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Soulmate - Natasha Bedingfield
Première partie du chapitre à la
troisième personne du singulier. Seconde partie reprise par
Justinien
Juste pour vous prévenir.

Marien, l’état
d’âme de la cruauté, la représentation
parfaite de la froideur mais aussi de la protection. Un homme
exemplaire par son travail, son courage et son comportement
consciencieux qui font de lui ce qu’il est : un
influençable. Il est le type même du professionnel,
celui qui n’a le temps d’avoir, ni une vie amoureuse,
ni une vie de famille, simplement une réflexion accrue pour
seule conscience morale. Du moins, ces caractéristiques ne
sont représentatives que de ce qu’il laisse
paraître, car Marien n’est pas aussi sérieux, ni
aussi stable que cela. Il cache une certaine part d’ombre
qu’il est le seul à pouvoir maîtriser et
à exercer de temps en temps, c’est pourquoi, alors
qu’il est tranquillement assis devant son bureau de travail,
une paire de lunette glissant sans cesse sur son nez qu’il
s’oblige à retrousser afin de les remonter, et une
coiffure à peine négligée par un gel quelque
peu mal placé, une chemise blanche fraîchement
repassée, ainsi qu’une frustration
recroquevillée en son intérieur, il tapote sur son
clavier à la recherche d’informations purement
personnelles qu’il ne peut trouver que sur les serveurs
privés de la ville. C’est une compétition
idiote qu’il s’est forcé à prendre en
lui, mais peu importe, maintenant qu’il ne lui reste plus
qu’à cliquer sur « ok » pour
lire toute la vie d’une personne, il ne s’en priverait
plus, et si cela peut protéger son cadet, et bien tant
mieux, il le ferait. Et c’est d’ailleurs en
découvrant le contenu de ce dossier si spécial,
qu’il s’exclame, le regard vif et les gestes quasiment
robotiques, saccadé en fait :
_ Le petit fils de pute !
Fidèle à lui-même, dans son énervement,
il se leva avec fureur, attrapant les clés de sa voiture et
sortant avec précipitation de son bureau. Dans le couloir,
il croisa Johanna qui lui demanda avec douceur où il allait,
mais elle n’eut pas le temps de finir sa question que Marien
avait déjà ouvert la porte de la cage
d’escalier. Cela ne la perturba pas, après tout, elle
le connaissait depuis deux ans maintenant, et il avait toujours
été aussi lunatique. Cela dit, sa rapidité
donna une légère angoisse à la brunette qui se
demandait bien pourquoi son bien-aimé pouvait courir aussi
vite. Il avait certes tendance à être
impétueux, mais de là à s’envoler comme
un oiseau sauvage, c’était assez peu commun.
Quoiqu’il en soit, Marien se retrouvait d’ores et
déjà dans sa voiture et avait démarré
en trombe sans se soucier des autres, manquant de peu de percuter
une Toyota, il s’excusa furtivement au conducteur et
décolla vers le quartier bourgeois où logeait le
jeune Fredric Buxley. Celui qui allait enfin découvrir la
colère de Marien Hooper qui semblait comprendre
désormais la manipulation et le grotesque de ce sale brun
qui était responsable des larmes de son petit
frère.
Il conduisait sans aucune délicatesse, désirant
arriver très rapidement devant la maison de ce gamin.
C’est d’ailleurs, lorsqu’il commença
à perdre patience qu’il parvint à trouver la
grande allée où habitait la famille Buxley avec leurs
deux filles et leur fils adoptif. Alors, rapidement, Marien sorti
de sa voiture et alla d’un pas assuré
jusqu’à la porte d’entrée. Il toqua
suffisamment fort pour que quelqu’un lui ouvre au bout de
quelque seconde. Une femme se dressa devant lui, sans doute la
mère de famille, une petite dame blonde à la peau
jaunie par le soleil, elle portait un châle sur ses
épaules et avait l’air fort épuisé.
Marien, décidé, lui demanda :
_ Est-ce que Fredric Buxley est ici ? Je suis Marien Hooper,
j’ai sa paye à lui remettre.
_ Il est dans sa chambre, répondit-elle, dévisageant
le châtain qu‘elle ne semblait pas
connaître.
_ Puis-je y aller ? Il faut vraiment que je lui parle.
_ Bien sûr, dit-elle en s’écartant de
l’entrée pour laisser un passage à Marien,
c’est au fond de ce couloir, la dernière porte
à gauche.
