Justinien - Treizième Chapitre (Justinien) posté le jeudi 13 mars 2008 22:15

 

 

Une allée douce, une odeur faible mais dérangeante, un quartier prétentieux et bourgeois, c’était là que vivait Fredric. Il se sentait mal à l’aise, suite à cette découverte des plus déplaisantes, il avait dû rentrer chez lui le cœur lourd, il venait de rencontrer le garçon le plus étrange au monde, mais aussi un garçon meurtri qui semblait bien plus froid en intérieur qu’il ne s’extériorisait. Et dire qu’il a failli le manquer avec toutes ces histoires, mais finalement, le petit Justinien était bien plus courageux qu’il ne semblait, il avait fini par lui parler. Quant ont pense que Fredric attendait cela depuis de longues, très longues semaines, il n’avait pas hésité à répondre à l’adolescent, accélérant même la relation à développer. Mais Fredric était ainsi, il aimait la précipitation, c’était d’ailleurs avec ce besoin qu’il s’était enfuie du lycée au lieu de rentrer chez lui.

Le jeune homme vivait d’une situation assez complexe, cela faisait six ans qu’il habitait dans une famille d’accueil qui était loin d’être parfaite. Il s’agissait de gens riches, intelligents, modèles de leur société et surtout, soucieux de réussite. Or, Fredric était tout sauf une réussite, des fois, il se demandait même si ces personnes n’avaient pas envie de se débarrasser de lui. Quoiqu’il en soit, il n’était plus en âge d’être distribuer chez d’autres familles, il avait dix-neuf ans, ils patienteraient tous donc en attendant son départ. Et lui aussi, par la même occasion. Il n’aimait pas cet endroit, cette maison et surtout, cette odeur qui accompagnait les lieux avec peu de délicatesse : l’odeur de la tricherie.

En six années, il n’avait pas vécu tellement de belles choses, bien au contraire, tout s’avérait souvent écœurant et déstabilisant. Il faut dire aussi que Fredric n’était pas un exemple d’élégance et qu’il avait vécu des choses assez violentes dans sa vie. Entre sa mère qui était dans un institut psychologique depuis sa naissance et qui avait fini par tomber en prison, et son père qui avait lui aussi rejoint les murs froids aux grilles destructrices, la joie était aux abonnés absents.
Bien sur, il aimait malgré tout ses parents, du moins son père, c’était l’homme le plus courageux qu’il eut connu. En effet, pour son fils, il s’était battu, certes de façons illégales, mais il s’était battu tout de même, pour être sûr de lui offrir suffisamment de nourriture chaque jour et parfois quelques sourires achetés. Malheureusement, lorsque Fredric eut atteint ses treize ans, son père fut arrêté pour détention et trafique de drogue. Une poisse mortelle pour un homme qui pensait bien faire.
Immédiatement après cela, Fredric se retrouva chez les Buxley, une famille unie et aimante, sans aucun défaut, mais aussi les meilleurs représentants de l’imparfait.

Il se retrouvait donc du jour au lendemain avec deux parents et deux sœurs. Celles-ci pouvaient s’avérer être de véritables plaies. La plus grande s’appelait Lucie, elle avait vingt et un an, et la plus jeune se nommait Lénaïg et avait seize ans. Celle-ci était plus agréable que l’autre, son caractère n’était pas moins tempéré mais au moins, elle savait être positive face à lui. Par contre, elle ressemblait en tout point à sa sœur aînée, de longs cheveux dorés et ondulés. Une peau dans les tons mates, et une silhouette élancée. Quant à son visage, il était doux et fins. C’était une très jolie fille, et Lucie l’était encore plus, son âge l’aidant beaucoup pour cela, elle était nettement plus adulte et avait un regard assez calculateur. D’ailleurs, ce n’était même pas que ses yeux qui l’étaient, c’était elle tout entière, une jeune femme assez troublante. Fredric ne l’aimait en rien, et pour cause…

Il rentra donc dans sa chambre en escaladant la façade de la maison décorée par diverses lianes très solides. Il ne voulait pas croiser ces gens qui passaient leur temps à fouiller ses poches, par crainte qu’il ait caché quelques drogues quelconque pour les revendre, comme son père. Des préjugés, des crétins !

Lorsqu’il posa enfin ses pieds sur la moquette grise de sa chambre, il dû faire face à quelque chose de bien plus terrible que ses « parents » suspicieux, Lucie se tenait devant lui, le regard plein de colère. Elle était hargneuse. Comment Fredric pouvait-il être sorti alors qu’il était sa possession, son objet, sa chose, il n’avait pas le droit de faire quoi que se soit sans sa permission. Le pauvre malchanceux aurait voulu l’éviter aujourd’hui, elle et elle seulement. Mais finalement, elle l’avait surpris en flagrant délit. Un délit, oui, même si cela n’en avait pas l’allure.

_ Où étais-tu Fredric ? demanda-t-elle sur un ton sec.

_ Quelque part.

Il n’avait pas envie de lui répondre, à quoi bon se fatiguer, elle tirerait seule des conclusions idiotes.

_ J’espère que tu n’étais pas allé voir une autre fille ! Je te l’ais déjà dit que je ne voulais pas que tu fréquentes d’autres personnes ! Tes amis à la rigueur, mais aucunes petites putes ! cria-t-elle en s’avançant vers lui rapidement pour le dévisager.

