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Avril Lavigne -
Innocence
A écouter dans la seconde partie du chapitre.
L'une des chansons de Justy d'amour <3
Même si
je n'ai pas le temps de le faire ce soir, je veux qu'il soit mit au
16 mai et publié au 16 mai
! Juste pour l'anniversaire de Virginie qui
m'avait demandé un petit quelque chose ce jour là.
Désolé, j'peux pas faire de chapitre ce soir, je suis
totalement K.O ! 
Alors :
Joyeux Anniversaire en direct de Justinien (qui te
le souhaite aussi
). Plein de bonnes choses pour ton
vieillisement !
Bisous !!
Justinien - Chapitre Vingt-Trois

La semaine aurait pu bien commencer pour tout un
tas de raisons aussi improbables les unes que les autres.
J’aurais pu être heureux, ravi de revenir dans cet
endroit irrespectueux où l’on crève bien plus
que l’on survie. Apprécier de revoir ces salles de
classes semblables à une prison, m’amuser à
croire que tout était parfait, être dans le meilleur
des mondes. Souffler sur les souvenirs meurtriers d’une
avalanche d’horreurs, ceux qui m’ont
désespéré. J’aurais aussi pu sourire en
revoyant Chase et sa petite amie, me dire que de bons moments nous
attendaient entre chaque heures de trous. Que nous allions faire
les quatre-cents coups, emmerder royalement la population
d’abrutis, être et revendiquer notre
supériorité grandissante. Allumer les conflits et se
barrer devant ces mutineries amusantes.
J’aurais pu aimer embrasser Fredric,
montrer que le fait qu’ils soient tous au courant ne me
touchait pas, que je l’aimais. Et que, sentir sa main serrer
la mienne valait bien plus que la moindre parole insultante que
l’on aurait pu me dire. Tout aurait été si
parfait si cela s’était produit ainsi. Mais le destin
n’a pas voulu m’accorder ce bonheur idéal, celui
qui arrache un inévitable rire plutôt qu’un cri
de douleur. Une destruction puéril qui brise et torture
jusqu’à la honte absolue.
Mais bon, aujourd’hui, je m’en fou.
Cela fait quatre jours que je suis retourné au lycée.
La semaine dernière, je picolais et chauffais mon petit ami
dans un bar pour payer, le lendemain, le prix de mon inconscience
selon mon amour de frère aîné. Marien m’a
torturé dans cette voiture pendant plus d’une
demi-heure. Je m’en suis bien remis, mais ce moment a
été très difficile à passer. Je
l’ai bien senti dans mon crâne, le martellement de mon
cerveau presque vide qui surchauffait devant ces bruits atroces que
l’on ne supporte déjà pas en temps normal, mais
qui se montraient encore plus violent avec la gueule de bois. Il
s’est bien amusé à cela, puis, quand il est
revenu, il m’a pardonné et nous sommes rentré.
Moins soudé qu’au début de la
« promenade » (je lui en voulais
mortellement), mais dans une condition un peu moins pesante. Les
jours qui ont suivis ce sont assez bien passé. Sauf ce
putain de moment de la semaine qu’est celui-là.
Jeudi. J’ai toujours détesté
les jeudis, à chaque fois quelque chose de grave
m’arrivait. Quand j’étais petit, par exemple, le
jeudi, j’avais des crises d’angoisses redoutables ; et
pour cause, entre les saignements de nez, les bagarres, les
disputes, les conflits, les mauvaises notes et, plus
récemment, la mort de mes parents, pas de quoi être
heureux un jeudi, et voilà que s‘ajoute ma
sérieuse engueulade avec Chase… Je suis abonné
à ce mauvais jour. Ils sont tous maudits. Bon, bien
sûr, cette rentrée suite à mon renvoie a
été assez particulière, lundi, les choses se
sont passé relativement bien, tous le monde savaient pour
mon homosexualité. C’est pourquoi, Fredric m’a
attendu devant le lycée et nous sommes rentrés
à l’intérieur de l’établissement
comme un couple normal : en se tenant la main. Certains se
moquaient de nous, d’autres souriaient simplement,
d’autres encore faisaient comme si de rien
n’était, mais le meilleur, c’était ceux
qui nous approuvaient. Histoire de mettre encore plus la rage
à Valéry ainsi qu’Arnold (la salle blondasse de
mec qui est dans ma classe, celui qui se prend pour un Dieu alors
que son cerveau est incapable de contenir une table de
multiplication). Malgré tout, ce petit avantage à
rajouté cet inconvénient : le brun et le blond se
sont rapprochés pour former un duo, suivi, d’un
troupeau de blaireaux alliés pour nous pourrir la vie. Ils
n’osaient pas nous injurier avec des propos homophobes (sinon
Valéry les massacrait, lui-même étant gay),
mais leurs attaques étaient bien plus vils que cela. Il se
trouve que ce cher brun est bien plus intelligent qu’il
n’y paraît et ces mots se montraient bien efficaces.
