Justinien - Dixième Chapitre - 2éme partie (Justinien) posté le lundi 03 mars 2008 18:35

 

 

Il existe tellement de mal-être, des moments durs à passer. Moi-même, j’ai toujours le présage au fond de mon cœur que les choses ne se déroulent jamais correctement, qu’une parcelle de bonheur procure un malheur absolu. Une malchance aussi. Marien est né en plein dedans, comme vie pitoyable, on ne fait guère mieux. Et j’en souffre pour lui, pour son histoire, son drame.

Il m’a expliqué que lorsqu’il était tout jeune, nos parents n’avaient pas les moyens financiers de s’occuper de lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ils devaient travailler en permanence pour être sûr de se nourrir et vivre convenablement. Dés sa naissance, Marien a donc été gardé par des nourrices, ou des amis qui avaient du temps libre. Jusqu’à ses six ans, il avait une vieille dame qui aimait beaucoup le prendre avec elle, elle le trouvait calme et adorable, ils s’entendaient très bien ensemble, se tenant compagnie l’un à l’autre. Seulement, cette femme était vraiment très âgée, et hélas, la vie a suivi son cours malgré le désir des gens, un jour tout à fait ordinaire, un jour où l’on se lève le sourire aux lèvres comme à l’accoutumé, elle a rendu l’âme. Laissant Marien seul, sans comprendre ce qu’il venait de se passer, il avait dû admettre qu’elle ne reviendrait plus jamais s’occuper de lui… C’est donc très jeune que mon frère a dû assimiler la vie et la mort dans un même procédé injuste. Elle lui manquait avec douleur.

Suite à cela, mes parents ont dû lui trouver rapidement une nounou pour pouvoir continuer de subvenir à leurs besoins tout en sachant que le leur fils était à l’abri de tout danger. Le choix décisif c’est donc porté sur une jeune femme d’environ trente ans, une femme qui ne trouvait aucun métier mais qui se disait amplement qualifiée pour s’occuper des enfants. Son nom était Regina.
Au départ, Marien n’était pas très agréable avec elle, il n’arrivait pas à supporter le fait que sa vraie nounou, celle qu’il considérait comme sa grand-mère, un bout de sa famille, soit partie. Regina, qui venait de prendre la relève encaisser sans rien dire, les critiques et insultes d’un gosse de six ans. Malheureusement, un jour, elle ne pu s’empêcher de frapper Marien pour une remarque de trop, suite à cela leurs liens se sont gravement détériorés, au début, mon frère menacé de tout répéter à nos parents, mais elle a fini par lui faire affreusement peur. Elle l’empêchait de dire quoi que se soit et lui mentait. Elle lui disait que s’il la dénoncé, ses parents seraient déçus et qu’ils réagiraient de la même manière qu’elle. Pour un enfant de cette âge, une chose pareille pouvait peser lourds dans la balance de sa construction, il se taisait donc chaque jour, et chaque jour, Regina le battait de plus en plus, physiquement et moralement.
Pendant plus de deux ans, il a vécu sous cette tyrannie, nos parents n’y voyaient que du feu. Et pour cause, Regina forçait Marien à jouer la comédie parce que sinon, il risquait d’avoir de gros ennuis.
Il y avait une chose particulière qu’elle lui faisait souvent et qui a déclenché toutes les peurs de mon frère, son vertige particulièrement. Lorsqu’elle ne le jugeait pas suffisamment calme, elle le penchait par la fenêtre, un peu comme ce qu’il m’avait fait une fois. Elle le laissait ainsi jusqu’à ce qu’il s’excuse et cesse de pleurer, elle le secouait même dans le vide parfois en lui disant qu’elle le lâcherait s’il ne lui obéissait pas. C’était une torture violente. Et il tombait de façon abstraite dans un vide absolu.
Elle le frappait avec tout ce qu’elle trouvait, n’importe quoi était utile pour le remettre à sa place. Et devant mes parents, elle racontait que ce n’était que le résultat des folies d’un enfant casse-cou qui tombait souvent par terre et chutait beaucoup, chose que Marien n’osait pas démentir, par crainte de décevoir.

Bien sur, un jour, nos parents, suspectant qu’il se passait de drôles de choses entre Regina et leur enfant ont décidé de rentrer à l’improviste dans la journée et d’épier quelques minutes pour voir ce qu’il se passait lorsqu’ils avaient le dos tournés. Et le spectacle qu’ils surprirent fut vraiment horrifiant, Regina, cette femme supposé de confiance, avait jeté Marien au sol et le battait à coups de serviettes partout où elle pouvait l’atteindre. Il était recroquevillé sur lui-même, pleurant sans oser hurler. Notre père, hors de lui est rentré dans la maison à toute vitesse, s’il avait pu tuer cette monstrueuse personne, il l’aurait fait dans l’immédiat. Mais voir son fils étendu au sol, traumatisé de le voir arriver et effrayé que tout soit de sa faute, il a donc jugé préférable de se précipiter sur lui pour le serrer dans ses bras. Marien se débattait, il croyait qu’il était en colère après lui parce qu’il avait vu ce que Regina lui faisait. Notre mère est ensuite rentrée dans la maison, et, contrairement à son époux, a décoché un coup de poing d’une violence inouïe en pleine tête de Regina. Il paraîtrait que mon père a dû la décoller du sol pour l’empêcher de fracasser Regina alors qu’elle venait d’apprendre que je venais de faire acte de présence dans leur vie. Elle aurait pu me tuer en même temps ce jour là.
La tyrannique femme s’était effondrée comme une perdue. Surprise comme un monstre, elle allait en subir les conséquences.