_ Avec qui voudrais-tu que je sois Lucie, tu sais très bien que je suis sous tes... recommandations, mentit-il en lui rendant son regard.

_ J’espère bien, parce que sinon, tu sais très bien ce que j’ai à dire aux parents, et hop, adieu la vie de luxe, tu te retrouveras dans la rue et tu seras la risée de tout ton lycée, toi, le grand Fredric, amateur de volley ball et fantasme interdit de toutes les greluches du coin. Tu es à moi.

_ Je sais, c’est bon, soupira-t-il en posant son sac sur son bureau pour s’éloigner un peu d’elle.

_ T’as intérêt, répondit-elle tout en l’attrapant par le bras pour le retourner face à elle.

Pour l’aider à croire à son illusion, et pour s’assurer qu’elle ne resterait que cette sale fourbe manipulatrice, il se jeta sur elle pour l’embrasser. C’était la seule chose qu’elle attendait. Elle le voulait lui, elle aimait tout ce qui était inaccessible, et quoi de plus inaccessible qu’un faux frère. Cela faisait deux ans qu’elle l’avait sous ses ordres. Du moins, c’est ce qu’elle pensait, Fredric n’était pas du genre à se laisser avoir, il faisait cela pour se simplifier à la tâche, il se satisfaisait avec une femme sexuellement mais ne se privait pas de vivre pleinement son homosexualité lorsqu’elle était loin. Au moins, il s’assurait ce fameux luxe qu’elle menaçait de lui arracher. Même s’il n’y croyait pas, à ces menaces, après tout, elle était amoureuse, et une femme amoureuse est toujours simple de piège. Ils étaient chacun le jouet de l’autre et pensaient être les meilleurs joueurs de l’insensibilité et de l’amour triché.

Du moins, c’était ainsi qu’ils s’imaginaient les choses. Mais le destin cruel est toujours aux aguets, quoiqu’il puisse se passer dans une vie. D’ailleurs, celle-ci est aussi droite d’un cercle vicieux, et seuls les grotesques en avaient conscience.


Voila pour le chapitre 13. Je sais, ça fait longtemps que je n'ai pas mit de chapitre, mais j'ai eu quelques soucis et puis j'ai majé I want to save you à la place {#}

Sinon, ma petite Lena, je t'offre enfin le rôle ! J'ai longtemps hésité, parce que t'es partie pour être en sims dans l'histoire qui suivra I want, tu seras donc le personnage qui devait se nommer Abigaëlle ! Je retires donc *par chercher le document qu'elle a déjà lu à Cam'* toutes responsabilités quant à la maltraitance de Lénaïg {#} (et j'en profite aussi pour le personnage de Johanna {#}).

Pour Lucie, c'est Marion (qui est dans ma classe) qui a choisi le nom. En plein cours d'anglais, elle m'a donné celui-la, cash. Je l'ai donc mit avec plaisir ! (même si elle ne lira jamais un seul article de ce blog, je la remercie {#} et je l'adore beaucoup !).

Sur ce, je vais essayer d'avancer au plus vite pour le chapitre 14, je me rend compte ques les drames approchent à grands pas (et les lemons aussi {#} *estompe les drames avec ce mot*).

Merci à mes petites lectrices que j'aime {#}

 Image : de Yuu Watase 

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Exclusivité ! Justy et Marien en sims pour ma prochaine histoire =3 (Blablatage) posté le vendredi 14 mars 2008 18:18

 

 

Hello ! {#}

Comme le titre l'indique, ici se trouve une exclusivité mondia... *se prend une enclume en pleine face*... se trouve une surprise ! {#}
Bon, je me suis permis de la gâcher un peu pour attirer votre attention, en effet, ci-dessous (et quelque chose me dit que vous avez commencé par le dessous de l'article XD), j'ai présenté quelques photos des deux frères Hooper qui auront un rôle dans ma prochaine histoire sims !

Pour la petite histoire, d'ici un ou deux mois (je pense, ce n'est pas certain), je commencerai Never-Ending Story, l'histoire d'Ange Blake, le petit frère de Chase (vous savez, le meilleur ami de Justinien !) et donc, j'ai commencé à créer quelques personnages. Comme vous lisez Justinien, que vous n'êtes pas nombreux et que je suis touchée par ce que vous dites (et que je vous connais plus ou moins tous XD), je peux me permettre de vous montrer en exclu, les personnages de Marien et Justinien en sims ! (si ça vous casse la lecture... ba... tant pis x'D).

Hum... et puis, comme vous êtes en mode V.I.P sur cet article (normal, vous lisez Justinien, donc vous êtes favorisé aux autres {#}), je vais vous parler vite fait de Never-Ending Story et de son intrigue (comme je ne suis pas décidé sur le résumé, ça va vous sembler flou, de plus, l'un des événements déclencheurs de NES marque la fin de Justinien, donc bon {#}).
Alors, Never-Ending Story, c'est l'histoire d'Ange et de Lou. Un conte où l'amour est parfait mais difficilement trouvable. Deux êtres unis qui vont devoir passer à travers quelques épreuves ignobles. C'est une course à la vie et une morale au présent.
De plus, il y aura tout un intrigue autour des deux autres personnages principaux : Chase (il aura 24 ans dans NES) et Mickey (le dernier des Blake, âgé de 14 ans dans NES). Je ne peux pas trop vous en dire plus (de crainte de casser ma fiction), mais Lénaïg (qui aura aussi 24 ans dans NES) aura un rôle vraiment déterminant *répéte encore la charte de la non-responsabilité en cas de maltraitance du prénom* ({#}).