D’une part, il n’arrêtait pas de nommer Lucie,
disant à Fredric qu’il la ferait venir, quant à
moi, il revenait relativement souvent sur la mort de mes parents,
et sur le fait que mon frère n’était sans doute
pas encore au courant de ma relation amoureuse avec Fredric. En
somme, il se renseignait très bien sur nous, et en deux
jours, ma situation familiale a fait le tour du lycée,
parfois avec des arguments faux ou des grossissement
d’événements (une rumeur comme quoi mes parents
étaient morts par ma faute circulait, certains racontaient
aussi qu’ils étaient en vie mais dans un hôpital
psychiatrique, c’est pourquoi ils avaient engendrer des
dégénérer comme Marien et moi). Je vivais un
enfer et Fredric aussi en souffrait. Alors hier, mercredi, on a
décidé de se faire un peu plus discrets, ne plus
s’embrasser devant tous, ne se parler que furtivement aux
pauses et aller manger en ville plutôt qu’à la
cantine. En somme, notre relation faisait un bruit impressionnant
et il fallait ralentir les choses. Même dans nos
lycées rivaux des gens étaient au courant. Certains
nous soutenaient pour qu’on créés une
mini-guerre dans l’espoir de faire tomber les plus forts,
d’autres encore enfoncés les rumeurs pour
traîner le bahut dans la dégradation, qu’on
devienne des déchets de la ville, ceux qui ne sont pas
fréquentables.
Et dire que tout cela s’est produit en
à peine trois, quatre jours, tout au plus. Incroyable. Je
n’aurais jamais cru que mon homosexualité avec Fredric
serait à ce point rendu célèbre. Et Dieu merci
que mon frère ne soit pas au courant de ce qu’il se
passe. Je prie chaque jours que la nouvelle n’atterrisse pas
dans le creux de son oreille. Surtout que dans son journal, ils
aiment bien les petits potins de la ville, donc si l’histoire
devenait un peu trop officielle et puissante, elle parviendrait
très vite dans les médias. Terrifiant.
Quoiqu’il en soit. Aujourd’hui, je
suis seul face à l’adversité, mon meilleur ami
m’a lâché à cause d’une ridicule
petite dispute. Il se trouve que je voulais à tout prix voir
Fredric à la pause, ce matin, et lui, il me disait de le
laisser tranquille, que les choses se tassent, que
j’arrête d’alimenter les rumeurs en
fréquentant d’aussi près mon amant.