Nos parents, perturbés par cette histoire longue de deux années, ne savaient plus comment s’occuper de Marien. Maintenant que la vérité avait éclaté, il n’arrivait plus à différencier le bien du mal et il pensait sans cesse qu’on allait le battre pour un rien.
Au bout d’un moment, nos parents ont décidé avec sagesse d’envoyer leur fils voir un psychologue, pour qu’il remonte à la surface de ces deux années de cruauté, qu’il apprenne à oublier et qu’il puisse enfin devenir un enfant tout à fait normal et stable.

Malheureusement, un drame n’engendre que très rarement un bonheur, et Marien a dû payer bien pire le résultat de ces deux ans de martyres.
C’est bien là, la partie de l’histoire qui m’a rendu le plus malade, par sa cruauté et son mécanisme sournois. Je n’aurais jamais cru que mon frère avait pu vivre une chose pareille. Et voir ses larmes s’écouler à mesure qu’il prononçait ces paroles m’avaient donné la nausée.
Les séances qu’il passait avec un homme de renom étaient loin de pouvoir le sauver, bien au contraire, à mesure que les semaines s’écouler, Marien allait de plus en plus mal. Son psychologue lui avait donné une définition étrange de l’expression « secret médical », il lui avait expliqué que ce secret ne devait pas se faire que de la part du médecin, mais aussi du patient, et qu’il ne devait en aucun cas révéler les procédés des diverses séances qu’ils passaient ensemble.
A ma grande détresse, c’est sur les sanglots de mon frère et mon exclamation d’écœurement que j’ai su que ce type avait abusé de lui durant près de deux mois. En plus d’avoir été battu par une folle, il avait dû supporter les attouchements d’un homme qui était là pour « son bien ». C’était ainsi qu’il lui faisait croire à la guérison.

Au bout d’un moment, nos parents ont cherché à savoir ce qu’il se passait, encore une fois, Marien avait été manipulé à des fins ignobles. Encore une fois les adultes lui avaient menti et le salissaient avec folie. Oui, mon frère se sentait affreusement sale, mais au début, il ne savait pas pourquoi, il pensait que c’était comme cela que les psychologues s’y prenaient, qu’il agissait pour le sauver et lui donner la perspective d’un avenir meilleur. Un avenir meilleur qui s’écoulerait dans le sang et la honte.

Nos parents sont ressortis plus que détruit de cette affaire, leur fils avait encore une fois vécu des choses affreuses, ils commençaient à désespérer, et le fait de devoir donner naissance à un autre enfant les rendaient plus ou moins malades. Ils avaient peur de ne pas parvenir à me protéger. C’est donc dans des conditions outrageuses que j’ai rejoins la famille, je suis né au milieu du scandale psychologique de mon frère.

Les années avaient beau passer, Marien était toujours meurtri de ce qu’il avait vécu. Et les choses s’empiraient avec rage, il a fini par faire des crises d’angoisses redoutables, à s’en détruire physiquement, puis il a sombré dans un mal-être profond, il n’était plus capable de rien, seul sa partie noire ressortait. Et c’est là qu’il m’a confié que sa seule espérance, c’était de savoir son petit frère en sécurité de ce genre d’horreur. Il a souvent repoussé nos parents pour pouvoir être sur qu’ils veillaient sur moi et m’évitaient les tortures physiques et psychologiques qu’il avait vécu.

Même s’il s’attaquait à moi parfois, il n’en avait pas conscience. Lorsqu’il était prit d’un accès de colère important, il n’était plus lui et sombrait dans une facette ignoble de son âme.

Marien était en fait un Trahi.

Image : Angel Sanctuary

Voila pour l'histoire de Marien, j'espère que vous êtes sous le choc, c'était quelque chose de prévu depuis le début. Niveau personnage torturé, j'en connais une qui va quiffer encore plus Marien X'D

Apo, sérieux, tu lis Iwant ? O_O Chui heureuse é__è <3

Les prochains chapitres seront enfin ciblés sur Justinien et Fredric !
Sur ce, enorme bisou !

