
Mon coeur s'enflamme.
Je fixe avec un air ébahit Fredric, il cligne des yeux et
commence à s'inquiéter. Il me dit quelque chose, je
crois que c'est une forme de "ça va ?" mais je ne suis pas
certain de mes sens, ils ont déraillé au moment
où il m'a dit qu'il m'aimait. Je le regarde sans bouger,
puis là, la vue de Fredric devient floue, je ne le vois plus
très bien, il est à moins d'un mètre de moi,
mais je n'arrive plus à le détailler. Et pour cause,
comme une délivrance, mes larmes sont sorties de mes yeux
amoureux. Elles s'éparpillent sur mon visage et
m'empêche d'admirer clairement le garçon que j'aime le
plus au monde. Et elles ne sont pas peu, mes mains viennent
ressuyer mes joues et m'affirment vraiment que je pleure à
en remplir un océan. En voyant cela, Fredric m'attrape et me
serre dans ses bras, je ne sais pas à quoi il s'attendait en
me disant une chose aussi puissante, mais je ne suis pas le genre
de personne qui reste de marbre à ces mots, et encore moins
lorsqu'ils viennent de l'homme que j'aime. Ils ont la
mélodie d'une promesse, la douceur d'une caresse et la
sensualité d'un moment d'amour. Je ne peux pas ressortir de
cette écoute indemne. Et au moment où il m'a blotti
dans ses bras, j'ai doublé mes pleurs, il se met à me
bercer, je nous sens bouger sans rien faire. Il est tendre. Il est
parfait. Peut-être un peu trop pour que je reviennes à
la réalité.
Au loin, j'entends Chase demander avec inquiétude ce qu'il
se passe. Il ne doit pas se douter que Fredric vient de me dire
qu'il m'aimait... Qu'il m'aimait. Mon bel homme lui dit de ne pas
se ronger les sang, tout va bien. Tout va trop bien. Je me recule
légèrement de Fredric, il me regarde avec une
tendresse qui me passionne et là, je lui avoue à mon
tour :
_ Je t'aime aussi Fredric, je t'aime plus que tu ne
l'imagines.
_ J'ai cru voir ça... me dit-il avec un sourire en coin tout
en passant ses mains sur mon visage pour effacer mes larmes qui
cessent enfin, peu à peu.
Nous nous embrassons alors, chose qui doit rassurer mon meilleur
ami qui commençait à nous faire une crise
d'anxiété. Je sens la langue de Fredric se blottir
parfaitement dans ma bouche, la mienne lui tient compagnie dans une
danse humide et sensuelle. Mes yeux sont clos, et mon beau brun me
caresse les cheveux pour accentuer notre échange qui me rend
fou à chaque seconde qui passe nous visiter l'âme. Ses
doigts s'écoulent finalement dans mon dos comme une cascade,
il me donne envie de lui et je crois bien que la réciproque
est juste. Mais il cesse son jeu d'amour et me dépose un
baiser sur le bout du nez. Il me reprend par la main et
m'entraîne vers nos deux amis lâchement abandonner pour
nos promesses respectives.
Chase me jette un regard en biais alors qu'il est caché
derrière sa Léna et la tient par la taille, sa
tête posé dans le creux de son cou. A les voir ainsi,
je me rend compte qu'ils sont magnifiques ensemble.
_ Alors, que fait-on, je doute qu'il soit encore l'heure de rentrer
en salle, tous les films ont du commencer, dit-il l'air
déçu.
_ Je vais sûrement rentrer tout de suite, soupira
Lénaïg, je dois surveiller les réactions de
Lucie, j'ai peur que Valéry l'ait déjà
prévenu...
Je sens la main de Fredric se crisper dans la mienne. Ce qu'elle
vient de dire le replonge dans une réalité qu'il
n'aime vraiment pas. Pour lui prouver que j'ai confiance en lui
désormais, je me serre contre son bras, il remarque mon
attention et passe finalement sa main qui tenait la mienne par
dessus mes épaules tandis que j'entoure sa taille de mes
deux bras tout en posant ma tête sur son torse.
_ Laisse tomber Léna, on verra bien ça tout à
l'heure en rentrant... Pour l'instant, j'ai envie d'aller boire un
verre dans un bar, se sera nettement plus plaisant que de
s'angoisser à propos de Lucie.