Hélas, la manière dont il l’a dit, j’ai
immédiatement comprit qu’il commençait à
ne plus accepter très bien ma relation amoureuse. Que le
fait que je préfère une queue à du gazon ne
passait plus. Et bien sûr, comme à l’ordinaire,
j’ai réagit au quart de tours. Ensuite, les choses se
sont produits très rapidement, il est arrivé vers
moi, ma collé un coup de poing violent dans l’acte,
pas dans la puissance, sous les regards amusés des gens
autour, et a disparu des lieux. Lorsque je l’ai revu, en
mathématiques, il est allé s’asseoir à
l’autre bout de la classe, sans daigner me regarder. Les
élèves et même le professeur
n’arrêtaient pas de me reprocher des choses. Ce sale
prof s’en donnait à cœur joie pour lapider mon
comportement amoureux. Indirectement, bien entendu. Sauf ses rires,
lorsqu’Arnold ou d’autres me balancés des
critiques. Dés que j’ouvrais la bouche pour participer
on me disait très clairement « ferme-la,
ça pue la queue ». Vexant. Mais le pire de tout,
dans ce comportement de gosses intolérants, ce fut
l’éclat de rire de Chase à la remarque
inconsidérée qui me fut faite indirectement, elle
était basse et pathétique, mais elle était
portée sur mon intelligence et ma manière dites
« inutile » de me croire doué alors
qu’en fait « mon talent se cacher surtout dans mon
cul ». Le tout dit avec un certain humour
déconcertant à mes yeux. Autant dire que le fait de
voir Chase en rire légèrement m’a abattu
à un point impressionnant. Même s’il a mit sa
main sur sa bouche la seconde d’après avec un air
grave, je n’en avais plus rien à faire. Le mal
était fait et j’en avais gros sur le cœur. Il
m’a jeté un regard mal à l’aise mais
j’ai attrapé mes affaires et ait quitté les
lieux. Histoire de couronner le tout, le prof de maths m’a
encore fait une remarque très peu agréable :
« ce n’est pas étonnant de vous voir
disparaître d’ici, vous n’avez pas le niveau pour
nous suivre, pensez aux cours supplémentaires ou de
rattrapages… à mince, j’avais oublié,
c’est déjà le cas, et je suppose que vous
révisez le corps humain en ce moment ? Non ? ».
Je n’ai pas répondu, je me suis contenté de
fixer Chase avec un regard aussi froid que ceux de Marien et
j’ai quitté les lieux. Qu’ils aillent se faire
foutre. Tous.
Et voilà où j’en suis
aujourd’hui. Je suis dans les couloirs du lycée, des
larmes de colères me piquant les yeux, une furieuse envie de
ne jamais remettre les pieds ici en dose supplémentaire. Je
suis totalement paumé, une vrai loque insultée et
blessée dans son estime. Tout se passe peut-être bien
sentimentalement, mais cette fois-ci, Chase est devenue la goutte
d’eau qui a fait déborder le vase (je dirais
même la piscine). J’avance donc, coincé dans mon
monde intérieur, celui de la nausée. Bien sûr,
pour ne pas être en paix, au moment où
j’apparais dans la cours du lycée, mon
téléphone vibre, me donnant envie de l’envoyer
voler contre le béton. Mais je me contrôle tout de
même quelque peu, c’est un bien qui m’est
précieux. Par contre, si le nom affiché avait
été « Chase », j’aurais
sans doute éteint la bête avec rage. Mais les faits
sont là, il s’agit de Fredric. Rapidement, je lis son
SMS, assez attendrissant et souri furtivement à ses mots
élégants : « ne bouges pas d’ici, je
descend et je viens te voir mon amour ». Dans ce genre
de message tout est bon à prendre, et ma passion pour lui ne
me fera jamais oublier cela. Tout ce qui se rapporte à notre
histoire, je le mémorise, c’est donc pour
l’enregistrer à tout jamais que je plaque mon
téléphone contre mon cœur, le temps de quelques
battements qui me rappellent que je suis vivant grâce
à lui. Je l’aime.
Rapidement, je me retourne, un peu plus gaie
qu’il y a deux minutes, puis là, ce n’est pas
Fredric que j’aperçois en premier, mais Valéry.
Mon amant, lui, il se trouve à environ vingt mètres
derrière, il accélère d’ailleurs le pas
en voyant son ex avancer vers moi. Ce dernier me dévisage
quelques secondes pour enfin me dire :
_ Alors comme ça, tu fuis les cours une
nouvelle fois ? Trop de pression ? Me demande-t-il en laissant ses
yeux tomber sur ma braguette.
_ Qu’est-ce qu’il y a, t’es
jaloux de ne pas avoir de vie sexuelle ?
_ S’il faut que je sois jaloux, ce
n’est pas de toi. Tu sais Fredric, il est pas aussi bon que
ce que tu crois, je l’ai goûté avant, et il ne
vaut pas la peine. Pour que tu t’accroches à ce point,
c’est que tu ne dois pas encore savoir ce que c’est que
de prendre son pied sexuellement.
_ Tu sais, je ne suis pas un amoureux sexuel,
mais sentimental. Tu prostitue ton cul en lui donnant des
sentiments, et moi, j’offres mon cœur, donc
arrêtes de croire que t’es vexant.