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Son Nom est triste - Troisième Chapitre (Son Nom est triste) posté le lundi 03 mars 2008 19:14

 

 

Nouveau chapitre de Son Nom est triste, le troisième.
Je l'ai copié/collé tel qu'il était sur mon site, j'ai pas le courage de relire, c'est bourré de fautes en tout genres {#}

 


Dans le salon, Timmy était absorbé par sa série télévisée, si bien qu'il n'entendait pas les bruits dans la pièce derrière lui. L'appartement n'était pourtant pas bien grand et très peu meublé, ce qui rendait les bruits plus fort. Ce qui inquiéta Timmy, c'était le fait de ne pas voir Tristaniel revenir. Ça, c'était bizarre. Il se leva alors d'un bon, délaissant son épisode d'Heroes et partit vers l'entrée. Lorsqu'il regarda, il vit un homme tenir Tristaniel et l'empêcher de bouger tout en le touchant. Ses yeux s'ouvrirent en grand, très grand, il se mit à paniquer et se retrouva paralysé sur place, fixant la scène...


xXxXx


Attachez-le ici... ordonna une voix dans ce qui semblait être un garage.

Je doute que l'on ait besoin de l'attacher, il est trop faible pour se débattre de toute façon, répondit une autre voix.

Attachez-le !

La scène était très flou, seul Timmy était visible. Le visage amoché, le corps couvert de blessures, du sang coulait même de son nez. Il était au sol, complètement anéanti, il ne pleurait même plus, ni ne hurlait. Il était silencieux, les entendant débattre sur ce qu'ils allaient encore lui faire. Il ne les connaissait même pas, et n'avait aucune idée de qui était ces hommes, ces êtres sans coeurs et dégoûtants qui le souillés de la tête à l'âme. L'un d'entre eux s'avança vers lui et lui ligota les mains, Timmy n'avait pas la force de réagir, s'il bougeait, ne serait-ce qu'un doigt, ils se mettraient à le frapper jusqu'à évanouissement.

C'est bon, il est attaché.

Pousse-toi, je commence, répondit sur un ton ferme l'homme qui devait commander la situation.

Il s'avança vers Timmy et déclara d'une voix dure et terrifiante tout en se penchant vers lui :

Mémorise bien mon visage, que je te traumatise pour l'éternité.

Tout ne fut plus qu'hurlements et horreurs suite à ces mots. Un énième jours de souffrance. Une honte irremplaçable et une douleur qui donne la nausée. Rien n'était positif. La vie était peinte en noir et les yeux de Timmy aussi, eux qui étaient pourtant d'un bleu si profond à l'ordinaire.


xXxXx


Ricky n'eut pas le temps d'aller plus loin dans ses démarches agressives envers Tristaniel. Timmy venait de lui donner un coup d'une grande force dans la tête, qui l'assoma immédiatement. Le jeune garçon s'écroula au sol, choqué par ce qu'il venait de se passer. Il venait de frapper quelqu'un pour la première fois de sa vie, c'était lui qui frappait et non l'inverse. Il s'approcha en marchant à quatre pattes vers l'homme à terre. Lorsqu'il le regarda, c'est dans un hurlement de terreur que son esprit revint à la surface. Il se releva d'un bond et parti s'écraser contre l'un des murs du couloir sous le regard perplexe et terrorisé de Tristaniel. Ce dernier n'avait pas eut le temps de voir les choses défiler. Ricky venait de l'agresser et Timmy l'avait défendu. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était cette peur soudaine, la réponse lui vint distinctement du regard de Timmy. Il venait de se mettre à pleurer comme si c'était la fin. Les larmes déferlées sur son visage et sa respiration était haletante. Tristaniel s'avança doucement vers le jeune homme en se tenant l'un de ses bras, blessé durant cette lutte face à Ricky.

C'est lui ! Il m'a retrouvé !! Tristaniel ! C'est lui !! hurla Timmy en s'effondrant sur le sol et en mettant ses mains sur son visage afin d'étoufer ses sanglots.

Tristaniel se mit à genoux près de son ami. Il le saisi par les épaules et le serra dans ses bras le plus fort possible. Il venait de comprendre. Ricky. Ricky était le monstre qui avait fait du mal à Timmy. Ricky était un être répugnant de la société. Il était celui qui avait battu et violé Timmy il y a un peu plus d'un mois.

Il m'a rattrapé... Il m'a rattrapé... Il m'a...

Non... non... dit calmement Tristaniel en serrant les dents pour ne pas hurler de douleur et de peine.

J'aurais dû mourir... Au-secour... au-secour... je ne peux pas... Nan...

Tais-toi Timmy, par pitié, tais-toi...

S'en était trop pour Tristaniel, il explosa en sanglot sur le dos de Timmy en resserrant son étreinte. L'homme qu'il aimait venait d'essayer de le violer et il avait sauvagement brutalisé son ami. C'était... une honte sans merci. Un calvaire. Il avait aimé un monstre, il avait fait l'amour avec ce type, il lui avait offert son coeur. Et aujourd'hui, il découvre à quel point cet être est ignoble.

Timmy s'accrochait à lui tout en gémissant de douleur. Leur peur était accompagné par le générique de leur série télévisé préférée. Décidément, les choses qu'ils aimaient le plus étaient sans cesse dénaturée. C'était un drame.