Sur ce, je vous laisse baver, j'ai déjà trop parlé sur Never-Ending Story !

Et le meilleur pour la fin : {#} {#}

Verdict ? Ils vous plaisent ? Vous les aviez vu ainsi dans votre imaginaire ? Où ils étaient totalement différents ? (notez que là, Justinien a 24 ans et Marien en a 32.. donc bon, ils sont beaucoup plus enfantins et INNOCENTS *pense à Cam* dans la fiction {#}).

Sur ce, je vous laisse méditer devant ces quelques photos...

{#}

Video : Céline Dion à Las Vegas chantant
My Heart Will Go On (j'ai pleuré dessus samedi {#})

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Justinien - Quatorzième Chapitre (Justinien) posté le dimanche 16 mars 2008 23:38

 

Mince.
Je viens de me souvenir qu’il fallait que je fasse acte de présence demain au lycée, renvoyé ou pas renvoyé ! Chase vient de m’appeler pour m’annoncer que nous passions un bac blanc en français. Quelle poisse. Je ne sais pas comment je vais faire. En positivant, je me dis que de toute manière, prévenu ou non, je n’aurais pas révisé, mais la surprise modifie tout de même le comportement. J’ai vraiment la poisse en ce moment. Je vais faire avec, il me semble que le thème ne devrait pas être trop difficile, si c’est de l’argumentation, je devrais y arriver sans problème, il me suffira simplement de cogiter quelques minutes devant la feuille puis de foutre la pâtée à tout les crétins de ma classe. Ils vont me haïr encore plus, si moi, le type le plus absent et le plus renvoyé de la classe, je réussi mes examens haut la main sans aucune préparation, ils vont souhaiter ma mort. En plus, Chase me servira de témoin pour dire que je n’étais pas au courant !

D’ailleurs, mon pauvre Chase s’est drôlement inquiété depuis qu’Ange lui a expliqué mon arrivée troublante devant chez lui. Il n’arrivait plus à me joindre et se demandait s’il ne fallait pas qu’il passe ici pour savoir et m’aider. Je l’ai rassuré, ça m’a touché qu’il s’angoisse pour moi. J’ai l’impression que c’est un ami vraiment attendrissant. En tout cas, il est le seul en aussi peu de temps à m’avoir facilement apprivoisé – s’il on oublie mon beau Fredric, bien sûr – en principe, les gens ont du mal à comprendre et finissent souvent par baisser les bras. Justinien, le scandaleux a une psychologie bien trop difficile pour eux ! Ils sont tellement bas.

Bref, quoi qu’il en soit, demain, j’y retourne. La situation est tellement drôle que j’en pleurerai presque. Quand Marien va apprendre ça, il va être ravi. Rien qu’en pensant à lui, j’ai des images opposées qui se bousculent dans ma tête. D’un côté, je vois mon frère violent et de l’autre, le garçon anéanti et perdu qu’il m’avait montré de lui. En quelques jours, il avait chamboulé ma conscience à son propos.

En quelques jours, j’étais chamboulé à moi tout seul.

Après l’appel de Chase, j’ai décidé de monter un peu dans ma chambre, d’une part pour m’habiller (et dire que Fredric m’a vu ainsi) et d’autre part pour jeter un coup d’œil sur mon ordinateur (et non pas réviser). Aucun message depuis ce matin, c’est bien dommage, pour une fois que j’avais envie de raconter mes malheurs, l’heureux élu ne s’est pas manifesté. Ce n’est pas grave, il aura à me supporter tôt ou tard.

La journée se déroula comme à son ordinaire, j’ai passé mon temps à écrire, j’ai regardé quelques épisodes d’une série télévisée que j’aime beaucoup, j’ai envoyé un e-mail à Chase pour le remercier à défaut de le faire par voie oral et pour finir, j’ai fantasmé sur Fredric. Et chez moi, le fantasme n’est pas comme chez tous les branleurs de mecs, j’ai d’autres moyens que ça, je…
La porte de la maison s’ouvrit sans grande délicatesse, il semblerait que Marien soit enfin rentré. Chouette, je vais pouvoir manger quelques choses de bons, parce que les petits plats réchauffés, ça va bien cinq minutes. Je l’entends râler d’en bas, ce n’est pas rassurant mais je fais avec, après tout, c’est Marien, qui a-t-il d’étonnant là-dedans ?
Je fini tout de même par descendre, mon ventre criant famine et m’hurlant de savoir comment allait mon frère. En arrivant dans le salon, je le découvre au téléphone, il semble parlé sur un ton doux et calme, contrairement à ce que j’avais cru entendre. Il raccroche rapidement en remarquant ma présence et là, je comprends :

_ Un garçon de ton lycée vient d’appeler pour ton rattrapage, me dit-il en souriant.

_ Ah bon ? faisais-je sur un ton faussement surpris, il me dévisage en retour, quel est son nom ?