A ces mots, les yeux de Valéry se sont
méchamment plissés, je crois bien qu’une
pulsation meurtrière s’est emparé de lui. En
même temps, s’il cherchait quelqu’un avec qui
jouer sur la répartie, il est tombé sur le bon
phénomène. Sa touche de connerie, je
l’écrase avec amour et puissance. En même temps
que la réaction de Valéry, j’ai remarqué
le sourire amusé de Fredric. Je crois bien qu’il a
apprécié mes répliques. Au moment où je
souris à l’attention de mon petit ami, Valéry
remarque enfin sa présence et se retourne sur lui, le regard
colérique.
_ C’est impoli d’écouter la
discussion des autres Fredric.
_ Oui, mais c’est tellement drôle
d’entendre Justinien t’en foutre plein la tête,
ricana-t-il en croisant les bras.
_ Et bien, je suis heureux de participer
à ce spectacle, c’est charitable de ma part, tu ne
crois pas ? Un peu comme toi tu es charitable avec Lucie.
Cette fois-ci, c’est à mon tour de
plisser les yeux et de laisser une envie sanguinaire me traverser
l’esprit. Rien que d’imaginer cette fille toucher
à mon Fredric, cela me rend malade au plus au point.
C’est détestable.
_ Je ne touche plus à Lucie.
_ Ce n’est pas ce qu’elle
raconte.
_ C’est une menteuse.
_ Tu es faible.
Leur échange est assez rapide. On dirait
un jeu pour avoir le dernier mot. Le seul inconvénient,
c’est le sujet de la conversation, j’ai horreur
d’entendre parler de Lucie et j’ai toujours peur que
Fredric la touche. Il m’a assuré qu’il ne le
faisait plus, mais malgré tout, j’ai cette part de
doute en moi, et elle s’accentue dés que Valéry
insinue le contraire. Surtout cette manière de ne le dire
qu’à nous, que les choses ne sont pas une rumeur,
comme si c’était elle qui avait demandé
à ce que les dires ne soient que raisonnables à son
sujet. Quoiqu’il en soit, je m’inquiète
dangereusement en les écoutant parler.
_ Ca suffit Valéry, tu ne
m’intéresse pas, lui répond Fredric tout en
venant vers moi et m‘attrapant l‘une de mes mains,
viens Justy, on y va.
Où ça ? C’est la question
que j’aimerais bien lui poser à mon bel homme. Il
n’est que quinze heure et j’ai, une nouvelle fois,
séché les cours. D’ailleurs, si Marien est mit
au courant de ça, ma fin approche à grande allure.
Comment je fais pour chaque jour, avoir une raison d’avoir
peur de mon frère ? J’ai le don pour me mettre dans
l’embarra avec lui. C’est vrai gênant.
Quoiqu’il en soit…
* *
*
Petite innocence d’impressions
évanouies. Je ne sais pas s’il a conscience de
l’amour que je lui porte. Il est beau, touchant, tendre et
doux. Un véritable ange. Celui de ma vie. Celui pour qui je
me détruirais progressivement si je le perdais. Il est ma
délivrance, mon bonheur éternel. La perfection de ma
vie qui me donne envie de soulever mes idéaux jusqu’au
point de non-retour. Si l’utopie n’est qu’utopie,
la mienne lui ressemble, mais elle est réellement
présente et vivante. Un prince de toutes les époques
dessiné à son image. Son âme lui donnant un
contour de Dieu que je ne souhaite qu’apprendre
par-cœur. Pour que, plus tard, seul dans le noir, je sois
capable de revoir la moindre de ses courbes et la recréer
dans l’air, histoire de me souvenir que sa présence
est gravée à jamais dans mon corps et dans ma vie. Je
l’aime, cette beauté presque impossible qui trace de
longues lumières le long de son âme. Il est mon
protégé qui me protégera. Le loup d’un
éternel sentiment d’appartenance. Et je veux tout lui
offrir, ma vie, mon âme, mon cœur et mon corps.
