
Une allée douce, une odeur
faible mais dérangeante, un quartier prétentieux et
bourgeois, c’était là que vivait Fredric. Il se
sentait mal à l’aise, suite à cette
découverte des plus déplaisantes, il avait dû
rentrer chez lui le cœur lourd, il venait de rencontrer le
garçon le plus étrange au monde, mais aussi un
garçon meurtri qui semblait bien plus froid en
intérieur qu’il ne s’extériorisait. Et
dire qu’il a failli le manquer avec toutes ces histoires,
mais finalement, le petit Justinien était bien plus
courageux qu’il ne semblait, il avait fini par lui parler.
Quant ont pense que Fredric attendait cela depuis de longues,
très longues semaines, il n’avait pas
hésité à répondre à
l’adolescent, accélérant même la relation
à développer. Mais Fredric était ainsi, il
aimait la précipitation, c’était
d’ailleurs avec ce besoin qu’il s’était
enfuie du lycée au lieu de rentrer chez lui.
Le jeune homme vivait d’une situation assez complexe, cela
faisait six ans qu’il habitait dans une famille
d’accueil qui était loin d’être parfaite.
Il s’agissait de gens riches, intelligents, modèles de
leur société et surtout, soucieux de réussite.
Or, Fredric était tout sauf une réussite, des fois,
il se demandait même si ces personnes n’avaient pas
envie de se débarrasser de lui. Quoiqu’il en soit, il
n’était plus en âge d’être
distribuer chez d’autres familles, il avait dix-neuf ans, ils
patienteraient tous donc en attendant son départ. Et lui
aussi, par la même occasion. Il n’aimait pas cet
endroit, cette maison et surtout, cette odeur qui accompagnait les
lieux avec peu de délicatesse : l’odeur de la
tricherie.
En six années, il n’avait pas vécu tellement de
belles choses, bien au contraire, tout s’avérait
souvent écœurant et déstabilisant. Il faut dire
aussi que Fredric n’était pas un exemple
d’élégance et qu’il avait vécu des
choses assez violentes dans sa vie. Entre sa mère qui
était dans un institut psychologique depuis sa naissance et
qui avait fini par tomber en prison, et son père qui avait
lui aussi rejoint les murs froids aux grilles destructrices, la
joie était aux abonnés absents.
Bien sur, il aimait malgré tout ses parents, du moins son
père, c’était l’homme le plus courageux
qu’il eut connu. En effet, pour son fils, il
s’était battu, certes de façons
illégales, mais il s’était battu tout de
même, pour être sûr de lui offrir suffisamment de
nourriture chaque jour et parfois quelques sourires achetés.
Malheureusement, lorsque Fredric eut atteint ses treize ans, son
père fut arrêté pour détention et
trafique de drogue. Une poisse mortelle pour un homme qui pensait
bien faire.
Immédiatement après cela, Fredric se retrouva chez
les Buxley, une famille unie et aimante, sans aucun défaut,
mais aussi les meilleurs représentants de
l’imparfait.
Il se retrouvait donc du jour au lendemain avec deux parents et
deux sœurs. Celles-ci pouvaient s’avérer
être de véritables plaies. La plus grande
s’appelait Lucie, elle avait vingt et un an, et la plus jeune
se nommait Lénaïg et avait seize ans. Celle-ci
était plus agréable que l’autre, son
caractère n’était pas moins
tempéré mais au moins, elle savait être
positive face à lui. Par contre, elle ressemblait en tout
point à sa sœur aînée, de longs cheveux
dorés et ondulés. Une peau dans les tons mates, et
une silhouette élancée. Quant à son visage, il
était doux et fins. C’était une très
jolie fille, et Lucie l’était encore plus, son
âge l’aidant beaucoup pour cela, elle était
nettement plus adulte et avait un regard assez calculateur.
D’ailleurs, ce n’était même pas que ses
yeux qui l’étaient, c’était elle tout
entière, une jeune femme assez troublante. Fredric ne
l’aimait en rien, et pour cause…
Il rentra donc dans sa chambre en escaladant la façade de la
maison décorée par diverses lianes très
solides. Il ne voulait pas croiser ces gens qui passaient leur
temps à fouiller ses poches, par crainte qu’il ait
caché quelques drogues quelconque pour les revendre, comme
son père. Des préjugés, des crétins
!