Elle avait accompagné son accord d’un geste faible
où elle indiquait avec son index le couloir qui semblait
couper la maison en deux, juste derrière les escaliers. Tout
au bout se trouvait d’ailleurs une grande porte en verre qui
donnait sur le jardin. Tout en arrivant devant elle, Marien,
pressé, toqua à la porte que lui avait indiqué
la mère adoptive de Fredric. En quelques secondes, celui
qu’il aurait voulu tabasser dans la seconde apparu devant ses
yeux, la mine fatigué, il avait un regard tellement triste
que Marien eut, durant un instant, pitié de lui.
_ Fredric, je crois qu’il faut qu’on discute.
Le jeune homme regarda le frère de son plus bel amour droit
dans les yeux, sans craindre sa froideur. Ce dernier,
déterminé, entra dans la chambre du brun et referma
la porte derrière lui, les murant dans un jeu de rôle
où l’aîné se retrouverait très
vite gagnant étant donné l’épuisement
visible de Fredric.
_ Je vais te remettre une partie de ta paye, cela mettra un terme
à ton contrat avec Justinien, il est hors de questions que
tu continues de fréquenter mon petit frère,
déclara Marien sur un ton ferme.
_ Comment va-t-il ? Demanda Fredric, ne prêtant aucune
importance à l’argent qui était en question, ni
à l’ordre de cet homme aux cheveux
châtains.
_ Arrête de faire comme si tu te souciais de lui ! Et ne me
prend pas pour un con non plus.
_ Comment va-t-il ? S’entêta le jeune brun.
_ A cause de toi, je dirais qu’il va très mal, tu es
ravi ?
_ Comment savez-vous que c’est à cause de moi ?
Soupira Fredric, le visage pâlissant à mesure que
Marien plantait son regard en lui.
_ Oh ! C’est bon ! Je ne suis pas fou ! Depuis que tu as
franchis le pas de la porte j’ai immédiatement comprit
qu’il se passait quelque chose entre toi et Justinien !
S’exclama naturellement le frère aîné de
Justinien.
_ Vous ne pouvez pas comprendre… répondit le
garçon, semblant ignorer Marien.
Celui-ci, commençant à perdre son calme
s’avança avec rage vers Fredric et le chopa par le col
de sa chemise, le forçant à se mettre sur la pointe
des pieds. Le brun, perturbé par ce geste, plaqua violemment
ses mains sur les poignets figés de Marien, le
dévisageant avec colère. Leur lutte était dans
leurs yeux et n’importe qui en serait affreusement
effrayé s’il ne connaissait pas la froideur naturelle
des deux hommes en conflits.
_ Si ! Je comprend parfaitement que toi et Justinien, vous
êtes des amants, je ne suis pas con, mon frère est gay
depuis un petit bout de temps déjà ! Mes parents me
l’avaient dit lorsqu’ils l’avaient
découvert dans les bras d’un jeune homme il y a plus
d’un an désormais. Mais je ne suis pas ici pour juger
de l’homosexualité de mon frère, il fait ce
qu’il veut, c’est sa vie et c’est son cul. Si je
suis ici, c’est parce que tes origines familiales ne me
conviennent pas, mais alors pas du tout !! S’énerva
Marien en poussant Fredric qui se cogna fortement le bas de son dos
dans le coin de son bureau.
_ Comment ça « mes origines
familiales » ? C’est quoi ce délire
?!
Cette fois-ci, Fredric, haineux avait reprit très rapidement
du poil de la bête. Il se posta sans faiblesse devant Marien,
ne montrant pas le mal qu’il avait à devoir faire face
au frère de Justinien. L’homme aux yeux de glace, ne
résista pas longtemps à l’envie de lui dire
toute la vérité, tout ce qu’il avait
découvert sur lui.
_ Regina Wahrman !! Tu es Fredric Wahrman ! Le fils de cette
cinglée de bonne femme ! S’exclama Marien en
saisissant le brun par la gorge. Et je suis parfaitement sûre
que tu savais très bien que ta mère était
liée à notre famille ! N’est-ce pas, hein ?! Tu
en as toujours eu conscience ! Petit con !
_ Vous êtes malade… Je ne… Je ne connais
presque pas ma mère et je ne sais rien sur elle…
répondit en guise de défense Fredric, ayant quelques
difficultés à parler sous la pression
qu’exerçait la main de Marien sur son cou.
_ Menteur ! Tu sais très bien que cette folle dingue est
allée en prison pour avoir battu un gamin de huit ans il y a
un peu plus de seize ans maintenant !
_ Bordel de merde ! S’écria soudainement Fredric tout
en parvenant à se dégager de l’emprise de
Marien.