Qu’il sache que toutes mes respirations ne sont possible que
grâce à sa vie. Et lorsque j’écoute son
cœur, c’est le mien que j’entends à chaque
battements. Il est moi, je suis lui. Nous ne somme qu’un et
je ne veux jamais effacer mes souvenirs. Je veux que, même
après ma mort, son image soit plus forte que tout.
Je ne suis qu’un morceau de papier
déchiré, un ensemble de note de musique qui
mène au Paradis, et peu à peu, il reconstitue le
tout. Me rendant entier. Me donnant une vie de promesse et de
beauté. Une vie que je ne voudrais jamais quitté. Il
est mon musicien, celui qui sait me jouer, celui à qui je
donne ma note la plus profonde.
Il est un tout tellement beau que cela me donne
envie de pleurer. Et je sombrerai si ses bras me laisser tomber au
sol crasseux d’un conditionnel que j’espère
certain.
Nous sommes deux à présents.
Allongés sur le lit de ma chambre,
Fredric et moi avons décidé d’écourter
ces difficiles journées. Lui aussi a dû quitter
prématurément son cours de biologie. Quelqu’un
avait fait une remarque bien plus déplacée
qu’à l’ordinaire et, même si nous
supportons au mieux ces mots injurieux, nous sommes humains avant
tout, et parfois, cela nous dépasse très largement.
C’est donc sur une heureuse coïncidence amoureuse que
j’ai décidé de rentrer chez moi en compagnie de
Fredric. Je sais que Marien ne revient pas avant cette nuit,
très tard (ou tôt) et qu’il nous restait
suffisamment de temps pour être un peu au calme, à
deux. C’est donc ainsi que je me retrouve allongé sur
lui, dans ses bras tendres et doux qui m’apportent un
sentiment d’assurance. Ma tête posée sur son
torse, je me laisse divaguer dans la pénombre, amoureux du
seul être en qui je daigne avoir une confiance aveugle.
_ Alors comme ça, tu t’es
disputé avec Chase ?
_ Il semblerait oui… répondis-je,
l’air renfrogné, je n’avais aucune envie
d’en parler maintenant.
_ Pourquoi exactement ?
_ Fredric… s’il te plaît, on
peut oublier ça quelques minutes, je n’ai pas envie de
repenser à lui pour le moment.
_ Oui… soupire-t-il, mais de toute
manière Justinien, tu sais, peu importe ce qu’il
s’est passé, vous vous pardonnerez très vite,
votre amitié est précieuse, il est juste un peu
« pudique ».
_ J’en doute… Cette fois-ci,
c’est allé un peu trop loin pour moi, insistais-je
sans vouloir imaginer une quelconque manière de voir les
choses se réparer. Bref… le sujet est clos…
s’il te plaît.
Une fois ma demande de cessation de ses paroles,
je sens les lèvres de Fredric se poser sur le haut de ma
tête. Ce geste passé, je redresse délicatement
mon visage vers lui, l’air malheureux. L’une de ses
mains se posent doucement sur ma joue libre, effleurant du bout des
doigts les mèches rebelles de mes cheveux qui me
gênent dans la contemplation de mon amour. Ses yeux bleus
semblent moins froids depuis que nous nous sommes rapprochés
dans les conflits à notre sujet qui s‘opèrent
au lycée, leur manière de me détailler me
touche à un point impressionnant. Il est tellement tendre
dans la moindre de ces façons d’agir. C’est
adorable.
_ Justinien… murmure-t-il en descendant
son corps pour le mettre à ma hauteur afin de me
déposer un baiser très agréable.
Je réponds à cela avec
appréciation. Ses lèvres, humides et douces appuient
sur les miennes avec plaisir. Très rapidement, nos positions
s’inversent, il se place au-dessus de moi et m’embrasse
toujours, nos baisers se faisant de plus en plus puissant à
chaque fois. Cette forme que prennent nos corps me rappelle
tendrement la première fois que nous nous sommes
embrassé, dans ce parc mélodieux où je suis
monté très haut dans le ciel grâce à
lui. La seul différence, c’est le décor qui
s’est transformé en ma chambre ainsi que mon
comportement un peu moins frêle et hésitant
qu’avant. Je parviens enfin à le toucher ouvertement
et sans crainte. Je commence à le connaître.
