’humeur un peu trop fière. On dirait qu’il a un plan en acier pour me faire payer de lui avoir menti.
    En le regardant conduire, je m’aperçois d’une chose assez suspecte qu’il a dans son cou. Une trace bleu, la forme qu’elle a m’empêche de penser qu’il s’agit d’un coup, non, je dirais plutôt que ça a la forme de lèvres aspirant sa peau comme un vampire. Mon Dieu, Marien a un suçon ! Marien ! Mon Marien, celui qui semble aussi puceau qu’un blaireau laid au lycée ! Comment est-ce possible ?
    Mes yeux s’arrondissent et je le dévisage comme s’il était étrange, un véritable psychopathe ou un phénomène surnaturel. Il s’en rend compte et pose soudainement sa main sur cette monstrueuse trace similaire à un acte sexuel à mes yeux. Je suis coincé.

    - Justinien, regarde encore une seule fois mon cou et je t’enferme dans des chiotes publiques sales pour plusieurs heures, dit-il froidement en ralentissant devant une fausse air d’autoroute placée vers le périphérique de la ville, m’indiquant que nous partons en direction opposé de notre maison.

    - Euh… Au risque de passer pour un idiot, j’ai une question : qu’est-ce qu’on fait à la sortie de la ville ?

    Pour me répondre, il accélère la voiture d’une manière effrayante.

    - J’ai un entretien non loin de là pour le journal, et bizarrement, l’endroit où je dois me rendre et parfait pour te faire payer très fort ce que tu as fait.

    - Laisse-moi deviner, tu m’emmène dans une salle de strip-tease où le show est fait par des vieilles mamies avec une peau dégoulinante de graisse ?

    - Mais t’es dégueulasse toi ! S’exaspère-t-il avec un air écœuré.

    - Donc ce n’est pas ça… répondis-je, soulagé.

    - T’as vraiment des idées monstrueuses toi…bon, nous y sommes presque.

    Avant qu’il ne finisse sa phrase, je comprend immédiatement ce qu’il avait prévu pour moi. Au loin, la vision qui se présente à moi me fait écarquiller les yeux. Plus nous nous rapprochons des lieux, plus mon mal de tête devient violent. Je crois bien que le cachet de Madame Blake ne fait plus effet, sans compter la fatigue qui m’arrache les yeux. Marien est un fou, j’en étais sûre ! Il m’aurait frappé que j’aurais eu moins mal. C’est un type brutal et effrayant. Si jamais la capacité de me téléporter, je l’aurais fait dans la seconde même où nous nous sommes garé.

    - Putain… Marien, t’es fou !

    - Chut, je déguste le résultat de ma vengeance, me dit-il, un immense sourire aux lèvres.

    Et quelle vengeance ! Ce psychopathe de frère vient de garer la voiture juste à côté d’un chantier de construction très très actif. Je suis donc entouré d’un bulldozer et de quelques marteaux piqueurs qui m’arrachent plusieurs larmes tellement leur puissance est multipliée par mille dans ma tête.
    Ecrasé contre le carreau et essayant de cacher mes oreilles avec la paume de mes mains, je grimace de douleur. Marien se moque pas mal de moi. Ce frère est un monstre, un sadique, une pourriture infinie. Je le hais de tout mon cœur et je lui fait sentir en lui donnant un coup de pied qu’il bloque d’un seul geste. Il me tient désormais l’une de mes chevilles et se penche vers moi, aplatissant ma jambe repliée contre mon torse.

    - Fallait pas picoler hier soir Justinien. Maintenant, tu permets, je t’abandonnes ici, je dois aller voir le propriétaire des lieux. Je te laisse donc méditer ici sur ce que t’as fait.

    Deux secondes après, il me relâche et sort de la voiture, un air triomphant me donnant envie de lui arracher la langue.

    - Au fait, mon petit frère, je devrais en avoir pour une bonne vingtaine de minutes, peut-être plus, te suicides pas en m’attendant, hein ?

    Sur ces mots, il claque la portière, m’arrachant un autre cri de douleur. Je le hais le plus fort possible. Avec douleur, mes tympans vibrent sous les bruits des travaux réalisés près de moi. Une fois que Marien disparaît de mon champ de vision, je ne peux m’empêcher de pousser un hurlement de frustration et taper tout ce qui est à mes côtés, donnant de violents coups de pieds au par-brise qui semble ne rien ressentir. Cela me défoule légèrement jusqu’à ce que, comme un boulet, je bloque le bouton du klaxon qui se déclenche sans que je ne puisse rien faire. Je me redresse et appuie dessus pour qu’il s’arrête, mais impossible, il s’est cassé, le bouton enfoncé dans sa fonction, je n’ai plus qu’une chose à faire : subir la vengeance monstrueuse de mon frère, me recroquevillant sur mon siège, me tenant la tête entre les mains pour cacher au maximum les bruits qui s’excitent de plus en plus autour de moi. Et finalement, au bout de longues, très longues secondes, je craque, pleurant devant cette horrible douleur qui me martyrise le cerveau. Quel salaud.