En face d'eux Ricky revenait peu à peu à la surface. Il bougea légèrement. Tristaniel et Timmy le regardèrent, leurs craintes étant de plus en plus grandes. Ricky se mit à genoux tout en se tenant la tête, endoloris par le coup du jeune garçon. Il se retourna et les aperçut tous les deux, l'un dans les bras de l'autre. C'était un crime à ses yeux. Voir l'homme auquel il tenait dans les bras de ce gamin, ce sale gamin qu'il croyait mort à l'heure qu'il est. Non. C'était ignoble. En plus, il était avec Tristaniel, chez lui. Quelle honte et quelle affront à son honneur. Il osait être chez son petit ami. Lui, ce sale Timmy !

Qu'est-ce qu'il fout là ce môme ?! Demanda sur un ton très peu aimable Ricky.

Sors de cet appartement immédiatement Ricky ! Cria Tristaniel avec un courage qu'il ne connaissait pas. Et ne reviens jamais !

Ricky se releva et s'avança vers eux. Il s'accroupit au sol et saisi le visage de Tristaniel entre ses mains.

Tu ne parviendra jamais à le protéger, je t'en fais la promesse.

Pour toutes réponses Tristaniel lui cracha au visage en lui demandant de s'en aller sur le champ et de ne plus l'approcher, ni lui, ni Timmy. Ce dernier était effondré dans les bras de son ami, les souvenirs de ces moments d'horreurs lui revinrent en mémoire. Ces sensations qu'il avait vécu, ces cris qu'il avait poussé, les larmes tranchantes qui l'avaient fatigué. Tout, il se souvenait de tout. Le visage de ce monstre le traumatisé. Il était hanté.

Calme toi Timmy... Je t'en supplie... dit Tristaniel en tentant lui même de se convaincre de ne plus pleurer.

Seuls les sanglots de son jeune ami lui parvenait aux oreilles ainsi que les pas de Ricky dans les escaliers. Il aurait voulu serrer encore plus fort Timmy pour lui prouver qu'il n'avait plus rien à craindre, mais il était tellement effrayé qu'il aimerait, lui aussi, avoir quelqu'un pour le protéger.


xXxXx


Cela faisait déjà trois semaines que cet incident avait eut lieu. Les jours étaient longs et nettement moins agréables. Le fait de savoir que Ricky était l'ex de Tristaniel avait rendu Timmy méfiant. Il ne restait que très peu auprès de son ami et n'osait plus le regarder dans les yeux. Tristaniel en était parfois malade. Le fait de le voir ainsi lui faisait aussi mal que le fait de savoir que Ricky l'avait fait souffrir. C'était si douloureux. Déjà qu'il avait mis du temps à refermer les cicatrices de la séparation, les voilà rouverte et d'une manière terriblement dégoûtante. Ce n'était plus de l'amour, mais de la haine, une haine profonde.

Dans le petit salon, Timmy était allongé sur le canapé, il regardait la chaîne musicale sans réellement prêter attention à ce qu'il se passait, pourtant, la musique était d'une grande beauté, du moins au oreilles de Tristaniel qui se baladaient dans la cuisine non loin du salon. Une musique des Pink Floyd, Comfortably Numb, c'était un son si... plaisant que le brun parvenait à oublier légèrement ses problèmes et ceux de Timmy. Cette chanson le faisait partir du monde actuel et le plongé dans un espace temps aux couleurs et lieux étranges. C'était intense.

A la fin du morceau, le jeune Timmy se releva et se dirigea vers Tristaniel. Il ne chercha pas tellement à l'approcher. Effrayé, il s'avança vers le bar de la cuisine et se mit face audit ami.

Tristaniel, je... je m'en vais... commença le jeune homme en sortant de son monde le brun, qui écarquilla les yeux en grand, je voulais te le dire pour que tu ne sois pas surpris de me voir quitter ton appartement.

Qu... quoi ? C'est pas vrai ? Timmy... Tu ne vas pas partir... demanda sur une voix tremblante Tristaniel.

Si... Et se sera mieux pour nous deux...

Non, Timmy... Je t'en supplie... C'est à cause de lui ? C'est ça ? C'est parce que Ricky était... était...

Durant le premier jour, se mit à raconter Timmy, les yeux fermé et remplis de peur, où j'étais séquestré dans ce garage... Ce type que tu appelles « Ricky »... Il avait appelé à l'aide son « ex petit ami »... Et celui-ci n'avait rien voulu savoir... Il lui avait raccroché au nez, alors qu'il lui demandait clairement de venir avant de faire une terrible erreur.. Pendant ce temps, j'étais paralysé sur une chaise et je ne souhaitais qu'une chose... Que cet homme au bout du combiné vienne et me sauve de cet enfer... Alors, quand bien même tu désire absolument m'aider à l'heure actuelle, s'en est déjà fini, le fait que tu sois cet homme là, au bout du fil, me prouve que j'étais fini d'avance... Je suis désolé Tristaniel... Désolé que tu sois en partie responsable de cela... Je t'aime énormément, mais je souffre de te voir... Désolé... vraiment.