Mes mains s’aventurent rapidement sur lui,
caressant son dos pour finir juste au-dessus de ses fesses. Avec
une légère anxiété je les glisse sous
son haut pour le lui retirer avec douceur. Il se laisse faire, se
retrouvant torse nu sur moi. Son visage, à quelques
millimètres du miens me faisant planer dans un air
imaginaire. Il me fixe, cela me détruit la moindre angoisse.
Il est beau. Ses mains, d’un romantismes absolues se
décident à déboutonner ma chemise blanche
jusqu’à dévoiler mon ventre. Au fur et à
mesure que les boutons se retirent, Fredric me dépose un
léger baiser à l’endroit découvert. Cela
peut paraître démodé et très peu
érotique aux yeux du monde actuel. Mais pour moi, tout ces
petits gestes me donnent envie de lui. Sa tendresse, sa finesse,
tout est d’une beauté certaine. Une fois que je me
retrouve comme lui, sans haut couvrant mon corps, je l’oblige
à s’allonger correctement sur le lit, pour que je
puisse enfin me mettre au-dessus. Assis sur le haut de ses cuisses,
je le regarde avec passion, pendant une seconde rien ne se passe.
Une seconde où simplement son océan personnel
s’est introduit dans le reflet de mon âme, me donnant
envie de l’aimer encore plus. Plus loin et plus fort. Et
après cette mélancolique seconde, je me suis
écroulé sur lui, caressant son torse de mes longs
doigts que je juge désormais fins, s’attardant dans
son cou pour ensuite s’enfoncer dans ses cheveux noirs de
jais. Mon corps s’écrasant contre le sien, avec
érotisme, je l’embrasse, mêlant mon âme
à mon baiser. Le laissant suffoquer sous cette minute de
plaisir, l’empêchant de respirer autre chose que mon
être.
Puis, tout en gardant cette domination qui est
mienne, je descend peu à peu de son visage. Gardant nos yeux
plongés l’un dans l’autre, il me voit
disparaître de plus en plus bas. Il n’a
désormais plus que son système nerveux pour savoir de
quoi je suis capable. Et c’est parfait ainsi. Avec une
torture langoureuse, je déboucle sa ceinture et
défait son jean noir. Il n’ose pas me toucher ou
m’arrêter, je le vois à ses mains qui imitent de
furtifs gestes vers moi mais qui finissent à chaque fois par
rester le long de son corps. Je profite d’ailleurs de ce
laisser-aller pour lui retirer son pantalon, au moins
jusqu’au genoux. Puis ensuite, je m’attarde sur son
boxer qui moule avec perfection cette partie grossie de son corps.
Je reproduis ce qu’il m’avait fait il y a quelques
jours déjà et embrasse son sexe à travers le
tissu, ne déposant que quelques baiser tout en lui faisant
sentir la chaleur de mon haleine. Il semble en souffrir quelque
peu. Finalement, l’une de mes mains remontent vers son
entre-jambe et décide d’en toucher les contours du
bout des doigts, le faisant frémir dans l’attente que
j’aille chercher l’objet de mes désirs.
Après de doux mouvements de va-et-vient le long de son sexe,
je me décide enfin à lui baisser son boxer, le
mettant à la même hauteur que son jean. Je sais que
son cœur bat à tout allure, que ce que je fais le
torture, mais ce romantisme fou qui s’est mêlé
à l’atmosphère l’empêche de
réagir. Il me laisse choisir.
Et là, il constate qu’il a bien eu
raison de cela, à l’instant même où ma
langue à glisser une première fois en partant du bas
de son sexe jusqu‘au haut, son corps s’est
soulevé dans un plaisir parfait. Et au même moment, le
mien s’est décuplé, et je me suis senti
obligé de réitérer le mouvement. Je redessine
les courbe de nos désirs avec mes lèvres et ma
salive. Mes mains venant très rapidement se joindre à
ma bouche et finissant par soulever avec lenteur ce qui me donne
une terrifiante envie de bonheur. Et là, le plaisir
qu’il ressentait avec de simples coups de langues se
transforme en véritable râle. J’introduis une
partie de son sexe dans ma bouche et décide enfin à
lui offrir ce que l’on nomme une fellation très bien
appliquée. Ses mains s’agrippent aux draps de mon lit
et sa respiration s’accélère à la
vitesse de la lumière. Je l’entend prononcer mon nom
des dizaines de fois à la suite, je ne sais même pas
s’il s’en rend compte mais je profite de cela pour
aller de plus en plus vite dans cette succion de plaisir.