Et voilà pour le Chapitre 22 !

{#} Je quiffe mon Marien dans ce chapitre. C'est vraiment un connard !
Quand j'ai eu l'idée de cette scène il y a quelques semaines, j'étais morte de rire. Maintenant qu'elle est réalisée, je suis encore plus écroulée, bien que le pauvre Justinien soit en larmes {#}

Vous diriez quoi si on vous faisez ça ? {#}

Brefouille, le dessin qui décore l'article est réalisé par moi, en cours de gestion et repéré par la prof d'anglais dans l'heure qui a suivi (je devais détailler les vêtements dans son cours et elle m'a vu {#}). C'est la manière dont je vois Justinien dans la fiction (il est donc vachement différent du sims XD).

Bon, les prochains chapitres seront nettement moins gaies.. {#} (peut-être un peu plus gay par contre {#}).

Bisous !! Et à bientôt !

{#}

 

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Justinien - Vingt-Troisième Chapitre (Justinien) posté le vendredi 16 mai 2008 23:01


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Avril Lavigne - Innocence
A écouter dans la seconde partie du chapitre.
L'une des chansons de Justy d'amour <3

 

Même si je n'ai pas le temps de le faire ce soir, je veux qu'il soit mit au 16 mai et publié au 16 mai ! Juste pour l'anniversaire de Virginie qui m'avait demandé un petit quelque chose ce jour là. Désolé, j'peux pas faire de chapitre ce soir, je suis totalement K.O ! {#}

Alors :


Joyeux Anniversaire en direct de Justinien (qui te le souhaite aussi {#}). Plein de bonnes choses pour ton vieillisement !
{#}Bisous !!

 

Justinien - Chapitre Vingt-Trois


    La semaine aurait pu bien commencer pour tout un tas de raisons aussi improbables les unes que les autres. J’aurais pu être heureux, ravi de revenir dans cet endroit irrespectueux où l’on crève bien plus que l’on survie. Apprécier de revoir ces salles de classes semblables à une prison, m’amuser à croire que tout était parfait, être dans le meilleur des mondes. Souffler sur les souvenirs meurtriers d’une avalanche d’horreurs, ceux qui m’ont désespéré. J’aurais aussi pu sourire en revoyant Chase et sa petite amie, me dire que de bons moments nous attendaient entre chaque heures de trous. Que nous allions faire les quatre-cents coups, emmerder royalement la population d’abrutis, être et revendiquer notre supériorité grandissante. Allumer les conflits et se barrer devant ces mutineries amusantes.
    J’aurais pu aimer embrasser Fredric, montrer que le fait qu’ils soient tous au courant ne me touchait pas, que je l’aimais. Et que, sentir sa main serrer la mienne valait bien plus que la moindre parole insultante que l’on aurait pu me dire. Tout aurait été si parfait si cela s’était produit ainsi. Mais le destin n’a pas voulu m’accorder ce bonheur idéal, celui qui arrache un inévitable rire plutôt qu’un cri de douleur. Une destruction puéril qui brise et torture jusqu’à la honte absolue.
    Mais bon, aujourd’hui, je m’en fou. Cela fait quatre jours que je suis retourné au lycée. La semaine dernière, je picolais et chauffais mon petit ami dans un bar pour payer, le lendemain, le prix de mon inconscience selon mon amour de frère aîné. Marien m’a torturé dans cette voiture pendant plus d’une demi-heure. Je m’en suis bien remis, mais ce moment a été très difficile à passer. Je l’ai bien senti dans mon crâne, le martellement de mon cerveau presque vide qui surchauffait devant ces bruits atroces que l’on ne supporte déjà pas en temps normal, mais qui se montraient encore plus violent avec la gueule de bois. Il s’est bien amusé à cela, puis, quand il est revenu, il m’a pardonné et nous sommes rentré. Moins soudé qu’au début de la « promenade » (je lui en voulais mortellement), mais dans une condition un peu moins pesante. Les jours qui ont suivis ce sont assez bien passé. Sauf ce putain de moment de la semaine qu’est celui-là.