Je regarde sa soeur en coin, elle acquiesce Fredric même si
cela ne semble pas la râvir. La situation a l'air bien plus
difficile que ce que l'on pense, que peut bien faire cette fille
pour bloquer à ce point mon petit ami. Il n'est pourtant pas
le genre de garçon qui se sent mal face à
l'adversité, au contraire, il a tenu tête pour moi
à Arnold, il a repoussé ce Valéry que je
n'aime vraiment pas et le voilà remettre à plus tard
le moment de revoir sa soeur aînée. Peut-être
qu'il le fait pour rester un peu plus avec moi, si c'est le cas,
j'en suis ravi, mais inquiet, j'espère qu'il ne pense pas me
quitter alors qu'il m'a enfin dit qu'il m'aimait. Cet aveux qui
assure mon attachement à lui pour toujours. Il est devenu
mon premier et unique amour. Alors, qu'il ne joue pas avec moi, mes
sentiments sont beaucoup trop développés pour que je
parvienne à supporter une quelconque douleur qui soit
liée à lui. Maintenant qu'il m'a avoué cette
forme de promesse, je ne me vois pas revenir en arrière et
passer à autre chose. Je lui appartiens, et ce, pour
l'éternité à venir. Je lui ai promis sa
réciproque, qu'il ne joue pas avec une
antithèse.
Finalement, après de longs moments de réflexions,
nous décollons tous les quatre vers l'un des bars les plus
agréables du coin, le Nostran. Je suis incapable de dire ce
qu'il signifie, le nom est franchement étrange pour moi,
mais on ne m'en a dit que du bien. La musique y est bonne, les
boissons sont servies rapidement, les clients ne sont pas
bourrés au point d'en casser chaque meuble, et l'ambiance
est assez chaleureuse.
Je confirme d'ailleurs toutes ses bonnes phrases lorsque nous y
arrivons après quelques minutes de marches. C'est un endroit
assez intimiste, les mûrs sont peints dans des tons
colorés de rouge et d'orange, le décor est
imprégné d'une atmosphère placide qui donne
envie d'y rester. Seule la musique est en contraste avec les lieux,
elle remue vraiment, le genre de musique que l'on entends en
boîte pour se déchaîner, alcool dans le sang et
sexe dans la vue. Malgré tout, elle ne retire rien au charme
de ce bar.
Ecoutez : Justin Timberlake - Summer
Love (je sais, c'est pas mon genre musical en
principe, mais ça colle trop avec l'ambiance, alors bon
x'D)
Après avoir trouvé nos places - des canapés
moelleux placés au fond du bar - notre inquiétude vis
à vis de ce qu'il s'est passé s'estompe au bout de
quelques verres. Ce lieu est vraiment magique. Fredric retrouve
enfin son sourire qui me manquait comme pas permis, celui qui me
donne envie de m'asseoir immédiatement sur lui, à
califourchon sur ses cuisses. Je pense que c'est ma non-habitude
à ingurgiter des boissons fortes qui me pousse à
faire ça. Quoiqu'il en soit, je divague
légèrement, perdu sur lui. Je ne remarque même
plus Chase et Lénaïg qui doivent s'être lever
pour accompagner une musique d'une danse sensuelle. D'ailleurs,
cette même musique me fait faire une chose assez chaude sur
Fredric. Comme si j'étais une femme qui faisait l'amour
à son homme dans une position très proche de la
pornographie, je me frotte contre le bas de son ventre et je sens,
sans difficulté, une chose particulière, grossir dans
son pantalon.
_ Qu'est-ce que tu fais Justinien ? me demande-t-il, les joues
rougies par ce qu'il se passe.
Je me penche sur lui, lui donnant un nouveau coup bien placé
avec mon corps et lui répond, sur une voix pleine
d'assurance :
_ Je crois que je te chauffe.
Il tire mon visage vers le siens, me forçant à
l'embrasser avec vivacité. Je crois bien que je me
dévergonde. Sans doute que sa déclaration m'a
donné suffisamment de force pour admettre que je suis bel et
bien en couple avec le garçon que j'observe depuis un peu
trop longtemps.