Jusqu’à finalement remonter vers son visage avant que
son explosion n’ait lieu, le frustrant quelque peu. Fredric
ouvre finalement ses yeux et me regarde, plein de désir. Je
lui souris furtivement, puis il se redresse tout en me
balançant sur le dos, à plat contre le matelas. Il se
débarrasse de son jean et son boxer qui étaient
restés coincé en travers de ses jambes et il
m’embrasse avec hâte, me dévorant presque. Je
crois bien l’avoir excité à un point terrible.
Je répond avec plaisir à ses baisers et
j’émets un léger cri de surprise lorsque je
sens l’une ses mains s’introduire dans mon pantalon
sans prendre le temps de défaire correctement mes habits.
Ses gestes ne sont peut-être plus aussi doux et tendres, mais
son romantisme est toujours présent dans son regard, se
mêlant avec son désir que je ne sois qu’à
lui.
Je n’ai même pas le temps de sentir
ses mains se glisser sous l’élastique de mon
caleçon qu’il sort sans gêne mon sexe à
l’air libre. Avec une vitesse désarmante, il me
prodigue une masturbation inattendue, me faisant gémir
instantanément.
_ Fredric… Oh Mon Dieu…
_ Tais-toi mon amour… me dit-il en posant
ses lèvres sur les miennes m’empêchant de
prononcer quoi que se soit.
Sa langue s’aventure finalement dans mon
cou, venant jusqu’à y détailler chaque creux.
Il est bon. Et en bas, sa main, toujours en activité me
donne rapidement envie de jouir, mais ma passion pour lui me force
à me retenir. Lorsqu’il sent que mon plaisir arrive
à son summum, il s’arrête et me retire vivement
mon pantalon ainsi que mon caleçon dans la même
foulée. Puis il s’écrase de nouveau au-dessus
de moi, je sens son sexe frotter vigoureusement le mien. Alors
qu’en descendant son visage vers mon bas ventre je
m’attendais à ce qu’il me prenne en bouche, ses
gestes se sont montrés bien différents de ce à
quoi je m’attendais. Tout en se mettant à genoux
à côté de moi, je le sens me retourner sans que
je n’ai le temps de réagir. Je me retrouve donc
rapidement allongé sur le ventre, et Fredric assis au-dessus
de moi, ses mains parcourant mon dos sensuellement.
Alors que je me demandais ce qu’il
faisait, je l’ai senti se pencher en avant, sa bouche
collée à mon oreille, me la léchant avec
délice. Puis finalement, il me dit, avec une respiration
haletante :
_ Justinien… J’ai envie de toi.
Vraiment.
Je me retourne légèrement, mettant
mon visage face au sien et caressant ses lèvres avec ma
langue. Mes yeux, à l’instant qu’il a ouvert la
bouche, sont rapidement devenus rouges par les larmes qui
voudraient en sortir. La réciproque est juste, moi aussi,
j’ai envie de lui. Envie de faire l’amour avec lui, que
nos deux corps s’étreignent dans une apocalypse de
sentiments. Je l’aime. Avec une voix assez faible et douce,
je lui murmure, les yeux dans les yeux, mon cœur
frétillant de bonheur :
_ Dans ce cas, fais-moi l’amour…
mon amour…
Immédiatement après, sa bouche
s’est blotti dans le creux de mon cou, m’embrassant
avec passion. Je sentais ses mains le longs de mon corps me
caresser de toute part, me faisant gémir à chaque
mouvement. Il me rendait ivre de vie.