    Jeudi. J’ai toujours détesté les jeudis, à chaque fois quelque chose de grave m’arrivait. Quand j’étais petit, par exemple, le jeudi, j’avais des crises d’angoisses redoutables ; et pour cause, entre les saignements de nez, les bagarres, les disputes, les conflits, les mauvaises notes et, plus récemment, la mort de mes parents, pas de quoi être heureux un jeudi, et voilà que s‘ajoute ma sérieuse engueulade avec Chase… Je suis abonné à ce mauvais jour. Ils sont tous maudits. Bon, bien sûr, cette rentrée suite à mon renvoie a été assez particulière, lundi, les choses se sont passé relativement bien, tous le monde savaient pour mon homosexualité. C’est pourquoi, Fredric m’a attendu devant le lycée et nous sommes rentrés à l’intérieur de l’établissement comme un couple normal : en se tenant la main. Certains se moquaient de nous, d’autres souriaient simplement, d’autres encore faisaient comme si de rien n’était, mais le meilleur, c’était ceux qui nous approuvaient. Histoire de mettre encore plus la rage à Valéry ainsi qu’Arnold (la salle blondasse de mec qui est dans ma classe, celui qui se prend pour un Dieu alors que son cerveau est incapable de contenir une table de multiplication). Malgré tout, ce petit avantage à rajouté cet inconvénient : le brun et le blond se sont rapprochés pour former un duo, suivi, d’un troupeau de blaireaux alliés pour nous pourrir la vie. Ils n’osaient pas nous injurier avec des propos homophobes (sinon Valéry les massacrait, lui-même étant gay), mais leurs attaques étaient bien plus vils que cela. Il se trouve que ce cher brun est bien plus intelligent qu’il n’y paraît et ces mots se montraient bien efficaces. D’une part, il n’arrêtait pas de nommer Lucie, disant à Fredric qu’il la ferait venir, quant à moi, il revenait relativement souvent sur la mort de mes parents, et sur le fait que mon frère n’était sans doute pas encore au courant de ma relation amoureuse avec Fredric. En somme, il se renseignait très bien sur nous, et en deux jours, ma situation familiale a fait le tour du lycée, parfois avec des arguments faux ou des grossissement d’événements (une rumeur comme quoi mes parents étaient morts par ma faute circulait, certains racontaient aussi qu’ils étaient en vie mais dans un hôpital psychiatrique, c’est pourquoi ils avaient engendrer des dégénérer comme Marien et moi). Je vivais un enfer et Fredric aussi en souffrait. Alors hier, mercredi, on a décidé de se faire un peu plus discrets, ne plus s’embrasser devant tous, ne se parler que furtivement aux pauses et aller manger en ville plutôt qu’à la cantine. En somme, notre relation faisait un bruit impressionnant et il fallait ralentir les choses. Même dans nos lycées rivaux des gens étaient au courant. Certains nous soutenaient pour qu’on créés une mini-guerre dans l’espoir de faire tomber les plus forts, d’autres encore enfoncés les rumeurs pour traîner le bahut dans la dégradation, qu’on devienne des déchets de la ville, ceux qui ne sont pas fréquentables.
    Et dire que tout cela s’est produit en à peine trois, quatre jours, tout au plus. Incroyable. Je n’aurais jamais cru que mon homosexualité avec Fredric serait à ce point rendu célèbre. Et Dieu merci que mon frère ne soit pas au courant de ce qu’il se passe. Je prie chaque jours que la nouvelle n’atterrisse pas dans le creux de son oreille. Surtout que dans son journal, ils aiment bien les petits potins de la ville, donc si l’histoire devenait un peu trop officielle et puissante, elle parviendrait très vite dans les médias. Terrifiant.

    Quoiqu’il en soit. Aujourd’hui, je suis seul face à l’adversité, mon meilleur ami m’a lâché à cause d’une ridicule petite dispute. Il se trouve que je voulais à tout prix voir Fredric à la pause, ce matin, et lui, il me disait de le laisser tranquille, que les choses se tassent, que j’arrête d’alimenter les rumeurs en fréquentant d’aussi près mon amant. Hélas, la manière dont il l’a dit, j’ai immédiatement comprit qu’il commençait à ne plus accepter très bien ma relation amoureuse. Que le fait que je préfère une queue à du gazon ne passait plus. Et bien sûr, comme à l’ordinaire, j’ai réagit au quart de tours. Ensuite, les choses se sont produits très rapidement, il est arrivé vers moi, ma collé un coup de poing violent dans l’acte, pas dans la puissance, sous les regards amusés des gens autour, et a disparu des lieux. Lorsque je l’ai revu, en mathématiques, il est allé s’asseoir à l’autre bout de la classe, sans daigner me regarder. Les élèves et même le professeur n’arrêtaient pas de me reprocher des choses. Ce sale prof s’en donnait à cœur joie pour lapider mon comportement amoureux. Indirectement, bien entendu. Sauf ses rires, lorsqu’Arnold ou d’autres me balancés des critiques. Dés que j’ouvrais la bouche pour participer on me disait très clairement « ferme-la, ça pue la queue ». Vexant. Mais le pire de tout, dans ce comportement de gosses intolérants, ce fut l’éclat de rire de Chase à la remarque inconsidérée qui me fut faite indirectement, elle était basse et pathétique, mais elle était portée sur mon intelligence et ma manière dites « inutile » de me croire doué alors qu’en fait « mon talent se cacher surtout dans mon cul ». Le tout dit avec un certain humour déconcertant à mes yeux. Autant dire que le fait de voir Chase en rire légèrement m’a abattu à un point impressionnant. Même s’il a mit sa main sur sa bouche la seconde d’après avec un air grave, je n’en avais plus rien à faire. Le mal était fait et j’en avais gros sur le cœur. Il m’a jeté un regard mal à l’aise mais j’ai attrapé mes affaires et ait quitté les lieux. Histoire de couronner le tout, le prof de maths m’a encore fait une remarque très peu agréable : « ce n’est pas étonnant de vous voir disparaître d’ici, vous n’avez pas le niveau pour nous suivre, pensez aux cours supplémentaires ou de rattrapages… à mince, j’avais oublié, c’est déjà le cas, et je suppose que vous révisez le corps humain en ce moment ? Non ? ». Je n’ai pas répondu, je me suis contenté de fixer Chase avec un regard aussi froid que ceux de Marien et j’ai quitté les lieux. Qu’ils aillent se faire foutre. Tous.