_ Fredric… Fredric Buxley, il a l’air sympathique.

J’acquiesce en me retournant vers la cuisine, mon frère décide tout de même de me rattraper avant mon envole de l’estomac.

_ Est-ce que tu le connais ? Si c’est un de tes potes, ce n’est même pas la peine d’y…

_ Non, du tout, affirmais-je en lui coupant la parole, le plus crédible possible.

_ Très bien, je te fais confiance.

_ Tu peux Marien, je t’assure.

J’espère bien ne pas en faire trop, si jamais il se doute de la situation, au-revoir à mes probables réalisation de fantasme avec Fredric. J’en frissonne.

Le lendemain, j’arrive au lycée en voiture, Marien et moi somment peut-être devenus de bons amis, cela ne l’empêche pas de ne pas m’offrir totalement sa confiance. Il ne veut surtout pas que je sèche mon épreuve blanche. Dommage, je l’aurais bien esquivé, moi.

Arrivé au troisième étage, un couloir orange vif s’offre à moi dans une tentative de dégoût. Il faut que j’avance jusqu’à la salle 3M, c’est là que se déroulera l’examen. Une fois placé contre le mur dans l’attente d’un événement, je remarque enfin la présence de certains boulets de ma classe, dont Arnold, ce sale blond qui me donne la nausée à chaque fois que son regard se tourne vers moi. Il s’avance jusqu’à ma hauteur et me dévisage comme si je n’étais que de la vermine. Pauvre idiot, s’il savait ce qu’il représente à mes yeux.

_ Qu’est-ce que tu fous là toi ? me demande-t-il sur un ton supérieur.

_ J’admire la vue, du moins, je le faisais, mais ton image vient de gâcher le paysage nettement plus attrayant que j’avais sur la porte.

_ T’as dit quoi, petit crétin ! s’énerve-t-il tout seul en se resserrant vers moi.

_ « Petit crétin » ? Depuis quand je ressemble à un miroir ? répondis-je sur un ton sarcastique.

Il ne prend pas la peine de me répondre et me saisi par le col, il me déteste, et j’adore ça. J’ai envie de l’écraser, je le domine de toutes les situations possibles. Ce n’est qu’une larve, un déchet qui m’est infiniment inférieur ! Je rigole en le voyant si nerveux, capable de me fracasser et de s’enfoncer encore plus dans ses problèmes.
Soudainement, une main lui saisi l’épaule et le force à se retourner. Et là, mes yeux s’arrondissent et je me sens totalement aux anges. C’est Fredric.

_ T’as un problème avec Justinien toi ? dit-il en toisant Arnold.

_ Non, claque-t-il tout en se détachant de mon bel homme pour retrouver ses potes aussi intelligents que lui un peu plus loin.

Fredric s’avance vers moi et me jette un regard froid. Il semble différent des deux dernières fois où nous nous sommes vus, c’est vraiment gênant. J’ai l’impression qu’il m’en veut.

_ J’ai dit que je te protégerai, mais n’en profites pas pour te créer des ennuis ! Je t’ai entendu lui parler et ce ton exaspère dangereusement les idiots comme Arnold. Alors fais-toi petit Justinien.

_ Jamais ! m’écriais-je, sur la défensive.

Il soupire et me lance des éclairs avec les yeux. Il me ferait presque peur dans cette situation là. Je préfère finalement ravaler ma supériorité, je ne voudrais pas le faire fuir. Je crois qu’il le comprend puisqu’il m’envoie malgré tout un furtif sourire. Je me sens apaisé.

_ Va passer ton épreuve, se serait con d’être en retard alors que tu es devant la salle.

Je ris avec douceur et me dirige vers la classe. En effet, le temps que j’ai mit pour observer mon Fredric m’a fait oublié la sonnerie qui venait de retentir. Je trouve malgré tout rapidement une place au fond de la salle, près des fenêtres. Chase est juste devant, cela me rassure aussi. Il m’a manqué je crois. Avant que notre professeur ne referme la salle, j’aperçois Fredric me sourire de loin, il semble amusé par quelque chose, je ne sais pas quoi. Peut-être est-ce simplement le fait qu’il commence à m’aimer un peu ?

De toute manière, je m’attends étrangement à tout avec lui. Mais une chose est sûre, je le veux tout entier et rien que pour moi. Je le volerai à quiconque osera le posséder !


Voila pour le chapitre 14 !! Je n'ai pas encore mit d'image parce qu'il va être minuit et que je commence de bonne heure demain et il semblerait que...

J'ai l'épreuve blanche de français à l'écrit {#}

Je ne le savais pas - ou du moins, je ne m'en souvenais plus - j'ai constaté ça en ouvrant mon agenda il y a une heure. Et bizarrement, ça m'a donné une idée pour la suite de Justinien !

Donc bon, bisou et à bientôt pour la suite !

{#}

 

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Son Nom est triste - Quatrième Chapitre (Son Nom est triste) posté le lundi 17 mars 2008 20:44

Comme pour le précédent chapitre, je n'ai même pas le courage de relire tellement j'ai honte de mes fautes en tout genre.

