Justinien - Vingt-Huitième Chapitre (seconde partie) (Justinien) posté le mardi 05 août 2008 21:41

Désolé pour l'attente occasionnée sur le blog. Mais entre la fin d'I Want to Save you, la video d'intro de Never-Ending Story et tous les problèmes que j'ai eu dans ma vie, écrire Justinien a été difficile. D'ailleurs, en ce moment j'ai des problèmes pour écrire, je me trouve incroyablement merdique, et comme les 3/4 des gens qui me donnent leur avis ne sont plus là, je ne sais pas comment j'vais faire {#} ...
Quoiqu'il en soit, je vous donne une petite fin du chapitre 28 et je suis dans le regret de vous dire que le chapitre 29 sera le final de Justinien et que ça me brise le coeur (donc, c'est plus mon regret que le votre {#})... Déjà que j'ai pleuré en finissant I Want to Save you (si si, je vous le jure, quand j'ai écris les derniers mots sur works, ça m'a foutu les boules), donc finir Justinien, ça va m'achever jusqu'à ce que je commence NES. Mais bon, justement il y a NES, et je pourrais encore parler des personnages ici présents ! C'est juste que, voilà, cette fiction, je l'ai commencé quand j'allais mal psychologiquement et la terminer, c'est comme tourner véritablement une page que je crois avoir déjà tournée. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que j'ai du mal à devoir finir ainsi l'histoire. Mais bon, passons. En ce moment non plus je n'ai pas la grande forme et je suis très très illogique, je me contredis beaucoup, donc pardonnez les plausibles incohérences du chapitre, il faut absolument que je me ressource.

 

 

Désarmement. Malédiction. Etroitesse. Corruption. Jalousie. Possession.
Il n’y aura jamais autant de mots pour parler du malheur que d’émotions pour le ressentir. Une phrase sans doute usité à chaque fois que ce morceau de vie intervient dans celle-ci pour s‘enraciner, le venin à l‘aguets et le poison en activité. Et c’est dans cet arbre de colère qu’il y a aussi cette violence intérieur de savoir qu’une personne est peut-être perdue, morte, achevée, et elle est si vive, si aigue qu‘elle arracherait des cris pour chaque injections qu‘elle produit à l‘être humain qui doit la supporter. C’est un jeu bien cruel que de faire face à une plausible vérité. Devoir affronter chaque matin son reflet dans le miroir en sachant que l’on a côtoyer la mort, peut-être pas nous directement, mais elle se trouvait tout de même près, les bras tendue vers un frère, un ami, un amant. Et le plus dur dans cette vision anatomiquement inexistante, c’est la froideur qui se ressent même en croyant que le désespoir est vain. Combien de fois des gens ont hurlé sur d’autres en leur ordonnant de ne pas penser au pire et que lorsque pire, il y avait, ils se sont débattus, jetés avec douleur dans le précipice de la perte, ne sachant pas quoi dire, ou quoi faire, simplement admettre des : « ça aurait pu être moi, ça aurait pu », mais n'avoir aucune autres actions que celle d'assister.

C’est royalement stupide. Affronter des larmes inépuisables lorsque nos yeux en exprime le sentiment de fatigue, devoir supporter son corps en se disant qu’il ne sera pas toujours chaud. Les rapports charnels s’amenuisent lorsque l’on prend conscience de cela, parce que quelque part on se dit : « et si l’autre aussi, il devenait de glace, qui aurait la chaleur de l’un ? » C’est exacerbant et effrayant. D’un seul coup, on se rend compte qu’avoir froid, ça ne signifie rien en fait, qu’un bruissement d’air ne pourra jamais abattre la violence d’une vie tranchée. On meurt tous un jours paraît-il et on fini tous par être effrayés de se savoir cadavre dans l‘avenir, alors pourquoi les gens en parlent-ils avec tant de naturel ? Pourquoi si la mort est si dérangeante, on se bâti cet ennui constant de l’existence ? Cherchant à atteindre des buts vides de liberté ? Voulant plonger corps et âmes dans une cause dont on ne saura jamais si elle se fini bien ou non tant elle s’allonge dans le temps ? Et puis, pourquoi avoir créer l’heure aussi ? Pourquoi la connaître sans cesse ? De toute façon, c’est stupide puisqu’on est impuissant face à cela. Un jour, l’espoir s’éteindra dans ce qui était auparavant la lueur de deux yeux chargés d’émotions. Mais comment savoir si ce sont ceux du condamné à la réalité ou ceux du morts ? Aucunes réponses. Et le cercle vicieux de la vie continue.

Quoiqu’il en soit, si aujourd’hui, un frère, un ami et un amant se tiennent debout, comme trois arbres plantés amèrement dans le sol et incapable de se déplacer. Ce n’est pas pour prendre conscience d’une mort soudaine, non, dans c’est cas là, la première réaction est au sol. Non, s’ils restent droits comme sonnés par la vie, c’est qu’on leur a rendu un espoir plus humain et moins mortel. Parce que oui. Comment Justinien aurait-il pu mourir ? Abandonnant son frère, son ami, son amant. Impossible.