    Et voilà où j’en suis aujourd’hui. Je suis dans les couloirs du lycée, des larmes de colères me piquant les yeux, une furieuse envie de ne jamais remettre les pieds ici en dose supplémentaire. Je suis totalement paumé, une vrai loque insultée et blessée dans son estime. Tout se passe peut-être bien sentimentalement, mais cette fois-ci, Chase est devenue la goutte d’eau qui a fait déborder le vase (je dirais même la piscine). J’avance donc, coincé dans mon monde intérieur, celui de la nausée. Bien sûr, pour ne pas être en paix, au moment où j’apparais dans la cours du lycée, mon téléphone vibre, me donnant envie de l’envoyer voler contre le béton. Mais je me contrôle tout de même quelque peu, c’est un bien qui m’est précieux. Par contre, si le nom affiché avait été « Chase », j’aurais sans doute éteint la bête avec rage. Mais les faits sont là, il s’agit de Fredric. Rapidement, je lis son SMS, assez attendrissant et souri furtivement à ses mots élégants : « ne bouges pas d’ici, je descend et je viens te voir mon amour ». Dans ce genre de message tout est bon à prendre, et ma passion pour lui ne me fera jamais oublier cela. Tout ce qui se rapporte à notre histoire, je le mémorise, c’est donc pour l’enregistrer à tout jamais que je plaque mon téléphone contre mon cœur, le temps de quelques battements qui me rappellent que je suis vivant grâce à lui. Je l’aime.
    Rapidement, je me retourne, un peu plus gaie qu’il y a deux minutes, puis là, ce n’est pas Fredric que j’aperçois en premier, mais Valéry. Mon amant, lui, il se trouve à environ vingt mètres derrière, il accélère d’ailleurs le pas en voyant son ex avancer vers moi. Ce dernier me dévisage quelques secondes pour enfin me dire :

    _ Alors comme ça, tu fuis les cours une nouvelle fois ? Trop de pression ? Me demande-t-il en laissant ses yeux tomber sur ma braguette.

    _ Qu’est-ce qu’il y a, t’es jaloux de ne pas avoir de vie sexuelle ?

    _ S’il faut que je sois jaloux, ce n’est pas de toi. Tu sais Fredric, il est pas aussi bon que ce que tu crois, je l’ai goûté avant, et il ne vaut pas la peine. Pour que tu t’accroches à ce point, c’est que tu ne dois pas encore savoir ce que c’est que de prendre son pied sexuellement.

    _ Tu sais, je ne suis pas un amoureux sexuel, mais sentimental. Tu prostitue ton cul en lui donnant des sentiments, et moi, j’offres mon cœur, donc arrêtes de croire que t’es vexant.

    A ces mots, les yeux de Valéry se sont méchamment plissés, je crois bien qu’une pulsation meurtrière s’est emparé de lui. En même temps, s’il cherchait quelqu’un avec qui jouer sur la répartie, il est tombé sur le bon phénomène. Sa touche de connerie, je l’écrase avec amour et puissance. En même temps que la réaction de Valéry, j’ai remarqué le sourire amusé de Fredric. Je crois bien qu’il a apprécié mes répliques. Au moment où je souris à l’attention de mon petit ami, Valéry remarque enfin sa présence et se retourne sur lui, le regard colérique.

    _ C’est impoli d’écouter la discussion des autres Fredric.