{#}

Chapitre de sadique en vue !
A écouter en même temps : Stairway To Heaven - Led Zeppelin

 


 

Que devient-on lorsque l'on brise tout espoir d'une vie saine et honorable ? Que devient la vie, la pensée, le bon sens et l'humanité ? Est-ce que l'on meurt de l'intérieur ? Ou est-ce plutôt notre véritable apparence qui se révèle enfin ? Ce côté sale et vicieux, cette perception douteuse sur le monde autour de soi. Devient-on un animal ? Seul notre conscience peut deviner cela. C'est si absurde quand on y pense, n'être qu'une chose dégoûtante qui ne mérite même pas l'enfer, mais la disparition complète de l'âme. Tout cela, c'est ce que Tristaniel se demandait, il mettait ces pensées en répétitions, oubliant tout, absolument tout. C'était tellement horrible. Il se haïssait, se maudissait... Il était le traître de Timmy, celui qui l'avait abandonné au moment où il avait besoin d'aide. Il avait brisé les espoirs de son ami avant même de le rencontrer. Absurde. C'est totalement absurde et illogique, mais alors, pourquoi ? Pourquoi est-ce un comble si violent, si brutal, si choquant ? Voilà, la voilà cette question qui pose problème, celle qui n'a aucune réponses. Celle que Tristaniel déteste et maudit autant que lui.

Les minutes passèrent de cette façon, Tristaniel n'était plus tellement lui, il n'était qu'un amas de questions sordides sans réponses. Il se torturait tout seul, ne trouvant plus aucunes solutions. Au moment où il s'apprêtait à abandonner son espoir, une musique résonna dans son appartement, là, la chaîne musicale que Timmy avait laissé allumé avant de disparaître... Elle envoya toute une onde sonore aux oreilles de Tristaniel... Stairway To Heaven... Oui, c'était cela... Pourquoi n'avait-il pas réagit plus tôt ? Bien sur que c'était cela.

C'est ainsi que soudainement, Tristaniel se releva de sa perte d'espoir et fixa la télévision. Il comprenait enfin. Cette fois-ci, il serait celui qui réagit et qui sauve. Oui, il serait le sauveur de Timmy, il le fallait, c'était impératif. Il saisi alors rapidement un gilet et s'enfuya en courant à la recherche de son ami, en espérant qu'il n'était pas trop loin et qu'il allait bien. Il fallait qu'il le retrouve. Et qu'il lui dise que jamais, au non, jamais il ne l'abandonnerait de nouveau. Il ferait tout pour le protéger. Sinon, son coeur et son âme en dépendraient.



xXxXx



Non loin de la gare, Timmy était parvenue a arriver indemne là-bas. D'un pas décidé, il s'apprêtait a rentrer à l'intérieur, quand une main se posa sur son épaule. Immédiatement, il songea à Tristaniel, il priait, au fond de lui, pour que Tristaniel vienne et ne fasse pas l'erreur de le perdre à nouveau. Il se retourna alors vivement et avec espoir sur celui qui le tenait fermement. A peine Timmy avait-il posait son regard sur la personne, qu'il se sentit paralysé sur place. Incapable de bouger. Complément anéanti, et brisé de toutes envies, il n'avait, finalement pas, son tendre ami devant lui, mais bel et bien, la bête aux milles douleurs, celle qu'il haïssait par dessus tout. Ricky, il était là, le sourire large et le coeur vide. Il lui jeta un regard brutal et prit la parole en premier :

Bonjour Timmy, je suis ravi de te revoir. Alors que t'est-il arrivé depuis la dernière fois ? ricanna-t-il.

Mon Dieu... Nan... gémit Timmy, paniqué.

Cela ne sert à rien de prier, tu es fichu, mais ça, tu devrais déjà le savoir.

Sur ces mots, il le tira vivement par le bras et l'entraîna derrière la gare. Timmy ne savait pas quoi faire, il était... non, il n'était plus rien. Il suivait donc, sans grand espoir de quoi que se soit. De toute façon, personne ne voyait la scène. Personne n'entendait ses hurlements intérieurs, sa rage et sa peine qui le rongeait entièrement. Non, personne. Comme d'habitude. Arrivé à destination, Ricky se retourna sur lui et lui donna un violent coup au visage.

Tu fais moins le malin comme ça, sale petite enflure ?!
Cria le démon extérieur de Timmy.

Celui-ci n'avait même pas le courage de répondre. S'il voulait l'achever, qu'il l'acheve immédiatement, il n'en pouvait plus de souffrir et de pleurer continuellement. C'était une atroce douleur. Vite, pitié. Maintenant. Comme s'il avait entendu, Ricky se mit à le frapper avec de la rage et de la haine, lui crachant des insultes à la figure et lui démolissant tout. Timmy hurlait de douleur, à chaque coup, c'était une partie de lui qui s'en allée et se cassée en morceaux. Mais puisqu'il fallait passer par là, il le ferait.

Sale petit con ! Tu as osé approcher Tristaniel ?! Toi, un gamin pitoyable et complétement paumé ! Tu as brisé mon histoire entre lui et moi ! Tu as détruit notre amour !!

A ces paroles, Ricky saisit Timmy par le bras et lui déboîta sans ménagement son épaule. Le jeune garçon hurla de toutes ses forces, il hurla à briser les tympans de n'importe qui, sauf ceux de Ricky, visiblement. Il était tellement plongé dans cette colère noire qu'il n'était plus apte à sentir une seule douleur. Timmy le regarda dans les yeux un instant. Ce n'était même plus ceux d'un homme, mais ceux d'un animal. D'un terrible animal. Au même instant, Ricky sortit un revolver de son manteau et le pointa vers Timmy qui s'effondra, genoux au sol. Prêt à vivre la fin de tout. La fin de sa crainte.