Sur ces mots, le jeune garçon quitta l'appartement laissant Tristaniel, les bras tendu sur le bar et les yeux vide et malheureux. Cette histoire de téléphone... Maintenant qu'il y pensait... C'était vrai. Ricky l'avait appelé en aide, il l'avait appelé. Et lui, comme un idiot n'avait pas comprit. Mais comment comprendre de toute manière ? Comment comprendre que l'homme qu'on aimait, pouvait faire une chose aussi... atroce. Un acte inhumain, alors qu'on le croyait stable. Non. Ce n'était pas possible.

Tristaniel se laissa glisser le long du comptoir, le coeur en miette et l'âme faisant de même. Timmy venait de partir en lui expliquant qu'il était aussi fautif que Ricky dans l'histoire. Voir plus. Avant même de vouloir le sauver, il l'avait déjà trahi sans le savoir. C'était une honte et un calvaire pour sa conscience.


xXxXx


Dans la rue avec tout cet assemblage d'immeubles où vivait Tristaniel, Timmy avançait le regard fixe vers le sol. Perdu et anéanti, il voulait, enfin, trouver cette gare. Il le fallait, c'était mieux pour lui, il fallait qu'il parte d'ici, sans plus attendre.

Un peu plus loin, un homme dérangé et complètement devenu fou... fou d'un amour à sens unique, avança en direction du bâtiment de Tristaniel. Il marchait sur le trottoir d'en face, le visage dur et les mains sur sa bouche. Lorsqu'il tourna la tête pour traverser, il aperçut Timmy, seul, avec un sac sur le dos, allant vers l'allée centrale du quartier, non loin de là. L'homme se stoppa et regarda à tour de rôle l'immeuble et Timmy. Un choix. Il allait faire un choix. Choisir le pardon ou la vengeance. Il ne savait pas encore. Mais à force de voir Timmy avancer, il se décida. Lui, Ricky, l'homme sans humanité venait de choisir ce qu'il allait faire. Et quitte à tout perdre, il choisirait la colère. C'est donc d'un pas décisif qu'il partit vers Timmy, la haine lui échappant des mains. Les yeux malins et vicieux tournés vers sa proie.

Tu es fini Timmy.

 

Image : Zero de Vampire Knight {#}

 

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Justinien - Onzième Chapitre (Justinien) posté le mercredi 05 mars 2008 16:25

*big crise de rires*

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Le lendemain de cette terrifiante journée, je suis resté en compagnie de mon frère, comme je n’avais rien à faire, il m’a emmené à son travail pour que je découvre un peu le journal où il travaillait. Sur le coup, j’avais trouvé les locaux fort étroits et très peu agréables, mais finalement, je les trouve vraiment vaste, nous avons mit au moins une heure pour en faire le tour, cet endroit est intéressant, finalement, mon frère passe son temps d’une manière passionnante. Ce que j’ai le plus aimé, ce sont les salles réservé aux photographes, un véritable refuge intimiste, j’ai quelque peu discuté avec une amie de mon frère, une certaine Johanna, elle m’a proposé de faire un stage ici un jour, si j’en avais envie. Et franchement, j’en serai plus que ravi !
Elle s’occupe d’un équipe de trois personnes qui vont et viennent pour les photos liées au magasine, l’un d’entre eux repère les lieux puis ensuite, ils agissent sur les différents terrains acceptés. Ils font de tout, c’est impressionnant. En plus de cela, j’ai trouvé cette Johanna vraiment charmante – alors que je suis gay, souvenez-vous – et elle jetait des regards assez explicites à mon frère, je me demande s’ils entretiennent une relation, se serait une première pour Marien. Quoique.

Bref, peu après cette visite, je suis resté dans le bureau de mon aîné, nous avons parlé plus que nécessaire pour tenter de me remotiver au niveau du lycée. Employer le verbe « parler » avec Marien me fait un choc assez intense, surtout lorsque l’on connaît son taux de communication journalier. En somme, il m’a expliqué tout un tas de choses et, bizarrement, m’a redonné la pêche pour m’en sortir en cours et reprendre un cours à ma vie. Le plus agréable dans cette histoire, ce sont les points communs que nous avons, nous haïssons tout deux le quotidien qui se répète, les gens superficiels, et la politique actuelle. En retour, lorsqu’il a découvert que j’aimais écrire, cela l’a étrangement étonné, lui aussi a souvent recours à cette évasion, j’étais fière de lui tout à coup ! Nous n’en sommes pas encore au point de partager nos récits, mais le fait de savoir qu’il aime cela me rassure beaucoup. J’espère qu’il ne me demandera pas dans quel genre j’écris, se serait comme lui avouer que je suis homosexuel, et je préférerai éviter que les confidences aillent jusque là. Je ne le connais pas encore correctement et pour couronner le tout, il est lunatique.
A la fin de notre immense conversation, nous avons déduit qu’il me fallait de l’aide au lycée, pour rattraper mes longues semaines d’absences et les lacunes que j’ai. Il m’a proposé de trouver un professeur particulier pour tout cela, nous allons donc chercher quelqu’un, de préférence un jeune pour moi, et très peu laxiste pour lui. Comme j’étais étonné.