    _ Oui, mais c’est tellement drôle d’entendre Justinien t’en foutre plein la tête, ricana-t-il en croisant les bras.

    _ Et bien, je suis heureux de participer à ce spectacle, c’est charitable de ma part, tu ne crois pas ? Un peu comme toi tu es charitable avec Lucie.

    Cette fois-ci, c’est à mon tour de plisser les yeux et de laisser une envie sanguinaire me traverser l’esprit. Rien que d’imaginer cette fille toucher à mon Fredric, cela me rend malade au plus au point. C’est détestable.

    _ Je ne touche plus à Lucie.

    _ Ce n’est pas ce qu’elle raconte.

    _ C’est une menteuse.

    _ Tu es faible.

    Leur échange est assez rapide. On dirait un jeu pour avoir le dernier mot. Le seul inconvénient, c’est le sujet de la conversation, j’ai horreur d’entendre parler de Lucie et j’ai toujours peur que Fredric la touche. Il m’a assuré qu’il ne le faisait plus, mais malgré tout, j’ai cette part de doute en moi, et elle s’accentue dés que Valéry insinue le contraire. Surtout cette manière de ne le dire qu’à nous, que les choses ne sont pas une rumeur, comme si c’était elle qui avait demandé à ce que les dires ne soient que raisonnables à son sujet. Quoiqu’il en soit, je m’inquiète dangereusement en les écoutant parler.

    _ Ca suffit Valéry, tu ne m’intéresse pas, lui répond Fredric tout en venant vers moi et m‘attrapant l‘une de mes mains, viens Justy, on y va.

    Où ça ? C’est la question que j’aimerais bien lui poser à mon bel homme. Il n’est que quinze heure et j’ai, une nouvelle fois, séché les cours. D’ailleurs, si Marien est mit au courant de ça, ma fin approche à grande allure. Comment je fais pour chaque jour, avoir une raison d’avoir peur de mon frère ? J’ai le don pour me mettre dans l’embarra avec lui. C’est vrai gênant. Quoiqu’il en soit…




*    *

*





    Petite innocence d’impressions évanouies. Je ne sais pas s’il a conscience de l’amour que je lui porte. Il est beau, touchant, tendre et doux. Un véritable ange. Celui de ma vie. Celui pour qui je me détruirais progressivement si je le perdais. Il est ma délivrance, mon bonheur éternel. La perfection de ma vie qui me donne envie de soulever mes idéaux jusqu’au point de non-retour. Si l’utopie n’est qu’utopie, la mienne lui ressemble, mais elle est réellement présente et vivante. Un prince de toutes les époques dessiné à son image. Son âme lui donnant un contour de Dieu que je ne souhaite qu’apprendre par-cœur. Pour que, plus tard, seul dans le noir, je sois capable de revoir la moindre de ses courbes et la recréer dans l’air, histoire de me souvenir que sa présence est gravée à jamais dans mon corps et dans ma vie. Je l’aime, cette beauté presque impossible qui trace de longues lumières le long de son âme. Il est mon protégé qui me protégera. Le loup d’un éternel sentiment d’appartenance. Et je veux tout lui offrir, ma vie, mon âme, mon cœur et mon corps. Qu’il sache que toutes mes respirations ne sont possible que grâce à sa vie. Et lorsque j’écoute son cœur, c’est le mien que j’entends à chaque battements. Il est moi, je suis lui. Nous ne somme qu’un et je ne veux jamais effacer mes souvenirs. Je veux que, même après ma mort, son image soit plus forte que tout.

    Je ne suis qu’un morceau de papier déchiré, un ensemble de note de musique qui mène au Paradis, et peu à peu, il reconstitue le tout. Me rendant entier. Me donnant une vie de promesse et de beauté. Une vie que je ne voudrais jamais quitté. Il est mon musicien, celui qui sait me jouer, celui à qui je donne ma note la plus profonde.

    Il est un tout tellement beau que cela me donne envie de pleurer. Et je sombrerai si ses bras me laisser tomber au sol crasseux d’un conditionnel que j’espère certain.


    Nous sommes deux à présents.


    Allongés sur le lit de ma chambre, Fredric et moi avons décidé d’écourter ces difficiles journées. Lui aussi a dû quitter prématurément son cours de biologie. Quelqu’un avait fait une remarque bien plus déplacée qu’à l’ordinaire et, même si nous supportons au mieux ces mots injurieux, nous sommes humains avant tout, et parfois, cela nous dépasse très largement. C’est donc sur une heureuse coïncidence amoureuse que j’ai décidé de rentrer chez moi en compagnie de Fredric. Je sais que Marien ne revient pas avant cette nuit, très tard (ou tôt) et qu’il nous restait suffisamment de temps pour être un peu au calme, à deux. C’est donc ainsi que je me retrouve allongé sur lui, dans ses bras tendres et doux qui m’apportent un sentiment d’assurance. Ma tête posée sur son torse, je me laisse divaguer dans la pénombre, amoureux du seul être en qui je daigne avoir une confiance aveugle.