Tu vois, cette arme, elle était prévu pour Tristaniel et moi. Je devais nous tuer pour que l'on vivent éternellement ensemble. Mais toi, quand je t'es vu sortir de chez lui, j'ai jugé que ce flingue serait plus utile pour la haine.



xXxXx



Tristaniel marchait depuis plusieurs minutes maintenant. Toujours à la recherche de son ami. Il avait déjà bien avancé, tellement qu'il se trouvait au pont où il avait rencontré le petit Timmy. Il s'accouda à celui-ci. Fermant les yeux, il revu peu à peu sa rencontre avec le jeune homme. Son visage meurtri, sa peine, son malaise. Il revu et réécouta intégralement la scène. C'était d'ailleurs un plaisir très grand. Ce souvenir était celui de leur début. Celui où il avait rencontré un ami incroyable et un petit frère au coeur brisé qu'il voulait absolument guérir. Soudainement, Tristaniel réagit et ouvrit les yeux en grand. Son souvenir venait de lui apporter la réponse qu'il attendait.

La gare ! S'il y a un seul endroit où il peut être, c'est à la gare. Que suis-je bête ! J'aurais dû m'en souvenir immédiatement ! Dit-il en se tapant la tête avec sa paume de main.

Sur ces mots, il partit en courant le plus vite possible vers la gare. Cette gare qui se trouvait à une quinzaine de minutes, il fallait qu'il y arrive, et rapidement, cela dépendait de son espoir, et de tout en quelque sorte. Timmy, il ne pensait qu'à Timmy.



xXxXx



Dans un record absolu, il arriva à la gare en moins de dix minutes, complétement épuisé et bourré d'un espoir de retrouver Timmy ici. Il regarda partout autour de lui, sans rien voir. Rien du tout. Et puis, à défaut de ses yeux, Tristaniel su où se trouvait Timmy. Un terrible hurlement venait de retentir. Complètement déboussolé, il accouru vers le cri, ayant reconnu la voix vide et dénouée de toutes envies, de Timmy. Et en effet, c'est dans une crainte sans mercie qu'il l'aperçut, lui, le jeune garçon, à terre, face à un Ricky devenu fou avec une arme à feu braqué sur lui.

NON !! Ricky ! Je t'interdis de faire ça !!! Tu es devenu complètement fou ! Hurla avec une puissance encore jamais considérée Tristaniel.

Les deux concernés par le malheur se retournèrent sur lui. Ricky baissa son arme et fixa Tristaniel, les yeux perdu parmi ceux de son éternel amour. Il rangea son pistolet dans sa poche sans en prendre conscience. Tristaniel, paniqué s'avança d'un pas rapide vers Timmy. Au moment où il l'attrapa par le bras pour l'aider à se relever, Ricky lui donna un violent coup au visage. Lui mettant le nez en sang.

N'approches pas ce sale môme ! Tristaniel... dit-il en marquant une pause dans ses paroles, je t'aime ! Je t'en supplie, laisse-moi achever ce chien.

Tu es totalement fou ! Jamais je ne te laisserai faire du mal à Timmy. Ricky...
commença le brun avant d'être interrompu.

Laisse-moi abattre cet animal qui nous sépare, Tristaniel, par pitié, je suis dingue de toi... Dingue d'un amour sans limite... murmura Ricky en s'effondrant sur le sol, genoux à terre, les yeux suppliant celui qui l'avait tant aimé.

Moi pas. Répondit Tristaniel sur un ton ferme en vomissant sur les mots, pourtant sincère, d'un homme rendu fou.

Ricky n'eut pas le temps de dire quoi que se soit en plus, Tristaniel était parvenu à soulever Timmy et a courir avec lui. Le plus loin possible, s'enfonçant sur les côtés de la gare, laissant Ricky et la ville derrière eux. Timmy, malgré sa douleur parvenait à aller plus vite que Tristaniel. La crainte et la panique lui procurant une force redoutable. Et puis là. Il se rendit compte de tout... Tout ce qui faisait que la situation était invraisemblable. Il repensa à ce qu'il avait vécu avec le jeune homme, leurs moments magiques qui faisaient qu'il oubliait son passé, mais aussi le moment où Tristaniel avait pleuré avec lui, lorsqu'il avait découvert que Ricky n'était qu'un être infâme et sans humanité.


xXxXx



Ricky était resté là, planté comme un fou, les regardant s'éloigner. Il avait tout perdu, tout. L'amour de Tristaniel, son espoir de le revoir à ses côtés. Et cela pour quoi ? Voir ce sale gamin s'enfuir avec l'homme de sa vie. Il ressortit alors l'arme de sa poche, il voulait tirer, tirer pour oublier, mais aussi pour en finir tout de suite avec cet être hideux et mettre une croix sur son passé amoureux vécu avec Tristaniel. Mais l'amour qu'il lui portait était tellement fort qu'il n'y arrivait pas. Non, il n'y arrivait pas. Jusqu'au moment où, finalement, ses doigts appuyèrent sur la détente. Il tomba alors par terre, en larmes et complètement abasourdi par le coup de feu qui résonna à ses oreilles.