Il se recula du châtain et le dévisagea quelques
secondes avant de saisir ses cheveux entre ses mains et de lever
les yeux au plafond, comme si le fait de mettre sa tête dans
cet axe lui rendit la mémoire, il clama, perturbé
:
_ Hooper ! Les Hooper ! Vous êtes Marien Hooper ! Le gamin
que ma connasse de mère a martyrisé quand elle
était plus jeune !
Il plaqua rapidement son bras sous son nez, cachant sa bouche,
gêné de savoir qu’il faisait face à
l’homme qui avait subi les pires colères de Regina
Wahrman. Il ne s’en était jamais rendu compte,
pourtant, au fond de lui, il savait parfaitement que le nom des
Hooper lui était connu, son père lui en avait
parlé plus d’une fois. Or là, il
s’était mit dans une magnifique galère, et
comme il ne possédait pas son véritable patronyme, il
avait été camouflé par les Buxley.
_ Ecoutes-moi bien Fredric, signala Marien, le regard vert
encré dans la haine de voir ce gosse devant lui, je ne sais
pas pourquoi tu es né, ni comment c’est arrivé,
mais une chose est sûre, c’est que si jamais tu
t’approches encore une seule fois de mon petit frère,
je te tuerai de mes propres mains ! Et crois-moi s’en capable
!
Sur ces mots, il tourna les talons et repartit de la maison. La
colère lui arrachant le cœur, il regrettait de devoir
le menacer simplement. Mais par amour pour son petit frère,
il ne se permettrait pas de le descendre maintenant ou de
s’en débarrasser dans l’immédiat. Il
avait parfaitement conscience que Justinien s’en était
aveuglement amouraché, et tant que les choses seraient
ainsi, il ne pourrait jamais détruire complètement
Fredric Wahrman, ce fils de pute. Même s’il ne semblait
pas savoir exactement le mal qu’avait fait sa mère, il
connaissait leur nom et avait quand même tenu le cran de
faire face aux Hooper et de séduire Justinien.
D’ailleurs, en pensant à lui, Marien eut envie de
faire demi-tour et de fracasser le crâne de Fredric. Ce
dernier l’avait fait pleurer, il avait anéanti son
petit frère. Il ne savait pas comment, mais quelque part, le
simple fait de savoir que Fredric avait arracher des larmes
douloureuses à son frère lui donnait une bonne raison
de souhaiter l’extinction de la lignée
Wahrman.
* *
*
Planté comme un piquet dans la cuisine, je songeais à
tout ce qu’aurait pu être cette journée si
Fredric ne m‘avait pas humilié au lycée.
Marien m’a autorisé à rester à la maison
aujourd’hui, après m’avoir vu et entendu pleurer
toute la nuit, il a sans doute eu pitié de moi et m’a
ordonné de me reposer dans mon lit et de guérir. Il
m’a dit tout cela en m’ébouriffant
affectueusement les cheveux avant de partir au boulot.
C’était assez choquant comme comportement,
après tout, il n’était pas censé
être aussi doux avec moi. Mais cela m’avait rendu un
peu plus paisible, le fait de savoir que j’avais un
frère compréhensible me soulageait grandement. Il
était un peu plus tendre qu’auparavant, et rien que
pour cela, je baignais dans une claire-voyance qui me disait que le
soleil de ce matin me réparerait tout au long de la
journée.
Accoudé devant la cafetière, je patientais sagement
que mon liquide préféré s’écoule
enfin dans la tasse pour que je le vide intégralement en
quelques secondes dans ma bouche. Me brûlant la gorge avec
plaisir. Amer.
Il n’était pas encore dix heures du matin,
j’avais beaucoup de devoirs à faire et mon cerveau,
étalé sur la flemmardise d’un
je-m’en-foutiste, ne se brusquait pas pour travailler un peu.
Je n’en avais pas envie après tout, et tant pis si une
mauvaise note me pourrissait la vie, de toute manière, cela
ne m’empêcherait pas de vivre. Sur cette pensée,
je me mit à trouver très affligeant le fait de savoir
que l’espèce humaine passait son temps à
s’angoisser pour des futilités. Je trouvais que nous
nous enfermions un peu trop dans l’organisation, comme si
s’empêcher d’exister était le synonyme de
la liberté. C’est vrai cela, les jeunes
d’aujourd’hui passent plus de temps à se foutre
en l’air et à se bâtir un pseudo-avenir alors
qu’en réalité, l’avenir, ce n’est
pas demain qu’il sera là, mais plutôt dans
l’instant présent. On le vit constamment,
l‘avenir. C’est tellement absurde. Je
préfère donc faire tout au hasard, ne pouvant pas
quitter le chemin que les Hommes se sont tracés parce
qu’il rentrait parfaitement dans la norme et que, de toute
manière, on était obligé de le faire. Une
belle liberté, n‘est-ce pas ? Loin de la
métaphysique et des interrogations brutales qui effraient.