    _ Alors comme ça, tu t’es disputé avec Chase ?

    _ Il semblerait oui… répondis-je, l’air renfrogné, je n’avais aucune envie d’en parler maintenant.

    _ Pourquoi exactement ?

    _ Fredric… s’il te plaît, on peut oublier ça quelques minutes, je n’ai pas envie de repenser à lui pour le moment.

    _ Oui… soupire-t-il, mais de toute manière Justinien, tu sais, peu importe ce qu’il s’est passé, vous vous pardonnerez très vite, votre amitié est précieuse, il est juste un peu « pudique ».

    _ J’en doute… Cette fois-ci, c’est allé un peu trop loin pour moi, insistais-je sans vouloir imaginer une quelconque manière de voir les choses se réparer. Bref… le sujet est clos… s’il te plaît.

    Une fois ma demande de cessation de ses paroles, je sens les lèvres de Fredric se poser sur le haut de ma tête. Ce geste passé, je redresse délicatement mon visage vers lui, l’air malheureux. L’une de ses mains se posent doucement sur ma joue libre, effleurant du bout des doigts les mèches rebelles de mes cheveux qui me gênent dans la contemplation de mon amour. Ses yeux bleus semblent moins froids depuis que nous nous sommes rapprochés dans les conflits à notre sujet qui s‘opèrent au lycée, leur manière de me détailler me touche à un point impressionnant. Il est tellement tendre dans la moindre de ces façons d’agir. C’est adorable.

    _ Justinien… murmure-t-il en descendant son corps pour le mettre à ma hauteur afin de me déposer un baiser très agréable.