_ Si tu veux, au lycée, j’pense qu’il doit bien y avoir des terminales pour m’aider à rattraper mon niveau de première.

_ Oui, il faudrait que tu cherches là-bas, quant à moi, je connais peut-être des gens qui pourrait t’aider… me proposa-t-il sérieusement.

_ Avoir un second Marien sur le dos ne me plaît pas trop tu vois, répondis-je avec un grand sourire.

_ Hypocrite, tu profites de moi.

_ Mais bien sûr, affirmais-je en riant.

Il me donna un coup sur le crâne et sorti du bureau, me laissant seul ici. Tout à coup, son téléphone vibra, je le pris dans mes mains pour voir qui pouvait être le perturbateur, et à mon grand étonnement, je lu le nom de « Johanna » dessus, elle était pourtant dans les locaux en ce moment, pourquoi appelait-elle alors ? Mes yeux se plissèrent en même temps que je réfléchissais à cela, puis Marien revînt et m’arracha le téléphone des mains dés qu’il fut rentré ici. J’avais oublié à quel point il était possessif. Il me jeta un regard noir et me demanda de sortir quelques minutes de son bureau.

Quelques heures plus tard, après avoir finalement décidé que je trouverai un étudiant capable de me remonter en cours et que je viendrai travailler un peu ici durant mes vacances, nous sommes rentré à la maison. Une fois là-bas, la soirée fut vraiment agréable, en vingt-quatre heures, Marien et moi avons rattrapé seize ans de distances. Il a commandé deux énormes pizzas que nous avons dévorées devant un film gore. Sympathique. Je ne le savais pas amateur du genre. Dans les environs de trois heures du matin, j’ai commencé à fatiguer dangereusement, je me suis assoupis sur le canapé, c’était la première fois que j’osais fermer les yeux devant mon frère. D’habitude, j’avais tellement peu confiance que je préférais surveiller ses moindres faits et gestes, finalement, cette fois-ci, les choses furent vraiment différentes. C’est ainsi que j’ai appris que je ronflais et remuais horriblement dans mon sommeil.
Je me suis réveillé le lendemain matin vers onze heures toujours dans le canapé, entièrement habillé et simplement recouvert de ma couette que Marien avait dû descendre de ma chambre. Agréable attention de sa part, bien que j’aurais préféré retrouvé la douceur de mon lit, mais il n’a pas osé me réveiller et encore moins soulevé mon poids d’adolescent maigrichon.
Sous les hurlements de mon estomac et ma mortelle envie de café, je me suis levé et dirigé vers la cuisine. En entrant dedans, j’ai découvert un mot sur la table écrit par Marien :

« Je rentrerai dans la soirée, n’en profites pas pour sortir, ce n’est pas parce qu’on vient de passer de bons moments que j’ai oublié ton renvoie du lycée. Un pied dehors, et c’est moi qui jouerai le rôle du prof de rattrapage. »

La menace était lourde en effet, et nettement plus terrifiante que toutes les autres. Pour rien au monde je voudrais avoir mon frère comme prof de soutient. Il est redoutable et ne renonces jamais, travailler ainsi avec lui et nous sommes bons pour perdre le peu de fraternité gagné. Il est ordonné, têtu et intelligent, je suis bordelique, immature et décourageant.
Je repose donc tranquillement le mot sur la table et me prépare mon café avec un sourire du matin aux lèvres, c’est-à-dire, un sourire puant la pizza – je suis réputé pour avoir une haleine ignoble quand je sors du lit – de la veille. Je prends donc rapidement mon petit déjeuné, affamé, je dévore tout ce qui passe, Marien n’a pas laissé grand-chose, mais je parviens tout de même à me rassasié dans mon intégralité.
Quelques minutes plus tard, j’en profite pour prendre une douche bien chaude, l’eau qui coule sur mon corps et une sensation que je ne retrouve nulle part. Je peux y rester de longs moments lorsque l’envie me prend, ma plus grande crainte étant le froid que l’on ressent une fois détourné de cette pomme de douche brûlante.
Finalement, je me décide à sortir et à me débarrasser de mon haleine ignoble du matin. Alors que je m’apprêtais à retrouver ma chambre pour enfin m’habiller, la sonnette de la maison retentie avec force dans ma tête. Elle n’émettait pas le même son que celle que j’avais chez mes parents, j’étais donc souvent surpris lorsqu’elle m’avertissait d’une visite.
C’est donc vêtu d’une simple serviette autour de ma taille et les cheveux dégoulinants que je suis descendu ouvrir. Et malheureusement pour moi, lorsque la personne surgit sous mes yeux, je fus prit de la pire bouffée de chaleur que l’on puisse imaginer.