La balle. Volante. Eguisante. Elle faisait siffler l'air dans un bruit sourd. Elle fuyait, elle fuyait vers ses deux proies. Elle les rattrapa en quelques secondes et passa à côté de Tristaniel qui sentit une éraflure sur son bras. Dans sa course folle, elle alla immédiatement se perdre dans l'épaule déjà amochée de Timmy. Celui-ci poussa un hurlement terrorisant, il s'interrompit en pleine vitesse. Assommé par cette balle puissante. Il s'écroula, le coeur cassé. Tristaniel avait fait de son mieux, mais lui, il tomba par terre. C'était ainsi que cela devait se finir.

Malheureusement, alors que l'attaque n'était pas mortel, le lieu, lui, il le fut. A cet instant précis où Timmy s'effondra sur le côté des rails. Un train passa. Et tout ne fut plus qu'un bruit sourd. Stairway to heaven... Voila la solution.

 

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Son Nom est triste - Cinquième Chapitre (Son Nom est triste) posté le lundi 17 mars 2008 20:51

Idem que pour le précédent chapitre, ni revu, ni corrigé !
Pour ce qui est de ce chapitre, c'est la conclusion finale de l'histoire de Tristaniel.
Je n'y ajoute pas d'image, la haine n'en a jamais besoin pour se faire comprendre.

 


 

Une négation douloureuse résonnait dans sa tête. Pourquoi. Mais pourquoi ?! Timmy, il n'était plus là, seul son cadavre décoré la vue de Tristaniel. C'était si terrifiant. Là, devant lui, le corps d'un petit adolescent était écrasé... Écrasé sur les rails d'une voie ferrée. Il aurait voulu l'en empêcher, mais non. Il était encore arrivé trop tard. Il y a deux mois, c'était déjà trop tard. Il n'était déjà pas intervenu le jour de son viol, lorsque Ricky l'avait appelé et supplié de venir avant qu'il ne fasse une énorme erreur. Et cette fois-ci, c'était la même chose, à la différence qu'il s'était précipité vers lui pour le sauver. Mais au fond, à quoi bon. Timmy n'aimait pas la vie, il avait toujours souffert, peut-être avait-il eut raison... Non non... Pour Tristaniel, c'était inconcevable, ce soir, le destin lui retirait son petit protégé, son ami, son frère. Ce soir, il ne pourrait pas lui parler, le réconforter si besoin est. Non, ce soir, il va devoir se coucher avec un décès et un meurtre sur la conscience. Oui, c'est cela. Avec un meurtre.

Les sirènes titillaient l'oreille de Tristaniel, la police et tout ce qui fait justice en ce bas monde arrivaient. L'accident avait été signalé, sans doute, après tout, un conducteur de train se rend compte lorsqu'il écrase un petit être. Les ambulances n'étaient pas encore arrivées que Tristaniel s'en alla discrètement des lieux, le regard vide de tout et les vêtements recouvert du sang de Timmy... Il partit, partit près à tout comme il n'avait désormais plus rien.

A l'autre bout de la gare, Ricky se tenait au mur, une cigarette en main et il pleurait de douleur en voyant les secours arriver. Il trouvait cela si terrifiant mais à la fois si soulageant, Timmy, ce gosse qu'il avait martyrisé était enfin mort. Mais pourtant, ce n'était pas lui qui devait mourir, non, il voulait simplement tuer Tristaniel et se tuer juste après, c'était cela qu'il avait prévu. Vivre dans l'éternel en compagnie de son amour. A en croire les événements, le destin n'était pas du tout d'accord avec ses envies. Alors que son coeur entier devenait fou tout en hurlant la joie de voir enfin Timmy mort, une silhouette apparut devant les yeux de Ricky. Tristaniel était là.

Le Tristaniel de cet instant était dans un état dont personne n'avait pu être témoin. Le visage inondé de larmes, il fixait Ricky. Sa respiration était très forte, l'assassin qu'était Ricky l'entendait de là où il se tenait.

Monstre ! Lâcha enfin Tristaniel à l'égard de son ex amant.

Trist... Tristaniel, je... enfin... Tristaniel ! Tu es enfin libre ! Il n'est plus là !

Tu l'as tué ! Tu as osé tuer Timmy ! Tu n'es qu'un monstre !
Hurlait Tristaniel les larmes s'effondrant par litres sur ses joues.

Mais Tristaniel... commença Ricky, Timmy n'était qu'un être faible et lâche. Tu... tu devrais être heureux de t'en être enfin débarrassé. Il... Il ne sera plus entre nous deux, entre notre amour... Timmy est enfin mort ! Tristaniel ! C'est fantastique ! Nous pouvons vivre notre amour ! Enfin !

Tristaniel pencha la tête sur le côté à l'entente de ces paroles dégoûtantes. Il prit une profonde inspiration en fermant les yeux. Il fit signe à son ennemi de se taire. Un sourire se dessina sur son visage puis il s'approcha de Ricky. Celui-ci, légèrement abassourdi par le changement de comportement si soudain de Tristaniel, le regarda avec des yeux interrogateurs, croyant peut-être que Tristaniel lui pardonnait son acte et qu'il voulait lui aussi lui prouver son amour sans limites.