    Je réponds à cela avec appréciation. Ses lèvres, humides et douces appuient sur les miennes avec plaisir. Très rapidement, nos positions s’inversent, il se place au-dessus de moi et m’embrasse toujours, nos baisers se faisant de plus en plus puissant à chaque fois. Cette forme que prennent nos corps me rappelle tendrement la première fois que nous nous sommes embrassé, dans ce parc mélodieux où je suis monté très haut dans le ciel grâce à lui. La seul différence, c’est le décor qui s’est transformé en ma chambre ainsi que mon comportement un peu moins frêle et hésitant qu’avant. Je parviens enfin à le toucher ouvertement et sans crainte. Je commence à le connaître.
    Mes mains s’aventurent rapidement sur lui, caressant son dos pour finir juste au-dessus de ses fesses. Avec une légère anxiété je les glisse sous son haut pour le lui retirer avec douceur. Il se laisse faire, se retrouvant torse nu sur moi. Son visage, à quelques millimètres du miens me faisant planer dans un air imaginaire. Il me fixe, cela me détruit la moindre angoisse. Il est beau. Ses mains, d’un romantismes absolues se décident à déboutonner ma chemise blanche jusqu’à dévoiler mon ventre. Au fur et à mesure que les boutons se retirent, Fredric me dépose un léger baiser à l’endroit découvert. Cela peut paraître démodé et très peu érotique aux yeux du monde actuel. Mais pour moi, tout ces petits gestes me donnent envie de lui. Sa tendresse, sa finesse, tout est d’une beauté certaine. Une fois que je me retrouve comme lui, sans haut couvrant mon corps, je l’oblige à s’allonger correctement sur le lit, pour que je puisse enfin me mettre au-dessus. Assis sur le haut de ses cuisses, je le regarde avec passion, pendant une seconde rien ne se passe. Une seconde où simplement son océan personnel s’est introduit dans le reflet de mon âme, me donnant envie de l’aimer encore plus. Plus loin et plus fort. Et après cette mélancolique seconde, je me suis écroulé sur lui, caressant son torse de mes longs doigts que je juge désormais fins, s’attardant dans son cou pour ensuite s’enfoncer dans ses cheveux noirs de jais. Mon corps s’écrasant contre le sien, avec érotisme, je l’embrasse, mêlant mon âme à mon baiser. Le laissant suffoquer sous cette minute de plaisir, l’empêchant de respirer autre chose que mon être.
    Puis, tout en gardant cette domination qui est mienne, je descend peu à peu de son visage. Gardant nos yeux plongés l’un dans l’autre, il me voit disparaître de plus en plus bas. Il n’a désormais plus que son système nerveux pour savoir de quoi je suis capable. Et c’est parfait ainsi. Avec une torture langoureuse, je déboucle sa ceinture et défait son jean noir. Il n’ose pas me toucher ou m’arrêter, je le vois à ses mains qui imitent de furtifs gestes vers moi mais qui finissent à chaque fois par rester le long de son corps. Je profite d’ailleurs de ce laisser-aller pour lui retirer son pantalon, au moins jusqu’au genoux. Puis ensuite, je m’attarde sur son boxer qui moule avec perfection cette partie grossie de son corps. Je reproduis ce qu’il m’avait fait il y a quelques jours déjà et embrasse son sexe à travers le tissu, ne déposant que quelques baiser tout en lui faisant sentir la chaleur de mon haleine. Il semble en souffrir quelque peu. Finalement, l’une de mes mains remontent vers son entre-jambe et décide d’en toucher les contours du bout des doigts, le faisant frémir dans l’attente que j’aille chercher l’objet de mes désirs. Après de doux mouvements de va-et-vient le long de son sexe, je me décide enfin à lui baisser son boxer, le mettant à la même hauteur que son jean. Je sais que son cœur bat à tout allure, que ce que je fais le torture, mais ce romantisme fou qui s’est mêlé à l’atmosphère l’empêche de réagir. Il me laisse choisir.
    Et là, il constate qu’il a bien eu raison de cela, à l’instant même où ma langue à glisser une première fois en partant du bas de son sexe jusqu‘au haut, son corps s’est soulevé dans un plaisir parfait. Et au même moment, le mien s’est décuplé, et je me suis senti obligé de réitérer le mouvement. Je redessine les courbe de nos désirs avec mes lèvres et ma salive. Mes mains venant très rapidement se joindre à ma bouche et finissant par soulever avec lenteur ce qui me donne une terrifiante envie de bonheur. Et là, le plaisir qu’il ressentait avec de simples coups de langues se transforme en véritable râle. J’introduis une partie de son sexe dans ma bouche et décide enfin à lui offrir ce que l’on nomme une fellation très bien appliquée. Ses mains s’agrippent aux draps de mon lit et sa respiration s’accélère à la vitesse de la lumière. Je l’entend prononcer mon nom des dizaines de fois à la suite, je ne sais même pas s’il s’en rend compte mais je profite de cela pour aller de plus en plus vite dans cette succion de plaisir. Jusqu’à finalement remonter vers son visage avant que son explosion n’ait lieu, le frustrant quelque peu. Fredric ouvre finalement ses yeux et me regarde, plein de désir. Je lui souris furtivement, puis il se redresse tout en me balançant sur le dos, à plat contre le matelas. Il se débarrasse de son jean et son boxer qui étaient restés coincé en travers de ses jambes et il m’embrasse avec hâte, me dévorant presque. Je crois bien l’avoir excité à un point terrible. Je répond avec plaisir à ses baisers et j’émets un léger cri de surprise lorsque je sens l’une ses mains s’introduire dans mon pantalon sans prendre le temps de défaire correctement mes habits. Ses gestes ne sont peut-être plus aussi doux et tendres, mais son romantisme est toujours présent dans son regard, se mêlant avec son désir que je ne sois qu’à lui.
    Je n’ai même pas le temps de sentir ses mains se glisser sous l’élastique de mon caleçon qu’il sort sans gêne mon sexe à l’air libre. Avec une vitesse désarmante, il me prodigue une masturbation inattendue, me faisant gémir instantanément.

    _ Fredric… Oh Mon Dieu…

    _ Tais-toi mon amour… me dit-il en posant ses lèvres sur les miennes m’empêchant de prononcer quoi que se soit.

    Sa langue s’aventure finalement dans mon cou, venant jusqu’à y détailler chaque creux. Il est bon. Et en bas, sa main, toujours en activité me donne rapidement envie de jouir, mais ma passion pour lui me force à me retenir. Lorsqu’il sent que mon plaisir arrive à son summum, il s’arrête et me retire vivement mon pantalon ainsi que mon caleçon dans la même foulée. Puis il s’écrase de nouveau au-dessus de moi, je sens son sexe frotter vigoureusement le mien. Alors qu’en descendant son visage vers mon bas ventre je m’attendais à ce qu’il me prenne en bouche, ses gestes se sont montrés bien différents de ce à quoi je m’attendais. Tout en se mettant à genoux à côté de moi, je le sens me retourner sans que je n’ai le temps de réagir. Je me retrouve donc rapidement allongé sur le ventre, et Fredric assis au-dessus de moi, ses mains parcourant mon dos sensuellement.
    Alors que je me demandais ce qu’il faisait, je l’ai senti se pencher en avant, sa bouche collée à mon oreille, me la léchant avec délice. Puis finalement, il me dit, avec une respiration haletante :

    _ Justinien… J’ai envie de toi. Vraiment.

