Justinien - Dix-Neuvième Chapitre (Justinien) posté le samedi 19 avril 2008 21:18


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 Mariah Carey - For The Record
(oui, j'ai le dernier Mariah Carey et elle est redevenue la VRAIE Mariah !)

 

Mais quel merde. C'est quoi ce boulet qui vient d'insulter mon petit ami aussi grossièrement sous mes yeux ébahit. A mieux l'observer, je me rend compte qu'il ressemble grandement à ce mec que j'avais vu l'autre jour au foyer et qui nous jetait des regards glacials pendant que je m'enfuyais avec Fredric au loin pour une petite partie de sexe au lycée. Je ne sais pas qui il est, mais c'est vraiment le plus grand des cons pour me gâcher ce moment d'extrême tendresse entre mon amour et moi.
Une horrible envie de lui casser la gueule se fait sentir, si seulement je pouvais me déplacer d'environ deux mètres en avant et lui foutre mon poing dans la tête avec violence pour me décharger de toute cette pression qui s'emmagasine en moi depuis que j'habite dans cette ville.

_ Qu'est-ce que tu me veux Valéry ?

Valéry ? C'est quoi ce prénom ? Il est né asexué ou quoi ?
Et c'est lui qui ose jurer sur mon beau Fredric. Je lui jette mon regard le plus froid possible, ça s'associe plutôt bien avec mes yeux émeraude, c'est largement plus puissant que n'importe quel coup - et puis, de toute façon, je n'ai jamais su vraiment bien me battre - qu'il aille s'étouffer avec son sandwich qu'il tient en main.

_ Tu sors avec ce gosse ? T'as quoi en tête ? Surtout ce morveux ! crache-t-il en me dévisageant avec un rictus de haine qui déforme son visage aux traits fins.

Il ne m'en faut pas plus pour réagir et lâcher la main de Fredric pour me planter face à Valéry. Il est peut-être beau garçon, mais ce type m'exaspère au plus profond, ces cheveux noirs coupés en brosse me donne envie de lui coller une perruque de Bill sur la tête, ça le ridiculiserait un peu plus au moins.

_ C'est de moi que tu parles pauvre frustré du cul ?!

_ Justinien recules tout de suite, me demande Fredric sur un ton strict qui me rappelle encore la sympathie de Marien. Il est simplement jaloux de toi, alors recules et laisses-le.

_ Jaloux de lui ?! C'est ça ouai, Fredric, remets-toi à l'heure, ça fait longtemps que j'ai zappé ta sale queue de mon existence ! C'est à Lucie que je pense, t'en fais quoi d'elle ?

Lucie ? Qui est cette fille ? Je me retourne sur celui qui est censé être mon petit ami officiel depuis ce soir et lui lance un regard suspicieux. Il m'évite et fronce les sourcils, gêné par la situation. Je commence à trembler d'inquiétude, j'ai peur de m'être fait piéger par le plus beau gay qu'il puisse exister sur cette planète. Toute la joie que je venais de faire grandir en mon coeur commence à me quitter, c'est un peu comme lorsque chaque matin, mon assurance me quitte pour faire de moi le garçon hautain et perdu qui lutte pour chaque geste. Je suis pathétique en cette seconde. Fredric me demande une nouvelle fois de reculer, qu'il me parle ainsi sans me donner d'explications me suffit pour dire, certes calmement mais d'une manière perturbé :

_ Qui est Lucie ?

_ C'est ma, très possessive, soeur aînée.

Les traits de mon visage s'apaise à nouveau. Je me sens moins crispé, il s'agit simplement de sa soeur aînée. Au même moment Léna surgit derrière Valéry et lui demande de nous laisser tranquille. Il lui répond que non et commence à perdre son calme, je ne sais pas ce qu'il se passe mais au bout de quelques secondes de lutte de pouvoir verbal, il hurle sur Fredric :

_ Lucie est censé être ta copine ! T'avais dit que depuis moi, tu n'irais plus jamais avec personne d'autre qu'elle et tu la trompes avec ce gamin même pas en âge de se faire prendre ?

_ C'est quoi cette histoire ? m'énervais-je à mon tour en me retourner avec colère sur Fredric.

_ Lénaïg, emmènes Justinien un peu plus loin, j'ai à parler seul avec Valéry... déclare sans encombre mon brun en fixant droit dans les yeux celui qui semble être son ex petit ami.

Léna m'attrape par le bras en compagnie de Chase qui assiste, impuissant, à la scène depuis tout à l'heure. Je n'ai pas envie de la suivre mais la détermination meurtrière de Fredric me dit de lui faire confiance et de déguerpir des lieux sans mêler mon instable comportement sarcastique et capricieux.

Nous nous éloignions donc d'environ trente mètres et allons nous asseoir sur les bords qui entourent la fontaine. Je fixe avec une haine non dissimuler les deux bruns, je suis sur les nerfs, on croirait que je ne respire même plus tellement je suis sur le point de péter ma rage contre leur connerie. Lénaïg me prend l'une de mes mains et la serre contre son ventre, Chase détourne les yeux, il sent que ce qu'il se passe ne le concerne pas.