C’était tellement plus simple de se voiler les yeux,
seulement, lorsque l’on est aveugle, cela en devient
très largement exaspérant. Et moi, en grand borgne
que je suis et en refus du masque, je suis là, et
j’admire avec tristesse ces individus crétins qui
s’engagent dans leur quotidien lassant, à la
manière de Sisyphe. Absurde.
Quoiqu’il en soit, sur ces pensées me faisant presque
sombrer dans l’anarchie qui m’est fort personnelle.
J’en viens à remonter dans ma chambre, ma tasse de
café vidée dans mon estomac. Je savais que dehors,
alors que les lycéens se précipitaient à
l’intérieur de l’établissement scolaire
entouré de barreaux gris, une librairie du centre ville
m’attendait avec la dernière et réelle forme de
liberté qu’il restait sur ce monde : la lecture en
accord avec l’écriture.
Pressé, j’enfilais donc un jean sale et une chemise
vert pastel qui éclaircissait quelque peu mon teint
halé et faisait encore mieux ressortir mes yeux quasiment de
la même couleur. Une fois mes chaussures misent, et mon sac
sur l’épaule, je sorti avec hâte de la maison,
essayant d’aller le plus vite possible pour que Marien ne
repère pas ma fausse fugue. Il m’en voudrait sur ce
coup, que je m’enfuis ainsi de la maison alors qu’il
m’a accordé une journée de repos. Mais peu
importe, il y a un livre en librairie qui m’attends je le
sais. L’auteur est encore toute jeune et elle relate la
névrose passionnel d’un jeune homme de mon âge.
J’ai hâte de découvrir son histoire, je sais que
trois livres sont prévus et qu’ils seront tous aussi
puissants les uns que les autres. L’histoire d’un
maître, et d’une conscience. Et ils seront magnifiques
à dévorer et à comprendre, j‘en suis
persuadé.
J’arrive en quinze minutes à la librairie du centre
ville, et elle a le malheur d’être fermée pour
le moment. Cela m’exaspère quelque peu. Mais je sais
qu’elle ouvrira à dix heure trente, c’est
indiqué sur la porte coulissante. Je reste donc ainsi,
collé au mur du magasin, écoutant mon Ipod et
évitant par-dessus tout L’Hymne à l’amour
d’Edith Piaf. La dernière fois que je l’ai
entendu, mon amour m’a trahi. Et c’est d’ailleurs
en pensant à cela, qu’au loin, une image douloureuse
me fait couler de nouveau dans mon cœur éclaté
par mes sanglots. Fredric est juste devant moi, et je sais
qu’il m’a vu. C’est trop con le hasard.
Je détourne les yeux, ne voulant pas qu’il plonge les
siens dans les miens. Je ne veux pas qu’il m’approche.
Il est mon réciproque qui m’a blessé,
c’est comme si je m’étais écorché
moi-même, et je ne souhaite pas avoir de miroir de
l’âme devant moi pour le moment. Mais bien entendu,
c’est sans compter sur Fredric qui s’approche
malgré tout de moi, l’air totalement
perturbé.
_ Justinien…
Je l’ignore, montant le son de mon Ipod dans mes oreilles,
évitant toujours son regard. Mais il approche sa main de
moi, tirant sur mes écouteurs, les faisant sortir de mes
oreilles.
_ Justinien… S’il te plaît, regarde moi.
Je refuse, m’obstinant dans cette ignorance. Quand je sens
pointer au bout de mes yeux, une légère brise qui me
les pique. Et je suppose qu’il doit s’agir de la
respiration de Fredric, il n’y a que lui ici qui est capable
de m’arracher cette immonde larme que je sens glisser sur ma
joue. C’est d’ailleurs cette même larme qui est
recueillie par le pouce de Fredric qui se met soudainement à
me caresser le visage. Tout en le laissant faire, je tourne mes
yeux vers lui, un air de reproche gravé dessus. Mais ans me
plonger dans son regard pour autant. J’ai trop peur d’y
mourir encore.
_ La manipulation. Elle a menacé Lénaïg. Et
j’aime ma petite sœur contrairement à son
aînée. Alors Justinien, par pitié pour notre
histoire d’amour, pardonne-moi, se justifie-t-il sans que je
ne lui demande quoi que se soit.