Lorsqu’il posa enfin ses pieds sur la moquette grise de sa
chambre, il dû faire face à quelque chose de bien plus
terrible que ses « parents » suspicieux, Lucie se
tenait devant lui, le regard plein de colère. Elle
était hargneuse. Comment Fredric pouvait-il être sorti
alors qu’il était sa possession, son objet, sa chose,
il n’avait pas le droit de faire quoi que se soit sans sa
permission. Le pauvre malchanceux aurait voulu
l’éviter aujourd’hui, elle et elle seulement.
Mais finalement, elle l’avait surpris en flagrant
délit. Un délit, oui, même si cela n’en
avait pas l’allure.
_ Où étais-tu Fredric ? demanda-t-elle sur un ton
sec.
_ Quelque part.
Il n’avait pas envie de lui répondre, à quoi
bon se fatiguer, elle tirerait seule des conclusions idiotes.
_ J’espère que tu n’étais pas allé
voir une autre fille ! Je te l’ais déjà dit que
je ne voulais pas que tu fréquentes d’autres personnes
! Tes amis à la rigueur, mais aucunes petites putes !
cria-t-elle en s’avançant vers lui rapidement pour le
dévisager.
_ Avec qui voudrais-tu que je sois Lucie, tu sais très bien
que je suis sous tes... recommandations, mentit-il en lui rendant
son regard.
_ J’espère bien, parce que sinon, tu sais très
bien ce que j’ai à dire aux parents, et hop, adieu la
vie de luxe, tu te retrouveras dans la rue et tu seras la
risée de tout ton lycée, toi, le grand Fredric,
amateur de volley ball et fantasme interdit de toutes les greluches
du coin. Tu es à moi.
_ Je sais, c’est bon, soupira-t-il en posant son sac sur son
bureau pour s’éloigner un peu d’elle.
_ T’as intérêt, répondit-elle tout en
l’attrapant par le bras pour le retourner face à
elle.
Pour l’aider à croire à son illusion, et pour
s’assurer qu’elle ne resterait que cette sale fourbe
manipulatrice, il se jeta sur elle pour l’embrasser.
C’était la seule chose qu’elle attendait. Elle
le voulait lui, elle aimait tout ce qui était inaccessible,
et quoi de plus inaccessible qu’un faux frère. Cela
faisait deux ans qu’elle l’avait sous ses ordres. Du
moins, c’est ce qu’elle pensait, Fredric
n’était pas du genre à se laisser avoir, il
faisait cela pour se simplifier à la tâche, il se
satisfaisait avec une femme sexuellement mais ne se privait pas de
vivre pleinement son homosexualité lorsqu’elle
était loin. Au moins, il s’assurait ce fameux luxe
qu’elle menaçait de lui arracher. Même
s’il n’y croyait pas, à ces menaces,
après tout, elle était amoureuse, et une femme
amoureuse est toujours simple de piège. Ils étaient
chacun le jouet de l’autre et pensaient être les
meilleurs joueurs de l’insensibilité et de
l’amour triché.
Du moins, c’était ainsi qu’ils
s’imaginaient les choses. Mais le destin cruel est toujours
aux aguets, quoiqu’il puisse se passer dans une vie.
D’ailleurs, celle-ci est aussi droite d’un cercle
vicieux, et seuls les grotesques en avaient conscience.
Voila pour le
chapitre 13. Je sais, ça fait longtemps que je n'ai pas mit
de chapitre, mais j'ai eu quelques soucis et puis j'ai majé
I want to save
you à la place 
Sinon, ma
petite Lena, je t'offre enfin le rôle ! J'ai longtemps
hésité, parce que t'es partie pour être en sims
dans l'histoire qui suivra I want, tu seras donc
le personnage qui devait se nommer Abigaëlle
! Je retires donc *par chercher le document qu'elle a
déjà lu à Cam'* toutes responsabilités
quant à la maltraitance de
Lénaïg
(et j'en profite aussi pour le personnage
de Johanna
).
Pour
Lucie, c'est Marion (qui est dans
ma classe) qui a choisi le nom. En plein cours d'anglais, elle m'a
donné celui-la, cash. Je l'ai donc mit avec plaisir !
(même si elle ne lira jamais un seul article de ce blog, je
la remercie
et je l'adore beaucoup !).
Sur ce, je
vais essayer d'avancer au plus vite pour le chapitre 14, je me rend
compte ques les drames approchent à grands pas (et les
lemons aussi
*estompe les drames avec ce
mot*).
Merci à
mes petites lectrices que j'aime 
Image : de Yuu Watase

), je vais vous parler vite fait de
).






)




