_ Fredric ?! m’écriais-je tout en m’agrippant à ma serviette.

_ J’espère que je ne te dérange pas, j’ai pris ton adresse à la vie scolaire, tu… commença-t-il à me dire avant de constater que j’étais à moitié nu devant lui, tu es bien habillé comme ça !

 

Image de YAMATO NASE
Regardez bien le dessin, elle m'a valu dix minutes de fous rires
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Tatoux, t'es obligée de voir ce qu'il y a ! (ne me déçois pas !)

 

Je voudrais que tout le monde hurle un Joyeux Anniversaire à ma Tatoux, elle a vieilli hier, il faut l'encourager et la soutenir dans cette rude épreuve !!

{#} Que Galinou pense à toi pour toujours et qu'il vienne te chercher assis sur la queue de son cheval !!!

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Au fait, lemon ou pas lemon pour le prochain chapitre ?

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*esquive les attaques ennemies*

 

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Encore un fabuleux dessin *___* (Blablatage) posté le jeudi 06 mars 2008 18:51

 

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*extase extase*

Mon Dieu !! Je viens encore d'être merveilleusement bien gâtée !!

Elfi m'a fait un sublime & fantastique dessin *___*

Et c'est vraiment trop la classe !!

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J'peux pas croire qu'on me fasse de si beaux cadeaux !! C'est trop pour moi ! {#} 

Bref, j'vous laisse baver sur son Fredric (qui est très semblable à celui que je vois {#}).

 

 

Merci merci merci merci !!!

J't'adore, c'est vraiment mais vraiment trop adorable !!

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 Déjà avec Cam j'ai cru que j'm'en remettrais pas {#}

Et là, une deuxième fois on me fait un sublime cadeau !

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Justinien - Douzième Chapitre (Justinien) posté le jeudi 06 mars 2008 22:01

 

 

Je suis là, les mains soudées à ma serviette de bain que je ne désire en aucun cas lâcher, je ne voudrais pas qu’elle tombe et dévoile à Fredric quelque chose que je ne veux pas qu’il revoit, non pas que sa taille actuelle me complexe – ça m’arrive de ne pas être motivé – mais la situation est gênante. J’ai une forte envie de m’enfuir en courant, avoir le garçon de mes rêves en face de moi pour la seconde fois en quelques temps me fait affreusement peur. Et dire qu’il y a encore une semaine, s’il on m’avait dit que j’aurais Fredric dans mon salon avec moi, j’aurais bien rigolé. Comme quoi, des choses bizarres peuvent nous surprendre parfois. Et le pire, c’est qu’il est affreusement attirant, mon cœur entre dans une course folle rien qu’en le regardant. Son ombre à elle seule me refait de l’effet.
Je le fixe longuement. Il a laissé ses mains dans ses poches, une chose que j’ai remarqué chez lui dés que je l’ai vu, il les laisse souvent caché et ne les utilise que par obligation. Un peu comme immédiatement où je le vois pousser la porte pour rentrer dans la maison et la refermer, nous enfermant tout deux dans le salon. Je tremblote comme un débutant.

_ Justinien, je n’ai pas beaucoup de temps devant moi, personne ne sait que je suis ici, me dit-il tout en posant ses mains sur mes hanches (je frissonne à ce contact). Je suis venu pour répondre à l’annonce matinale de ton frère, il a appelé le lycée dans l’espoir de trouver un terminal S qui pourrait rattraper ton niveau.

_ Co… comment as-tu su que c’était moi ? disais-je, surpris par cette histoire et la rapidité de Marien.

_ Les profs en ont parlé à ma classe, et lorsqu’ils ont nommé un certain Justinien qui était renvoyé, je me suis dit qu’il n’y en avait pas trente-six dans tout l’établissement. Je suis donc allé à la vie scolaire pour… voler ton adresse sur l’ordinateur abandonné dans le bureau…

_ En effet…

_ Bon, et bien, tu as comprit les raisons de ma visite, je voudrais voir ton frère pour devenir ton… prof particulier, me dit-il en me lançant un regard malicieux pour ensuite se rapprocher de moi et reserrer ses mains sur ma taille.

_ Ma…Marien n’est…. Pas… là, il… il rentrera dans la… la soirée…

Je bégaie, mais c’est de sa faute, cette manière qu’il a de déplacer ses mains pour les mettre sur les miennes, toujours serrées sur ma serviette, j’en ai des sursauts d’envies.

_ Tu es donc tout seul… déduit-il en se collant à moi sans réserve.