Je sais qu’il y a quelque chose qu’il me dit pas. Son
ton est trop hésitant pour être complètement
sincère. Il semble avoir peur de quelque chose en me
touchant, ou de plusieurs chose. Comme si une autre charge que
Lucie pesait sur notre histoire.
Je n’ose pas lui répondre. Aucune des deux solutions
ne veut sortir de ma bouche. Je ne parviens pas à le chasser
et je ne peux pas lui pardonner, simple question d’orgueil.
De plus, même s’il dit vrai et que Lucie a tout fait
pour que cela se produise. Quelque chose s’est brisé
en moi hier et je me sens incapable de lui sauter au cou comme dans
cet ordinaire qui me semblait si éternel s‘il ne
s‘était pas métamorphosé en
malchance.
Mais peu lui importe ma réponse visiblement, il
s’approche de moi et me dépose un baiser sur le front,
comme une protection. Ses bras entourent mon corps et je le sens
respirer mon odeur, alors que moi, toujours stoïque, je le
laisse faire sans oser faire un geste vers lui. Mais bien
sûr, lorsqu’il parvient à tourner mon visage
vers ses yeux, je ne peux m’empêcher de craquer et de
fondre dans ses yeux de la couleur de l’océan. Et je
l’embrasse parce que la seule chose qui me manquait depuis
cette erreur, c’était ses lèvres, ses bras, ses
yeux, son cœur et sa présence tout entière. Et
ce soleil, qui me soigne quelque peu, je le sens froid sur ma peau,
mais chaud dans son geste. Alors, sans trop tarder, je me met
à pleurer dans le creux de son cou, plongeant mon
désir de lui en vouloir dans l’oublis et me serrant
contre lui pour que jamais il ne m’échappe à
nouveau. Et c’Est-ce moment que la librairie choisi pour
s’ouvrir. Nous abandonnant au milieu de la rue, moi
sanglotant dans les bras de l’homme que j’aime, et lui
soupirant de cette crainte nouvelle qui se répand sur son
aura qui noircie et noircie de peur à mesure qu’il me
touche. Comme s’il était en contradiction avec de
quelconques ordres.
_ Je t’aime de trop Justinien, je n’ai jamais ressenti
cela auparavant, pardonne-moi pour tout… Je t’aime, je
t’aime… me dit-il, sa voix s’évanouissant
dans l’étreinte qu’il me procure, le ton
baissant à mesure qu’il m’enlace avec
puissance.
Je ne veux plus jamais qu’un seul obstacle tente de nous
séparer. Lui et moi, c’est bien plus que la vie,
c’est l’Humanité entière qui tient en nos
doigts soudés les uns aux autres. Ma vie m’importe peu
si elle n’est pas encrée dans son existence.
Image : Angel
Sanctuary
Chapitre 26 publié. Pfiouuu... Je l'ai bien
aimé celui-là. Pourtant, il était parti pour
ne pas me plaire. Mais finalement, les retrouvailles de Justinien
et Fredric sont plutôt agréables.
Ba ouai, comme s'ils allaient rester longtemps
séparés ? 
Il ne faut pas oublier qu'ils sont de véritables âmes
soeurs !!
Mais bon, diverses menaces pesent sur eux. J'espère que vous
avez peur. Si non, sachez qu'il vaudrait mieux.
Le chapitre 27
devrait être très très long. Ou court. En fait,
je ne sais pas trop. Mais il sera crucial. Je ne vous en dit pas
plus, mais achetez-vous quelques mouchoirs 
Pour la mise
à jour d'Iwant, je pense essayer de la faire ce week-end,
mais avec la fête de la musique ça va être dur
dur ! 
Et dire que
demain, à cette heure-ci, je serai encore devant ma copie de
BAC... Et dire que je n'ai toujours pas réussi à
correctement réviser. Ce n'est pas grave, je ne passe que le
30 à l'oral, c'est à dire dans 11 jours !! \o/
.... 
Bises à
tous et merci pour vos impressions !
Vous êtes trop les meilleurs lecteurs qui existent
!! 


Une jolie place !




j'ai tué Camille XD). On est
allées deux fois au musée du Quai
Branly (le crâne de cristal
merveilleux !), on est allées au
musée de l'Homme (on a pas trop aimé
=X), et puis, on a visité Le Louvre ! Et
là, je peux vous dire que c'était d'une extrême
beauté ! J'étais émerveillée devant
tout ! Tellement que j'y retourne avec ma maman le mois prochain !
Il faut qu'elle puisse admirer ça ! C'est elle qui m'a
donné un sens artistique, je ne peux pas ne pas l'emmener !

).






