Ce qu’il s’est passé suite
à mon accord de partage charnelle, je ne le sens que trop
bien, il m’a furtivement touché, me donnant une envie
de plus en plus puissante de faire l’amour avec lui. Puis,
avec douceur, alors qu’il était allongé sur mon
dos, il m’a délicatement écarté les
jambes afin d’y placer son corps. Après ce geste, mon
cerveau n’a rien fait d’autre que sentir. Sentir son
sexe qui, avec une tendresse des plus personnelles, a fini par se
frayer un chemin en moi celui qu’un seul homme avait
emprunté jusqu’à aujourd’hui. Sous la
douleur vivace de ce moment, j’ai serré avec douleur
les draps, gémissant, laissant quelques larmes tomber de mes
yeux et glisser le long de mes joues. Une fois Fredric totalement
mélangé dans mon corps. Le tout n’a
été qu’une succession de bonheur
jusqu’à l’absolue désir de
l’éternité. Sa tête posé au creux
de mon cou, son torse reposant sur mon dos, ses mouvements aussi
délicats qu’un ange mais se multipliant à
chaque secondes qui passaient. Je me sentais enfin vivant. Le
sentiment du tout que nous formions à deux ne se fit que
plus fort en ce moment. Cet acte profond, puissant et
dévastateur ne fut que l’accomplissement soudain
d’un destin que je souhaitais soudé au sien. Dans mon
aveux intérieur de n’être à jamais que
son double amoureux, son bonheur et sa petite vie
supplémentaire, nos extases respectives sont montées
de plus en plus haut. M’aidant à mémoriser ses
courbes dans nos changements conséquents de positions. Un
face à face final qui nous faisait goûter au summum de
l’existence. Une jouissance si puissante qu’elle est
inopérante sans une moitié amoureuse.
Dans un long moment que je ne cesserai jamais de
me passer au ralenti, j’ai senti le bonheur de Fredric se
répandre en moi, ainsi que mon plaisir se déverser
contre la tentation inavouée d’en vivre toujours plus
et encore. En corps à corps de sentiments, j’ai apprit
à l’aimer sans concessions, sans craintes et sans
obstacles. Avec ce doux moment, mon âme n’a fait que
crier une première fois un « je
t’aime » que même les Dieux, de luxure ou de
pardon n’ont eu aucunes idées de la puissance
qu’il incarne.
Et nous nous sommes évanouit, l’un
sur l’autre, chauds de plaisir, haletant de désir.
Enlacé dans un lit qui ne serait plus jamais le même
pour moi. Nous nous sommes promit l’un à l’autre
comme si nos vies respectives en dépendaient. Et ce
spectacle, accompagné d’une vague charnelle de
descriptions magiques m’a fait pleurer. Blotti au creux de
son âme, mes larmes n’ont jamais été
aussi sincère qu’en étant deux à les
comprendre.
Et voilà, première fois pour
Justinien et Fredric. J'espère ne pas vous avoir
déçu. Ce chapitre m'a donné du fil à
retordre, mais finalement, j'en suis plutôt fière,
cela ressemble bien à ce que je voulais faire ! Bien
qu'à l'origine, cela devait se passer sur un bureau
(
).
En tout cas, autant vous dire qu'il ne reste vraiment pas beaucoup de chapitre et que ça me rend malheureuse...mais si vous saviez à quel point ! Donc je risque d'être assez longue, d'ici que je rajoute des événements entre les chapitres, y'a pas des kilomètres ! Je pense monter jusqu'environ 30 chapitres, mais il y en aura peut-être moins (ou plus, je ne sais pas !).
En tout cas, je suis heureuse de partager cette aventure avec vous, et un nouveau projet devrait bientôt prendre vie. Une histoire vampirique/yaoïste, ça vous dit ? Moi, en tout cas, ça me plaît bien !
Sur ce, je vous laisse ! Je dois mettre des événements en route dans ma tête et réfléchir à mon choix existentiel de demain : grêve des bus, j'y vais ou j'y vais pas au lycée ? (70% de chance vers le "j'y vais pas").
Bisous
à tous ! 

Je le hais, je le hais? JE LE HAIIIIS !!!
Non pas déçue du tout ^__^ *tu sens la grosse perverse là 

J'ai toujours trouvé ça sensuel le baisé d'un vampire !!
















Me voila con(ne) je connais la fin, tant pis, je lis quand même!
Cette répartie qu'il lance à Valéry ^^! J'adore!
Et cette première fois entre eux, c'était super bien écrit, dans ma tête, ça clignottait: Pourvu que personne ne les interrompent!!!
Bisous