_ Vous… Vous êtes sûr Docteur ? Il va bien ? Demanda Marien, les bras croisés sans aucunes animations autre que celle de ses lèvres.

_ Il est sauvé et réveillé et il nous a fait une sacré peur… Pour le moment il se repose, mais si vous souhaiter le voir quelques minutes… répondit le médecin sur un ton suffisamment objectif pour convaincre son interlocuteur que les choses se sont améliorées et que les dernières heures passées sont enfin... passées, une personne peut venir avec vous si vous le désirez, reprit-il avec un furtif sourire.

Marien, toujours aussi stoïque, ne sachant pas s’il devait pleurer, hurler, ou courir vers la chambre où se reposait Justinien, se retourna sur le petit groupe de personnes qu’ils étaient devenus et fixa intensivement Chase. Celui-ci, au bord des larmes, et serrant le plus fort possible Lénaïg, qui avait l’air déjà soulagée de la situation, ne comprit pas immédiatement ce que voulait le jeune homme.

_ Chase, tu veux venir ? C’est… Tes son meilleur ami et, je pense qu’il serait heureux que tu viennes avec moi pour le voir…

Le jeune brun, dévisagea le frère de son ami durant quelques secondes avant de répondre, sur un ton qui se voulait audible mais qui paraissait plutôt léger :

_ Je pense que - et je m’en excuse tout de suite - que Fredric mérite plus sa place dans cette chambre que moi.

A l’entente de son prénom, le grand brun qui restait à l’écart des échanges verbaux qui se faisaient, releva brusquement la tête vers Marien. Ce dernier, bloqué dans son orgueil préféra geler son regard et le planter dans celui de Chase, pour finalement dire :

_ Tu ne veux pas venir, c’est dommage… J’y vais seul dans ce cas…

Et il s’avança d’un pas ferme vers la chambre de son frère sans daigner poser un regard sur Fredric, qui, encore plus gêné qu’au début de la journée, se détourna d’eux tous, se dirigeant vers la sortie de l’hôpital. De toute façon, Justinien était sauvé, et c’était la seule chose qui comptait. Il attendrait pour le revoir, il attendrait aussi longtemps que possible, des heures, des jours, des mois ou des années. Mais s’il était certain d’une chose, c’était bien que son cœur s’était accroché à celui du jeune châtain et qu’il n’avait aucune envie d’en perdre la place.

_ Fredric ! S’écria Chase, en le voyant partir.

_ Non, Chase, s’il te plaît… Je ne peux pas rester, alors, avant que je me sente encore plus faible que maintenant, je vais sortir dehors et attendre… Attendre je ne sais pas quoi, mais c’est la seule chose que j’ai à faire. Donc laisses tomber, ne dis rien… Je vais attendre, c'est tout.

_ T’éloignes pas, c’est tout ce que je voulais te dire… Si Justinien te demande…

_ Il ne me demandera pas, alors… soupira Fredric sans parvenir à trouver un seul mot qui conclurait sa phrase avec décence et logique.

Et il se détourna immédiatement d’eux tous, mimant quelques gestes accablés avec ses mains et les fixant en ensemble une dernière fois sans pour autant voir qui que se soit sous ses yeux. La seule personne qu’il visualisait dans son esprit était Justinien et il ne pouvait pas le voir maintenant. Alors bon, il allait simplement attendre un mouvement du destin.

 



A l’intérieur de la chambre d’hôpital, Marien s’était précipité assez vivement vers le lit de son frère. Au départ, il n’avait pas cru pouvoir réagir aussi vite, il s’imaginait plutôt comme dans ces films tragiques où les visiteurs s’approchent lentement de la source de leur inquiétude, mais non, la seule réaction avait été de s’approcher le plus vite possible de Justinien et de le voir respirer. Seulement respirer et le savoir en vie. Enfin.

Une infirmière était présente dans la pièce, veillant sans doute au maintient de la bonne santé du jeune homme, et c’est sous son regard approbateur que Marien osa approcher l’une de ses mains du visage de son frère, lui dégageant les quelques mèches rebelles qui l’empêchaient d’apercevoir ses yeux clos, se reposant pour avoir la puissance de s’ouvrir à nouveau.

_ Voulez-vous une chaise Monsieur ? Demanda l’infirmière, fixant de ses grands yeux marrons Marien.

_ Euh, oui, s’il vous plaît… répondit-il, encore sonné par toute cette histoire sans pour autant détourner son regard du visage de son frère.