Je n’ai même pas le temps de répondre que ses yeux bleus me transpercent, j’ai l’impression qu’il regarde en mon intérieur. Son regard est puissant, ce garçon est complet et cela se ressent terriblement. Je suis mis à nu sous sa présence. Cette fixation qu’il exécute sur mon visage et mon âme me semble si profonde que je trouve cela délicieux.
Mais je ne peux même pas me concentrer sur ce détail aux douceurs de l’océan qu’il m’embrasse soudainement avec passion. C’est la deuxième fois en deux jours que nous nous mettons à partager cette proximité. Ses mains se détachent des miennes et viennent s’attarder dans mon dos, il suit la trace de ma colonne vertébrale comme une caresse, c’est assez excitant je dois dire. Mon instinct d’homme réagit immédiatement, caché derrière ma serviette. Il le sent. Sa langue quitte alors ma bouche pour aller déguster mon cou, je gémis sans réellement en avoir conscience. Le simple fait de savoir que c’est Fredric l’auteur de tout ce bien me rend totalement fou.
Je pose immédiatement mes mains sur lui, chose que je n’avais encore pas osé faire. Je lui caresse la nuque, c’est une partie du corps que j’aime particulièrement, j’insiste fort pour qu’il approfondisse ses baisers. Il commence à être de plus en plus insistant, il s’arrange pour faire tomber ma serviette au sol, je m’en fiche désormais. J’aime tellement la présence de son corps contre le mien que cela ne me dérange plus d’être nu devant lui. Mon seul problème arrive tout de même très vite. Fredric vient de poser ses mains dans le bas de mon dos, et j’émets un cri de douleur instantané, j’avais totalement oublié la présence de mes bleus qui me font toujours affreusement mal. Je me sens comme un idiot.
Mon bel amant se détache alors de moi, le regard suspect, il m’attrape par le bras et me force à me mettre de côté pour regarder la raison de ma réaction blessante. Il ouvre subitement la bouche, il semble à la fois surpris et énervé par ce qu’il découvre.

_ Justinien, d’où viennent ces bleus ? Qui t’as fait une chose pareille ? me questionne-t-il sur un ton trop sérieux à mon goût.

_ Je… ce n’est rien… répondis-je, mal à l’aise.

_ Justinien ! insiste-t-il en me remettant face et lui et me tenant par les épaules. C’est… c’est ton frère qui t’as fait ça ?!

_ Ce n’est pas important ! criais-je, rouge de honte.

_ Il… Il te bat Justinien ! Mais c’est ignoble !

_ Non, tu te trompes, je t’assure, on a eu des différents mais tout s’est arrangé en peu de temps, rétorquais-je tout en remettant la serviette autour de ma taille.

_ C’est ça ouai ! T’as vu dans l’état que t’es Justinien ?!

Je n’aime pas cette manière qu’il a de répéter sans cesse mon nom. Aurait-il peur de l’oublier un jour ? Cela me gêne horriblement, je le trouve soudainement trop curieux. Oui, j’ai des bleus, oui, mon frère m’a frappé, mais les choses se sont arrangées ? Non ? De toute manière, Fredric n’est qu’un inconnu, il n’a pas à se mêler de cela.

_ Tu n’es pas dans ma vie, tu n’as aucune idée de ce qu’il s’y passe ! m’écriais-je en voulant me détacher de lui.

Il me rattrape brutalement par le bras et me replace face à lui. Il pose ses deux sur mes joues et me force à le fixer droit dans les yeux. Son regard bleu semble choqué et consterné.

_ J’appellerai ici ce soir, je vais prendre cette place de prof de soutient, et je te protégerai, jamais je ne laisserai qui que se soit te faire du mal Justinien. J’ai horreur que l’on fasse du mal de cette manière à quelqu’un. Tu m’as aidé l’autre jour, c’est à mon tour désormais.

Il semble tellement sérieux et sincère que j’en rougis avec douleur. Au moins, cela fait contraste entre ses yeux devenus sombres et mes bleus qui ne veulent pas disparaître.
Je me demande si j’ai réellement besoin de cette protection, mais de toute manière, mon cœur m’exige de garder Fredric auprès de moi, je tiens déjà tellement à lui. Je me demande si notre relation deviendra sérieuse. Il me jette un regard malheureux puis décide de quitter les lieux ainsi, il a peut-être peur que je lui demande de ne pas appeler et de laisser quelqu’un d’autre prendre sa place. Je ne sais pas. Il semble tellement compliqué.
Je me retrouve donc seul avec moi-même, les bras croisé au milieu du salon, je me sens mal de savoir que quelqu’un a découvert mes blessures physiques. Après tout, elles sont si personnelles, cela veut dire que Fredric est rentré dans ma vie et pour un petit bout de temps sans doute. Est-ce qu’il me faut réellement une protection face à Marien ? Est-ce que Fredric a fait cela par compassion ou par sentiment ?

Seul l’avenir me le dira, et justement, l’avenir est une chose si incertaine que j’en ai peur.

Image : à votre avis ? {#}

 

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 edit : Y'a des incohérences dans le chapitre, et vous ne me le dites même pas XD
J'en ai repéré sur Iwant aussi (c'est ça d'aller trop vite XDD)

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