_ Ecoutes Justinien, il faut que tu saches quelques petites choses sur Fredric, commence-t-elle à me dire sans que je lui donne une quelconque importance, je suis trop remonté pour le moment. Fredric n'est pas mon frère de sang, ni à Lucie d'ailleurs, mes parents l'ont adopté il y a six ans, je ne peux pas te dire pourquoi, il t'expliquera sans doute un jour, je n'en sais rien, mais cette histoire avec ma soeur est une lamentable connerie. Lucie est psychologiquement atteinte, elle pense que Fredric lui appartient et qu'il n'a pas le droit d'aller voir ailleurs.

Cette fois-ci, je m'intéresse à ce qu'elle me dit et la dévisage avec inquiétude. Je l'incite à continuer avec un regard interrogateur et mal à l'aise.

_ Bon, pour te dire les choses clairement avant que Fredric n'arrive - puisqu'ils sembleraient qu'il est fini de parler avec Valéry - il est obligé de coucher avec ma soeur et faire comme s'il sortait avec elle. Il ne triche pas avec toi, et ça, je peux te le jurer.

Cela ne suffit pas pour me convaincre quelque peu lorsque mon beau brun arrive et se plante devant nous. Je sens ses yeux se poser sur moi avec une petite peine qu'il cherche à dissimuler le mieux possible. Je ne veux pas affronter son océan personnel qui me fait fondre à chaque fois, je veux qu'il sache que je suis vexé.

_ Tu lui as expliqué Léna ? finit-il par demander.

_ Plus ou moins... soupire-t-elle en relâchant ma main.

Et cette fois-ci, il me force à voir son visage face au mien en s'accroupissant devant moi. Il pose son front contre le mien et me caresse les cuisses de ses mains tremblantes. Je voudrais le repousser pour lui prouver encore plus que je suis horriblement outragé par ce qu'il s'est passé mais lorsque je l'entends me murmurer qu'il est désolé avec cette voix tendre qui me fait vibrer dés qu'elle atteint mon cerveau amoureux. Je ne peux qu'écraser ma tête dans son cou et entourer son corps de mes bras. Nous nous relevons ensemble et il m'entraîne un peu plus loin, je me décolle un peu de lui, je dois avoir un regard vraiment triste puisqu'il me dit avec douceur en posant ses deux mains sur mes joues :

_ Hey, mon Justy... Je m'en veux que la soirée se soit dégradée ainsi...

_ Il va le dire à tout le monde pour nous deux ? demandais-je, inquiet.

_ Très honnêtement... J'en suis persuadé. Quand tu reviendras au lycée, tout le monde sera au courant pour nous deux.

_ J'voulais pas qu'on sâche que je suis gay...

_ Je serai avec toi pour que tout se passe bien.

_ Ah oui ? Tu seras là peut-être durant mes heures de cours quand ils vont tous me harceler ? Tu seras là à chaque fois qu'un prof me fera une remarque déplacer parce qu'ils ne peuvent pas me voir en peinture ? Tu seras là lorsqu'on viendra me persécuter alors que je t'attendrais sagement dans les couloirs ? Ouai, c'est ça, tu ne seras pas là ! m'écriais-je ouvertement. On me harcèle déjà parce que je suis un connard de petit nouveau beaucoup trop doué pour eux, alors si en plus, ils savent que je suis homosexuel, génial !

Je n'allais pas tarder à exploser de rage contre Fredric, lui foutre, au plus agréable, une baffe s'il me répliquait qu'il serait là et que rien ne m'arriverait. Mais sa réponse me foudroya et me paralysa dans son ensemble dans l'immédiat : Il m'embrassa avec fougue sans que je n'ai le temps d'achever ma colère. Mes yeux restèrent même ouvert de surprise quelques secondes avant de se fermer sous la pression agréable de ses lèvres contre les miennes. Puis, tout en me relâchant, il employa d'une voix tendre et sensuelle :

_ Je t'aime Justinien.

Image : Digimon version yaoi
*n'a jamais regardé les rivals des Pokémons*
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Mignon ce petit chapitre n'est-ce pas ?
Fredric l'avoue enfin à Justinien !
*fière fière*
Au bout de presque 20 chapitres, il serait peut-être temps {#}
J'espère que vous avez aimé ! Mais bon, comme dans toutes histoires dignes de Morty, il y a toujours un hic ! Mais lequel !
A votre avis, comment va réagir Justinien ?

Brefouile, tout ça pour vous remercier encore et vous demander s'il n'y aurait pas eu des bugs sur le précédent chapitres, apparemment, quand on laissait un commentaire, ça ne marchait pas O_O

Sur ce, à bientôt et gros bisou (et merci surtout {#}).

Edit 20.04 : les commentaires buguent vraiment..
On vient d'essayer avec Cam', les petits commentaires marchent (apparemment) et les grands ne veulent pas fonctionner T_T
Ca me donne limite envie de changer de plate-forme là T_T

Si certains n'arrivent pas à mettre de commentaire, prévenez-moi sur Iwant que je puisse voir l'étendue du problème T_T ... *enverra un mail à JV*
Fuck

 

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Tous les commentaires liés à l'article : Justinien - Dix-Neuvième Chapitre

  • minheaven a posté :samedi 19 avril 2008 22:13

    ça se corse dis donc...
    Il et trop touchant le Frédric.

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