    Je me retourne légèrement, mettant mon visage face au sien et caressant ses lèvres avec ma langue. Mes yeux, à l’instant qu’il a ouvert la bouche, sont rapidement devenus rouges par les larmes qui voudraient en sortir. La réciproque est juste, moi aussi, j’ai envie de lui. Envie de faire l’amour avec lui, que nos deux corps s’étreignent dans une apocalypse de sentiments. Je l’aime. Avec une voix assez faible et douce, je lui murmure, les yeux dans les yeux, mon cœur frétillant de bonheur :

    _ Dans ce cas, fais-moi l’amour… mon amour…

    Immédiatement après, sa bouche s’est blotti dans le creux de mon cou, m’embrassant avec passion. Je sentais ses mains le longs de mon corps me caresser de toute part, me faisant gémir à chaque mouvement. Il me rendait ivre de vie.
    Ce qu’il s’est passé suite à mon accord de partage charnelle, je ne le sens que trop bien, il m’a furtivement touché, me donnant une envie de plus en plus puissante de faire l’amour avec lui. Puis, avec douceur, alors qu’il était allongé sur mon dos, il m’a délicatement écarté les jambes afin d’y placer son corps. Après ce geste, mon cerveau n’a rien fait d’autre que sentir. Sentir son sexe qui, avec une tendresse des plus personnelles, a fini par se frayer un chemin en moi celui qu’un seul homme avait emprunté jusqu’à aujourd’hui. Sous la douleur vivace de ce moment, j’ai serré avec douleur les draps, gémissant, laissant quelques larmes tomber de mes yeux et glisser le long de mes joues. Une fois Fredric totalement mélangé dans mon corps. Le tout n’a été qu’une succession de bonheur jusqu’à l’absolue désir de l’éternité. Sa tête posé au creux de mon cou, son torse reposant sur mon dos, ses mouvements aussi délicats qu’un ange mais se multipliant à chaque secondes qui passaient. Je me sentais enfin vivant. Le sentiment du tout que nous formions à deux ne se fit que plus fort en ce moment. Cet acte profond, puissant et dévastateur ne fut que l’accomplissement soudain d’un destin que je souhaitais soudé au sien. Dans mon aveux intérieur de n’être à jamais que son double amoureux, son bonheur et sa petite vie supplémentaire, nos extases respectives sont montées de plus en plus haut. M’aidant à mémoriser ses courbes dans nos changements conséquents de positions. Un face à face final qui nous faisait goûter au summum de l’existence. Une jouissance si puissante qu’elle est inopérante sans une moitié amoureuse.

    Dans un long moment que je ne cesserai jamais de me passer au ralenti, j’ai senti le bonheur de Fredric se répandre en moi, ainsi que mon plaisir se déverser contre la tentation inavouée d’en vivre toujours plus et encore. En corps à corps de sentiments, j’ai apprit à l’aimer sans concessions, sans craintes et sans obstacles. Avec ce doux moment, mon âme n’a fait que crier une première fois un « je t’aime » que même les Dieux, de luxure ou de pardon n’ont eu aucunes idées de la puissance qu’il incarne.

    Et nous nous sommes évanouit, l’un sur l’autre, chauds de plaisir, haletant de désir. Enlacé dans un lit qui ne serait plus jamais le même pour moi. Nous nous sommes promit l’un à l’autre comme si nos vies respectives en dépendaient. Et ce spectacle, accompagné d’une vague charnelle de descriptions magiques m’a fait pleurer. Blotti au creux de son âme, mes larmes n’ont jamais été aussi sincère qu’en étant deux à les comprendre.


{#} Et voilà, première fois pour Justinien et Fredric. J'espère ne pas vous avoir déçu. Ce chapitre m'a donné du fil à retordre, mais finalement, j'en suis plutôt fière, cela ressemble bien à ce que je voulais faire ! Bien qu'à l'origine, cela devait se passer sur un bureau ({#}).

En tout cas, autant vous dire qu'il ne reste vraiment pas beaucoup de chapitre et que ça me rend malheureuse...mais si vous saviez à quel point ! Donc je risque d'être assez longue, d'ici que je rajoute des événements entre les chapitres, y'a pas des kilomètres ! Je pense monter jusqu'environ 30 chapitres, mais il y en aura peut-être moins (ou plus, je ne sais pas !).

En tout cas, je suis heureuse de partager cette aventure avec vous, et un nouveau projet devrait bientôt prendre vie. Une histoire vampirique/yaoïste, ça vous dit ? Moi, en tout cas, ça me plaît bien !

Sur ce, je vous laisse ! Je dois mettre des événements en route dans ma tête et réfléchir à mon choix existentiel de demain : grêve des bus, j'y vais ou j'y vais pas au lycée ? (70% de chance vers le "j'y vais pas").

Bisous à tous ! {#}

 

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