Pendant que nous nous embrassons avec passion, moi, penché
sur un Fredric qui s'enfonce dans le canapé à mesure
que nos pressions montent à tout les deux, je commence
à déplacer ma main sur son corps pour qu'elle vienne
vers sa braguette, juste là où une bosse attirante se
fait sentir. Je commence ainsi un léger massage qui le fait
respirer rapidement. Je suis à deux doigts d'aller chercher
ce qui se cache sous ses vêtements quand quelqu'un vient me
tapoter sur l'épaule et m'empêcher de finir mes
travaux exclusivement sexuels.
_ Euh... Justy, fais gaffe, on est en lieu public, des gens vous
observe et ils ne semblent pas trop aimer votre
démonstration d'amour, me dit Chase avec un visage
perturbé comme s'il avait été choqué
par quelque chose.
_ On fait rien Chase... riais-je en m'écrasant contre
Fredric, posant ma tête dans le creux de son cou et laissant
ma main vagabonder vers la déformation de son
pantalon.
_ Peut-être, mais de loin, c'est vraiment... comment dire,
chaud. Et n'oubliez pas non plus que vous êtes de mecs, ils
n'ont pas l'air très habitué à ça dans
ce bar... rétorque-t-il en laissant tomber ses yeux vers
l'agitement de ma main là où est situé le sexe
de Fredric.
Je lui tire la langue avant de vouloir me replonger correctement
dans l'exploration du corps de Fredric, quand finalement, c'est lui
qui me stoppe et me force à m'asseoir convenablement
à côté de lui. C'est injuste. Chase semble
soulager et son visage se fait plus tendre. Au loin, je remarque
que Léna est toujours en train de danser avec quelques
autres personnes. Elle profite pleinement du moment, contrairement
à mon meilleur ami qui vient de me frustré
sexuellement pour la deuxième fois en peu de temps. Mais
bon, je parviens tout de même à rester impassible
à ce moment, je crois que j'ai bu suffisamment pour
être bien joyeux. Je ne me soucis plus de rien, même
cette histoire avec Lucie ne me traumatise plus comme elle devrait.
D'ailleurs, au moment où je pense à elle, je
m'écroule tête la première sur Fredric,
écrasant mon visage contre le haut de ses cuisses, sentant
encore sa réaction sexuelle. Suite à cela, ses mains
se posent sur mon front, je crois qu'il est en train de prendre ma
température. Je suis chaud, je le sais, j'ai une mortelle
envie de m'envoyer en l'air avec lui. Il commence alors à
parler avec Chase :
_ Il a bien bu notre Justinien, je ne sais pas comment on va faire
pour le ramener chez lui...
_ M'en parle pas... émet avec pessimisme mon meilleur
ami.
Chez moi... C'est tellement loin chez moi que je n'y pensais
même plus. De toute façon, il n'est pas tellement
tard, je ne vois pas ce qu'il pourrait m'arriver de grave. Je
lève rapidement les yeux vers Chase, son visage est
crispé, je suis à la limite de lui dire "pète
un coup, ça ira mieux", quand tout à coup, par je ne
sais quelle prouesse, je ne dis rien et me redresse, l'air
dramatique à mon tour et déclare avec une angoisse
désarmante :
_ Marien va me tuer !
Puis c'est ainsi que je retombe sur Fredric, complètement
mort. Finalement, entre le temps où nous nous sommes
installé à table et celui-ci où je me suis mit
à faire bander mon copain sans crainte devant beaucoup de
monde, j'ai du boire bien plus que de raison. Sauf que, je ne m'en
suis pas rendu compte sur le coup. Je sens que je vais le
payer.
Image : Angel Sanctuary

A
suivre, Chapitre 21 !
Que va-t-il se passer ? Quand je dis qu'il y a toujours un hic avec
moi. Voilà que notre Justy nationale se bourre la gueule
sans faire gaffe 
Brefouille, les commentaires sont revenus à la normale paraît-il. Espèrons !
Sur ce, je
m'en vais bosser mon DM très long à faire mais que je
rendrais à moitié. Tant pis si j'ai une autre
mauvaise note en gestion, depuis le début de l'année,
j'ai pas en-dessous de 10, c'est pas deux 4/20 qui auront ma peau

Bisous et merci pour tout !


Trop bien ! Je les imagine trop bien dans leurs petits échanges
je le sens pas trop !!
regardez ailleurs, et laissez-les faire ce qu'ils veulent, que diable !