Ricky... commença Tristaniel sans laisser émettre un seule sanglot, jamais, tu entends, jamais je ne t'aimerais. Tu es sale. Et tu es la chose la plus grotesque qui puisse exister. Tu es si pathétique, un piètre criminel et une déchet de l'humanité. Ce soir, je parlerai d'ailleurs au nom de cette humanité. Ce soir, je vais te montrer ce qu'est une personne sans conscience. Car ce soir, grâce à ton idiotie, je n'ai plus d'âme.

Sur ces mots, Tristaniel saisi Ricky par le cou et jeta le pistolet qu'il venait de sortir de sa poche. Le même pistolet qui avait transpercé l'épaule de Timmy et qui était la cause de sa chute. Il lui souri et leva sa main en l'air, deux de ses doigts en avant. Il ria, il ria si fort que Ricky commençait enfin à s'inquièter de son sort et a comprendre que jamais Tristaniel ne l'aimerait à nouveau, jamais. Ce rire était si terrorisant, un rire rempli d'une haine sans pitié prête à tout et qui pouvait tétaniser n'importe qui. Pour Ricky, ce n'était pas Tristaniel, c'était une autre personne. Un être qu'il ne connaissait pas.

Alors comme ça, tu vas me tuer Tristaniel ? Tu ne peux pas... supplia Ricky en sanglotant devant la rage de son éternel amour, je t'aime tellement... Tristaniel !

Regarde bien mon visage, c'est la dernière chose que tu verra de ta vie, répondit le brun en souriant.

Pourquoi es-tu si triste...

Sur ces paroles, Tristaniel planta avec une puissance sans égal ses deux doigts dans les yeux de Ricky, celui-ci poussa un hurlement dément et s'écroula sur le sol. Le sang dégringolant de ses orbites désormais écrasés. Tristaniel s'accroupit près de lui, tout en essuyant sa main couverte d'hémoglobines sur son pantalon.

L'enfer serait un cadeau pour une chose aussi pitoyable que toi et je ne suis pas encore un assassin. Juste... Un être vide de toutes émotions. Je te détruirais un autre jour, pour l'heure, je veux te voir souffrir.

Il se redressa et quitta les lieux avec une vision différente des choses. Plus jamais il ne pleurerait, plus jamais. Il n'aurait plus aucunes émotions non plus. Il ne serait plus jamais le Tristaniel d'il y encore quelques heures, celui qui luttait pour la survie des autres. Maintenant, il est devenu une bête. Le genre de bête capable des pires atrocités. D'ailleurs, cela lui procurait un désir redoutablement bon. Perdre son âme était donc aussi doux ?

La course à l'apocalypse avait commencé. Le ciel entièrement dégagé accueillé une nouvelle étoile ce soir. Une étoile qui avait emmené avec elle, le coeur d'une autre personne. Tristaniel aura tout offert à Timmy. En espérant qu'il ne le regardera plus à partir de maintenant.

Tu es vengé. Laisse moi vivre avec mon nom et soit heureux.

Le regard noir, le sourire au visage. Tristaniel marchait sur le trottoir qui le ramènerait sur le pont où tout avait commencé. Là où il bannirait à jamais les émotions de son coeur, là où il commencerait a accomplir sa tâche d'assassin. Là où il deviendrait un monstre triste.



Un mois plus tard



Tristaniel se redressa, le joint en main. L'album des Pink Floyd tournant toujours aussi fort dans la pièce. Il regarda autour de lui et se releva. Son regard noir se posa immédiatement sur la télévision, il esquissa un sourire et monta le son afin d'entendre les dernières nouvelles.

« En effet, très tôt ce matin, un nouveau cadavre a été retrouvé sur les rails d'un train, il semblerait qu'il ait été torturé avant de se faire coupé par un wagon. Il s'agit belle et bien de la quatrième victimes de ce serial-killeur qui tourne dans notre ville. D'après les services de polices, cet homme n'assassinerait que des violeurs, ce qui nous amene à conclure que... »

Le son se rabaissa immédiatement. Tristaniel explosa de rire dans sa petite chambre miteuse. Il se tourna vers son placard, celui-ci était décoré de multiples coupures de journaux ou d'écritures grosses et amalgamées. Il s'avança et ouvrit doucement la porte, à l'intérieur un homme était suspendu par les bras, sans doute inconscient, ses yeux étaient crevés. L'homme réagit en entendant la porte s'ouvrir.

Qui que vous soyez, pitié, laissez moi sortir d'ici. Je vous en supplies. Je... demanda la victime avec une voix terrorisée et faible.

Arrêtes ! Cria Tristaniel sombrement. Tu es le prochain sur la liste, sale monstre.

Il saisi le couteau de cuisine qui était posé sur le sol du placard. La porte se referma en un claquement glacial et brutal. Des hurlements surgirent de cette petite pièce, indiquant l'oeuvre d'un tueur en série à la recherche de la haine éternelle et crevant tout ce qui pouvait lui rappeler son frère de coeur.

Tristaniel, il n'était même plus triste, seul son nom était parvenu à garder ce statut. Aujourd'hui, il n'était qu'un homme sans âme. Un défunt acteur dans ce monde de traîtres.



Fin

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