Et quelques secondes plus tard, il se retrouva assis au côté du lit où dormait Justinien, attrapant la main de son frère pour la serrer de nouveau dans les siennes ; comme la veille au soir, à la différence que cette fois-ci, il n‘y avait pas de sang pour froisser la douceur de ce moment. Puis, en constatant la chaleur que dégageait cette main, Marien ne pu s’empêcher de se remettre à pleurer. Pour la première fois de sa vie, il avait conscience de l’être humain qui était devant lui. C’est vrai qu’il s’était souvent battu pour son frère et que parfois, c’était même lui qu’il avait battu, malheureusement, mais jamais il n’avait admit la réalité de cette vie qui était sous ses yeux et pour laquelle il se plierait en quatre s‘il le fallait. Ce soir, sous le choc émotionnel de cette dure péripétie, il comprenait enfin à quel point il aimait Justinien. Il était sa dernière famille, la dernière partie de chair qui lui restait pour le moment, et avoir été confronté à la plausible perte de ce jeune homme, c’était une catastrophe pour lui. Et dans ses larmes qu’il versait encore pour cet acte immonde qui avait eu lieu sous ses yeux, il ne pouvait s’empêcher de promettre la protection la plus puissante à Justinien. Et pour en être certain, lorsqu’il vit Sandra Blake apparaître sur le pas de la porte de chambre, il lui demanda de veiller sur son frère jusqu’à ce qu’il revienne.

_ Que vas-tu faire Marien ? Supposa-t-elle, déjà anéantie de sentir tant de douleur dans cet homme qu’elle regardait avec des yeux de mère plus que ceux d'une amie.

Et lui, pour ne pas se sentir étouffer sous cette apaisement qu’elle pouvait lui procurer, préféra ne pas la regarder pour lui répondre le plus rapidement possible en s’échappant de la pièce :

_ Je n’en ai pas pour longtemps… Surveillez-le, c’est tout ce que je vous demande…


A suivre pour la dernière fois... {#}

Bon, pour éviter que je tape un descriptif encore plus long de ce que je ressens (comme plus haut), je vais en venir directement à l'essentiel.

Voici la video d'introduction à Never-Ending Story. Comme c'est sur ce blog que j'ai présenté les sims de l'histoire, inutile de vous faire les repères ? ({#} j'pense en tout cas).

 

 

{#} En espèrant qu'elle vous ait plu !


Bises à tous et j'espère que vous passez de bonnes vacances à tous les autres !

 

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Tous les commentaires liés à l'article : Justinien - Vingt-Huitième Chapitre (seconde partie)

  • Goblinaya a posté :mardi 12 août 2008 13:45

    C'est toujours aussi beau ce que tu écris. Vraiment très très beau.
    Tu décris les sentiments de tes personnages comme si tu avais déjà vécu leur situation. Mais je peux me tromper^^
  • Sasa a posté :samedi 09 août 2008 20:03

    Super bien! Je veux à tout prix savoir la suite! Bonne continuation! Je suis certaine que tu vas écrire un magnifique dernier chapitre.
  • Virginie a posté :jeudi 07 août 2008 14:20

    Superbe maj ! ^-^
    Magnifique vidéo d'intro ^________^
    Me tarde de savoir la suite
    Je sens que Marien va faire une grosse connerie
    Mouarf la fin
    J'espère que sa ira mieux pour toi .
    Enourme Bisouxxx
  • MissAlx a posté :jeudi 07 août 2008 01:12

    Purée, j'me suis enfilée 3chapitres, j'ai mal au crâne et j'ai les yeux HS mais ça en valait la peine!
    Mais quelle fausse frayeur avec l'agression de Justinien, j'ai cru que mon coeur allait s'arrêter de battre
    Mais bon, tout va bien par contre je sens qu'un p'tit Marien est parti se venger, je prie pour que rien ne lui arrive et qu'une certaine blonde trépasse
  • Mmali a posté :mercredi 06 août 2008 22:31

    Sois pas tristounette...
    Hum, dans l'ordre, suis tristoune de savoir que c'est bientot la fin de Justynien. Et j'espère (très très fort) que tu vas pas nous faire claquer justy au dernier moment (je serais bien triste) et que marien va rattraper fredric (ca se serait vraiment bien ).
    Pour NES, j'ai bien aimé la vidéo (déjà j'aime bien Hoobastank ), je pense sincerement aller lire ton histoire. p'tet pas régulièrement à cause du boulot ( et vive le monde du travail!) mais je viendrais!

    A bientot, bisous.
  • Mélo a posté :mercredi 06 août 2008 21:26

    Déjà fini ? Si vite ?!

    Justinien il est en vie
    Je le savais mais bon ... C'est oujours bien la confirmation !

    Marien il est parti cherché Frederic a oué ? J'en suis sure =P

    La video de NES j'en ai déjà dit sur le blog dédié a l'histoire donc je vais pas repeter =P



    Bisouille =)
  • Even*** a posté :mercredi 06 août 2008 00:50

    Toute à fait le genre de reflexion que j'ai l'habitude d'avoir avec moi même ^^ c'est bien réaliste ce que tu nous écrit..et donc tellement triste. M'enfin on va pas se plaindre , Justinien est vivant!
    Bises ]
  • Jessica a posté :mardi 05 août 2008 22:09

    Magnifique Justinien est en vie Justinien est en vie "danse de la joie" Merci merci morty
    Bisous
    ton histoire est fantastique comme iwtsy!!!

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